‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 125 sur 185 · SÉCRÉTION URINAIRE · texte numérisé non relu

SÉCRÉTION URINAIRE

Vacide urique s*obtient en prenant, soit le sédiment di* ruriiie hi Furine d*oiseiu ou de serpent, faisant dissoudre dans une dissolutio potasse, et précipitant la liqueur filtrée par Taclde chlorhydrique (1). écailles cristallines, blanches et douces au toucher, qui, impures, sont

n n'en est pins de même en cas de maladie. Dans les ariiiet paUiolo^qaefl , < désacooitl proftMid aitre les nombres de la densité ci ceux de Taiée rappariée à 1 d^arine. G*est mie pertirbation coiisuinte dans la pneumonie, le rbumaUsme, la ?; bète et dans denx cas grafcs d*aedème. Pour le rkuasatisme et la variole. If. MiUi comme ane contre-épreuve * deux cas où les malades , revenus à la santé , soot n loi empirique de Turée et de la densité. Dans deux cas sur cinq , la phtbisie ne s*élo diocrement dés relaltons numériques normales. Denx cas de fièvre I jpliolde ne pi cune observation |énérale. Enfin quatre analyses d*ictères se distinguent en ce qi est faiblement trmîblée, et le trouble s*exerce toujours dans le même aens : la dos mée constamment par un chiffre plus fort que celui de Purée. Il est probable qu'à e oord, qui est Tlndicc patbolof iqoe le plus ^éral, se produiront certains groupes dont les variations sVxerœront dans un sens déterminé. Dans les cas franchemei toires . la proportion d*urée s*élève notablement.

Les urines de lapin, de cheval et de chien, présentent on désaccord très pronc chiffre de la densité et de Turée. Pour Purine de vache , la diflérence est moins sem portion d'urte est énorme dans Purine du chien. Des dosages d*aiole y indiquent é; quantités considérables d*orée. Toutes les urines des carnassiers soot peut-être d cas. Il est même naturel dMnterpréter ainsi les résultats fournis par Hieronymi sur 1 Kon , do tigrt, du léopard, de Phyène et de la panthère : Pestrait alcoolique, qi dans ses analyses Jusqn*à 140 grammes pour iOOO grammes d*urine , devait cousis lement en urée. Comme c>st aussi, .en dépit de la diète la plus sévère, dans les aiguës de Pbomme qu*on observe la plus forte proportion d*urée , on est autoris 1*homme rit , dans ces maladies , de sa propre substance , et se rapproche du régii

vorcs.

Jusqu*îci on n*avait découvert aucune relation intime entre les qualités de Purioc i Quelques médecins n*avaient pas crabit de déclarer que cette recherche était iiiu y perdrait son temps; ils s*étalent effhiyés et désespérés en présence de la variabi cette propriété dans tes maladies diflèrentes, dans une même maladie, et ches le m bien portant. D*autres observateurs, séduits par la facilité et la précision avec Icsqc établir la densité de Purine , éclairés d*ailleurs par elle dans quelques cas exceptioa le diabète, avaient coutume de relever ce chiffre avec soin. Le rapport qui s'est ri densité et le chiffre de Purée , change Pétat de la question : M. Milloo ne craint pa ces deux déterminations la base de tout examen méthodique de Purine. En réflè analyses , il a été amené à comprendre que Purée, dissoute dans Peau , en aflcctj moins que les autres substances» et notamment moins que les sels minéraux, tels qa de sodium ou de potassium et le sulfote de potasse» Il en a acquis focilement la di en dissolvant un poids connu d*urée dans une quantité d*eau déterminée, et en dissoi part un poids semblable , ou approchant , de chlorure de. sodium , ou de chlorure di ou de sulfate de potasse , dans une même quantité d*eau. Une même quantité de o roiiniquc ft une même quantité d'eau une densité double , triple, et même , saivai Uon , quadruple de celle que Purée y introduit. L*urée élève donc très peu , rebl autres sels, le chiflï^ de la densité de l'eau et, par suite , de Purine. Voici maintenu conclusions à tirer de celle nouvelle donnée.

Si le dosage de Purée fournit un chiffre beaucoup plus élevé que celui de la de devra constituer la plus forte partie des matériaux dissous dans Purine. Si , au conl sage de Purée donne un chiffre faible, et que la densité soit forte, les autres mater seront en grande abondance. Entre ces deux termes extrêmes, on comprendre termes intermédiahes , qui acquerront par d'autres épreuves une valeur particulièn

(1) Gmiliic, Ckemk, t IV, p. 839.

SÉCRÉTION URIWIRE. 329

inàlivs (1). H n'a ni odour, ni saveur, et rougit le |>apierde lournesol humide, ivaiit Prout, il exige plus de mille fois sou i)oids d*eau froide pour se dissoudre ; lis il en demande un peu moins quand elle est bouillante. Il est insoluble dans Icool et dans Féther. A la distillation sèche, sa d^H*omposition a lieu : d'abord il sublime du carbonate ammonique, puis il passe de Tacidc cyanhydrique, avec le huile enipyrcumatiquc, et enfin il se sublime une masse cristalline, qui est de icide cyanurique ; suivant AVoehlcr, ce sublimé contient aussi une grande quantité *(irée, à Tétat de combinaison avec Tacide cyanurique. La compo^tion de Tacide iriqueest, suivant Kodweiss, azote 37,/iO, carbone 39«79, hydrogène 2,00, oxyène20,Hi. L'urine chaude tient en dissolution beaucoup plus de cet acide que ne ourrait faire un égal volume d'eau bouillante, ce qui a déterminé Prout à admettre n'il s'y trouve combiné avec de l'ammoniaque : cependant l'acide qui se précipite ur le refroidissement est libre de toute base. Suivant Duvemoy, c'est la matière ilorante de l'urine qui le maintient dissous tant que celle-ci est chaude. Le prépité qu'il forme dans l'urine refroidie est d'abord pulvérulent et gris, mais peu à iu il devient rosé. Sa teinte rougeâtre ou briquetée est due à une grande quantité ^ matière colorante combinée avec lui, et qui augmente dans les fièvres interîltentes.

