‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 133 sur 185 · ACTION DES IRBITANTS SUR LES NERFS · texte numérisé non relu

ACTION DES IRBITANTS SUR LES NERFS

minent aussi rirritation des nerfs par rintërmède du sang. On sait que réméi exerce la même action, quand on Tinjecte dans les veiiies, que aï on Fanît il duit par le canal alimentaire : il suffit de frotter une plaie aTec ce sd oa are chlorure de barium, pour déterminer le vonûssement (1).

Irritations électriqaei.

L'électricité détermine dans les nerfs les mêmes réactions que les irnfUM mécaniques et chimiques. La compression d*un nerf, par exemple du ndfii H naître une sensation semblable à celle qu*on éprouverait si l'on avait itçvi coup : la même chose arrive quand une décharge électrique s'opère à tnrenrv de ces oignes. On ne peut considérer cette sensation que comme on pbéooÉr tactile, et il ne faut pas confondre la cause, c'est-à-dire l'électricité, avec li/évtion du nerf. La sensation de choc n'est point l'action de l'électricité^ m (à du nerf, qui l'éprouve à chac[ue changement violent survenu damïétitkn molécules, que la cause en soit d'ailleurs une irritation animale, on uneiofluos mécanique, ou l'électricité. La découverte du galvanisme, en 1790, a M l'occasion, en appliquant le stimulant électrique à certains nerfs, demieiiif' précier l'irritabilité de ceux-ci, bien qu'on n'ait point appris à connaître, Ai |i cet important agent, un fluide agissant de la même manière qu'eux, maisxikment un nouveau moyen de stimulation devant accroître le nombre de cm^^ savait déjà posséder le pouvoir de les irriter. Les métaux hétérogènes et bMWf d'autres substances également hétérogènes, même animales, entrent, parTefe de leur contact mutuel , dans un état de tension électrique qui, lorsqamaV conducteur se trouve entre les deux électromoteurs, c'est-à-dire quand b ààt est fermée, repasse à l'élat d'équilibre, et donne lieu aux phénomènes ordiia» que l'électricité produit toutes les fois que la chaîne comprend un corps sBCftiblc de réagir à son occasion. Si l'on détache la cuisse, ou ime partie ms* leuse quelconque, soit d'une grenouille, soit de tout autre animal récemmeot* à mort, qu'on dépouille les muscles de leurs enveloppes cutanées, qu'on dissè^ le nerf, de manière cependant à ménager ses liaisons organiques avec les inoid& qu'on étale la pièce ainsi préparée sur un disque de verre, enfin, qn'ooi* deux plaques de métaux hétérogènes, par exemple, de zinc et de cuiTrc,«* tact tant l'une avec l'autre qu'avec le muscle et le nerf simultanément, aunwi^ où l'on ferme la chaîne, et souvent aussi à l'instant où on l'omTe, oovél muscle entrer en convulsion. Cet effet a lieu également lorsque les métaff en contact l'un avec l'autre touchent tous deux en même temps soit le nef. s*' muscle. Exécutée de cette manière, rcxpéricnce réussit toujours. Elle est s*t tible d'une foule de modifications et de simplifications, dont nous devons b^ naissance aux recherches de J. Âldini, de Pfaff, de Ritter et surtout de Bumk* mais qui ne réussissent qu'à l'époque où les grenouilles jouissent de tort** irritabilité, c'est-à-dire avant l'accouplement, dans la saison froide de ï sortir de l'engourdissement hivernal. Ces expériences échouent en été. L** plicité est précisément ce qui leur donne beaucoup d'importance pour h tU^ des phénomènes. Voici en quoi elles consistent:

(1) ScHEBL, dans Nordisches Àrchiv, t. II, cah. I, p. 137. ^Magbhdii, SurU Paris, 1813, p. 16, 30. — Bbooie , PkUoê. Tran»., i812.

AÇnON DES JBBITANTS SUR LES NERfS. 573

vpériences sans formation douane chaîne. Hamboldt a découyert que , 3s grenouilles sont très irrjtables» il suffit dit contact mutuel de deux mé- ;érogènes, ou même homogènes, dont Tun seulement touche le nerf, cas [uel il ne se forme pas de chaîne. U y a même des drccmstances, lorsqu'on ur des animaux extrêmement irritables , où le simple contact d*un seul omogène avec le nerf déterminé des convulsions dans la cuisse de grenouille, i sans doute , mais que j'ai cependant observé moi-même. P&ff a vu (1) vulsions sucvenir chez des individus très irritables, quand il se bornait à ' la surface d'un bûn de mercure avec l'extrémité coupée du nerl Le lène s'est offert à moi plusieurs fois, lorsque je touchais les nerfe avec la le ciseaux que je tenais à la main, ou avec une lame de zinc, dont par con- : les deux bouts étaient échauffés d^une manière différente, £n admettant ère différence soit dans la nature chimique de la masse métallique d'appaomogène, soit dans la température des divers points de son étendue, on duire ce cas à celui de métaux hétérogènes, puisque les découvertes de la le moderne nous ontapliris qù'fl suffit d'une de ces deux causes pour mettre X extrémités d'une lanâe méûlUque homogèoeà l'^at^e tensioa ^ctrique. lisse tomber le nerf d'une certaine hauteur sur un métal, on favorise l'exde rélectridté ; la commotion n'est point la cause du phénomène, puisque î du nerf sur du verre ou sur de la pierre demeure sans résultat, conmie tpprennent les expériences de Humboldt, de Ritter et de Pfafil xperiences avec formation d'une chaîne. Les expériences avec la chaîne $ceptiblcs aussi d'une grande simjdification quand l'irritabilité est très coule ; mais on ne doit pas perdre de vue qu'ainsi faites , elles ne réussissent idant la saison froide, en hher, au printemps et en automne. Ainsi des Lous suniennept, dans des cas rares, lorsque la chaîne se compose, soit il métal et de parties animales, soit même uniquement de parties animales, iplacent alors les métaux hétéroîgènes.

lier cas. La chaîne n'est f(Hrmée que par un seul métal , et par le nerf et le de la cuisse de la grenouille. L'expérience m'a très souvent et bellement 1 printemps, avant l'époque de l'accouplement, et vers la fin de l'automne. ; je posais les nerfs de la cuisse sur une plaque de zinc, et que je rappro- Ue-ci des muscles du lœmbre, il survenait fréquemment une convulsion. es était plus assuré encore quand le muscle* et la plaque de zinc supportant étaient joints ensemble par un lambeau de grenouille. On peut aussi une placpie de zinc dans la main, en toucher le nerf, et fermer la chaîne I propre corps, en appliquant l'autre main sur la cuisse de l'animaL id cas. Le nerf crural et les muscles qui en reçoivent des filets sont unis en des parties animales humides. Lorsque les cuisses de grenouille ont p d'irritabilité, on peut y exciter des convulsions en plaçant, entre le nerf ! et son muscle, un morceau de chair musculaife fixé au bout d'un bâton i cacheter, et mis en contact avec tous deux. J*ai été plusieurs fois témoin îffet, dont on doit la découverte à Humboldt Je fermais la chaîne entre t le muscle, soit avec mes deux mains et mon propre corps, soit avec une

vuLiiy PkjfsikaOseheê Wtnisrkusk » t« 1 V» p, n, p, 709.

