‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 140 sur 185 · PROPRIÉTÉS SRNSITIVES KT MOTBICES DES NERFS CÉRÉBRAUX · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS SRNSITIVES KT MOTBICES DES NERFS CÉRÉBRAUX

( côtés leur mobilité pour la préhension de la nourrilure. Mayo, le premier, i; cette erreur (i). Il coupa le nerf sous^orbitaire : ranimai ne put plus fourrage avec les lèvres, et il ne se servait non plus de ces organes [mnc pendant la mastication ; mais il les pouvait ouvrir, ce que Bell \ >layo crut, avec raison, pouvoir expliquer le phénomène par la perte iment daat Iqs livres, car Tanimal ne sentait plus le fourrage, quoiqu'il )rc le Baji^4 Mais ce physiologiste a mis hors de doute que le mouvement es dépMf»^ nerf facial, après la section duquel, des deux côtés, il y a > de tous les muscles de la face, y compris ceux des lèvres. Quant au mondes lèvres, des deux côtés, après la section d*un seul nerf facial, Backer 3, non sans fondement, à ce que le côté paralysé se trouve entraîné d'une passive dans les mouvements 'déterminés p4r la contraction du muscle i re des lèvres.

c|iiclies sont mes propres expériences sur le nerf sous-orbitaire des kpins. elque force qu*(m irrite, qu'on tiraille ou qu'on pince ce nerf, jamais on e le lupindre \estige de convulsion dans les muscles du museau, j'en prai section immédiatement à sa sortie ; cette opération fit pousser un cri L ranimai, et donna lieu à d'énergiques démonstrations de douleur. Le iierf fut mis en rapport avec deux plaques métalliques, après que le nerf e eut été étendu sur une lame de verre : je n'aperçus aucune trace de on dans les muscles du museau mis à découvert ; mais il en survint lorsque le nerf d'une des plaques, et les muscles de l'autre plaque, parce que, cas, il s'établissait, jusqu'aux muscles du museau, un courant galvanique, er minait, dans ces derniers, des convulsions auxquelles le nerf ne prenait Art, du moins au point de vue de ses facultés intrinsèques. Je lis enir sur le bout isolé du nerf sous-orbitaire une pile de soixante-cinq paires [ues ; l'attouchement de certains points du nerf, qui est très large, ne ina pas de convulsions dans les muscles du museau, tandis que celui de i autres points en produisit de petites. Ce phénomène, auquel je ne m'atpas, ])eut être attribué à deux causes : d'abord à ce que les branches du cial s'annexent au nerf sous-orbitaire, immédiatement après sa sortie du :>nsiiite à ce que, quand on emploie une forte pile, le fluide galvanique ne )as, comme à l'ordinaire, le plus court chemin pour se rendre d'un point tre, mais se répand de tous les côtés et par tous les conducteurs. Ainsi, r musculaire contus n'excite pas de convulsions quand on le galvanise audu siège de la contusion, parce que b force motrice ej^ interrompues p;alvanisme traverse le point lésé, pour aller agir sur les parties infédemeurées intactes, lorsqu'on emploie une pile très puissante, de quatre- I cent paires de plaques, et qu'on applique les deux pôles au-dessus de la on.

t donc prouvé par les expériences de BeU, de Schœps et de Mayo, comme ir les miennes propres, que toutes les ramifications de la première et de la : branche du nerf trijim^eau qui partent de la racine ganglionnaire sont es et non motrices.

not, andphyxiol, comment. Londres , iSSÎ, p. 107.

606 PKOraTftrfiS SENStTIVES ET MOTRICES OES ffClirS CÊBfMAHI.

Li troisième branche, qai se compose de la petite racine et d*iine pirlîeâeh grande, est évideniment motrice et sonsitive, comme les nerfs rachidieas k M après avoir été prodoits par la réunion d*une racine gangfionnaire sensitiTe ^(tm racine non ganglionnaire motrice. C'est ce qni ressort de la manière dont de» distribue.

Si maintenant l'on compare ensemble le nerf trijumean et Je^nerfa ncUfim, on voit qu'ils se ressemblent d'une manière bien manifeste e^ jfltfaÉ ronceneb racines, puisque tous deux en ont une sensitive, qui est pom4|PI|Én gugioi, et une seconde motrice, qui est simple ; mais la ressemblance n'existe plus i pirtir du point oà les racines sont réunies. En effet, dans les nerfe rachicRens, IfsHea primitifs des racines sensitives et des racines motrices se réunissent pour pnriéf de nouveaux ordres de nerfc, qui condiennent à la fcNS et des fibres motricoci des fibres sensitives. Dans le nerf trijumeau, au contraire, la pins grande jwtif de la portion sensitive demeure indépendante, et les deux premières brioàiam sont que sensitives, tandis que la troisième ressemble aux nerls rachidiens, esop qu'elle provient de l'union de la portion motrice, qui est la plos petite, «m une partie de la portion sensitive.

