PROPRIÉTÉS SENSITIVÉS ET MOTRICES DES NERFS CÉRÉBRAUX
nerfs mixtes à double racine. Chez rhomme, il n*est, la plupart du temps, (fuc moteur, au point de vue de ses racines, et c'est seulement pendant le cours de sa distribution qu'il reçoit des fibres sensitivcs par anastomose. Mais si Ton considère que les racines ordinaires de ce nerf forment une série qui se continue avec celle des racines antérieures des nerfs rachidiens, qu'il a une racine postérieure chez quelques mammifères, que la racine postérieure du premier nerf cervical venant immédiatement après lui manque quelquefois, et qu'alors ce dernier lui ressemble
i-dire, de détruire è la fois les origines qui consUtuent la branclie externe et la branche interne* Mais on pourra, si l'on veut, extirper Isolément, soit les origines médullaires, soit les origines bulbaires du spinal. En effet, si Ton saisit avec les pinces, et si Ton exerce les tractions sur la branche interne seule, on arrache seulement les filets bulbaires, et Ton aura les résultats de Tablation isolée de la branche interne. Si, au contraire, on saisit la branche interne du spinal, ce qui est Topération la plus facile, on arrachera seulement les origines médullaires du spinal, et Ton aura les résultats de ]*ablation isolée de la branche externe. Au bout de quatre ou cinq Jours, les plaies du cou entrent en cicatrisation, et les animaux sont rendus à leur état normal, moins lesspinaux qu'ils n'ont plus. Ainsi, par ce procédé, on atteint le but : les nerls spinaux ont bien été détruits, et les nerli pncumo-gustriques ménagés ; dés lors, il a été permis de constater des phénomènes nou\eau\ et d'obsener toutes les phases des troubles fonctionnels qui suivent l'ablation du nerf dont on vent étudier les usages.
Les animaux dont ces nerfs sont ainsi exUrpés survivent indéfiniment, etronn*obser?e chez eux que Vophonit : tous les autres phénomènes de la digestion, de la circulation et de la respiration, qui sont $ous l'influence motrice du pneumo-gustriqtie, ne sont point paralysés et continuent de ^'exécuter normalement.
Ces expériences conduisent évidemment à d'autres conclusions que celles de Bischoff. Elles démontrent que l'ablation des nerfs spinaux n'agit que sur les fonctions du larynx et laisse intacts tous les autres organes qui reçoivent leurs mouvements involontaires du pneumo-gastrique /îestoniac, cœur, poumon, etc.). Et comme, d'uutrc part, M. Bernard démontre que cette faculté Utotrice ne provient d'aucune anastomose du pneuoio-gastrique, soit avec le facial, l'hypoglosse ^les paires cervicales, il faut bien reconnaître que ce nerf n'est point un nerf sensitlf pur, mais i|ii*jl est mixte, c'est-à-dire que dès son origine il est composé à la fois par des filets de sentiment M par des filets moteurs involontaires. De tout cela, il résulte finalement que le nerf spinal ne peut pas Ctre considéré comme la racine antérieure du nerf pneumogastrique.
Il s^attache ensuite spécialement à déterminer les usages des nerfs spinaux relativement aux IbfBCtIons du larynx, et il montre que cet organe, constiliiunt un appareil double destiné ù la fois ^ la respiraUon et ù lu phonation, est influencé par deux ordres de nerfs distincts, savoir : le |MieuiiH>-gastrique, qui préside aux mouvements TM/^irAfoirM involontaires, et le spinal, qui préwàde aux mouvements voctnuo volontaire!:. Chex l'homme et la plupart des mammifères, ces deux CMtlres de nerfs se trouvent mélangés et unis dans les nerfs laryngés. Mais Tanatomie comparée tBCMitré que cette fusion du spinal et du pneumo>gastriquc n'est qu'accidentelle. Chex le chimpansé, par exemple, elle n'a pas lieu, et la branche inicrne du spinal chez cet animal va se rendre ^frectement au larynx.