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puDiques, et qu*on Ml fMk ttfdthvi^ ce Bérittet', cittiltnil fl ttîMrt ttëS ^bëëtintMlis Oihillii de HttiUNÉIti fie Pfaff et Be MattëttbU; iiitfrt{ti*bli*ëi»lthë tUlegre- Étiki ttt t^'éa li )Mtptt« de tbâiUêrë que kA eUte» (^ iië tfemiëiit {titte an IK ^) qtt*i l'Httle de» tieiitl lotnlMil^ {à), emnttie Batts ta flg; 75; Ks itaùScies I aaHÊa» é|lHititëttt des codVuMdtis de» qde, reiM^és t^ cëë iierfti tb eiitl^t Gontaa ayec eux. On peut aussi faire rexpérience en nb laHMlit MthriStei' que Mulie inférieure du tronc, avec une portion de la moelle épinière. làmais HumboMt n'a obtenu de convulsions, lorsque, après avoir séparé tes nerfs tronc, il arquait la cuisse et les nerfs de mani^ I les amener au contact mud ; 0 n*en a point vu ,non plus, lorsque, . sans tobeher les muscles, il formait, ec un bout de nerf détaché, un arc dont il mettait les Ébux extrémités en contact ec deux points du nerf musculaire. Cependant la prenitere de ces deux expésnces, qui est de PfafT, réussit très souvent, surtouUjiïiiid le nerf crural est mis t contact, dans une étendue un peu considérable, dvec b (lëau de la cuisse, tandis i*eUe échoue quand on le met en dMltact immédiatement avec les muscles. C'est aisément de cette manière qu'elle m'a réoBsi (1). Au printemps, avant l'accousment des grenouilles, je parvenais à déterminer des convuÛons dans une cuisse tachée du corps, et dont le tronc de» nêMl cruraux était pendant, en rappro- 4mt le nerf du membre, par le moyen d'une baguette isdante, et le mettant en Btact avec Tépiderme humide : il en survenait aussi qusmd j'éloignais le nerf du smbre. Dans ce cas, la chaîne se composait de substances hétérogènes, de nerf,

muscle et de peau : deux de ces éléments peuvent être considérés comme s<:u^moteurs, et le troisième comme aMt^otteuh il s'éublit un courant élecque, et \à Ibrt^ nerveuse du iUlàt élk t'électH)fiiM?e, puisqu'elle détermine des civulsions quand ëlté Vfetttft être irritée par suite du courant électrique. 4)uand les électromoteun sont des métaux seulement, le nerf et le muscle orgagoement liés ensemble jouent le rôle à la fois de coiiducteur et d'électromètre ;

conducteur» ^arce qoë todi deux aom huniideft | d'éhJctHimêtrei parce 9|tiela ^ce nerveuse détermine des convulsions sous l'influence de l'irritation due au He élettrlqae. Ifc mit ici élëctMdiett^ de la mMe mitiieré que l'est, dans i ÙitbUstdlItëS anfttbgnëft, Un eKèlHihM*e ïm Udnlâl, t^U* eietbplei ttli thdlti^ Ëâteur bià^ëtk|uê. MUis lies électfblnbteiih bedVëni Hdltât «trë dès parties àiitules: ainsi le nerf et le muscle, oiganiquementli^. ensemble, peuvent, en n: qualité de substances hétérogènes, jouer tout aussi bien ce rÛe que le feraient Ext parties animales hétérogènes privées de vie i seulement; comme ils

'l) V9knûn{lAri^hierPk$9içhgUri» U» P« à9) bit obserw que cet tories dV me» réntsiHent rarement de ce côiè-ci de», Alpes, tandis qae les Italiens» ^epoHM . V<tlta , Wfiy Ifaiiaaioi • et «ort^Hit Matteocd» ont très,soafent remarqué les eonTttlatas» doét ils fcat Bséme comme d*iui phénomène ordinaire. Il pense que la ehaleor plus frânde do climat l^llaHe pent être la cause de cette dUlftreace. Il lyout^ qi|.*ôn rétusit moins fréquemmeal en Cr qa*an printemps et en été» saisons pendant lesquelles rirritabllitèest plof frande chcs ies ^DolUes. L^ean tiède. n^e^t d'ancua seepurs. Ayant Tait trempei- jpendant quatre on cinq mirngêf dans de Tean à M-SS degrés G» des caisses préparto de grenonllies qni ne donnaient Hm au phénomène en question » H ne s'aper^t pas que lirritabilltd m fit acciue» .

[19. in tnUU]

576 ACTION DES IBBITANTS. tUl LES WOta.

de la vie, ib sont eo même temps électromètres par suite de l'irTÎntion qoe

DUreuse éprouve i l'occasion de l'eicitatioD âeetromotrice.

Dam les conviilsioiis qui ont lieu sans cbaloe, par l'apfriication au nerf métaux hétérogènes qui se touchent, ou même d'un seul métal , il hut et le neèf c«mme un simple électromètre, indiquant U tenrioo électiiqDe i dans les deux métaus hétérogènes, eu même dans l'unique métal boinogj thermo-électricité) (1).

Kg. 76.