Liebig et \S'oehler ont découvert que l'urée préexiste dans l'acide urique sous un ^ particulier de combinaison ; que du moias on peut extraire de l'urée de c^t ijde, avec plusieurs. autres pro(hiits (2): Ils essayèrent de décomposer, par l'action tee sul>stance oxydante, la combinaison supposée par eux exister dans l'acide ^iqne. Cet acide, réduit en bouillie claire avec de l'eau, fut chauffé presque jus- M'k l'ébullition, puis on ajouta du suroxyde plombique, qui donna lieu à un dégaiment d'acide carbonique. La liqueur filtrée, qui était incolore, déposa, par le iroidissement, des cristaux brillants, incolores ou jaunâtres. Ces cristaux sont de iPantoîne, c'est-à-dire la substance qu'on trouve dans les eaux de l'amnios chez I ruminants. La liqueur, décantée, soumise à révaporation et refroidie, donnait ■ cristaux d'urée. Le suroxyde plombique lui-même avait été converti en une Me blanche d'oxalate plombicfue. I^s produits de cette décomposition sont donc

rallantoîne, de l'urée, de l'acide oxalique et de l'acide carbonique. L'allantoTne ; composée de : carbone 30, (>6, atomes /i; azote 35,p0, atomes /i; hydrogène

^1} En supposant que Tacide urique soit coml)iné à quelque bue, notamment à de Tammo- ^ue, dans taurine , ta quantité de cette lïcse serait très faible. Cependant il ne s*y trouve pas ifutde pureté parfaite ; car Purine, soit spouianément, sott sous TinflueDce des réactifs, no pe presque jamais déposer d*acidc urique cristuliisé, et Ton sait que cet acide cristallise en iBges parfaitement définis et eu ;;énéral très petits. Becquerel {loc. cif., p. àS) admet que, 'lOOO parties d*urine, la moyenne physiologique de l'acide urique oscille entre 0,3 et 0,5, ;« l'on prend la quantité d'urine sécrétée en vingt-quatre heures, entre 0,6 et 0,6. Sous Viienced*un mouvement fébrile, de troubles fonctionnels géoéraux, des maladies du fo!e. les paroxysmes des affections du cœur (76iW., p. 72), cet adde augmente d'une manière Bine. el. comme, d'un autre cûié, la quanlilé d'eau est fortefpeut diminuée , il s'ensuit que Idesc concentre dans Turine, qui devient sédi menteuse. Il diminue, au contraire, d'une ■ière ab«olue dans la chlorose , ranémie , et toutes les fois qu'il exiile une cause un peu puisse de débihuiion , pourvu, toutefois qu'il n'y ait ni fièrre oi trodble (buctionnel général iofef. (\ote du trtid,}

5) Por.r.KXW)nFF'«4 innnlen, U \ÏJ, p. 56V.

S30 SÉCRÉTION UBIffiniE.

3, 75, atomes 5, et oiygène 30,08, atomes 3 v combinaison qu*on peutnmeDerii k «tomes de cyanogène et 3 d'eau, et à ]a<j[ueDe il manque 3 atomes d*eau jmt devenii'dc Foxalate ammonique. Si Ton admet, avec Licbig^tWoehler, que Fié est déjà préexistante dans Vacide uriqne, et si Ton retranche d*un atome à'àk urique («= C«» K* H» 0«) un atome d'Urée (= C» N* H« O»), il rcslc (?iVO\ c*est-à^dire les déments de quatre atomes de cyanogène et de quatre atomes d'oi|l| de carbone. D'après-cela, Liebig et Woehler considèrent Tacidé urique eomiMii| combinaison â*urée avec un corps composé de cyanogène et d'oxyde de cadmil combinaison que le suroxyde plombique détruit et convertit en acide oxalique dl^ allantoîne.

Jj'urine des animaux diffère souvent de celle de l'homme par la proportioa Turée et de l'acide urique. Ces deux substances existent dans celle des fères carnassiers. Yauquelin et Goindet nient la présence de Tacide urique; Hieronymira trouvé dans l'urine des animaux du genre* /Wt>, dont 100 cx>ntenalent 13,320 d'urée, avec de Fosniazome et de l'acide lactique libre, 0,022 d'acide urique. L'urine des mammifères herbivoYes contient de l'urée l'acide urobenzoîque; l'acide urique, qu'on avait prétendu ne ]>ass'y rei y a été récemment démontré par Brueckc (1). L*uriue deà oiseaux contient coup de bi-urate ammonique; L'urée existe, selon Goindet, dans ceOe des carnivores, mais elle manque dans celle des oiseaux herbivores, qui contient l'urate ammonique acide. Fourcroy et Vaurpichn ont trouvé que l'acide faisait un soixantième du poids de l'urine d'autruche. On sait que l'urine dei seaux est un liquide pultacé blanc, dont la couleur est due à Tnrate am L'urine des serpents et des lézards est blanche aussi, et celle des serpents se crête en une masse terreuse aussitôt après sa sortie du corps; elle cootieit l'acide urique, des sur-urates potassique, iodique et ammonique, et un pu phosphate calciquc, mais sans traces d'urée, que Scholz (2) n'a point aperçoe plus dans l'urine des lézards. L'urine des reptiles nus et des tortues panfc tout à fait différente; celle des grenouilles et des crapauds, d'après J. Davy,rtt liquide tenant en dissolution de l'urée, du chlorure sodique et un peu de phatè calclque. L'examen d'une quantité considérable d'urine jaune-brunâtre j'ai trouvée dans la vessie d'une grosse Testudo ntgra, apportée vivante par 1 des îles Gallopagos, a prouvé à Magnuset à nioi qu'elle ne contenait aucun v d'acide urique, mais bien 0,1 pour cent d'urée, et une matière colorante solubledans l'eau, l'alcool, la potasse et l'acide chlorhydrique.

