‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 168 sur 185 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De* iparties centrales do sjiitéBie nerveu •■ géBéval.

C'est dans les oi^anes centraux du système nerveux que s'exerce l'activité réunie de toutes les fonctions nerveuses , soit en dehors de la domination de l'âme, soit soiis l'empire de cette dernière. Ce 'sont ces organes qui réunissent les nerfs en un seul tout. En leur qualité d'excitateurs , ils sollicitent, tantôt d'une manière anU^matique, continue ou intermittente, tantôt d'après des déterminations volontaires émanées du semoriurn commune, les nerfs moteurs à agir pour provoquer le mouvement des muscles. Dans certains cas, ils réfléchissent les effets des nerfs sensitifs sur les nerfs moteurs , sans que la conscience en soit informée , et dans d'autres ils en avertissent la conscience. Ils maintiennent l'intégrité des effets nerveux organiques, produisent et reproduisent continuellement le principe nenenx , enfin ont seuls le pouvoir de rendre durables l'activité et l'irritabilité des nerfs. Telle est la définition générale du cen eau et de la moelle épinière , considérés comme excitateurs indépendants , par op])osition avec les nerfs considérés comme eonducteuri du principe nerveux. 11 n'est pas diBtîte de prouver, d'iqprès les ftit» qui ont été

732 PAITI^ CUnrMLBS VO STSTËMB .RKXVBn MB GÊlfftBAL.

allégués dans la physique des nerls, que les organes ceatniiix diflëreat de ocn-d par les propriétés dont rénumération vient d*$tiie faite.

Les organes centraux jouent le rôle d*etcitateurs à T^^ard des nerli mUan, qui remplissent Tofiice de conduire aux muscles la décharge motrice du pmcfe nerveux. Cette activité mouicese manifeste de trois manières différentes:

l"* Par une irradiation continue ; ce dont nous avons un exemple dans ration des sphincters , dont les contractions cessent après les lésions des oip» centraux;

2» Par des mouvements ihythmiques, comme le prouve la dépendance dasbquelle les mouvements dç la res{»ration sont de la modle allongée ;

30 Par des décharges qui partent du sensoriwn commune soumis aux actiov spontanées de Tâme.

Les nerfs moteurs se comportent de deux manières à Fégard de cette inflneia motrice :

l** Les uns ne jouent que le rôle de simples conducteurs. A la vérité , ils M continuellement chargés d'influence motrice» et Tart peut les déterminer, par des moyens mécaniques, à opérer des décharges, ainsi qu*il arrive au nerf d'une cuiae de greuoqille ; mais, dans Tétat de santé , ils ne se déchargent jamais spontaèment, et ne le font que sous Finfluence des organes centraux : ce sont les neiii cérébro-rachidiens moteurs.

2^ D'autres, entièrenaent soustraits à Tinfluence du sensoriwn commune, pov ce qui regarde les actions volontaires, peuvent bien être sollicités à des acte continues ou rhy thmiques par les organes centraux ; mais ils ont cela de particoier, qu'ils opèrent aussi des décharges spontanées, quoique cependant ils aient besM des organes centraux pour reproduire leur influence nerveuse d'une manière dirable. Ici se rangent les effets moteurs du grand sympathique. Les parties régies pv ce nerf se contractent spontanément, même lorsqu'elles sont séparées du corps (l soustraites à l'influence des organes centraux, comme le cœur, le canal intesbnal, etc. ; mais l'énergie et la durée de leurs contractions dépendent du conflit de leurs nerfis avec les organes centraux. Lorsqu'on éprouve une lassitude passager? , et aussi pendant le sommeil, après l'action diurne du système nerveux, l'infloeoce des organes centraux sur les parties périphériques se relâche ; mais ce chang^mex momentané dans les organes centraux n'est point en état de modifier d'une mamèrr essentielle les mouvements spontanés soumis au système sympathique. C'est seulement quand la lassitude dure longtempjs dans les parties centrales , quand m organes éprouvent une lésion grave, que les mouvements soumis au système sympathique se paralysent aussi, parce qu'ils se ressentent du désordre survenn dais la source de leur énergie et de leur durée.