Après avoir eiposê les condilioBS générales et les plus simples diBs klf

(1) La CgnreTe raprCMotenn >ppardHr«idediiqtwloiicoiiitUe qnelcteoBnattli âeeiriquet ont aoui le pouioir d'euiter «ht cootracUoiu. lia Gl de fer d èaoui, k^k datèlret, Mr 3 à3 millilntUa d'épaiumr, est courte en demi-cercle ; 1 chacnn de ■' on Mude un il de culire 6 et c, long de 3 décimètiei, aur I millimètres J'iftmMtl aiguise les bouts des deux lODdares. On applique l'une des pointes d sarle oatf, dt* sar le nerf ; d'une cuisse pripirte de ([mouitle, £tendnc snr noe plaqoe de icttcL' eOét n'a lieu ni en outraol ni en fermant 11 cbilne ; mus, si l'on Ikit duulD-le Udcri dont reilrémlté d toucbe le oertf, en l'eipossnt â la 0«mme d'une lampe k esyiih<wt (bries conTuliions ont lieu , longtemps avant que ce fil loil derenu rooge, k ta fera^M chaîne, et cessent dès qu'on fient A ourrir celte dcniiËre. Lonqn'an coutr»lte viiM' trémité en eoatict arec lemnscle, les convulsions ne surrlennent pu on iaMikliB.Cfl pcdnle appliquée «ui parties animales ne feit point éprouTer, lorfqa'ni j WMfce, kIM ' d'une dénUon notable de Umpéiatnrc , il suit de Ik, d'iprts ValenUn, qnclepUitf bien da k nae action therao-tlectrique, et non k um éléntioD de la umpfmmM iDdi<|ue un antre praeèdé , qui conaitle & tourner en spirale les deai i iiiflwlifi fwi' due, kCtoidrennegrenonille préparée sur ane feuiHe de platine, klkbcnMclrrHl'S' mités ra spirale du m, etk l'appliquer sur l'endroit oA le nerf de la pttta part daail^ dien, tandis que l'antre boni hoidcMmis en coatact arec la AifMe. I>e btMcMiriM TinneU. ilii'7*a>(P>«<>eh'Ue*'onQv'<i'>bitl'appltcttioa(naaNbRtit. (HM**

ACnOll DES niITANTS SUR LES NERFS. 577

ilvanisme détermine des contractioiis muscubires, il reste à parler de la ma- ) dont les parties animales se comportent à la fermeture de la chaîne, à son rture, et pendant qu'elle est fermée. Si Ton emploie le métal positif pour lature du nerf, et le métal négatif pour celle du muscle, les convulsions ont la plupart du temps, à l'instant où Ton ferme la chaîne, et il n'y en a pas, ou noins elles sont beaucoup plus faibles, quand on l'ouvre. La même chose c lorsqu'on met le métal positif en rapport avec l'extrémité centrale du nerf, métal négatif avec une partie du même nerf plus rapprochée des muscles. Ces renées peuvent senîr à déterminer la direction que le courant parti du pôle if suit pendant la comiilsion qui a lieu soit au moment où l'on ferme la ne, soit à celui où on l'ouvre. Cependant il y a différents états de l'ezcitement lesquels les phénomènes subissent des modiGcations; quand les parties anis jouissent encore de leur maximum d'excitabilité, les convulsions ont Heu loment de la fermeture de la chaîne, si l'armature du nerf est négative, et au eut de Touverture, si cette arnuiture est positive ; quand l'irritabilité diminue i peu, au point de finir par s'éteindre tout à fait, l'armature négative du nerf, î son bout central, produit la contraction au moment de l'ouverture, et Farre positive la détermine au moment de la fermeture ; il y a un état interméi dans lequel les convulsions, à la fermeture et à l'ouverture de la chaîne, ont quelle c[ue soit l'armature du nerf. Cependant, d'après PfadT, l'événement débeaucoup des expériences qui ont déjà été faites auparavant; si, par exemple» iîue demeure quelque temps fermée, lorsque le nerf est armé négativement, iport ne se renverse pas (1). Marianini , NobiU et Matteucd ont fait dernière- . de nouvelles recherches à ce sujet (2). L'hypothèse de Ritter, qui admettait

Gehlsr, Physieat Warterbuek, t. IV, p. u, p. 721.

I L'unique loi générale, admise jusqu^à présent, sur la relation du senê dn cenrant élec* e avec les contractions musculaires que ce courant excite en passant dans les nerfs des lux vivants ou récemment tués , était, d'après les détails dans lesquels Tauteur entre » la Dte : Lorsque le nerf n*ett plus que modérément excitable, les contractions ont lieu jmir : 1** au commencement du courant direct ; S* à l'interruption du courant inverse, Oq fue les physiciens ont appliqué au courant Tépithète de direct ou d*tfivers«, suivant qn'il le, dans une portion de nerf, soit du centre nerveux à la périphérie, soit, au contraire^ de iphérie au centre nerveux. Or, Longet et MaUeucci, ayant remarqué que la loi précédente été établie par des expériences exécutées seulement sur des nerb mixtes (nerls lombairtê^ ques^ etc. ), ont eu Tidée de rechercher si elle serait applicable ou non à des parties dn le nerveux dont l'action n*est que centrifuge ou exclusivement motrice {racines spinale» ieures ), et ils sont arrivés à ce résultat intéressant, que Tinfluence du courant électrique K totalement quand elle s'exerce sur les nerfii exclusivement moteurs ou sur les nerfii mixtes. , les racines spinales antérieures, certains nerfs crâniens pris à leur origine, excitent les idîons musculaires seulement au commencement du courant inverse et à rinterruption da ■t direct , tandis que le nerf sdatique et tous les nerlh rachidiens en général, pris au-dessous iflHm intervertébral , ne les font apparaître qu'au commencement du courant direct et à vttpUon du courant inverse. Chose importante à ajouter, Longet et Matteucd ont reconnu

II Àisceaux blancs antérieurs de la moelle épinière se comportent avec les courants direct erse à la manière des nerfs simplement moteurs , ce qui devra contribner à dissiper les I qn'oo avait encore sur la mission exclusivement motrice de ces faisceaux. Quand on réel expérieneet sur des grenouilles très vives , il importe, selon la remarque de Longet, pour •er la trop grande exdtabllité des racines spinales antérieures, de diviser, quelques heures lee , oa même la veille , la moelle épiuière en travers-, afin d'agir sur les racines restées cû

5T6 Acnôif DBS iBiiTAirrs soi lbi nBurti

une oppoflltioii entre les musdes fléchisseur! et les eitenseurs* an point de hk de

la réceptivité pour rirritation galvanique, ne s'est pas trouvée oonfimiée (i).