En résumé, le pneumo-gastrique est un nerf mixte qui tient sou^ sa dépendance trois grande» Vonciions dont les mouvements sont involontaires : la digestion, la circulation, la respiration. Cefendant, parmi ces fonctions, la respiration participe à la vie volontaire ou de relation par l'apyareil ?ocal, qui est placé sur son trajet.
C*est seulement pour cette fonction que le nerf spinal, essentiellement moteur volontaire, se trouve sur-ajoulé à l'influence du pneumo-gastrique. Pendant le sommeil, le larynx ne sert qa*è la respiration et ne fonctionne que sous l'influence du pneumo-gastrique. A l'état d^ veille, Son de Tacte de la phonation, l'influence du spinal intervient pour ugir sur le larynx. Mais si les spinaux ont été préalablement détruits, l'animal ne peut plus agir sans son appareil vocal ; il '■Ole aphone, et son larynx, comme son estomac on son cœur, continue toujours à fonctionner V^r la vie organique, et cesse de pouvoir désormais servir ponr la vie de relation. É. L.
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PROPRIÉTÉS SFA'SniM'^
Chez le bœuf et quelques aiilr«*s ganglionneusc postérieure que M^*^
nard à rcconnailre dans le nerr spiuai. gines, savoir : !• la branche lufi r.'ii . proTientde la moelle épini^rc rn; >■ les nerfs pneunuhgastriqueet spinnî. > faites à un autre point de vue, viennr-
11 fbit Tolr de plus que ce» deux \v* Tautre dans leur déYeloppeniciil ii\r,'f^-^ proportionnellement beaucoup pli*-cette branche externe disparaît nni est réduit à la branche interne.
Partie physioiogique, — La pmconsistait à dire que la branchi.' a!'pneumo-Kaslrique, et la consOqii'ri trlce devait être onéanlie cbn^ t BischolT, après plusieurs essais ii. ' et il observa que cbeirctaHimul i signe d*ufie paralysie de tous le* ' théorieétait confirmée par r<'\) >« la même expérience. M. Beniin (chiens), Il parvint à détruite i dire, Vaphonie, Mais ce résuiigênérales et absolues de Rïm I.
prouvait que rœsnphage, d- ' Pour juger la question. Il Tii ' soin toutes les ToncUons niulir- C*est en vue de ce but 411 1.
d^arracher et de délruin.* «><i.
compromettre la vie par !<* ' le spinal à sa sortie du tru' toutes les origines inlra-niH de Tapophyse masloldr ji, la branche externe du «[1 dien. Avec une petite érî mastoïdien; et, dlsséqur pour parvenir jusqu'au éviter la lésion des vai>> mastoïdien, entre les Hi la colonne vertébrale 1 çoit bientôt le nerf hyp précisément en ce pué porter vers le tronc du celle branche en mûm« du nerf spinal qu*on a agit sur toutes les origi ramène au bout des pi* excessivement ténue, 1 rien autre chose quel cédé opératoire» Id ^
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« la douleur quand on rirritr. te postérieure dont il est pounn éa Tooré cette racine ix)stérieure;jri9 *qiie d'autres nerfs lui emoieBip»
;.Mipter ses anastomoses tant i\tckmi
.■< njJtT, REÇOIVENT DBS FfciES icaiTinir<i
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laire, pathétique, abductear.
en uiémc teni|)s d*un cerlaio éBfftè
en générai. Dansd*autresiDBdB.b
essensitives des racines pojtériww
wirires. Cette explic^iiion ne saonilKn'
isdes muscles oculaires s'accomp^et
ius ces organes. Cet effet dfpesM^
mm les racines simples, motnm 01 ■
m kien des ûbres qui le rendent josikt
fKt pendant leur trajet ? On a soareflU*-
anastomose du nerf pathétique ït«J»
iHL dans le veau, un petit liJel de celle jn-
m roculo-musculaire. On est incetiaa s b
^hilmique, venant du nerf nasil. ^
mû elle en fait aussi parvenir qnekpB*^
ulaire. Quant au nerf abducteur,»»'
fiovenant d*autres nerfs. Dans un td ^^
à la question de savoir d*où ctiff^
aptes à être sensibles en même itaff
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PBOPBiftTtS SEHSITIVES ET MOTRICES DES NERFS GÊRÊRRAUX. 615
Nerf facial.