D'après cet aperçu, on voit que l'urée et l'acide urique, qui contiennent, ki mièrc 46 et le second tiO |)our cent d'azote, ne varient pas constamment dans F en raison de la nourriture des animaux : seulement, on rencontre chez les fères herbivores l'jacide urobenzoîque, qui ne contient que 7 pour cent d'i Chevreul dit aussi avoir observé que l'urine des chiens qu'on nourrit uni de végétaux devient semblable à celle des herbivores, et qu'elle n'offre aucim t<#^ ni d'acide urique ni de phosphate calcique (3).

(1) MuBLLBA*s iircAir, i8&2, p. 91.

(S) FnoRiBP^ Notizen, p. 13, 119.

(3) HcB!fBFBLD, Physiologtsche Chemie , L I, p. 150.

SfiCBÈTrON ORtNATRE. 531

i\aiit ScWeig (i), la scrrétion de Tacide iiriqne M assujctie à deç; of;rillation9 lalières, qui reviennent régulièrement. Ce médecin a obsenô aussi une autre dation à période plus longue, puisqu'elle s*étend régulièrement jusqu'à sir s, t.*t à laquelle paraît se raitaciter le caractère périodique des maladies. *anni les maladies qui aflTigimt le genre humain, on distingue la goutte, dans ^lle l'urine, ordinairement très acide et sédimenteuse, contient plus d'acide ^M« et qui se fait remarquer aussi par la composition des Concrétions auxquelles *<kNiiie naissance dans les articulations, concrétions formées par de Tnrate so- P^, arec un peu d*urate calciqne: Berzelius dit (2) que, durant Tétit fébrile ' accompagne les paroxysmes de la maladie, l'acide de l'urine, comme dans les '^ fièvres, diminue et disparaît (3). Peut-être la sueur des goutteux et des gra- •>x contient-elle de l'acide urique.

•toutes ces circonstances rendent très probable que la som-Ci? de h formation de le urique est bien plus profonde que le lieu où s'effectue son élimination, et <^«tte formation a les connexions les plus intimes avec le genre de nourriture i^matose. On sait qtle les aliments tirés du rèj^ végétal diminuent l'acide le dans l'urine.

on autre côté, il est certain que la décomposition continuelle de matière ani- C]ui est inséparable de l'exercice de la vie et indépendante de la notirriture, ^Yoir de l'acide urique pour résultat, comme chez les serpents,' les insectes et KTiaçons.

ancirfe urob(nzoïqu€ {h) se rencx)ntre, combiné avec de la soude, dans Turine itimaux herbivores, et parfois aussi chez l'homme, particulièrement chez les

ZJmterMuckungen ueber periodiiche Vorgange im geiunderi uni kranken Organismun» r^khe, 18A8.

Trailé de chimie, t. VII, p. àOh.

Qette assertion n*est pas eiacte quant à Pacide urique. Becquerel , qui , ainsi qn*on Ta vu idemmeiit , fixe entre 0,^ et 0,0 les oscillations de la quantité physiologique de cet acide M en vingt-quatre heures ( sur 1,000 parties d*urine], a trouvé que la proportion de Tacidc ^ugmenler et diminuer. Elle augmente : i* par suite d*une perturbation en quelque sorte Kokigfque, dons les accès de colè^re, les émotions vives, Tlvresse, Tusage habituel d^une 'vHnre abondante, sobslanliellc et excitante ; 2<* par Teffet de la fièvre, quelle que soit la ^organique ou fonctionnelle cfui lui ait donné naissance et la maladie à laquelle elle soit feoo Ta vu aller à 2,780 dans la fièvre de lait, et 3,188 dans la variololde ; Z^ par suite d*un ftlie fonctionnel général intense, quelle que soit également la cause qui Tait déterminée, t&e accès de dyspnée dans Temphysème pulmonaire ou les maladies du cœur, douleurs très fe, convulsions, délire ; d® dans les maladies du Toie. Elle reste normale ou ù peu pr^-s cbrt iklades atteints d*nn mouvement fébrile plus ou moins intense, de désordres fonctionnels, ^riuiies dn cœur ou du foie, mais qui sont fortement débilités ou ont en eux une cause d*ét. Elle diminue dans la dilorosc, dans rafiémie , chei les sujets plongés dans un état iqne, affaiblis par des évacuations sanguines ou des pertes quelconques ; on Va vue desse h 0,086 dans la chlorose. {I^ote du trad.)

