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apin fut mis en expérience deut mois et trois semaines après la section du atique. Dès que celui-ci fut découvert dans son tr^et entre les muscles !t demi-tendineux, nous vîmes que» contre notre attente, et à notre grand r, la continuité du tronc s'était rétablie. Le nerf fut coupé de nouveau au^

de la cicatrice, opération pendant laquelle, chose remarquable, Tanimal hauts cris, sans éprouver la moindre convulsion, et le bout inférieur fut i manières très diverses, tant à Taide d*Uiie stiAple paire de plaques gais, que par des incisions et par le pincement ; il n*y eut aucune trace de ions.

un chien, deux mois et demf s'étaient écoulés depuisiia section du nerf» i bouts furent trouvés également réunis. L'expérieftce fut feite de la même ; absolument qtle sur te lapin, et elle donna aussi le même réMiltat, c'est-* que tout pouvoir réactionnaire était éteint dans le nerf. Cependant les ; continuaient encore de montrer des traces légères de contraction, lors-

appliqualt directement les excitants ; mais cette faculté s'étttignit aussitôt

mort , tandis qu'on pouvait provoquer les convuhioos les ploS' éoeifiques membre du dVté opposé.

)6rience fut tentée sur un second lapin, dnq semaines après la Section du m laps de temps si court devait nous rendre plus curieux encore de coule résulut. Ici point de substance intermédiaire entre les bouts du nerf

tous deux étaient légèrement toméfiés, et ite adhéraient au tissn cellulaire nant : cependant la portion enlevée avait environ huit lignes de long » ]uc sa longueur ne s^élevait qu'à près de quatre lignes ches les deux pré*^

animaux. Ni les irritations mécaniques, ni les agents diimiqUes (la potasse ne), ni le galvanisme, ne purent, appliqués aux nerfs, provoquer de lions dans les muscles; il ne fut même pas possible d'y parvenir en

directement les muscles, quoique te la{Nn eût d'ailleurs beaucoup de

expériences analogues et confirmafives ont été faites pAP Steinruek (1), n (2), Marshall HaU (3), Gùeqther et Sdioen (&}. Ces derniers ont vu ûlité des nerfs éteinte au bout de huit jours. Suivant Marshall Hall, on ne pas rirritabililé des nerfs rachidiens en séparant te cerveau de la moeUe e.

expériences prouvent que la fiiculté qu'ont les nerfs de déterminer des ments dans les muscles, et l'irritabilité de ces derniers eux-mêmes, se t peu à peu après la cessation de toute communication entre tes nerb et lies centrales. Cependant elles auraient donné un résultat plus dédsif eni, an lieu d'une simple paire de plaques, on eût employé une petite pite ine pouf éprouver rtrriubilité des nerb et deS musctes; car il n'y avait te manière de s'assurer positivement si la faculté était totatement étdnie «ux des cas.

r wttrw. rt§eneraté Berlin, âSSS.

i fumeU fierv. cenbr,^ j^ iSS, ilS.

BBLLsm^B Àrtkiv^ iSSS, p. SOS. i*t Àrthiv, iSAO, p. 270.

592 LES NERTS DÈPElffDEirr DU CERVEAU ST DE LA MOELLE fPUflËtE,

En fait, d'après les expériences de Reid (1), de Stannius (2) et de Longet (S), les muscles conservent leur irritabilité à un faible degré longtemps encore aprii que les nerfs ont perdu entièrement la leur, ce que j'avais moi-même obsené dans Tun des cas précédemment rapportés. Valentin veut que Textinction de cette

(1) Edinb, monihly Joum, ofmed, tàenc, iSdi, mai.

(2) Fboriep's Notizetif iSAi, n« AiS.