Mais il ne faut pas s'imaginer que les organes centraux soient compléteineit inactifs durant l'état de lassitude et de sommeil dans lequel ils tombent une ^ par jour. La fatigue est bien générale, mais il n'y a que le sensorium conmioft' c'est-à-dire la partie du cer>'eau soumise aux actions de l'âme , qui deiiesse inactif; il n'y a que les seuls mouvements volontaires qui soient compléteuxit soustraits aux actions motrices des organes centraux pendant le sonmieiL Iw» les autres parties de ces organes coptinuent d'agir comme pendant la veille. Ce fi le prpttve, c'est la persislance des contractions continues des i^rfiinclers et de»

mouvements rhythmiques de la respiration, phénomènes qni sont accomplis tous deux par de véritables nerfs cérébro-racfaidiens. Donc certains muscles , quoique pourvus de nerfs cérébro-rachidiens , ne cessent pas d*agir pendant le sommeil : les sphincters sont toujours fermés ; le sommeil amène toujours une situation fixe de Tœil telle qu'il regarde en haut et en dedans ; toujours il détermine là contraction deTiris et la diminution de la pupille, compagnes inséparables de cette situation , et le plus ordinairement aussi il entraine Tocclusion de la bouche. En un mot, nous voyons que, même durant le sommeil, l'appareil moteur tout entier des organes centraux, tant du cerveau que de la moelle épinière, continue d'agir, et qu'il n'y a que l'excitation volontaire de cet appareil qui cesse |)endant l'inaction du sensoriitrn commime. Nous devons donc nécessairement admettre que le conflit entre les organes centraux et l'activité motrice du système sympathique persiste pendant le sommeil , puisque, sans cette influence, les mouvements qui ont lieu dans le système sympathique diminueraient sur-le-champ d'énergie, comme nous le voyons dans l'apoplexie, dans les syncopes dont le point de départ est au cerveau, et dans le cas où l'on a pratiqué par des moyens artificiels la destruction de la moelle épinière.

Les organes centraux ressentent les effets des nerfs sensitifs , et tantôt les réfléchissent, sans que la conscience en soit instruite, sur les origines des nerfs moteurs, ce qui donne lieu à des mouvements réflexes, tantôt les transmettent au sensorium commune^ de manière que la conscience en soit informée. Dans le premier cas , les effets centripètes des nerfs sensitifs n'arrivent jamais qu'à exciter Fappareil moteur des organes centraux , qui a principalement son siège dans la moelle épinière, mais qui se ramifie aussi dans le cerveau. Dans le second cas, ces effets parviennent , sans provoquer de mouvements réflexes, jusqu'à une région particulière des organes centraux où réside le sensorium commune, qui les porte à la connaissance de l'âme. Il n'est pas rare que les deux phénomènes aient lieu simultanément ; les sensations sont portées à la conscience, et elles déterminent en même temps des mouvements réflexes, parce que la propagation se fait à la fois et vers l'appareil moteur des organes centraux et vers le sensorium commune, comme dans la toux provoquée par une irritation sentie de la trachée-artère, dans l'occlusion des paupières sous l'influence d'un bruit violent , ou dans la contraction de l'iris quand la rétine est frappée par une lumière trop vive. Je dois renvoyer aux chapitres précédents pour ce qui concerne la théorie et les lois de ces effets. Comme les phénmnènes de réflexiota ne dépendent point du sensorium commune , mais de l'appareil moteur des organes centraux , et que cet appareil continue d'agir pendant le sommeil , ils ont lieu tout aussi bien chez l'homme qui dort que chez celui qui veille, ainsi que le prouvent la toux due à des irritations de la trachée-artère, et beaucoup d'autres phénomènes qui se passent durant le sommeil.

Ixs organes centraux maintiennent dans son intégrité l'énergie des effets nerveux organiques. Ici le nerf grand sympathique se comporte, à l'égard des organes centraux , comme il le fait pour les mouvements des parties soumises à son empire. On voit des embryons parvenir jusqu'au ternie de la maturité, en se nourrissant bien, quoique leur moelle épinière et leur cer\cau aient été détruits (1) ; la nutri-

(i) Voy. EscHBiciT, dans Muillbe*! Arehiv^ 1834, p. 268.

73/i PARTIES CENTRALES DU SYSTÈME NERVEUX EN GÉNÉRAL.

tion se fait môme quelquefois dans des parties d^embr^'on , la tête ou une extrémité, qui ne possèdent point de cœur, et auxquelles le sang arrive par le cov d'un autre embryon, du cordon ombilical duquel parteat leurs vaisseaux (l). Mais, chez Tadulte, la nutri^on souffre, souvent dans les paralysies du cerveanet de la moelle épinièrc, bien que ce cas n'arrive pas toujours; les parties paralysées sont plus sujettes k tomber en gangrène quand elles viennent à être lés^ etks vives afTections^ aiguës des organes centraux , qui en font cesser les actioos, déterminent fréquemment Fapparition spontanée de la gangrène dans des points pin» ou moins circonscrits.

