‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 142 sur 185 · PROPRIÉTÉS SENSITIVES ET MOTRICES D:ES NERPS CÉRÉRRAUX · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS SENSITIVES ET MOTRICES D:ES NERPS CÉRÉRRAUX

rf accessoire est vraisciiiblablement déjà mixte lui-même , (|uoiqu'ou n*y e un ganglion que dans des cas rares et exceptionnels; il lui arrive souvent >t()nu)ser dans Tintérieur du canal rachidieu avec la racine postérieure du nerf cervical , et quelquefois même cette racine postérieure est entièrejrniepar lui (1).

s cliilTrcs ic» plus faibles, d*uDe minute et quaninle*siz secondes. Kntrece minimum et uni, la moyenne est de deux minutes et quaronle secondes. Il suit de là que, chei.un lulle, la masse enllère du sang met deux minutes et quarante secondes à opérer u|ie Il complète, Kn calculant sur les mêmes bases , mais en prenant un nombre de systoles [ue M. Iliflelsbeîm, ^I. Giiutker {Lekrbuck der Physiologie, -1847, t. II) est arrivé à Il un peu inférieur; la durée de la circulation totale est, sui>ant lui, d'environ unq vingt- deux secondes. R. L.

Cl. Bernard {HccJierches sur les fonctions du nerf spinal, étudié spécialement dans ses iivcc te pneumo-gastriquc ; Mémoires de l'Académie des sciences , savants étrangers, 693) a découvert les véritables fonctions de ce nerf et élucidé complètement une :|ui avait occupé plusieurs bommeséminents. ...

anaiomique. — Le nerf spinal (accessoire de Willis) a été décrit comme. un nerf isolé t du pncumo-gastrique, par Willis, en 1661. Mais, depuis cet anatomiste, les descripent singulièrement varié ; on avaitcompris, parmi lesorigines du spinal, des filaments que rigeait dans le pneumo-gastrique, sibien que la divergence la plus grande existait entre I

rs anciens et modernes su rTinterprétatlon qu'on devait donner aux connexions anatoui existent entre le spinal et le pneumo-gastrique. En eOet, Willis admet q^ue le.pneumo- ! fournit une anastomose au spinal, tandis que Scarpa et tous les modernes soutiennent, tire, que c'est le spinal qui fournit au pneumo-gastrique un rameau considérable appelé unastomotique interne. Cette anastomose avait acquis une grande célébrité depuis les de Gœrres, de Scarpa, et surtout de BLichoIf, parce que ces auteurs li consldéi:aient ipportunl au pneumo-gastrique l'influence motrice du spinal, qui dès lors avait été re- ImL'me comme l'origine exclusive de toute la faculté motrice du pneumo-gastrique. Tormula cette doctrine en ces termes t Nervus Willisii aecessorius {^ert spinal) est lotorius atque eamdem kabct rntionem ad nervum vagum, qui hensibilitati solummodo ]Mam nntica radix nervi spinalis adposticam. Celte proposition, qui est développée au vue anaiomique et physiologique, est disculée dans la partie anatomique du Mémoire, uement, avec tout le soin qu'elle mérite. Il démontre que celte comparaison, qui assilerfs spinal et pneumo-gastrique aux deux racines d'une paire radiidienne, bien que très le, n'est point cxaele et repose au fond sur plusieurs erreurs anatomiques. Il fuit voir non seulement par la comparaison des textes des auteurs, mais par des dissections 1res ses faites sur l'homme et sur les animaux, que Scarpa, et après lui les auteurs modernes, ité l'origine du spinal autrement que Willis, et que c'est de là que provient la divergence iplions. En effet, Willis ne comprend comme origines du spinal que les filets qui, naisa moelle épinièrc cer\icalo, remontent dans le cr&neen se réunissant successivement isliluer un tronc unique qui s'accole au pneumo-gastrique, lui emprunte une anasloi.« le trou déchiré postérieur et sort pour se distribuer ensuite dans les muscles sternom el trapèie. Scarpa mentionne, comme Willis, cette branche externe du spinal, qui va se r dans les musclessterno-inastoldienet Irapèxe; mais il en décrit une autre non indiquée is, la branche anaslomoiique interne, qui va se confondre avec le tronc du nerf pneumo- . Sur des pièces convenablement macérées, en décollant celle branche pour remonter origine, on voit qu'elle n'a pas de rapport avec la moelle épinière cervicale, et qu'elle de quelques filets émanés de la moelle allongée que Scarpa, contrairement à Willis, is les origines du spinal. Or, il reste évident que la description de Willis est néanmoins e, car, n'ayant pas compris dans les origines du spinal les filets de la moelle allongée, rait pas décrire la branche anastomotique interne qui en provient. riUque, qni avait échappé à Bifcboffaioii qu*aiii aoimauloniiitM, a conduit M. Ber«

612 PROPBlÊTfiS SENfilTIVES ET MOTRICES DES NERFS CÊRÊRiArX.

Nerf grand bypoglowe.