Les nerfe massétérin, temporaux profonds, buccal, ptérygoîdiens et mM/t dien, et ceux des muscles péristaphylin interne, péristephyKn externe, et kUf du marteau, qui naissent de la troisième branche, d'nne manière dîndP • f / indirecte, sont évidemment moteurs. Hein (1) a observé des mouteiiKairà f^J muscle péristaphylin interne lorsqu'il irritait les racines do nerftrijonMMlv le crâne. F] ^

On reconnaît que les ramifications de la troisième branche contiennent mi'i K. ^ fibres sensitives en examinant les filets que le massétérin envoie ï TarlicriÉi P^'^ temporo-maxiilaire. La portion inférieure et postérieure de la troisiùme bw L ' du neri trijumeau ne renferme, au contraire, que des fibres senatiTci l^^'jL^ ^ auriculaire, ou temporal superficiel, n'est point un nerf musculaire; il s'iHt' [/ \[

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nerf la sensibilité que lui-même possède indépendamment de sa force notriRl

nerf facial, tant avec le tronc qu'avec ses branches, et communique en pv^^^A^^ ne se distribue qu'à des parties sensibles, au conduit auditif externe, an fvM^

Toreille et à la peau de la tétc. |^ , .

t^ nerf dentaire inférieur ne fournit pas le mylo-hyoldien ; car, ainsi f^^^m. Ta fait remarquer, ces deux nerfs n'ont point de connexion ensemble, et ikoeM^ dans une certaine étendue de leur trajet, que marcher l'un à côtédcl'wlffj*! qu'au trou alvéolaire. Mais le tronc du nerf n'est éridemment que sensdf, (^«n. ' on peut en juger d'après les nerfs dentaires et d'après le rameau mentoonier. d J^ cas observé par Bell prouve que ce dernier appartient à la classe des nerfs Je^l' timent; il vint à être intéressé dans l'avulsion d'une dent, et la lèvre inww demeura ensuite insensible (2). Il est de toute évidence que le nerilingoalvp sède pas la faculté motrice, et qu'il n'est que nerf seusitif de la langue, tpôf* se répande aussi dans les parties charnues de cet organe. Jtàlrfr

Desmoulins avait déjà fait remarquer que, quand on irrite le nerflifl|l>l''l|>ini

(i) MokllkbV Arckiv, 18&Â, cah.S. ffWc

(S) MAOBHDiiy Journal^ t. X, p. 8« * '

>PRIÊTÊS SBminVES ET MOTHICCS DBS NERFS CfiUfililAinC. (W7

mal pousse des cris, mais ne remne pas b langue, et que celle-ci de- ?mcnt immobile lorsqu'on galvanise le nerf après la mort. J'ai répété iiccs sur des lapins vivants. Le nerf lingual (préalablement coupé), ne ien qui ressemble à des convulsions quand on irrite son bout péri- . ce une aiguille, ni môme lorsqu'on fait agir sur lui les deux pôles d'une Kante-cinq paires de {riaques. Mais, si l'on applique un pôle sur lui et la langue, des convulsions surviennent, parce qu'alors le nerf remplit sira(rie conducteur animal humide , qui transmet le fluide galvanique nuscles de l'organe (1). Magendie a également remarqué, après la secf lingual, l'insensibilité de la langue, sans perte du mouvement Je me icu aussi que ce nerf sent la douleur.

!c qui précède il résulte que le nerf trijumeau est, par sa grande racine, >itif de toute la partie antérieure et latérale de la tête (à l'exclusion des péciales de Fodorat, de la vue et de l'ouïe), et par sa petite racine le * de tous les muscles qui servent à la mastication. Aussi Magendie a-t-il Il de son tronc abolir tous ces mouvements et toute espèce de sentiment la tiHe entière, l'œil, le nez, la langue, phénomènes que lui, Bell et ^'gaiement observés dans les maladies de son tronc ou de ses racines. 'tion de ce nerf dans l'intérieur du crâne, que Magendie a pratiquée sur qu'Eschricht et Longet ont répétée , le sentiment était paralysé dans de la tête ; la membrane pituitaire et la conjonctive avaient perdu leur et les piqûres, non plus que les irritants chimiques, comme Tammorausaient pas de douleurs ; Tceil était sec et l'iris contracté ; la paupière ilade ne clignotait plus. Le lendemain, l'œil sur lequel on n'avait pas lammé, par l'efTct de l'irritation due à l'ammoniaque ; mais l'œil paralysé )int : rinsensibilité avait donc prévenu le développement de l'inflamis d'autres expériences, la section du nerf trijumeau amena, an bout de urs, rinflammation de la conjonctive , une sécrétion de matière purus paupières, puis une iritis et des pseudo-membranes dans l'œil, qui nibcr en suppuration ; les . gencives s'altérèrent et se ramollirent , la chit du côté de la lésion, et son épithélium s'épaissit. tiens tactiles que l'œil éprouve, par exemple dans la conjonctive, doien distinguées des sensations visuelles, de même qu'il ne faut pas conl'odorat les sensations qui se manifestent, dans le nez, par un sentiment de froid, de sécheresse, de chatouillement, de prurit et de douleur. 1 visuelle n'a lieu dans l'œil que par le moyen du nerf optique, comme is tactiles ne s'y accomplissent que par les branches du nerf trijumeau ; (ans le nez, les sensations olfactives appartiennent ap nerf oUactif seul, lions tactiles aux seuls nerfs nasaux du trijumeau.

