PROPRIÉTÉS SENSITIVES CT MOTRICES DES NERFS CÊRÉRRAUX
moyen certain pour décider la question me parut être d'irriter les racines du igue dans l'intérieur du crâne. Pour arriver avec autant de célérité que posux racines, je pris un gros chien vivant, auquel je commençai par mettre le IX à découvert; puis je sciai le crâne, et je brisai Tare de la première vercervicale avec des pinces; ensuite j'écartai le cervelet jusqu'à ce que les $ du nerf vague e€ de l'accessoire devinssent apparentes ; je les coupai, pour acher de la moelle allongée , et j'irritai celles du nerf vague , tant par des is mécaniques qu'à l'aide d'une simple paire de plaques. D'une mamère 3 de Tautre, il survint des contractions bien manifestes dans le pharynx, expérience, que j'ai publiée en 183^, me fit douter de l'exactitude de la î dont il s'agit ici, et j'engage les physiologistes à la répéter, pour voir si j'ai bservé.
lak a remarqué que, chez les animaux , une partie des filets du nerf vague au-devant de son ganglion.
mtin (1) cl Longet (2) se prononcent pour la nature purement sensitive du agiio et la nature motrice de l'accessoire ; le premier d'après des expériences $ racines de la paire vague , le second d'après le résultat d'expériences de »(! répétées par lui. Cependant beaucoup d'auteurs ont admis le caractère du nerf vague, de sorte que ce point de doctrine ne parait plus pouvoir comde doutes aujourd'hui. Suivant les expériences de Reid, le oerf vague est i-môine scnsitif et moteur. Dans les nombreuses expériences de YoUcmann s racines du nerf Vague, il y eut un mouvement du pharynx, du voile du pades muscles du larynx, tandis que les irritations de l'accessoire n'en détersnt jamais aucun dans ces parties, mais produisirent seulement des convui-
ridée de Tendre ia membrane tliyro-byoîdiennc , et, en évitant avec soin la lésion de< currents, de renverser le larynx au-devant du cou du ranimai, pour juger des teou?«le la gloUe. Nous ne filmes pas peu surpris en voyant qu*à droite la paralysie était oomandis qu'ù gauche on apercevait encore de légers mouvements. J^annonçei qu*à Tausi ropinion de Bischoff était fondée, nous devions rencontrer une destruction complète ' spinal droit, et incomplète de celui du côté gsiucbe. Ma prévision se réalisa de la manière satisfaisante ; d'ailleurs, le bulbe et les filets radieulairtê du nerf vague furent trouvés nets. > (iV. du trad,)
^€ funciionib. nerv,, p. â5. Il aflirme que Texcitalion des racines du nerf vague, séparées n de celles du spinal^ ne donne lieu à aucun mouvement dans le pharynx» le larynx, âge, etc. {Note du trwL)
:>ngct {toc. cit.y t. II, p. 265. Vojf, aussi son Mémoire sur les fonction» des nerfs et deê du larynx, et sur l* influence du nerf accessoire de WHlis dans la phonation, iS&i), en entant sur des chevaux, a vu Tapplication du galvanisme au spinal, avant son entrée trou déchiré postérieur, susciter les contractions les plus manifestes dans le larynx, le : et la partie supérieure de l'œsophage, tandis que ces organes sont restés immobiles 1 stimulait de lu même manière les racines du nerf vague. Toutefois il recommande de les précautions suivantes pour obtenir ce dernier résultat négatif: 1* séparer complètenerf vague du bulbe racbidien, aûn de prévenir les mouvements réflexes ; 2* écarier sèment les filets les plus supérieurs du spinal de ceux du pneumo-gastrique : S* interne lame de verre mince entre ces deux nerfs, en se ndéfiant surtout de rhuiiiidil6«qiil et si aisément le galvanisme d'un point à un autre ; A* enfin ne pas faire p forte : 20 couples suffisent, même chei le cheval , pour donnerliea aux ites. {NalêiÊMt\
6t0 Pltt>PBlBTÉS MHSITIVES ET UOfUCKS D£ft NElfft CtÊÈJBUBL
sions dans les muscles sterno^cléido-mastoîdieii et trapèie (1). SUlliiig a çbm reflet nM)tétir des racines du nerf vague (2). Dans les expériences biles es jptim de Krause, il y eut des mouvements au pharynx, à Testomaç et i b gIoUe,(ii que T^stomac et l'organe de la voix demeurèrent tranquilles lorsqu'on initiAi' cessoire, également dans l'intérieur du crâne.