Le nerf facial est le nerf moteur proprement dit de tous les muscles de la face (à l'exception des masseters), de Toccipital, des auriculaires, dtt stylo-byoTdien, du peaucier, et du ventre posttTieiu* du digastrique, dont le ventre antérieur reçoit des filets du nerf myio-byoîdien , provenant de la troisième branche du trijumeau. Dans les oiseaux, il paraît se distribuer uniquement au muscle stylo-glosse et au muscle cutané du cou. La section de ce nerf entraîne la paralysie de tous les muscles de la face; Tanimal n*élève plus les sourcils ; il ne peut plus fermer les paupières ; ses muscles auriculaires sont paralysés, son museau est pendant et immobile, etc. Ces phénomènes ont été constatés par Bell , Mayo , Scboeps , Backer et autres. Backer a remarqué qu*après Tempoisonncment par la noix vomique, la section du nerf facial ramenait sur-le-champ le calme dans les muscles de la face, tandis que C£ux des autres parties du corps continuaient d*éprouver des spasmes. Lorsqu'on irrite le tronc de ce nerf, il sunlent des convulsions dans tous les muscles de la iace (1).
(i] MM. Martin-Magron et Brown-Sèquard ont observé un tournoiement et un roulement coosécatifs 5 Parraebement du nerf facial. Si, apr^s D?olr mis à nu le nerf fadal à la lorUe du (rou stylo-mastoTdien, cbet un lapin ou un cobaye tî? ant, on tire vivement sur oe ncrfi de fliçoa i Je détacher à son insertion encéphalique, ou tout à côté, on voit , après un temps qui varie de <leux à cinq minutes, l*animal tourner sur lui-même par un mouvement de manège. Cette rotation 0 lieu de gauche à droite si Tarrochement a été fait à gauche, et de droite à gauche, si c*ost ie nerf facial droit qu*on a arraché. Le tournoiement est précédé en général par des mouvements QODTulsifs des yeux, desmftchoirrs et de la tète sur le tronc; on voit ensuite Panimal se replier lur lui-même en arc, et si fortement parfois que la télé s*approche considérablement du traiu tiostérieur. La concavité de cet arc eiisle du côté de rarracheraeoL 11 semble que tous les musoles IfMigitndlnaux de ce côté du corps soient mis dans un violent état de contraction, contre lequel l^aDimal lutte vainement. On éprouve de grandes difficultés quand on veut redrcMer le tronc et le cou de Panimal. Quelquefois le mouvement de manège commence aussitôt après cette tocurvation latérale; d^autres fois, ce n*cst qu'après s^étre ainsi tenu pUé pendant un instant que raoimal commence k tourner. Le mouvement circulaire est d*al>ord opéré sur place, puis, au bpvt de quelques minutes, le eerrle s'agrandit, et enfin, après huit, dix, vingt ou trente mi- Bntct au plus, Tinimal marche droiL Pendant tout le temps du tournoiement, il n*y a de de paralysie dans aucune partie du corps , à Tesception , bien entendu , d*une moitié de la
L>orsqu'en arrachant le nerf facial, il se dérbire dans une porUon de son trajet dans le rocher, le tournoiement n*a pas lieu, mais il a lieu lors même que le nerf n'a pas été détaché à son iiMertion, pourvu qu*il n'en reste qu'une très petite porUon adhérente uu centre nerveux. Le plus sûr moyen de réussir en faisant celte expérience, est d'agrandir le trou slylo-masloïdien, et d*arracfaer le nerf après Pavoir saisi dans celte ouverture même. Chez les cochons d'Inde, dans de pareilles condilions, Texpérience réussit toujours. L'expérience ne réussit pas chez les chiens; quoi qu'on Ihsse, le nerf se déchire toujours dans son trajet auriculaire. En général, on réussit parfaitement chei les lapins.