(3) Longet, au lieu de se borner à opérer la résection d*un nerf et à attendre pendant pli* sieurs semaines pour expérimenter sur l'excitabilité de son bout libre, a découfert celai-ci» des chiens différents, dèt le premier, le second, le troisième, le quatrième et le cinquième jour, d il aflirme que» séparé de Taxe cérébro-spinal, un nerf moteur perd, après le quatrième ou te» quièmejour, toute excitabilité, c'est-à-dire, toute force nerveuse. Il s'assure du fait en appliqua avec précaution le galvanisme aux ramuscules nerveux les plus ténus : alors on ne voit ploi b moindre contraction de la fibre musculaire, qui pourtant est encore irritable et oscille qaandii Texdte elle-même directement. Avant Longet , aucun expérimentateur n'avait songé à isol«rlB nerfs du sentiment de ceux du mouvement , à l'effet de rechercher rimportance relatiieè leur action sur l'irritabilité musculaire. En suivant cette voie nouvelle, il a constaté que, oèM trois mois après l'extinction de toute force nerveuse motrice, la fibre charnue révèle eacore m irritabilité sous une influence même purement mécanique, mais immédiate, ce qui loi poaet d'établir que la décharge d'un agent impondérable partant des nerfs moteurs et le stiuahit spécial transmb par les nerfs de cette classe ne sont qu'une des causes excttatrioef de leur iniibilité. Les expériences de Longet s*opposent néanmoins à ce qu'on regarde rirritabilité laire comme indépendante de l'action nerveuse en général ; car, six semaines après la sa des nerfs de sentiment, cet expérimentateur démontre que l'irritabilité musculaire est déjà blemcnl diminuée par suite d'un trouble manifeste dans la nutrition des muscles. Sa est que rirritabilité est une force inhérente aux muscles vivants, « Si , dit-il , quoique indépendante des nerfs moteurs, elle réclame pour son entretien le secours d'un autreordità nerfs (senfdtifs ou organiques) et celui du sang artériel, nous espérons avoir démontré qaecB deux conditions sont nécessaires, non pour donner ou communiquer aux muscles Ut forée d k propriété dont il s'agit , mais seulement pour y entretenir la nutrition , sans laqueUe toute fit* priété vitale disparait dans un organe quelconque. » Ces recherches de Longet ont un côtéappi» cable à la pathologie. Elles ont établi , comme il le fait observer lui-même , que les dissideMa des patliologistcs (dont les uns soutiennent que rirritabilité persiste dans les muscles paratyiiséi mouvement volontaire, et dont les autres prétendent le contraire) dépendent : 1* des époqao différentes auxquelles on a agi directement sur la fibre musculaire paralysée ; 2* de ceqa'oai^ point distingué les cas où le mouvement volontaire seul était supprimé de ceux où le niooTcaal et la sensibilité étaient à la fois anéantis. Cette distinction est pourtant bien importante eapithologie, puisque, d'après les recherclies précédentes, on est autorisé à ailirmer que, daoslB cas de paralysie exclusive du mouvement , les muscles ne sont, pour ainsi parler, que damftftente de l'abord nouveau de la force nerveuse motrice pour recouvrer leur activité prenez tf obéir de rechef aux ordres de la volonté , tandis que , dans les cas de paralysies andenoo et simultanées du sentiment et du mouvement, les expériences de Longet démontrent que Iobbcles ne sauraient plus recouvrer leurs usages, à cause d'une dégénéretoenoe de leur tiwi tiét la perte de leur mobilité , dues à Tabsence du concours des nerls de sensibUité. {Qms.hiaKa, Reck. exp, sur les condit, nécess. à Vcntrct. et à la manifest, de CirritabUitè musculairtysag applicat. à la pathologie. Paris, 1861. ) — Au reste, Reid cite [loc. cit.^ p. 9, 10} useeipè. rience dont les résultais sont fort singuliers, et qui, par cela même , mériterait d*être ré^ Il coupa, sur quatre grenouilles, les nerfs des pattes de derrière, immédiatement à leorwtir du système nerveux central ; puis l'un des deux membres paralysés fut soumis chaque jour i fat tion d'un courant électrique. Au bout de deux mois, l'irritabilité persisuit bien eacore daski deux membres frapi)és de paralysie ; mais, tandis que les muscles de celui qui avait élépHiiîquement irrité conservaient leur volume et leur consistance , ceux du membre dcBMiré H» quille étaient flasques el atrophiés. (Abte ém itmL)

nu PRINCIPE ACTIF DES NERFS. 59:5

projwiélé dans les muscles soit aceompa^ùc d'un changement de structure des fibr^ primitives. Suivant Reid , elle dépend de ce que les muscles cessent de se nourrir après la section de leurs nerfs : chez un lapin, les muscles du côté paralysé furent trouvés, six semaines après la section des nerfs, plus légers de moitié environ que ceux du côté sain (1).

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