Les muscles demeurent en repos dans k chatne fermée, et leur exdtibilitésade subit un changement Piaffa reconnu que les chaînes fermées exerçiiem nae acte déprimante ou exaltante, suivant le mode de répartition des métaiix aux mmdnû aux nerfs. Lorsqu'une grenouille préparée se trouve dans une chaine où le mèâ positif (linc) forme l'armature du nerf, l'irritabilité diminue plus rapidnBil qu'elle ne le fait dans une autre cuisse de grenouille située hors de la dialM.tf, . suivant Pbff, un quart d'heure de séjour dans une pareille chaîne suffit pourdi» I nuer l'irritabilité, même la plus énergique, à tel point que les exdunlslcsphi forts ne puissent plus la (aire réagir. La chaine agit tout autrement, à ce qn'i lorsque le métal négatif (cuivre ) est appliqué au nerf; au bout de qoeiqw l'irritabilité se trouve portée i son maximum d'intensité, de ouuiière qa'à l'oii^^ turc de la chaine les muscles sont quelquefois frappés d*un violent télasoi ^^

Ce qui prouve que, dans l'excitement produit par le galvanisme, les comportent pas seulement comme conducteurs d'électricité, c'est que, applique les deux armatures au nerf , de manière à occasionner un le traverse dans le sens de son épaisseuf, ce nerf détermine bien éacoÊttémi mais que, s'il a été contus ou lié, et qu'on vienne à Tanner ao-dem*^ lésé, il n'agit plus à travers ce même point On voit donc qu'une ooslniia une ligature humide l'empêdient d'être conducteur du principe actif des sa&fr pendant il n'en est pas moins bon conducteur de l'électnclté qu'aiipsiivaiiA si on l'arme au-dessus et au-dessous de la ligature, le courant élecÂiqttpv^ \\inir<. travers le point entouré par le lien , et le principe nerveux détermiae Ask convulsion dans la portion de nerf comprise entre la ligature et le musd^pi' (]uc cette iK)rtion est excitée par le courant électrique, ou se trouve tfnafPÊttB la chaîne» llumboldt a observé une circonstance remarquable, c'e8ti(tti|* que l'armature d'un muscle et de son nerf préalablement lié excite te ctfV sions au-dessus dti point de la ligature, il faut de toute nécessité qo'inM* nerf reste encore libre depuis ce point jusqu'il l'entrée dans le muscle ;cir, s' lie le nerf au moment même où il pénètre dans le muscle , puis qa'oaatftk» <iu dernier et le nerf au-dessus de la ligature, il n'y a point de conviilMi;^|krf!^. celles-ci ont lieu dès qu'on dissèque une certaine étendue du cordoa flM' compris dans le muscle, et elles cessent également, bien qu*on ait bissé on W'' tterf libre entre la ligature et le muscle, si l'on entoure ce bout de dur ai^^l^ n

rapport a?rc le bout postérieur. Cens, Lojcqit et Mattilcci , Sur Im reUitiom faittà^t $ens du courant électrique et lei contractUmt muêculairet dutê à et eomrmtU^ tel Ml psychoL^ noT. i6A&. {NoféÊfnii

(1) En répèlant ces expérienees «ir des pifeons, Maltenoci (iliiii. ik cAîMi, Itti^^ p. A05 ) a constaté que TiDleiisité du courant musculaire , doet lei tigaca, apdtlii aistent d*auiant plus que Panimal est plus bas dans PécheUe , est» a« coalniitt d fifant, proportionnelle au rang de celuF«i dans la aiéiBe échelle , «t qa*tt de géaer la respiration et la circulation du sang pour détruire ou albiilriir ks i mnt. Il résulte de là que le courant musculaire se réduit aux fhangrmm h icnt dans la transformation et dans la nutrition de la subttanee nuicalalre | effet, ces signes cessent quelque temps après la omnI, de aorte qut Vu/Ùm induit ne se fidt qie pendaat la vie. (ilpHdiaiM

ÂGTIOII 0fet miTâm tDR USB NBBFSi S79

Dge mouillée ou de m^ U' leinble donc que , dans ce cm , le nerf isolé entre la ligitare eC le muscle.

ulmns sont d'autant plus fortes, dans toutea les expérienccl tentées sur illes, que le bout de nerf qui se rend à un muscle a plus de longueur, irque a été faite par PlaflL En outre, les effets ont toujours lieu dans I des ramifications du nerf; il y a impossibilité, avec la simple chaîne, iner, par le moyen d*un nerf armé seul; des convulsions dans des i reçoivent^ à une plus grande hauteur, des branches de son tronc, tandis le cas d'armature d'un tronc nenreux, on voit constamment entrer en tous les muscles qui reçoivent des filets de lui au-dessous du point irmant on tronc, on arme nécessairement toutes les fibres déjà pré-^

loi et qui passent dans les bnindiesL £t comme les fibres primitives lans les branches ne s'anastomosent point ensemble dans le tronc , Tirrite branche ne peut pas non plus réagir sur les fdets musculaires situés

Cei)eodant l'action des nerfr dans la direction de leurs ramifications être aussi à ce que les nerfs des muscles ne propagent le principe nerm mouvement que dans le sens du centre à la péri|diéne. Du reste, de la convulsion d'un muscle dépend toujours du nombre de ceUes

fibres nerveuses qui sont comprises dans la chaîne; aussi n*a-t-elle D8 de force que quand le muscle seul se trouve enfermé dans la chaîne» erve-t-on même alors que dans la partie de ce muscle dont les branches jout exposées au courant

^, tout changement dans la statique du fluide électrique parait devenir l'excitation du principe des neris; car, d'après Marianini, on parvient rc des convulsions non seulement en ouvrant et fermant la chaîne, mais dérivant une partie du courant de la cuisse de grenouille, et, suivant nouvelles convulsions surviennent, la chaîne étant fermée, lorsqu'on •rf sur lui-même de telle fiiçon qu'il se touche en des points nouveaus idue.

autres ont remarqué que, quand l'irritabilité s'étemt dans une partie corps, son extinction n'a pas lieu simultanément dans toute la loi^ueur mais qu'elle procède peu à peu de l'extrémité cérébrale à l'extrémité le (i).