Quaad, après avoir arraché le nerf facial d'un côté, on l'arrache de Tautre, quel que soit le ledipe écoulé entre les deux arrachements, une heure, un jour, et môme huit mois, au lieu de voir l'animal exécuter un mouvement de manège, on lui voit faire un mouvement de rotation, de roulement, sur l'axe longitudinal de son corps. Pour faire comprendre ce que c'est que ce roulement, nous le considérerons comme composé de quatre mouvements; l'animal tombe d*abord sur le côté du dernier arrachement; puis il se met sur le dos, tenant les jambes en Tair ; eniuite, il tombe sur le côté du premier arrachement, et enfin il se replace sur ses jambcb.
616 PROPRIÉTÉS SBNamVES ET MOTRICES DES MBRffS GÊafiBRADI.
Bell croyait que différeots^ muscles de la face, parexemide, ceux des lèrres d museau, pouvaient être paralysés par rapport aux mouTements de la physionoa tandis que leurs mouvements masticateurs persistaient, et vice versa^ ce qu*fl al buait à ce que ces muscles recevaient des branches du nerf sous-orbîtaire d facial. Cependant le nerf sous-orbitaire ne possède aucune puissance motrice, après la paralysie du facial, les muscles sont privés de tout mouvement, à Teio tiondes masseters, qui ne lui sont point soumis, puisqu'ils dépendent de lape portion motrice du trijumeau.
Jusqu'ici, je n'ai considéré le nerf facial que comme nerf moteur : BeH ■ connaissait qu'à ce titre, et il le croyait dépourvu de sensibilité. Mais, en aà temps que le pouvoir moteur, il possède une très grande sensibilité ; car, lonqa le coupe, les animaux éprouvent des douleurs assez vives pour leur arracberi cris (i).
Une tout autre question est celle de savoir si les fibres sensitlves de ce nofi appartiennent dès son origine, ou s'il les doit à ses nombreuses anastomoses afi le trijumeau, c'est-à-dire avec le temporal superficiel, le sous-cutané de b pm mette, le sous-oii)itaire et le mentonnier. Ëschricht (2) l'a résolue dansleseosd la seconde hypothèse (3). Il coupa le nerf trijumeau dans le crâne ; le oerf k» continua d'être sensible après cette opération. Dans une seconde expérieocp.ir section du nerf trijumeau gauche fut suivie de l'insensibilité du nerf fadaJcsno-
Toat aassitôt il recommence ces mouvements dans Tordre indiqué. Ces rooufemeots soKli rapides, et il n*existe pas d'inter? aile entre eux. Pendant que l*animal roale, Il i'tioigoeàlu où il était d*al)ord, et dans la direction du côté du second amchemenL En ([éoéral, t^é, qoinie ou vingt minutes de roulement, ranimai finit par pouvoir se mettre »ar9esjaki,i alors ordinairement il tourne sur lui-même, comme après le premier arraclH'meDt, mûm^ côté du second. Si on l*excite vivement, il se remet à rouler; bientôt oependaot.otlp^lB excitations les plus vives, il ne roule plus, et décrit, quand il veut se mouvoir, des eerdaèj^ en plus grands, jusqu'à ce qu'il arrive à marclier droîL Le roulement et le toornoifiiatfiik suit sont terminés ie plus souvent en moins d'une demi-lieore.