3 On plutôt hippurique, M. Millon {Étudeê de chimie organique, Lille, 18Â9, p. 91) en lire jusqu'à 9, 10 et 11 grammes d^un litre d^urine fraîche, mais sans avoir pu jusqu^tcî Bvrir aucune relation entre la présence de cet acide et Tétat du sujet. L'acide hippurique a «disparu de Purine des malades qui le lui fournissaient en aussi grande abondance, du an lendemain, tans changement dans le régime ni dans la maladie. Il suffit , quand Turine aoame contient de grandes quantités d'acide hippurique, d*jr ajouter un vingtième environ « rolome d^adde hydrochlorfquc concentré, et d'abandonner le mélange au repos. Au bout

ôV2 SÉCRÉTION URINAIRE.

enfants. On Tobtient en évaporant l'urine jusqu'à un huitième et (dus, la m alors avec de l'acide chlorliydrique, dissolvant le précipité dans un mélangea drate calcique et d'eau, versant de l'acide chlorhydrique dans la liqueur, et lai cristalliser celle-ci par un refroidissement lent Jl forme de longs prismes ti parents, à quatre faces, terminés par un sommet dièdre.. 11 est insipide, oi tout au plus qu'une faible saveur amère, et rougit fortenoeot Iç papier de tovn humide. Suivant Liebig, c'est im acide particulier, et non une combinaisoD d'à benzoîque avec une matière animale. Comme il donne de rammooiaqneqiHitf le décompose, il appartient à la série des matières azotées. Ce caractère Je disdf de l'acide benzoîque, qui d'ailleurs en est la source, puiscfD'il se rencootreéi plusieurs végétaux. 11 est peu soluble dans Feau froide, et davantage àtmlm bouillante. L'alcool le dissout mieux que l'eau. Il n'est soluble qu'en pfdnep portion dans l'éther. D'après Liebig, il est composé de carbone 63,932, Mi* gène 5,000, azote 7,337, et oxygène 2^,631.

V acide lactique est, suivant Berzelius, un produit général de la décompoiii spontanée des matières aninoales dans l'intérieur du corps, il se ferme en pik quantité dans les muscles; le sang le sature, au moyen de son alcali, etiiffi' pare de ce liquide, dans les reins de l'homme et des animaux à urine aride. Cii «^ lui pi*incipalement que l'urine doit son caractère acide, quoiqu'elle coiMV aussi des surphosphates ammonique et calcique^ 100 parties de résidoKcè l'urine contiennent , d'après lx*hmann, 2,309 d'acide lactique libre et 1,/ttk lactates (1).

Il existe dans ^' urine, de l'homme des sulfates et des phosphates. Bendi» sume que les acides de ces sels sont produits par l'action chimique des rev; les autres liquides du corps ne nous offrent que des traces de sulfates et trii de phosphates, tandis qu'au contraire il y a beaucoup des uns et des aotin

de TMigl-quatre heures, l*uriuc se remplil de longs cristaux d'acide hippurique assnpVii dant quelquefois coloré en roiige ou eu brun.

Dans quelques cas de maladies particulières, telles que les névroses ( b chorée]« \^\ femmes conlicnt une quantité considérable d'acide hippurique ( 3 ou & pour cent), aitfi démontrent les obsen'ations de M, Pettenkofer {Annalen der Chtmie und PkarmÊÔifi breiSÂii).

MM. Ycrdeil et Dollfus ( Comptes rendus de la Soc, de biologie ^ 1849, p. 187) fi constater la présence do Tacide hippurique dans le sang de bœuf, cette substance §'< trouvée jusqu'à présent que dat» Turinc des herbivores et dans celle de rhoniBe; ailleurs elle ne s'était présentée à l'observation des chimistes. L'at>5ence de ce corps divi des carnivores a fait prnscr qu'il était produit par les aliments végétaux et qu'il a^l comme on l'admet pour l'urine et l'acide urique, un produit de la lraiisformaliDa< existants; cependant on a trouvé la quantité de cet acide hippurique augmentée de certains malades , qui ne prennent presque point de nourriture ; on l*a aussi tn0àj^ l'urine de tortues qui n'avaient pas mangé depuis plus de six semaines; de pias* hippurique contient de l'azote. Ces faits indiqueraient que l'acide hippurique est bin« l'urine, un produit de la transformation des tissus. L'acide benxoîque a la sîogalièfvi de se transformer, dans l'organisme, en acide hippurique, c'est-à-dire que» lors^'* une certaine quantité d'acide benzoîque, on trouve dans l'urine une grande qaaatil^i hippurique. On ne peut ainsi rien décklcr sur le rôle de cette substance dans l'c nouvelles recherches sont indispensables; car la présence de l'acide hippuriqae diii k^ vient de donner à ce corps une importance nouvelle. ^^,

(4) F», pour ses variaUons dans les maladies, LEHyA!(!f , Phygiolpgiaeke Ckmit, l U

SÊ<;il£ïlOM URINAIRE. 533

ine. La conséquence ne découle cependant pas nécessairement des prémisses, zelius pense aussi que le soufre contenu dans la fibrine, ralbuminc, etc., est verti fin acide sulfurique dans les reins, pendant que les autres éléments se ibiiientde manière à produire de Tammonfaque, de Turée, etc. , et que la même «e s'applique au phosphore qu*on trouve dans plusieurs parties solides du corps. ( phosphates manquent dans l'urine des animaux herbivores, où ils sont remtés par des carbonates. Ix^ expériences de Berzelius et de AVoeliIer prouvent e Turine humaine ne tient pas toujotu^ de Tacide carbonique en dissolution, icide silicique de ce liquide paraît provenir des boissons. Les bases contenues M l'urine sont de la potasse, de la soude, de Tammoniaque, de la chaux et de magnésie. Parmi les sels , on rencontre du chlorure ])otassique, du chlorure odonique, du chlorure sodique, du phosphaté' calciquc acidq, au lieu d'être fqne comme daasies os, et quelques traces de fluorure calcique. Je renvoie à vrage de Berzelius (1) pour tous ces détails, et pour la matière extractive de ine qui est soluble dans Talcool anhydre*. Chossat a publié un long travail , non eptible d'ôtre présenté en extrait (2), sur les variations de la quantité des parsolides de Tnrine suivant la nourriture, sans égard aUx diverses substances (|ui •titiient ce résidu.