nerfs qui se répandent dans des muscles, ou qui s'unissent avec des iiuscles, ne déterminent pas des convulsions lorsqu'ils viennent à être

l'électricité. Loin de là même, quelques uns scmt absolument incale faire. Telles sont les racines postérieures des nerfs mixtes, qui ^ découverte de Bell , appartiennent au sentiment Mes expériences (2)

es nombreuses expèriencei que Longel a exécutéeè Uir le» fefeceaiix de la moelle et » des nerfc rachidteos , chet des mttimiftres, il i e« eoesskm dccowlÉler qtie^ d, lliictioA de reidtaMIIIé fmàéê |^ à pea de resirèalM cérébrale S rcxiré»ilé , dans les Ibret nerveani éê. ttooTtOMat , cUe luit une mirehe iovenc dans celles • Aiasi, Loofet a InNivé inaeiisibki k» rameaux cuianét princi^ux du sciatlque , me le Iroiic eulier de ce nerf à la cutee , pendant qu^il y avait persistance d*unt e dans les racines spinales postérieures et les blsceaux correspondants de la moelle r. ébn mémoire dans les Arehitfei pinéràltê de méâgeitmt iSki» ( fifoiê du trad. ) tr, fhHttn , ISSi) n* S4S, «A7.

560 CHANGEMENTS QUE LES IRRITATIONS IMPRUIEirr A L'IRRITABILITÉ.

ont fait Toir qu'elles sont tout à fait insensibles aux irritations galvaniques moli rées, tandis que les racines antérieures de ces mêmes nerfs s'y montrent eitiiOM ment sensibles, et que, quand on applique Tarmature inmiédiatement sur elles,) convulsions les plos violentes se manifestent dans les muscles auxquels abouti» les nerfe dans la composition desquels elles entrent

Le nerf lingual , branche du trijumeau , qui s'anastomose avec l'bypogiosBe, i [»t)duit pas de convulsions dans la langue lorsqu'on l'arme seul, tandis que Top rience, faite sur le nerf hypoglosse, ne manque jamais de déterminer des coud sions. D'autres expériences ont appris que les nerfs qui n'occasionnent pisi convulsions dans les mufles, par le fait de leur simple armature, sont des oed de sentiment Du reste, on conçoit qu'ils peuvent , à titre de parties anioÉ humides, agir comme conducteurs de l'électricité. Ainsi, par exemple, des ai vulsions surviennent quand on arme d'un côté le nerf lingual et d'un autre côté! langue, ou lorsqu'on ai^ique Tarmature sur la racine postérieure d*unuerfndi dien et sur les muscles , cas dans lequel le nerf se comporte comme condoctcv et non comme partie vivante.

Quant à l'action du galvanisme sur les organes des sens , il a été reconnu que i fluide électrique produit des sensationsdifférentesen eux, et, dans chacun, kgoi de sensation qui lui appartient en propre, savoir : dans l'oeil, la sensatioodel lumière ; dans l'oreille, celle du son ; dans le nez, celle des odeurs, etc. Je reimie, pour l'étude de ce phénomène, au chapitre dans lequel il sera question de bpkf siologie des sens.

CBANOniBIlT QUB LBS IKMTATIOUS IHPRIKBIIT A L^IUITABIUTÉ.

Jusqu'ici nous n'avons examiné que les phénomènes qui surviennent sous r» pire des irritants. Il faut maintenant porter nos regards sur les changemeDtsf* subissent les forces elles-mêmes. Toutes les influences irritantes qui , en modifii^ la matière des nerfs , déterminent des manifestations de leurs forces, peinci^ changer aussi l'irritabilité. Une réaction quelconque entraîne une consomoialia des forces existantes, puisqu'elle ne saurait avoir lieu sans un changement dtf la matière; et plus l'irritation dure longtemps, plus aussi ce changement est edsidérable. Dans l'état de santé, l'excitement n'est jamais assez fort pour aneiv un violent changement de matière, qui lèse d*une .manière sensible raptitodel produire des phénomènes de vie. La réparation incessante des déperditions inal^ rielles par le travail de la nutrition efface les changements joumaliersi NÂ quand l'excitement devient plus fort, la nutrition ne suffit bientôt pluspoorcAvrir les pertes, et l'excitement peut aller jusqu'au point d'épuiser la sonuse Al forces existantes. Ces particularités, dont l'exercice du mouvement musculaire, ^ facultés génératrices et des fonctions intellectuelles, nous fournit chaque joorAl exemple^, ont lieu aussi dans le cas d'application immédiate des stioiubntitf nerfs. Lorsqu'on galvanise un nerf pendant longtemps, les réactions îMsk^^ plus en plus; elles finissent par se réduire à rien , et il faut un certain ^^ temps pour qu'elles puissent se reproduire : il faut que la force nerveuse se r^ (par le contact avec le sang). Il en est de même des sensations : fim on re^''^ longtemps une image colorée, plus elle devient sale ; un moment arrive mêmeoid^

CHA1I6EME1IT8 QUE LES ÏBBITATIONS IMPRIMENT A L*IRUTABULItt;' 591

>aratt dans le gris i c'est que la force de réagir Ta toujours en diminuant dans oint sur lequel frappe h lumière, et que ce point finit par ne plus toir du L Dans tous ces éas, Firritabilité est épuisée par Texcitement, et non par tien spéciale des excitants. Elle peut aussi , ce que Brown ne croyait pas , mais ^ni a été reconnu surtout par les contre-stimulistes, die peut être épuisée» De manière immédiate, sans excitement préalable, lorsqu'une puissance étrane s'établit aux dépens des combininaisons organiques , et qu'elle anéantit les fs avec la force nerveuse. C'est ainsi que se comportent l'électricité dans la ire, la compression et la contusion des nerfs et de leurs fibres primitives, l'ac- U sur ces organes, de substances chimic[ues, qui détruisent leur état organique es décomposent, comme les acides minéraux , les sels métalliques, l'alcool ^ it de concentration.

»i c^tte action porte sur tous les nerfs à la fois, comme celle de la foudre ou [ic très forte batterie électrique , ou si un nerf vient à être tiraillé dans toute sa pieur, l'irritabilité est détruite, ou dans l'organisme entier, ou dans le nerf îer ; si elle ne s'exerce que sur un point du nerf, comme celle des caustiques, corps comprimants ou contondants, il n'y a non plus que ce point qui soit ipé de paralysie; les portions du nerf comprises entre la contusion et le muscle (Servent leurs forces iliotric^

La chaleur et le froid qui , à un certain degré et pendant un certain laps de ips, sont stimulants, deviennent déprimants dès qu'ils agissent très longtemps avec un haut degré d'intensité.

