CHAPITRE II
Dra propriétés •^«•Iclwea et motrices des nerii cérébravx.
is entrer d^jMci 'dans le détail do la physk>k)gie»des divers nerfs cérébraux , s les exiif|pr*au point de vne des ressemblances on des différences qu'ils Qtent quand on les compare aux nerfs rachidiens. On peut les rapporter aux s suivantes :
>erfs purement sensitib, nerfs des sens supérieurs : Tolfactif , Toptique et istique.
Nerfs mixtes, à racine double : le trijumeau, le glosso-pharyngien, le pneumoique , avec Taccessoire de Willis, et , chez plusieurs mammifères* le grand 5I0SSC.
Nerfs principalement moteurs, à racine simple, qui , soit que, moteurs par nemcs, ils reçoivent des fibres sensitives par leur union avec des nerfs de ment, soit qu'ils contiennent déjà des Gbres sensitives dans leurs racines, ne ont être réduits aux nerfs rachidiens à double racine : l'oculo-musculaire nun, le pathétique, Tabducteur et le facial (1).
irmi ces troncs, ce sont surtout ceux des deux dernières classes qui méritent élude spéciale.
KBBFS CintfBBAUX MIXTES A BACINB DOOBUU
Nerf trijumeau.
sait que le nerf trijumeau a deux racines : Tune, la grande, qui se renfle en Eigliou, auquel on donne le nom de Casser; l'autre, h petite, qui n'a point iflement, et qui passe devant le ganglion, pour aller se jeter dans le tronc ri maxillaire Inférieur. Les branches qui naissent de la première, ou plutôt oglion de Casser, c'est-à-dire l'ophtbalmique et la maxillaire supérieure, tt vraisemblablement que sensitives. La troisième, ou le nerf maxillaire ^ur, qui provient eu partie de la petite racine, et qui reçoit des filets de cément du ganglion de Casser ou de la grande racine, est à la fois motrice sîtivc.
ruinons d'abord les propriétés de la première branche, de l'ophthalmique. incaiix sont le nerf na^o-ciliaire et le nerf frontal.
premier, qui se distribue principalement au nez, à l'angle interne de l'œil, »iijonctive et nu sac lacrymal, s'annonce par cela même comme un nerf de •ont ; l'autre pourrait être considéré, au contraire, comme un nerf moteur, u qu'il ne se répand pas seulement dans la peau du front et de la paupière ^ure, mais qu'il envoie aussi, dit-on, de petits filets aux muscles orbicudcs ])aupières, /routai et surcilier : cependant ces muscles reçoivent aussi
^ vy. la classification physiologique des nerfs cérébraux proposée pur Louget) dans Amtt, *iol, dusytt. nerv, Paris, iSà2, t. II, p. à*
60fl PROPRIÉTÉS SËNSiTIVES ET MOTRICES DES NERFS CÊRÊRRÂUS.
(les ramificatious du nerf facial. Ch. fieli a rendu vraisemblable que le oerf {i\f est exclusivement sensitif, et que les fde^s moteurs de ces parties pro\iennei^ facial. Il fit la section du nerf frontal chez un homme qui était affecté de tic mt loureux : cette opération fut très douloureuse. Un autre sujet, au contraire, ^ une ]>aralysie du muscle surcilier, à la suite de la destruction de la branche ])érieure du nerf facial par un ulcère développé au-devant de Iforeillc. Bell ^ connaître tout récemment deux ou trois cas de maladies dti'rtrgjLiyhthahniqnffc s'accompagnaient d'une insensibilité complète de Tceil et des f«|||||R0, sansf. dc la vue (1).
La seconde branche du nerf trijumeau est entièrement scnsith>(b , con»>^ précédente , et elle ne contient absolument aucune fibre motrice , ce qu'o ^ montre sans peine. Plusieurs de ses fdets annoncent leur caractère sensitif ps^ seul qu'ils se répandent dans des parties non musculeuses; tels sont les ner^-^, taires, antérieur et postérieur, le nerf vidien, les nerfs nasaux, les nerfs p^^ et le nerf naso-palatin de $car])a. Ce qui établit que le nerf sous-cutané de T mette et le sous-orbitaire sont sensibles aussi, c'est qu'ils se distribuent d^^^ rencc à la peau, et l'on peut prouver de la manière la plus certaine qu»^ sous-orbitaire, qui s'anastomose tant de fois avec le facial , et qui lui-u^ ' verse plutôt les muscles de la face qu'il ne leur donne des ramifications,,^ ^'^ lient point de fibres motrices (2). ^
Bell coupa, sur des animaux, le nerf sous-orbitaire du côté gauche ^ol/ et le nerf facial du côté droit; il s'ensuivit une insensibilité complète? ^^ .^ gauche, et une paralysie du mouvement de l'autre côté. La section du uerff^ détermina des convulsions dans les muscles de la face, ce que ne i^roduisit p^g celle du nerf sous-orbitaire. Bell coupa le nerf sous-orbitaire à un une, et k wrf i facial à un autre âne : ce dernier animal conserva la sensibilité, mais prrdjt k i puissance musculaire ; l'autre perdit la faculté de sentir, et conserva* la facdté de | contracter ses muscles. L'irritation mécanique du nerf sous-orbitaire, chez cô animaux, déterminait de violentes douleurs, mais ne donnait |)as lieu k des coqvulsions. L'exactitude de ces exi)ériences a été constatée par Schœps (3) et pw ^ moi (4). Bell a vu \m honinu; qui, h la suite d'une lésion du nerf sous-orbiulrt, perdit le sentiment dans la lèvre supérieure, sans pour cela être pri\é du IlK)nv^ , ment (5). Cependant il s'est trompé en disant que ce nerf servait au\ moD^cments de la lèvre supérieure jwur la préhension du fourrage : il prétendait aw observé qu'un âne auquel le nerf sous orbitaire avait été coupé des deux côtés, k |)ouvait plus rien saisir avec les lèvres, et qu'il ne faisait que les appuyer cootre L le sol, afin d'embrasser le fourrage avec la langue ; lui et Schœps ont aussi rfUBtque qu'après la section d'un seul nerf facial les lèvres n'en conservaient pas moi»
(i) Magbndie, Journal^ L X, p. 0.
(2) C« Bell, Exposit, du sysl, nat, des nerfs^ 1825. — Magenuie, Journal, 1 11, ^^"^ ËscuBicuT, De fuitclionibus ticrvoi'um faciei et olfactus organi. Co|K'iihague, 1835. ~-rf. Bio&i Comment, ad quœstionem physiologicam, Ulrcclil, 1830. — Bulletin de CAcadémU' dcM^f r/ne, 1839, t. III, p. 691 cl suivantes, pour la discussion qui a eu lieu dans cette StzSàBf-- Casld, Expoiition des attributs du système nerveux, Paris, 18^5.
(3) MBCkEL's Archiva 1827, p. â09.
(4) FaoaiBP*8 Notizen, n* 6k7,
(5) Mageïtoik , Journalj t. X, p. 8.