ysten a comparé ensemble Turinç de la digestion et ceHe de la boisson. Cette ûère contenait treize fois moins d'urée que l'autre, quatre fois moins de suide chlorures et de ])i)osphates sodicpies et ammoniques, et seize fois moins tcle uriqne. L'urine inflaimnatoire (péritonite) contenait trois fois plus d'urée I*urine de la digestion, plus de sels solubles, et beaucoup d'albumine, qui Uste pas dans l'iu-ine saine. Pendant la période de froid des fièvres, la transpîti cutanée est diminuée, et l'urine devient plus aqueuse, mais non, comme le • Berzelius, parce que l'eau, qui s'échappe ordinairement par la transpiration, alors du corps par les reins, car les malades urinent peu durant le froid fébrile. que la fièvre se développe davantage, dans la période de chaleur, l'urine det plus foncée, et commence à donner un précipité par le chlorure mercurique, ne la précipite pas tant qa'elle est suffisamment acide. Plus l'état du makKle (rave, plus l'urine devient saturée : alors die commence à être précipitée, )rd par l'alun , puis aussi par l'acide azotique : ces deux réactifs annoncent la proportion de l'albumine y va en augmentant. Lorsque la fièvre cesse, le libre reparaît tout à coup dans l'urine, dont la couleur s'éclaircit, et qui CHible par le refroidissement : on a coutume de dire alors qu'il se fait une crise es urines ; mais le sédiment qui se forme ne contient point une matière mor- Qe évacuée : il s'y trouve seulement un peu plus de matière colorante rouge Tordinaire, et quelquefois aussi une petite quantité d'acide azotique, à un état iDu de combinaison. Dans les fièvres intermittentes, l'urine offre ces trois états que paroxysme (3).

Traité de Chimie, t. VII, p. 358.

Paumai de Phytiolofie, par Mageiidie, t. V, p. 65-235.

Bbbiclil'S, Traité de chimie, t Vfl, p. &03. — Mucller fait déjà remarquer, mais sans r^ y attacher d*importaoce , que Duvernoy a toujours trouvé acide Turine des fébricitanis. ^Dom d*urin€s fébrilet. Becquerel ( loc. cit., p. 198) désigne celles qui reconnaissent le ■tivent la fièvre pour condition générale de leur développement. Il en admet trois variétés :

5db SÉCRÉTION UUNA1K£.

L*iirino critique pc^ut donc être considérée comme contenant les prodoiis uaires de la décomposition dont la vias*accompagne, phxlQits qui avaient éu tenu^ pendant Tétat de fièvre. Cette décomposition, qui a lieu partout dans lesc sains, joue certainement aussi un rôle dans la résolution des produits m>té des maladies inflammatoires; il est probable que les productions pathologif fibreuses et albumineuses, se décomposent en matériaux de Turine, et qu'eUac stitue^t ce qu'on appelait autrefois la matière peccante, mêlée avec cette dern

i* urines finies proprcmeat dites, chet des sujets atteints de fièvre oo de déMnbvl» tiouuels intenses, quelle que soit la maladie qui ait donné naissance à ces deu ordres é^if tomes ; 2" urines fébriles, développées dans les mêmes circonstances que les préeèd(il«,BÉ ches des sujets Taibles , débiles, épuisés; 8* urines fébriles, rendues aussi dans leiBéÉa» constances, mais sans que la quantité d*eau ait été sensiblement influencée. Voîd les mjm de plusietirs analyses :

f variété. S* variété, S'nritt Quantité d'urine rendue en vingt-quatre heures. 685,050 60S,9fS 1M1|5

Densité de Turine iOSi,840 iOiA,70« IMM*

Eau 600,564 645,1^7 127I,M

Somme des matières tenues en dissolution. • . 2&,686 15,769 HM

Urée 8,996 AU56 8,M

Acide urique 0,999 0,&97 ^

Sels inorganiques. &,A89 A,59S M*

Matières organiques. 9,842 6,421 ^M^

Ainsi , dans la première variété , diminution considérable de la quantité d'eao, proportionnellement moins considérable de la somme des éléments chimiques tenus es lion dans ce liquide , dhninution de la quantité d'urée, augmentation de celle d*adée «ipi qui Ta au moins an double , et diminution de la quantité des sels inorganiques; daaiU variété, diminution de Teau, à peu près la même que dans les cas précédents ; portionnelle plus considérable de la somme des matières otganiques (d*où la moiwlK diminution notable de Purée et des sels; i*acide urique est daus les proportions nom^^ peu augmenté, mais il est concentré dans Peau diminuée; dans là troisième variété, f augmentation , parfois diminution de Peau, diminution des matières di»sottles, dePorted sels Inorganiques ; Pacide urique est diminué ou à peu près normal.

L'augmentation de Pacide urique est un fait constant dans la fièvre typhoïde, i rait devoir être rapportée la maladie qu*avait en vue Berzelius. L'albumine, d'apfèsRi;*i querel et Atidral , ne vient se mêler à Purine que rarement, et toujours en fort petite Quant aux fièvres intermittentes, Becquerel dit que Purine, dans Pintervalle des acebt se rapprocher d'autant plus de son état normal que les accès sont moins longs et pins les uns des autres. Quant aux accès eux-mêmes, seise fois sur vingt-deux , Purine rata h durant les trois périodes, et fut alors semblable à ce qu'elle était dans PinlermitlcBce dire que sept fois elle ne dévia pas du type normal , et que neuf fois elle présenta lo fébriles. Deux fois, Purine, claire, peu colorée, peu acide, peu dense pendant le frisoa, pendant la chaleur et la sueur, plus foncée en couleur, plus acide et plus dense. QuaticWi Purine , de couleur foncée, d'une assez grande acidité, et assez dense pendant le fri«o servu ces caractères pendant les deux autres périodes : seulement, elle devint ahm sans toutefuisque sa densité augmentât. Ces indications précises ne confirment pas, voit, l'opinion généralement admise sur les qualités que revêt Purine pendant ksaeoèi^ intermittente. A Pé{;ard du sédiment briqueté, qu'on regarde comme un des Iraiti tiques de celte maladie, il n'est point constant, et Andral pense qu'il ne se monlie la fièvre , intense et prolongée , se termine par une sueur très abondante et s*i do graves désordres fonctionnels , soit de congestions très prononcées vers œrt

este, reicrétkm des principes constitnaiilB natnrels de l'uriiie est plâo6e sons leiice des nerfs rénAx, après la ligature desqpieb elle eeiae tout k futt ouen le partie ; de sorte que MarcbAnd (1) a trouvé alors de Torée dans le sing et les matijères vomies.