Le froid , qui peut, tout aussi bien que la chaleur, déterminer l'inflanunation et gangrène, engourdit les membres, ou les prive de sentiment et de mouvement ; ûs la chaleur, quand elle agit d'une manière générale et soutenue, a aussi pour et d'affaiblir les fonctions nerveuses (1).

Certaines influences n'occasionnent la destruction qu'après avoir préalablement ^oqué une irritation de faible durée. C'est ce qui arrive quand les nerfo éproU'» t une contusion, ou qu'on les traite par des alcalis. Les mêmes phénomènes ritation s'observent, d'une manière plus prononcée encore, à la suite de la ^rt des narcotiques, dont l'effet principal semble être de modifier la composition érielle des nerfs, et, quand ils agissent avec beaucoup d'intensité, d'anéantir >txe nerveuse.

ne série entière de substances possèdent, C[uand elles sont à l'état de dissolu* » le pouvoir d'exercer une certaine influence sur les forces des nerfs, et de les dire, sans qu'elle-mêmes se comportent d'une manière particulière à l'égard très réactifs chimiques, ou sans qu'elles soient douées de causticité et capables bruire les combinaisons organiques en général Ce sont celles auxquelles on ^e le nom de narcotiques. Toutes ces substances altèrent la composition maté- ^ des nerfs. Les unes , telles que l'opium et la noix vomique, sont plut6t irri- ^ que déprimantes à faible dose; mais toutes, à haute dose, sont déprimantes

' Bien entendu qu'il i*agit ici d*un animal placé dans les conditions ordinaires de la fie et Santé, caries belles expériences de Cbossat ont établi qu*une chaleur soutenue, appliquée ^Dimal prés de périr d*inani(ion, ranime Taction nerfeuse presque éteinte, au point de 'ir |p cours déjà interrompu des fonctions, et de rendre le retour à la vie possible, si des ^U viennent aider Taction bienfaisante de ceUe chaleur. (Noté du trai.)

5tt GtlNBlliBim QOE U» IIKITATIOIIS mDMRX ^ I^mTilWIlt

nr-k-cfaamp» par akératioii. Tout porte à ettfire, el il y • mtai» néMriM f 4metM, que oei eSet résulte d*uiie modificiliMi Mpitato è h WHéin Miten. modificatioB qui échappe k npt saù ei «nx iiii»rciii d'uppr^diiiD» éf h Aîoki cette modification ne ae manifeste que par k perte Aes kmtê frfenip; k ad qœ dea narcotiques ont tué présente enoore toutea len qnalitte aaH<iiowfi4aari sain, du mona loraqu^on opère avec des narcottquea para » k félit de HuMm aqueuae, par exemple aYoc de TopiunL

Mais , aiant d*entrer dans l'examen spécial des efibte que le» avbateWQi wêeodques détenmnent, il fiiut rechercher s'il n'existe pan tuai don sobstaaoiifi exalteni l'irritabilité dea nerik

Irritations intégrantes..

Des expériences déjà anciennes ataient rendu très vmiapniUÉble i|o*il y à hm coup de anbstanccs qui exaltent l'irritahilité des nerfi, et la médecine attolÉa précieux résultat de ces recherches. On avait obaenré que TactioB gaivaaifvtfployaiit plus d'énergie quand les nerfs ayaient été arrosés arec mie diaRMoa A chlore ou d*alcali, et l'on concluait de là que Firritabilité de œu-ci mû M accrue par ces liquides. Le fait est exact; mais on en demie 9iijom^*M explication. Pfaff (1) a prouvé par des expériences que b plupart des dont il s*agit ici n'agissent point en déterminant une exahatiott de FlrriiaUM t -^ qu'eUes ne fout qu'accroître l'action galvanique dans h cbidae oà ea les Mit f trcr, l'irritabilité restant d'ailleurs au même degré. Les liqaîdet dont i mÊiitf ij^ parlé se bornent donc à agir avec plus de force que Teau, qui, du rem^ Ht^ V^ cessaire, à titre de conducteur, pour que l'attion galvamqoe s'aeconpim;* P^o. la médecine a-t-dlc cessé d'espérer la découverte de moyens preprasiapsëî f'^'^ • la force des nerfs ; il n'en existe de tels que dans les manoela de matiéft éM £j ^^

Quant aux stimulants proprement* dits, on en connaît un asaes gras' svh comme le camphre, les préparations ammoniacales, Tâectricité.ftaiMVr?^''' sont excellents lorsque les forces nerveuses, simplement aflaiUies, wilit^ Ct^ ^^

mm^ et i

nerveuse; mais ils n'accroissent pas l'énergie de l'irriubilité, lafa»""*"" """^

!j fi [I fie

n'augmente que par les mêmes procédés qui la reproduisent sans CMMi iMi" L *^ dire par l'assimilation, qui est une reproduction incessante de tootflihi|ipii|^ L^ ^^^^^ de l'organisme entier. De légers stimulants sont donc utiles dans k ^^ L J^ ' blisseraeot d'une partie du système nerveux, non psrce qu'ils rai'^i*'^'^Ltjn plus forte, car ils n*ont point ce pouvoir, mais parce qu'une partie rtiJWk^'^^ plus vivement appel aux moyens repioducteurs, et parce qu'ainsi ellirifi*l||l^ ^ facilement ce qui lui manque. Telle est l'idée que je me fais de '**''^^mi|^ rw stimulants dans les maladies nerveuses, et, à cet égard , c'est à b M^f*! ^ ^ faut toujours s'en tenir, car la chaleur est la cause qui donne la P^"! à la production des parties par la force préexistante du tout Yoib poonpiit ^j^ plication du feu, ou celle d'un moxa qui brûle avec lenteur, on nieit*!^ l'exposition prolongée au voisinage d'une bougie allumée, est ce qa*3 ji'^r

Ml a

lie cas

(i) iVorrfiicAc* Àrcku', t. I, p. 17. W^\kr.^\

GHAReEMUrra que lis IIRITATIONS IMPRIMENT A L'iRRITAHOlTt. 583

léettement tfficice dans ks paralysies Gommençantes , les névralgies, la pbdiisie domie, etc. (1).

IrritatloM altèrantei.