Le principe nerveux est produit et reproduit dans les organes centraux. Nok en avons la démonstration dans les expériences que j*ai faites avec Sticker, et desquelles il résulte que les nerfs d'un membre, lorsqu'ils ont été séparés des oq^ioe» centraux, conservent bien encore pendant quelque temips leur pouvoir mokw. c'est-à-dire la faculté de provoquer, dos qu'ils viennent à être irrités, des mouvements dans les muscles auxquels ils se distribuent, mais perdent au bout de quelques mois (2), h moins que la plaie no se cicatrise parfaitement, toute iniubilité iK)ur les stimulus mécaniques et galvaniques. Un conflit continuel entre le organes centraux et les nerfs est donc nécessaire au maintien des facultés de ceui-cL taudis que les organes centraux cousi^rvent encore les leurs après avoir penk leurs conducteurs. Ce{)endaut le maintien de l'irritabilité des nerf^ ne dépend pou uniquement de l'influence non interrompue des organes centraux ; il tient au» à l'activité des cordons eux-mêmes. Lorsqu'un nerf demeure pendant longtempsu» agir, il perd de plus en plus son aptitude à entrer en action. La plupart ds hommes n'ont aucune influence sur certains petits muscles, uniquement par défaut d'exercice, et, après la perte delà transparence de l'oeil, le nerf optique fini par s'atrophier jusqu^au cerveau ; IMagendie a même déterminé cette atrophie ea quelques mois chez des oiseaux qu'il avait réduits à l'état de cécité.

Une concentration de la matière animale vivante daus des organes centraox et l'existence de parties dépendantes de ces organes ne sont pas seulement un attribut de tous les animaux ; la tendauce à cette concentration se rencontre, même dî-s k principe , dans la matière susceptible de germer, et il parait que c'est par la nuoifeslation de ce penchant que commence l'organisation entière.

Les observations qu'on a recueillies, dans ces derniers temps, sur la structure complexe des animaux les plus simples, rendent probable que, chex tous les èire^ qui font partie du règne animal, sans excepter même ceux qui semblent être dune simplicité extrême, il y a des nerfs et des parties placées sous la dépendance des nerfs, et, partout où l'anatomie du système nerveux devieut possible, nousleu)U)fi^ se séparer en deux portions, savoir, en certains organes centraux , qui ont plib d'importance, et en conducteurs de ces organes, les nerfs.

Chez l'embryon des animaux supérieurs, celte séparation commence déjà dins la membrane proligère, sur l'axe de laquelle s'accumule la ix»itiou de iiHti:re animale imbue des forces propres aux organes centraux, pendant qu'autour d'dk

(1) yoV' HuDOLPHi , dans les Abhandl. dcr Akad, zu Berlin , 1816. '-^ MrtLLn^s jlrr^ 1834, p. 178.

(2) Cons, LoNGBT, Recherches expérimentales sur les conditions nécessaires à CentrttienHi la manifestation de VirritabiUté musoUaire^ avec application à la pathologie, Paris, iSH*

se forment les parties qui dépendent de ceux-ci La même centralisation s'effectue dans les segments produits par ia scission d'une planaire, d'un polype, qui par là deviennent des ôtres animés à part , ayant une volonté propre , avec un centre paiement propre à eux.

Une séparation analogue continue de s'effectuer aussi dans la partie périphérique du nouvel être qui est dépendante des masses centrales, puisqu'elle se partage à son tour en conducteurs du principe ner^eux^ les nerfs, et en tissus recevant par ces derniers l'influence des organes centraux. La formation des organes centraux amène nécessairement celle des parties périphériques, et la formation des Derfs dans la partie périphérique de l'animal entraîne non moins nécessairement ceUe des tissus animés par eux. Du moment qu'a lieu cette séparation entre des organes centraux et des organes périphériques, le cerveau et la -moelle épinière existent virtuellement ; car ni l'un ni l'autre ne se produisent d'abord et seuls, et, pour ce qui concerne la manifestation des régions diverses des organes centraux, elle est la conséquence des progrès du développement. La même chose a lieu pour la séparation histologique des parties occupant la périphérie ; dès qu'elle commence, le nerf entier existe certainement ; il ne pousse pas de son extrémité externe pour aller à la rencontre de l'organe central. Du moins, cette opinion, qui a été émise par Serres, ne repose-t-elle sur aucun fait, et les observations citées on sa faveur n'ont point été confirmées par les recherches classiques de Baer sur l'embryogénie.

Si Ton compare les animaux inférieurs avec ceux des classes supérieures, au point de vue de l'opposition entre les parties centrales et les parties périphériques, comme aussi de celle entre les parties centrales et le système nerveux de la périphérie, on voit que cette opposition, bien qu'existant aussi chez les animaux des classes inférieures, y est cependant moins prononcée.

Un ver, coupé en deux, montre encore, dans les deux bouts de son cordon nerveux, des mouvements qui ressemblent à ceux qu'excite la voloàté.