Chez le bœuf et quelques autres nammiferes, où ce nerf possède h petite ncar ganglionneuse postérieure que Mayer a découverte , il fait partie de la damia

nard à reconnaître dans le oerf spinal deux portions anatomiqocinent distinctes par lms«tgines, savoir : i* la branche interne^ qui naît de la modle allongée ; 2* la krameke exUrwt, fa provient de la moelle épinière cervicale. I^es dissections deSpenee {ReckerckeM •mmtom^mm Us nerf» pneunuhgastritfneet sjornal, traduit dans les injiaéet méiieo^^^e^hotofi^meM, Lllf,1Êlit faites à un autre point de vue, viennent parfiiiteiBent à Tappal de cette dbtîoctkNi.

11 f^it voir de plus que ces deux portions dn ncif spinal sont souvent iodépendamaraseè Tautre dans leur développement relatif! Ainsi, chei le bœuf, le idieraU la branche edoiefll proportionnellement beaucoup plus développée que cbei Pfaoainie« tandb qae cbet Icssîhmi cette branche externe disparaît entièrement, de tefle sorte qae chei ees aninaai le nerf ifini est réduit à la branche interne.

Partie phytiologique, — La proposition physiologique émise par Bbchoffétait très dsirb tt consistait à dire que la branche anastomotique interne du spinal était la raeime motrite k Mrf pneumo-gaslrique, et la conséquence était qu*après la destruction da spinal toole Is (kaitimh trice devait être anéantie dans le pneumo-gaslriqoe. Caait là ce qull s^agiasait de pasvtr. Bischolf, après plusieurs essais Infructueux, parvint sur un vhevreaa h détruire les ncrftipiBNL et il observa que chex cet animal la voix s*éteignit aussitét lien coiiclal que cette aphonie Aallr signe d^une paralysie de tous les mouvements do pneumo-gasiriqae, et qae conséqoennat b tliéorieétait confirmée par Texpérience. Personne, après BischoU; n'avait pa iMisereoaplékanf la même expérience. M. Bernard la tenta è son tour, et, après avoir sacrifié plosiean ssiaai (chiens), il parvint à détruire les spinaux et il obtint les Démes résullats qae BischsCc^ dire, Vaphonie, Mais ce résultat, limité au larynx, ne paraissait pas aatoriser hs csadaiii générales et absolues de BisdiofT; les animaux ne survivant que peu d'instants A ropérateriM' prouvait que l*Œsophage, Testomac, le cœar, le poumon, fassent paralysés eoniaw Télaitkhqft Pour juger la question, il fallait absolument faire survivre tongtemps les anlmaax, et esasôMra' soin toutes les fonctions motrices des organes auxquels le pneumo-gastriqae distrihaesaisB» r/cst en vue de ce but qu*il imagina un procédé nouveau d*extirpatloa des nerfr, faifi^ d'arracher et de détruire sur des chatsou des lapins les nerfii spinaux sans ouvrir le crtsetf compromettre la vie par le fait même de Topération. Le procédé de M. Bernard le spinal à sa sortie du trou déchiré postérieur et à opérer par arradienient la toutes les origines inlra-rachidiennes. Voici oommenton opère : An niojen d*i de Tapophyse mastoTde jusqu*un peu au-dessous de Tapophyse transvene de VêÛÊê, la branche externe du spinal dans le point où elle se dégage en arrière da dieu. Avec une petite érigne, on fiiit soulever par un aide la partie sopérieare da mastoïdien; et, disséquant avec soin la branche externe du spinal, on s'en sutui— iift'i* pour parvenir jusqu'au trou déchiré. Chemin faisant, U suffit de qaélqacsprtai'<'^|^ '"'''' éviter la lésion des vaisseaux et des nerfs voisins. Lorsqu'on est arrivé au-delà di ■*• •• 1^/ ''^''^ mastoïdien, entre les faisceaux duquel il faut suivre le spinal, on arrive ven lapilli^ «H^^l ^ ^^^ la colonne vertébrale et, en remontant, pour se diriger vera le trou déchiré P^^l^'^'ï^k^w^' '* çoit bientôt le nerf hypoglosse, qui vient traverser la direction du nerf fneciÊÊpf^^m^ /"' '^ précisément en ce point que la branche anastomotique interne se détache di ^^^MiwJ^^*' ' porter vers le tronc du pneumo-gastrique. A l'aide de pinces modifiées poar ed o'^^^f^ »!,!,' ^'^' ^ cette branche en même temps que la branche externe du spinal-, nab on aéeitoi^^''jAi» J'^^^'^i

du nerf spinal qu'on a ainsi saisi, une traction ferme et cootlnoe, c'eit*è-^reisM*fi^9K^^A^'^'*'

excessivement ténue, et dont se détachent des radicules qaand on le plaee ssaift*Tjfr>^'^'' P'^'^ rien autre chose que toate la portion intra-rachidienne du nerf spinal. C«— »— ^"^.jSr^S.^! ^'^ cédé opératoire, tel qa*U vient d'être décrit, a pour bot d'arracher le "^

agit sur toutes les orignes dn nerIL Bientôt on sent une sorte de craqwflMDt, le «rf*^ftvrjr| '^'"^'^ ramène au bout des pinces un long filament nervenx eoBtqne* qai se terarfaenr 1**^81^ ^. . ^ '^ p

- 'Ht*

Page 1