oebler a fait une série d'ei^iérîences très soignées sur le passage de diverses lances du canal intestinal dans Furine (2)^ Voici quels en sont les résultats: Matières qn'on ne peut pas retrouver dans Tvine : le fer (3), le plomb, Kd , Téther sulfurique, le camphre, Thuile de Dippel , le musc et les oûtières rantes de la cochenille, du tournesol, du vert de vessie et de l'orcanette. ide carbonique, non plus, n'est pas plus abondant dans furine après l'usage boissons qui en sent chargées.

Matières qu'on retrouve dans l'urine, mais altérées, décomposées : cyanure ::o-i)otassique (converti en cyanure ferroso-potassiqùe), tartrates, dtnrtes, tes et acétates potassiques et solides (convertis en carbonates), suUhydrate isique (en grande partie converti en sulfate). Le soufre passe dans l'orine à d'acides solfurique et suUbydrique, l'iode à celui d*iodures, les addes oulique, ique, galiique, succiniqne et benzoSque à celui d'oxalatfts, tartrates, gallates, nates et benzoates. (Ure a trouvé que l'organisme convertit l'acide bemolque ',ide urobenziMque, ce qui doit résulter de sa combinaison atec une substance aie. L'acide cinnam^ue. subit la même conversion, suivant MardiaDd). Matières qu'on retrouve dans l'urine, sans qu'^elles aient subi auonn change^ : carbonate, chlorate, atotate et sulfate potassique; suUhydrate potassique ^ndc partie décomposé), cyanure fcifeoio-potassique, borate sodiqne, eUobar^Uque, silicate potassique, tartrate nîccolo-potassique; beaucoup de mai colorantes, comme celle du sulfate d'indigo, gomme-gutte, rhubarbe, ga- % bois de Campécbe, betteraves, baies d'airelle, mûres, merises; beaucoup latières odorantes, en partie altérées, l'esseqce de térébenthine (sentant la ;te ), les principes odonuits du genièvre, de la valériane, de l'assa-ftetida, dé du castoréiun, du safran, de l'opinni, les princqies stupéfiants du bolet des tschadalcs, et aussi , dans l'état de maladie, fhuile grasse. An reste, il ne passe l'urine que des substances dissoutes, et aucune qui soit grenul. J*ai déjà du passage non prouvé du pus dans le sang et Furine (&). s substances qui ne passent pas d^ns l'urine sont élmiinées par d'autres vmes, Qc le camphre par la per^ation, ou subissent, dans le canal intestinal , un gement qui les rend insolubles.

oehler appelle aussi l'attention sur une circonstance importante: c'est que les |ni sont éliminés par l'urine activent aussi pour la plupart la sécrétion de ce le. Pour ce qui concerne d'autres substances, qu*on à décorées du nom de

Jouriml fuer ftraktUehe Chemié , t. XI, p. 149. TiCDEtfASH^s Zeitsehrift , 1. 1.

Becquerel a cuDStaté (/or. ci(., p. 131) qu'une bonne partie du flsr adniioiglré am «blocs paMe par les urines. , {Nbu du trai.) Le passage de Tarsenic et de l*anliiiioiM dans Torine a été dériiontré par les eipèriences U : Il s*opère très rapideirtent, et c'est même par la vole de la aêeiétion rénale qu'a lieu it rénminatkm de ces deui méiaoï. Ganta a retrouvé le aifeure dans l^oriiie, et Qw- 4esnlAdedequlnioet {fhîeâutrâd^

516 S£^RÊiiON URmAiRE.

diurétiques, il faut remarquer, ce que les médeciiis prendront sans douter considération , qu'elles n*y ont aucun droit fondé; la di^tale, entre autres, agi suivant lui « en supprimant la cause de rhydix)pi8ie, de sorte qu'ensuite Tei s'échappe d*dle-méme par son émonctoire ordinaire. Le quinquina, employé coïKr les hydropisies qui succèdent à la fièvre intermittente, serait en ce seosn diurétique. , •

Il résulte des recherches de Woehler que les reius ont pour fonction d eliimoer. non seulement Turée et Tacide urique, mais encore toutes les substances.sofoirfe^ non volatiles, et non décomposées dans l'intérieur du corps, notamment l'eai a excès. Lorsque l'élimination de l'eau par les reins est empêchée par l'accoodb' tion de ce liquide sur d'autres points, comme dans l'hydlropisie, ronnepnif une teinte plus foncée, due à la concentration plus grande de la mati^ œlarak ordinaire , sans qu'on puisse C4)nclure de là autre chose , ânon qu'A se séoifc moins d'eau.

