MÉCANIQUE DES AERFS SENSITIFS
OD reucoutre aisément les ucrfs radial et médian, et il résulte de là des is analogues dans les parties auxquelles ces nerfs se rendent Lorsqu'on imprimer un gros tronc nerveux destiné à un membre entier, par exemple riutique, on éprouve dans toute la jambe la sensation connue sous le nom dissemcnt, et il n'est pas difficile, en s*asseyant, de donner au fémur une
telle que le nerf soit comprimé à sa sortie même. De cette manière, on â découvrir peu à |)eu les points oà, à Taide d'irritations mécaniques comt inolTensives, on peut faire, sur beaucoup de nerfs, même très petits, de ^e corps, des expériences analogues à celles qu'on exécute sur des animaux on au mouvement. Ces expériences procurent la conviction que toute
d'un tronc produit cousianunent une sensation dans les parties externes lériques de toutes ses branches, de même que l'irritation du tronc d'un culaire détermine des mouvements dans les muscles auxquels aboutissent ; ramiiications. Il en est donc de la faculté sensitive comme de la force
avec la seule différence que cette dernière peut encore agir sur les ^ar l'effet d'une irritation imprimée au nerf qui ne tient déjà plus au cer- <ii8 que la sensation n'a lieu qu'autant que l'irritation du nerf parvient à
Je (1).
E) H. Weber a fait (inintéressantes recherches touchant i*influence del*échauflSementet ^sèment des nerfs sur leur pouvoir conducteur [Mueller's Ârchiv^ 1847, p. 3&2). Il a
les nerfs du goût et les nerfs du toucher perdent pour quelque temps, par le froid et
a faculté de nous procurer des sensations de goQt et des sensoiion de chaud et de froid, Kiembrane muqueuse des narines mise en contact avec de Teaa ne perçoit plus, mo- L.-nt, les odeurs. Si Ton plonge la langue dans un vase rempli d'eau chaude, par eiem*
lempérature de àO à à'2° R., si on Vy tient l minute, i miuute ou plus longtemps, i le on la mette en contact avec du sucre pulvérisé ou avec une dissolution d*eau et aé fe e perroil plus aucune saveur douce; et, en même temps, on remarque que le tact, jrsse esl si manifeste à la pointe de la langue est devenu moins parHiiL Cet état peut ci'condes ou plus longtemps. La langue parait être dans une condition semblable à doigt qui, par une pression prolongée, est tombé dans Tengourdissement. L'effet est uand on plonge la langue pendant 7 minute, 1 minute ou plus longtemps dans unmé- -a et de glace pilée.
autre série d'expériences, l'auteur peut prouver que les neris du toucher dans les i s le lar}'ni« dans les lèvres et autres parties perdent, par le froid et le chatid, pour anps, la propriété de nous procurer des sensations de chaud et de froid. On n'a qu'à ■^u\ ou plusieurs doigts pendant une ou deux minutes dans de l'eau chauffée k ai
puis les porter rapidement et les tenir |)eudant une seconde dans de l'eau froide, ou " sur un corps sec, froid et chaud, on n'aura aucune sensation de chaud ou de froid. i 1 résultat ne doit pas être expliqué en disant que toucher promptement un corps froid ^igts échauffés , c'est remplacer le froid pénétrant par la chaleur accumulée dans les ^uffés, vu qu'il s'y formera, pour un peu de temps, une température moyenne qui ne t ni chaude ni froide et vice versa, Â la vérité, il n'est pas douteux que dans des couîs de la peau les choses se pussent ainsi ; mais ou peut montrer qu'ici ce n'est pas le cas ; modifier Texpéricnce. Au lieu de refroidir le doigt, refroidissons le nerf qui s'y rend;
une partie du coude dans un mélange d'eau et de glace pilée, bientôt le nerf cubital, 'est pas protégé par des muscles, est saisi par le froid. Une douleur spéciale se propage ajet du nerf ; elle ne ressemble en rien au senliment du froid ; et, si l'on ne savait pas is plonge dans de l'eau fruide, on ne devinerait pas que le froid en est la cause. Au bout |ue temps, il survient dans le quatrième et le cinquième doigt un étal semblable rdiseement. On croit sentir qu'il n'est iK>ssible de mouvoir ces doigts qu'avec plus d'ef-