Ici se rangent les narootiques, qui, en même temps qu'ils irritent, semblent décomposer la matière oerveuse. L'altération qu'ils impriment à la composition matérielle des nerfs fait que la médecine les emploie quelquefois avec avantage, i petites doses, dans les paralysies, soit pour faire disparaître des changements matériels subtils que ces organes ont subis, soit pour fournir à la nature Toccasion d*y porter elle-même remède. A dose plus forte, ils exercent une action immédiatement destructive

Le changement que les nerfs éprouvent quand on applique le poison directement sur eux a lieu saps le moindre signe d'irritation; il est porté peu à peu, et sans nulle convulsion, jusqu'à la paralysie. Je n'ai jamais vu de convulsions si|qcéder à TapplicatiAi de la dissolution aqueuse d'opium , de la strychnine, de l'ex- Irait alcoolique de noix vomique sur les nerfs mis à nu d'un lapin , d'une grenouille, d'un crapaud , et je ne crois pas qu'un narcotique employé de cette manière détermine jamais de convulsions, quand il n'agit pas jiur les nqrfs par la moelle épiniére et le ceneau. La strychnine n'en fait môme pas najtre lorsqu'on b répand , sous forme de poudre, à la surface de la moelle épiniére d'une grenouille ; elle n'en provoque qu'autant qu'elle pénétre dans la masse du sang, altèrp ce liquide, et agit ainsi par lui sur le prolongement rachidien, puis, par ce dernier organe, sur les n^^rfs : aussi, toutes les fois qu'un animal a été empoisonné avec de Topium ou avec de la strychnine, les convulsions de ses membres cessent aussitôt qn*on coupe les nerfs. De même, si, avant d'empoisonner un animal avec de l'ipo, oo avec de l'augusture, on détruit une portion de sa moelle épiniére, toutes le^ prties qui reçoivent leurs nerfs de cette région désorganisée demeurent exemptes de convulsions. Il résulte incontestablement de là que les narcotiques ne provo- |qent pas les convulsions par eux-mêmes, en agissant immédiatement sur les nerfs, pt qu'ils ne donnent lieu à ce phénomène que par l'intermédiaire de la moelle Spinière et du ceneau.

C*est une tout autre question que celle de savoir si les poisons narcotiques ne peavent jws par eux-mêmes épuiser Tirritabilité des nerfs, en exerçant sur ces organes une action analogue à celle des irritants chimiques. Ce problème n'a point été séparé du précédent par les auteurs; mais on a eu tort de vouloir les résoudre ai même temps l'un que l'autre. La manière d'agir la plus ordinaire des poi^onç narcotiques, quand ils paralysent la faculté sensiiive et la faculté motrice des nerfo, taosiste à passer dans le sang, puis de là au ceneau, à la moelle épiniére, et enfin anx nerfs. (Jn antre mode d'action , de leur part , plus lent que le précédent, et ipi en est peut-être isolé, consiste "à détruire localement la force nerveuse.

i. Mode d^ action des poisons narcotiques par le sang.

Jadis 00 admettait fréquemment que les phénomènes généraiix qui surviennent èas le cas d'empaisoimement par l'application locale de substances narcotiques,

(1) Cens, à ce sujet les belles recherches dç J. Gutot, Traité de l'incubation H de son tn- ^uence thérapeutique. Pnm y ibhO, {Nete du trad,)

58& . CHARGEIIEEITS QUE LES UIBITATIONS UmiMEirr A L^nUTAHUll

. tiennent à la propagation de Tétat morbide par les nerCa. €'esl en ce tevfB Dupuy et Brachet ont dit, récemment encore, qn*on ne peut point des animaux avec des substances vénéneuses introduites dans leur lorsqu'on a préalablement coupé la paire vague des deux côtés. C'est Vk mieanV' tion dénuée de fondement; car, dans les noibbrenses ^Lpériences que j'ai fàa, de concert avec Wemscheidt (1), je n*ai pas obserré lAimnâre diflESrence, qatf à Fépoque de la manifestation des phénomènes d'empoisonnement , amt qoels nerfs fussent demeurés intacts, soit qu'ils eussent été coupés auparavaDt Iles bien démontré aujourd'hui que les accidents de Tintoxicatitm tiennent à rkMduction du poison dans le sang par voie d*imbibition (2). Nous devons i Foatm les premières preuves à l'appui de cette théorie des empoisonnements. Il a fût èi expériences avec le venin de la vipère, le ticunas, Teau distillée de bnriercm et l'opiuhi. Toutes ont eu pour résultat que ces poisons et antres semhhbfes m produisent leurs effets généraux qu'autant qu'ils pénètrent day la massedon^ et n'exercent sur les nerfs qu'une influence purement locale. Brodie oonpi as les nerfs des pattes de devant d'un lapin, dans l'aisselle , et répandit du «mb JLj| dans une plaie faite à la patte; l'action du poison n'en eut pas-moms fin I fij^ établit une forte ligature sur l'un des membres postérieurs d'un autre bçà, m y comprendre les principaux nerfs, et introduisit du woorara dans une pUe fotiquée à la patte ; l'effet demeura nul jusqu'au moment où il dénoua b lf|M mais alors l'empoisonnement se déclara sur-le-champ (3). Wedemeyer ittAi Ik t expériences avec de l'acide cyanhydrique tellement concentré, que, nûeiai- koj tact avec l'œil ou autres parties du corps, il amenait la mort dans l'espace ta l<H seule seconde : cependant cet acide si fort ne donnait pas lieu à des effistssoii Vlry quand on l'appliquait immédiatement sur les nerfs (k). Emm»rt ampoU kl Kn c membres de plusieurs animaux, de telle ^sorte qu'Os ne conmiuniqaafleit|li |>Si, avec le reste du corps qu'à l'aide des nerfs ; uu poison, porté dans la patte, R> h qi sans effet ; il en fut de même quand on le mît en contact inunédiat avec les tM mk nerveux. C. Yiborg a versé près d'un gramme d'acide cyanhydrique ooaoeMi I^ti^ sur le cerveau d'un cheval mis à nu par la trépanation, sans apercevoir h wiàk f ^t; trace d'effet (5). Hubbard a bien observé une action très rapide ^f^ci le contact immédiat de cet acide avec les nerfs; mais il* avoue lui-même qa'i

(i) Ces expériences sont en partie confirmées par cdles de Longet ( Anat, et ^fM à#, f "^ ^ nerv.<t Paris, I8d2, t. II, p. 303 et 3^7). Après avoir ingéré du poifon dans les nkiit^ toîres de chiens auxquels il avait coupé la paire vague, Longet a remarqué qae VwHitStÊt ^ ^^ était plus rapidement funeste le premier jour de l'opération que le second, et surtout kiniiK |l)r^^

pulmonaire. {^ouêttrti) f"