Les carbonates alcalins rendent l'urine alcaline, et dissolvent l'acide uriqne. Lnr administration est un moyen assez certain de combattre la diathèse uriqufil). Comme les acides végétaux et leurs sels alcalins se convertissent en carbonto. alcalins, pendant leur passage des voies digestivrâ dans Turine, on peut les e» ployer aussi contre cette diathèse. Cependant ce moyen no convient guère qoete le cas de gravélle et de petites picrrtïs; car, dans celui des gros calculs sèàtm, l'alcalescence de l'urine rend les phosphates terreux insolubles, de sorte qA peuvent contribuer à grossir le corps étranger. L'acide benzoîque bai npv J l'urine alcaline au caractère acide, suivint Ure, et empêche le dépôt des pbosfèMli terreux (2).

(1) Celle assertion est moins hasardée. Aucun fait positif n*a jusqulci établi Te boissons alcalines contre la dialhèsc diacide urique ; mais il y en a qui constatent qa'eUs ] vent accroître le volume des calculs diacide urique, sinon même délerminer la fanDaûméti culs d'urates alcalins. Voy, Civialb, Traitement médical et préservatif de la piem et ét^ ^avelUm Paris, iS&O. (JVote du trel)

(2) M. Verdeil a lu à la Société de biologie une note sur la composiUon des.sebdaa^ leurs rapports avec la formatiou des calculs vésicaux. Il importe de savoir quelle ioflocacei avoir la nourriture sur la composition des sels du sang , quelle est la différence entre le sMf herbivores et des carnivores, et la composition du sang de Thomme suivant les réginesai il est soumis. Cette question , une fois éclaircie , aidera à expliquer certains phénomène, entièrement sur Pétat de Turinc et sur la formation des calculs vésicaux. M. Verdeil u»wài^\ à Tanalyse du sang de bœuf, de mouton , du sang de cochon mis à une nourriture iatUwf^^ sang de veau , du sang de chieu nourri de viande, puis du sang de chien nourri de terre et de pain, cnfm du sang d*homme. Le résultat de ses analyses a été que, parlai tureet le régime, on pouvait changer la nature du sung ; que les animaux nourris exdi de viande avaient, au bout de peu de temps, un sang dont les cendres cootenaieBti grande quantité d'acide phosphorique combiné ù des alcalis, et que les carbonates dii tandis que les animaux nourris de végétaux avaient un sang contenant une grande qt^^ carbonates alcalins et peu de phosphates.

Voilà une différence énorme. Voyons ce qui se passe dans les deux espèces de régioe, gime animal et le régime végétal. Si Ton brûle un morceau de viande, si on le rédoite on trouvera que ce résidu contient une masse d'acide phosphorique combiné à des quMI n'y a pas trace de carbonates alcalins. Les analyses des cendres du sang d*uB pendant dU-huit jours exclusivement de viande , ont démontré que la quantité d'aàde

SÊCRÉXIOK LUINAIBE. 557t

Liniiiiatioli de Vvi\u su|)crflue dans le sang paraît s'accomplir avec ane rapidité rdiiiaire et pri*s(iue simultanément avec Tiotroduction du liquide dans la du sang sur un point quelconque de réconomic. Les boissons sont presque

rcunbinée à des alcalis s'élevait au cliiffre considérable de 13,75 pour iOO. Le mùmccliieii, peudant quinze jours avec du pain et des pommes de terre , avait un sang qui ne contenait uc 9 pour 100 de phosphates alcalins. Si Ton avait pu nourrir le même animal uniquement ;étaux , son sang n'aurait plus contenu qu'une très petite quantité de phosphates alcalins, I pour 100, comme le sang de bœuf et de mouton. Chei les herbivores , c^est le contraire : >porlion des carbonates alcalins est très forte, et il n'y a que très peu de phosphates. *ant donc admettre qu'avec la nourriture seule on peut faire éprouver des changements no- » au sang. Ceci est d'aulant plus important que ces changements ne peuvent avoir lieu que I nourriture, et que Ito sels, les carbonates , par exemple, ne rempliront pas le même iôle. Tet. si ron continue ù manger de la viande, la quantité de phosphate ne variera pas, et il 'a nullement neutralisé par les sels qu'on pourrait faire prendre au malade; ensuite l'acide »iiique qu'on voudrait introduire sous la forme de bicarbonate , ne remplira pasdutont me rôle que l'acide carbonique qui se forme dans le sang par les végétaux et les acides ■ ux. En effet, les bicarbonates seront bientôt décomposés par les qcides qui se troufent l'estomac. L'acide carbonique, qui ne res6«irt pas immédiatement, se dissout dans les li* s ambiants, arrive dans le sang et en ressort par la r^piration ; aussi est-ce une erreur de * qu'on forme des carbonates dans le sang, lorsqu'on en fait prendre sous forme de sels eaniques.. Cet acide carbonique ne joue aucun rôle dans le sang ; c'est déjà une excrétion ; t< dissous jusqu'à ce qn'il sorte par la respiration. Il n*en est pas de mênke de l'acide carbo- ^ qui se forme des végétaux ou des acides végétaux ; ceux-ci subissent dans le sang une vraie Ustioii , qui produit |le l'acide carbonique combiné avec des alcalis; cet acide carbonique est isé pour ainsi dire , il ne quitte plus l'alcali avec lequel il est combiné , et c'est sous cette ^ qu'il peut avoir de l'influence sur la composition du sang. Mais c'est surtout sur la forma- :les calculs vésicaux que la nourriture aura beaucoup d'influence. ' Les calculs, chez me, sont le plus souvent composés d'acide urique, d'urates et de phosphates. L'acide e est tri>s peu soluble dans l'eau , et encore moins dans l'urine acide. La cause de l'acidité Hne n'est autre que l'acide pbosphoriquc, qui provient de la nourriture animale, ou du des pois , des lentilles, etc. Il Taudra donc faire disparaître cette acidité et la rendre ^Icaor, rien n'est plus facile que de rendre l'urine alcaline, en se nourrissant de légumes, de » de pommes de terre, de substances amidonnées , d'un peu de riz. L'urine, chez l'homme, fMs pins normale lorsqu'elle est acide que lorsqu'elle est neutre ou acide ; tout dépend de Biriture , et elle est normale dans tous les cas ( CompUi rtfidus de. la Société de biologie ,