Les auteurs de cette communication ne veulent pas se prononcer encore sur lacamedo* guliers phénomènes consécutifs à l'arrachement du nerf Tacial ; il leur suffit de fût R*^ quer l'analogie de ces mouvements , d'une part , avec le résultat des piqftm du pàlii^ cérébelleux moyen, signalé par M. Magendie, et, d'une autre part, avec les moaTeneoIsbi»* mais réguliers dans leur désordre, qui suivent la section des canaux semi-circulaires, d'sp^^ découverte de M. Flourens. En regard des analogies, il faut placer la différence ootalii^^ voici : ie tournoiement et le roulement se montrent tout de suite et |iersistent dans iei eip<na0 instantanées de MM. Magendieet Flourens, tandis qu'ils n'ont lieu qu'au boolde tnÂ^ ou cinq minutes , et ne durent pas une demi-heure après l'arrachement du bdat. 00^ objets de comparaison, M. Brown-Séquard montra à la Société de biologie trois IspiM^''^ quels avait été faite une piqûre de la moelle allongée, quelques lignes en avsatdiks" calarous; ces animaux tournaient sur eux-mêmes, par un mouvement de mané^tS*'''''' opposé à celui de la piqûre. Ce tournoiement diffère essentiellement, par la direclioB, k^ qui suit l'excitation de la moelle allongée, produite par l'arrachement du nerflaaal(^^^ rendus de la Société de biologie^ 1849, p. 1S3). LU
(1) Longet {Anat» et physiol. du syst. nerv,» t. II, p. 484) dit qu*il a constammeittroi^'' diverses branches de ce nerf très sensibles au pincement et à la section chex le chenl> i^* le mouton . la chèvre, etc . {Note i« fni)
(3) De funet, nerv, faeiei et otfacius, Copenhague , 1835.
(3) Magendie et Longet, d'après leurs propres expériences, partagent le sentîmeat
(Noie du rmi)
dpmêtCs sE.\srmES et MoraiGEs dis kerps cÊBtnàin. Ml
ndb que cehii da côté opposé coiiaemit h sienne. Dans une troisiènie, roupa le nerf trijnmesia gauche, el reconnut que h partie antérieure du ie était devenue insensible , mais que sa partie postérieure, au-dessous auditif externe, jouissait encore de la senabilité. D*où il conclut que la nerf trijumeau rend le facial insensible dans sa partie antérieure , sans lisibilité dans sa partie postérieure. Cne expérience fort simple, faite par i sur le chien, prouve que Fanastomose de plusieiu^ brandies du facial anches du sous-orlntaire ne communique pas au premier de ces nerfs la lans une direction rétrograde. En effet, ce physiologiste Ta trouvé senla section de celles d'entre ses branches qui s'anastomosent avec le sous- )e plus, il coupa, sur un chien, une branche considérable du nerf facial omosait avec le sous-oii)itaire ; cette branche était insensible dans la »arée du nerf facial; elle ne tirait donc pas sa sensibilité du nerf sousivec lequel elle conservait encore des connexions, mais bien du nerf oème, ou d'anastomoses de celui-ci avec des branches du trijumeau ucoup plus en arrière, par exemple du temporal superficiel, qui s'unit al au-devaut et au-dessous de l'oreille externe (1). essort certainement des expériences d'Ëschricht, c'est que le nerf facial 3as toutes ses fibres sensitives du trijumeau. Quelques anatomistes ont expliquer le fait en disant que deux ordres de fibres lui arrivent h luideux racines différentes, et qu'en conséquence il rentre dans la classe mixtes. On a considéré dans ce sens la portion intermédiaire de TV ris- )u petite portion de la racine du nerf facial, et regardé le renflement que oiïre au niveau du hiatus de Fallope, c'est-à-dire à son genou, comme (l'un nerf sensitif (3). Cependant le renflement que présente le genou :iai existe au point d'immersion de branches faisant corps avec le grand lie, de même qu'il arrive au ganglion sphéno-palatin de la seconde 1 trijumeau; car au genou aboutissent le grand nerf pétreux superficiel, treux superficiel et le pétreux superficiel externe dont on doit la décou- Ider (ti). Là seule existence de la portion intermédiaire de "Wrisberg ne lut qu'il s'agisse là d'une racine sensitivc spéciale, puisque l'idée d'une sltive entraîne nécessairement celle d'un ganglion; car, si l'on voulait