Les insectes aussi exécutent fréquemment des mouvements volontaires après qu'on leur a enlevé la tête. Un Carabus granulatus courait après la décapitation, comme auparavant; un bourdon, renversé sur le dos, faisait des efforts poyr se remettre sur ses pattes. Treviranus rapporte aussi une observation intéressante de Walckenaer sur la Cerceris omata, insecte qui poursuit les abeilles vivant dans des trous : "Walckenaer coupa la tête à un de ces hyménoptères, au moment oi^ il voulait pénétrer dans le trou de l'abeille ; il n'en continua pas moins ses mouvements : seulement il se retourna pour chercher à pénétrer à reculons (1).

Ces faits prouvent que le ganglion cérébral des animaux articulés n'est pas le seul qui influe sur la spontanéité et l'harmonie des mouvements. Cependant les autres ganglions lui sont subordonnés, quant à l'action.

Chez les animaux vertébrés, la moelle épinière ne possède plus, sur les mouvements spontanés et volontaires, une influence égale à celle que les ganglions subordonnés des parties centrales exercent chez les animaux sans vertèbres. Toutefois on remarque encore une certaine harmonie dans les mouvements après la décapitation. Une grenouille à laquelle on a coupé la tête , se redresse , suivant ce

(i) Thkviaaiios, Erêcheinungen uni Guette dô$ organUchen Lebetu , t. II, p» i9&.

qu'a vu Volkmann. Quant à moi , je n'ai , après la décapitation de ces reptiles, observé de pareils mouvements, qui ne sont point réflexes, que quand b tête avait été tranchée immédiatement au cou. Si la section tombait plus bas , ï travers la moelle épinière , l'animal ne montrait plus aucune trace de volonté dans ses mouvements. Quoique les oiseaux battent encore des ailes après que la moelle épinière a été coupée au milieu du cou , ce sont là sans doute des mouvements groupés ou associés , qui ont leur cause danis le cordon rachidien , mais qui diiîèrent beaucoup des mouvements volontaires. ,

Nous ne connaissons non plus aucun fait certain d'où il ressorte que la moelle épinière sente , indépendamment du cerveau et de la moelle allongée. On ne peut citer comme tels les mouvements réflexes qui succèdent à des irritations cutanées chez des animaux auxquels on a tranché la tète , et, si les grenouilles décapitées montrent encore une certaine harmonie dans la réaction , lorsqu'on fait agir des irritants sur leur peau , ce phénomène n'a lieu certainement que quand la sectioD a été pratiquée au commencement du cordon rachidien.

Chez tous les animaux vertébrés , tant; inférieurs que supérieurs , la masse de la moelle spinale correspond , en général , au volume des parties du corps que celle-ci domine. La moelle épinière d'un poisson n'est pas , proportion gardée , beaucoup moins grosse que celle d'un homme. Mais, chez les animaux supérieurs, le cerveau croît en proportion du dévelop()ement de leurs facultés intellectuelles. Cha les poissons, il ne consiste qu'en plusieurs renflements situés au-devant de b moelle allongée. Le ceneau des reptiles est plus volumineux que celui des poissoof, et celui des oiseaux Test plus que celui des reptiles; le cerveau des mammiftTes surpasse celui des oiseaux , et celui de l'homme l'emporte sur tous les autres. Plus tard nous établirons ces rapports d'une manière précise par des proportions numériques. Cependant , quoique tous les animaux , jusqu'à l'infusoire, soient organisés d'une manière également parfaite pour ce qui est nécessaire à la vie animale, qb doit accorder qu'il y a une difl'érence de perfection entre eux , eu éganl au développement intellectuel et à ses organes , et cette diflérence se révèle dans la sUtkture du cerveau.

On voit, d'après ce qui précède, qu'une comparaison établie entre le volume des nerfs et celui des parties centrales du système nerveux, prises ensemble, est peu propre à fournir des conclusions physiologiques. Il est bien vrai que, chez les animaux vertébrés inférieurs, le volume des nerfs croît généralement en proporti» des parties centrales; mais, pour s'exprimer d'une manière exacte, on doit dire qu'il augmente seulement en proportion du cerveau. Un autre appareil des partie centrales, le cordon rachidien, qui non -seulement sert de conducteur entre le cerveau et les nerfs auxquels lui-même donne naissance, mais encore représente oof colonne chargée de force motrice, dont l'énergie correspond aux forces rootricfs du corps, semble être partout en rapport avec ces forces motrices au point de f ne de sa masse (mais non de sa longueur, qui varie beaucoup) et des nerfs auxquels i donne origine. Suivant Carus (1), la masse de la moelle épinière est à celle di corps :: 1 : ^81 dans la lote, :: 1 : 190 dans la salamandre terrestre, :: f : ^5 chez le pigeon, :: 1 : 180 chez le rat, :: 1 : 161 chez le chat II y a, chez kspè-

(i) Traité iCanatomie comparée y Paris, 1835, L !« p. 92.

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