Van Kempen (3) a vu , en irritant le nerf vague dans l'intérieur du eriat,k mnsdes internes du larynx se mouvoir : ces muscles demeuraient eapirUiip lorsque l'irritation portait sur l'accessoire (A). Je renvoie à son ooTmejHVC qui concerne les'ellets moteurs de chacune dos branches du* nerf ^igat Bel remarqué que l'hritation des racines de ce nerf dans le crâne détamiaiit Ai» vulsions du pharynx et du voile du pabis, par l'action des mufcfes pto#» externe et p^bto-pharyngien, muscles qui peuvent aussi être mis eaiMMi par l'irritation du nerf accessoire (5).
(i) Uuwtu^HÀr€lU» i.i«4Q. p. 450.
(S) B«richl von der Versammlung iUr Naîurfonçjiêr la Brmuiêekwég^ p« 91.
(5) E$êai empérimental suf la nature fonetionnMe du nerfpHeumogoitrUju, iMnk itil
(6) Ce' ftiit est en coulradictJon avec les résultats des eipérieiices de Bisciwf»r<pMB|' |ii Looget* lfe
(6)M.CI.Benwrdaétudié {Comptés reniMêééUSociéU de kUdoglt, ISAS, |i. il) MM |l des nerfr pneiuDoirastriqttes sur les eontractions d« cœur. Quand oa pbce li oHipM If. Iftageiidie sur Tprtère carotide d*un cheval, ou constate que la pmnk» tojile àflli artériel soutient une colonne mercurielle de 130 à iAO millimètres, à laquelle Hesli'^*!** augmentation de 15 à 90 millimètres pour chaque contraction du cœur. Si, àei Mi(il«<i résèque les deux nerfii pneumogastrique'ir dans la région nioyeniie du cou , oa eoMhff*^ pression totale du systèmie artériel augmente, tandis que rqsciliatioii doeàlsdûsMhi'i cœur diminue, et n'est plus alors que de 5 à 6 millimètres. En même temps, le ooBhcèip salions devient beaucoup plus considérable. Chei le chien, on constate les méiDO seulement , è Tétat normal , les contractions du 09ur, chex cet animal , soat tris Aussitôt après la section des nerfk pneumogustriques, k»s pulsations, devenues phn et plus blblesk offrent une très grande régularité dans leur succession.
D*un autre &Ué, M. Brown Séquard (/6., 4850 ; Gazette médicale, 1850, p. i7t)i essar bettra avae sa régularité et sa vigueur ordinaire, pendant plusieurs aïoii, dviésM* eiens, après Teitirpalion de la moelle allongée , s'est demandé si les nerb vsgaes, lnU^ qu'ils éiaienl de la moelle alioogéc, ne transmellaieiit pas au cœur deseiàtaliosiiiB*^ leurs ganglions. En effet, le ganglion du nerf vague est tri's gros chez les batracieai qui sont ceux qui survivent le plus longtemps à la perte de la moelle allongées II aiiii^^ ganglion du nerf vague, des deux côtés, sur un grand nombre de grenouilles hitsi^<><^ subi d^è Textirpation de la moelle allongée. Malgré une forte hémorrhagie, cet vàtâ survécu jusqu'à vingt ou trente jours. Pendant toute leur survie, leur coMVihtfi autant de foroe et de régularité qu*à l'ordinaire. M. Scliiff, faisant des expéneaoti vu les animaux périr très promptement. M. Brown Sôquard aUribue cette éiBKmkk^ renoe de conditions physiques dans lesquelles ont été placés les batracieiis. Les diiioni sont i une basse température, de l'humidité, et surtout un abri qui les preUfto^ courants d'air.
A ce sujet des mouvements du cœur, je mentionnerai un mémoire de II. HifieiMn(^^ rendue de la A œiélé dé biologie, 1850; Gûutte médicale ,1^50^ p. saS), sur la vitsMàhd^^
lation. Cette vitesse dépend de trois éléments dont malheureusement i'ealimatiœi|,
cultes : l'' la quantité totale de sang possédée par un homme ; i,^ la quantité ésfli|4^ chassée du ventricule gauche à chaque systole ; 3* le nombre des syatolet dMi m M. Hiffelsheim a obtenu les résultats suivants: 1*> avee les chiflîres los ptop tels,ii durée totale d'une circulation de toute la masse du saïig est de trois minutes Imit^^f^