ant Loiiget {Anat, dusyst. nerv.y t. II, p. àài)n après avoir supprimé les diffénnslomotiques du temporal supcrGciel , a divisé sur des chiens les (rois branches du de manière ù former six bouts ou exlrémités, dont trois libres ou périphériques, et )ls au tronc nerveux. Ceux-ci sont restés Tort sensibles au pincement ; mais , chose ; , h'jrmi» h bout libre de la branche moyenne (sur laquelle justement Gaedechens agi exclusivement ), ceux-là se sont aussi montrés encore sensibles au même mode Lon^et explique ce Tait par la présence seulement dans les branches inférieure et Ai facial d*un certain nombre de filets du mentonnier et du sous-orbitaire, filets qui, iaiitf s'accolent, durant un certain trajet, aux branches précédentes de la septième
{Noté du trad,) (?t (/or. cit., t. II, p. Â09 et Â37) considère cette portion intermédiaire comme mo- [)roposc d*en faire, sous le nom de nerf moteur tympanique, un nerf particulier, mer les muscles de la caisse du tympan. {Note du trad.)
ciiE.NS, IVervi facialis phyiiologiti et patkologia. Heidelberg, 1832. iloyischc Beobacktungen , tab. II, p. 13.
tW PBOPBlin» SSmiTlVES ET MOTRIGES DU NERF GANSUOraUIlE.
considérer tout faûceau radiculaire d*on nerf conime une racine ptrtkolièn serait obligé d'attribuer plusieurs fonctions, même beaucoup, au nerf koh deux à rhypogloase dans un grand nombre de cas, et trois k J*oliacti£
D'après ceh, nous sommes conduit à admettre, ou que le nerf fadal eit en à son origine, absolument simple et exclusivensent moteur, ou qu'il reçoit d^É flbres sensitives du cerveau, sans avoir de racine sensitÎTe spéciale. Rien km oblige d'adopter k seconde hypothèse. ?Jous pouvons même indiquer lîecpiéÉi la source d*oà provient le reste de sensibilité dont le nerf facial jouit mu au-dessous du conduit auditif externe, même après la section ûu mdê jumeau. C'est une anastomose qui a lieu , dans l'aqueduc de FïUope, ttmm branche du nerf vague et le tronc du facial, et qui existe ches rhommeaMii que chez les animaux. Cette singulière composition du nerf facial, qui ei|i|i tout parfaitement, a été découverte pour la première ibis cbex l'homnie pir Gh|^ retti (1). G. Cuvier l'a décrite aussi dans le veau (2). En eflet, le nerf vigoelM sous un ang^e aigu, une branche assez forte, qui traverse un canal omospui» lier, envoie un rameau au nerf facial, et se répand ensuite, dans l'oFeille extmOt nerf, que j'ai vu tant chez le veau que chez l'homme, est évidemment II priicifà cause de la sensibilité du facial.
On a fait aussi, dans ces derniers temps, des expériences sur k corde di t» pan (3); mais elles n'ont pas acquis le degré de certitude qui serait nécessûtfV qu'on pût en tirer des conclusions relativement à la fonction de ce nerl NoiM que la corde du tympan ne contienne des fibres motrices, qui passent do MffMI tlans le nerf lingual; mais il n'est pas probable que, comme te pense Goirii,* fibres soient destinées à se rendre à la langue avec le nerf lingnal; elles fl^; plusvraisembialilemDtau mouvement des conduits salivaires.