Nerf glwso-pharyiigieD.

!S observations que j'ai citées précédemment, par rapport k on ganglion -dessus du ganglion pétreux , par une partie des filets radicnhires du pharyngien, ce nerf appartient à la classe des mixtes. J'ai fut voir que

()08 PROPRIÉTÉS SENSITrVES ET MOTRICES DES NEBFS CÊRÉRRArV.

ses racines se comportent exactement comme celles du trijumcao, |Miisqu il \ ei a une ])aitic qui se renfle pour produire le ganglion jugulaire supérieur, taifr que le reste passe au-»devant du ganglion. On peut tirer la même conclusîoDdeh manière dont il se distribue. £n eiïet, il fournit des ramificatioDS tant à b piùt postérieure de la membrane muqueuse de la langue qu'aux muscles du fkxm, notamment au stylo-pharyngien. Mayo avait déjà remarqué qu'il fMssède bfent motricc(l), et j'ai observé, siirunlapin, qu'en le galvanisant, même après la oit il survenait des convulsions au pharynx.

Reid (2), Yalentiu (3) et Longet {U) soutiennent, au contraire, par suite.d'eipè' riences, que ce nerf n'est pas moteur : cependant les observations de Voikmaii !3f et de Home ont ramené les choses où elles en étaient auparavant, c'est4-Af prouvé que le glosso-pharyngien est un nerf mixte. Volkmann, en irritant ancine, a provoqué des mouvements du muscle stylo-pharyngien et do phann: Hein a vu le nuiscle stylo-pharyngien se contracter par la mi^me cause.

Nerr vague et accessoire de Willis.

I^e tronc entier du nerf vague se renfle ea un ganglion dans riatén>or(liMr|t^ déchiré postérieur. Il se comporte donc là à la manière d'une racine seostht tt comme, aussitôt après sa sortie du trou déchiré, il reçoit une partie A 0^ accessoire de AVillis, ou n'était pas éloigné d'admettre qu'il tient de ce àam^ fibres motrices pour le rameau pharyngien et les nerfs laryngés. Mais, déufl^j^^-n: la découverte des propriétés dont jouissent les racines des nerfs rachidJcDS,c*eri'Fi«ra dire en 1805, Gœrres avait comparé les racines du nerf vague et deYxxxaàtmm d**? deux racines d'un nerf rachidien (6). Cette idée a été émise aussi, daosdBl^prfDi plus rapprochés de nous, par Aruold et Scarpa, qui ont comparé k nerf n(»i une racine postéiieure, et l'accessoire à une racine antérieure. Bischoff Fa^ loppée (7), en l'appuyant d'expériences. Il enleva, sur un bouc, uoepai* l'os occipital, et coupa toutes les racines du nerf accessoire, dans Tinlrri** crâne, des deux côtés. ïant^que l'opération dura, l'animal poussa des horie^ ^bndi^ contiimels ; mais Bischoff remarqua qu'après la section des racines d'ua <•»■ ■* ^i i voix devenait plus rauque, et que la raucité prenait un caractère de plw«*F ^^-^"^ prononcé, à mesure que le nombre des racines coupées du côté opposé aujjB» La voix cessa complètement après la section de toutes les racines : iï/ratf «*■ vocem amisit et summiaswn quemdam ac 7'aucissimumtanUwimodoemisu^^w'\% ^, qui neutiquam vox appellari potuit. ^r»=,

(\) Comp, Mayo, dans le Journal de Magendie, t. III, p. 355.

(2) Edinb. med. and surg. Jouvn.^ 1838, p. 109.

(3) Defuncl. ncrr. cérébral. y p. 38.

(4) Anat, cl physiol. du «ysf. ncrv.^ t. II, p. 220.

(5) Erposiiun der Physiologie. Coblentz, 1805, p. S28.

(6) Nervi accessorii Witlisii anatomia et physiologia, Ileiclelborg, 1832. ^

(7) Dans ces derniers temps (1841), Texpérience a été répétée par Longet, qw»^*^. ainsi : « Sur un septième chien , le résultat, quoique n^ayaltat pas été absolu , Bi*t nm qu'à tous les assistants, confirmaiifde Topinion de Bischoff. Ainsi, ayant agi inrki^' du côté droit , je déterminai une raucité de la voix , qui augmenta encore quaad fc* mente sur le spinal du cù\é gaucho. Néanmoins, je n'obtins point une aphonie coapW^

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