Kiparez p. 527 note S, des remarques de M. Millon , sur la composition du sang d'après la

itore. Comparez aussi le travail de M. Bernard, sur les Différencet que présentent les

amènes de lu digestion chez les animaux herbivores et carnivores ( Comptes rendus de

iémie des sciences, t. XXII, 23 mars 18&6 }. Ce travail a pour objet de rechercher si les

K aliments, en se digérant, donnent lieu aux mêmes phénomènes apparents dans la com-

Ni du chyle et de l'urine, chez les animaux herbivores et carnivores. Comme point de

t des expériences, il fallait soumettre des animaux herbivores et carnivores ù un régime

if identique. M. Bernard pensa que le moyen le plus simple d'arriver à ce résultat était de

d'abord a's animaux d'aliments, en les laissant tous complètement à jeun. Cette première

^nce lit trouver un fait qui n'avait pas encore été observé , c'est que , sous l'influence de

rience, les urines des herbivores (lapius, chevaux] qui habituellement sont troubles,

i«s. chargées de carbonates , pauvres en phosphates et en urée, prirent les caractères des

des carnivores , et devinrent clairts , acides, et riches en urée et en phosphates. Si bien,

lK>ut àa deux jours de privation d'aliments , par exemple , tous les animaux eurent des

fie carnivores. Ou comprend, en eflel , que des animaux à jeun soient de vrais carnivores,

t^alors les phénomènes de la nutrition s'accomplissent aux dépens des éléments mêmes du

538 SÊGIIÉTION URINAIRE.

entièrcmeat absorbées dans rcstoniac, et n'arrivent |)oiut en masse, même d rintestln grêle.

Suivant W'estrumb, deux à dix minutes suf usent pour que le cyanure de po( sium passe dans Turine. Stehberger a fait, chez un enfant atteint d^iinorsion la vessie, des expériences sur le temps que diverses substances mettent à efledi le passage (1) ; la garance et l'indigo annonçaient leur présence dans J*iinof*( i5 minutes, la rbubari)e et l'acide gallique en 20, le bois de Campêche eo Î5,l principe colorant de l'airelle en 30, celui des merises et le principe astringcofii la busseroUe en /i5, la pulpe de casse en 55, le cyanure ferroso-potassiqueco&i. le rob de sureau en 75. Toutes ces substances commencèrent à diminuer d» l'urine; la garance au bout d'une heure, les merises, la teinture d'indigo et le M j de Campêche au bout d'une heure et un quart, la teinture de rhubarbe mhâ^ d'une heure ot un tiers, la busseroUe au bout d'une heure et trois quarte, ïàé\ au bout de deux heures, l'acide gallique au bout de deux heures et demie, i2Ci«| au bout de quatre heures. £lles disparurent tout à fait de Fùriiie, Je cumt ferroso-potassiqué au bout de quatre heures moins un quart, l'indigo au botfè quatre heures et demie, 1^ rhubarbe au bout de six heures vingt minutes, lelMi| de Campêche au bout de sept heures moins un quart, la busseroUe au bout île s(|l heures vingt minutes, l'aireUe au bout de neuf heures moins un quart, Uganttj au bout de neuf heures, l'acide gaUique au bout de onze, la casse au bout de vt^ quatre.

L'urine s'amasse dans la v^'ssie, dont le sphincter est habituellement fBiL| comme celui de l'anus. Lorsque la quantité du Uquide est devenue assez t^\ rable, le corps de l'organe se contracte, pour vaincre la résistance du sphiifc Cependant nous i)ouvons retenir l'urine par l'action du muscle bulbo-ca^envCi et peut-être aussi par un accmissement volontaire de la contracûon du sphâd<»{ Lorsque l'émission de l'urine a lieu paf le fait de la volonté, les contnrtiov^ diaphragme et des muscles abdominaux y contribuent quelquefois, en ressemai cavité du bas-ventre. La contraction de la vessie n'eiit pas toujours sounûc' volonté ; mais il paraît que nous pouvons acquérir quelque empire sur eBe, ! l'irritation de l'organe s'accroît peu à peu par l'accumulation du liquide dai< intérieur. L'érection et l'émission de l'urine sont deux actes qui s'excluent queuient Quand la partie inférieure de la moeUe épinière est frappée de il y a incontinence d'urine (2).

(1) Tjedemakn's ZeitscJirift , I. II, p. A7.

(2) La tbéorie du sucre dans réconoinie animale vient d'ûtre créée par les M. CI. Bernard {DeVorighte du sucre dans ^économie animale^ Mémoires de la Société ai 18^9, p. 121). On avait observé que, pendant la digestion d'une alimenUtioosacric< lacée, le sang de rbooimo el des animaux contient du sucre, et Ton s^était appujéfi pour en conclure que le sucre esi fourni en nalure par les aliments. M. Bernard « expériences, a reconnu qu*il existe constamment du sucre dans le sang de8aniiBaiiiiT(|l les régimes alimentaires. Ainsi, un animal n'ayant mangé que de la Tiande el à» consiaU^ Pabsence de matière sucrée dans les voies digestives, n*eo a pas moins oiert^' dans le sang.

D'où provient le sucre qui existe dans le sang des animaux nourris avec de It vidi^^l bien présumable que la matière sucrée n'avait pas été fabriquée dans le cœur, où on l'ti mais qu'elle y avait été simplement transportée d'un point quelconque de Ti

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