(2) Voy. Mémoires sur V empoisonnement par Varsenict U tartrate àe potasse, lessàtk^ ^ ^ vre, etCf par M. Orfila, dans les Mém. de VAcaâ* roy, de méd, Paris, 1840. T. VnI|^ A p. «) t. IX, p i et sniv. rN:r<

(3) Philos, Trans,, iSii, p. 178; 1812, p. 107. (Â) Physiologisehe Untersuchungen ueber das Nervensystem, Hanorre, 1817, p. Ut^*^

Emmbbt, dans Tuehing. Blœtter, 1811, t. II, p. SS.-^Sàlzb. medie. Zcifinf ,181S|1>^ p. 62. — Mbckbl's Archioj 1 1, p. 176. — Schnbll, Dtsi. sistens hietçrùm vçtemwfH^* Tttbingue, 1815.

(5) Act, reg, soc med. Hafn.^ 1821, p. 240. ÏÏhtâ

ANGEMENTS QUE LES IRUTATHHVS IMPBIMENT A L'IRBITABIUTÊ. 585

me ne survenait quand il avait soin d*isoier ces cordons ea passant une -dessous (1). Les expériences de Magendie, de Delille et d*£mmert prousi que l'admission du poison dans la masse du sang , par résorption et )n, s'accomplit avec une rapidité extraordinaire ; Emmert a fait voir que re de Taorte s'oppose à l'action des substances vénéneuses qu'on injecte

veines : il a trouvé que , dans les cas où l'angusture , l'ipo et l'acide rique agissaient avec le plus de rapidité, leurs effets devenaient sensibles de deux à cinq secondes.

il aussi quelques expériences au sujet de l'action des poisons sur les nerfs, t DU les nerfs de la cuisse d'un crapaud, en ayant soin d'enlever toutes les ifm que les cordons nerveux fussent le seul moyen d'union entre la jambe isse, et que celle-ci elle-mômc ne tînt non plus au tronc que par les os. Je [ le membre ainsi préparé dans une dissolution d'acétate de morphine et c dissolution concentrée d'opium, et je l'y laissai séjourner pendant long*- Le tronc ne fut nullement narcotisé ; au bout même de plusieurs heures, ait eucore du sentiment et du mouvement dans toute leur intégrité. )utes CCS expériences, il résulte que la promptitude avec laquelle l'action 3 se prononce, dans le cas d'un empoisonnement local, dépend non des nais du sang, et que le poison n'agit sur les autres parties qu'après avoir la masse de ce liquide.

on ])eut prouver aussi que l'action générale des poisons tient principale- IX organes centraux du système nerveux que le sang empoiscmné narcotisé. t :

;s nerfs et les muscles conservent leur irritabilité longtemps encore après causée par empoisonnement

, après avoir lié l'artère d'un membre, on fait prendre à l'animal un qui détermine des convulsions, on remarque que l'opération n'a pas [e membre de participer à l'action générale de la substance vénéneuse. Ce ive que la paralysie du cœur,, observée par Wilson chez des grenouilles titait avec l'infusion de tabac ou la teinture d'opium, n'est point la cause on générale du poison, c'est que, comme le dit fort bien Lund, les gre-

sun ivout pendant plusieurs heures à l'ablation du cœur. Les poumons it pas non plus la cause, car on ne parvient point à sauver l'animal en lant sa respiration par des moyens artificiels. Il faut donc admettre que le

et la moelle épinière ressentent, par la voie de la circulation, les preatteintes du venin des serpents et de tous les narcotiques puissants, et :onséquence ces poisons attaquent les sources mêmes de la vie nerveuse, n coupe les nerfs d'un membre chez un animal qui a été empoisonné par , la strychnine, l'ipo ou l'angusture, les convulsions cessent tout de suite ; de

après la destruction d'une certaine étendue de la moelle épinière , elles lus lieu dans aucune des parties dont les nerfs aboutissent au point lésé. 1 et le venin des serpents paraissent affecter le cerveau et la nooelle épinière il degré ; la strychnine, l'angusture et les poisons analogues agissent davan- " la moelle épinière ; car le tétanos et la paralysie en sont les principaux

Uadelph Journal , 1833, aug.

SM OAAMBMËITTS QtJE LES IRRITATIOUS IimilMEIfT A L*TRRfTABIUTi

symptômes, et Ces phénomènes persistent, longtemps encore après la section dek moelle épinière, dans les parties situées an-dessous de la plaie, comme Pi ftitit Backer, tandis qu*en général la section des nerfs met an terme aui^mooreqMl convulsifs. Les convulsions générales déterminées par Tangosture ne ces6eflt)| non plus par Tablation du cerveau ; elles se manifestent à la tète, par les idiii4 ments des oreilles. J*ai fait sur des grenouilles une expérience qui m*a procorti mêmes résultats, et qui est fort instructive. Je coupai transversalement \xn% vaisseaux et muscles d*une des cuisses, et les enlevai, en ayant soin de coéfl^ les nerfs; j'empoisonnai alors Tanimal avec de la noix vomique; rirritabffilétt promptement éteinte dans la patte demeurée intacte, et bientôt on vit sunenkl suites ordinaires de Tempoisonnemcnt des grenouilles par les narcotiques, c*at4 dire qu'il suflBsait du moindre attouchement pour que l'animal fût pris tooteii|l de convulsions : après la cessation de ces dernières dans lexorps, les musdesl mollet de la patte préparée continuèrent encore d'en éprouver dès qu'on toottf un point quelconque du tronc. Ainsi, la patte qui ne recevait plusdesaigoi senait son Irritabilité pour les excitations partant de la moelle épinière, bao(M| plus longtemps que l'autre patte, dont les nerfs et les muscles étaient eipoéi l'action du poison lui-même par le sang. On va donc trop loin quand on dit q«k poisons agissent seulement sur lès parties centrales ; leur action porte ansa ivl nerfs eux-mêmes, par l'intermédiaire de la circulation. Les symptômes d'empÉfl nement qui ont la moelle épinière pour point de départ , sont des coodAi d'abord, puis la paralysie; ceux qui partent des nerfs sont, non pasdesconinM mais l'abolition de l'irritabilité (1).

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