‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 20 sur 185 · DÉGAGEMENT DE LUMIÈRE · texte numérisé non relu

DÉGAGEMENT DE LUMIÈRE

Animaux phosphorescents.

La phosphorescence de la mer est produite par de^ êtres qui font partie de règne animal. Tantôt ce phénomène se présente sous ras|)ect d'un jaillissem^it et petites étincelles, et c'est ainsi qu'on l'observe le plus ordinairement dans les ports et les baies ; tantôt c'est un état lumineux plus généra] dos vagues, surtout dans le sillage des vaisseaux. Dans le premier cas, il faut parfois reganler l'eau avec attei^

ANtlMAUX HtmPHORKSCIKNTK. 81

tiiMi ei do in»» pris, iwr oxoniple à c|iH*lqtios picKls dr dinianre, oif mi^me inoins, puur s'en a|M*iTevoir ; il cl(»\ ieiit alors plus vif, quainl on agile l'ean on y jitanl nue pierre.

Le» auiniau\ qui détciinineut h pliospiiorescence do la nier sont des infusotres iPeridintHin trtfjos, Pa-idinium fiaus ^ Pet'idinivm furca, prorocentmm mi- «w). des radiaires {Synchœta baltica), des polypiers {VeretiUmn, Plumatêtla), dam lesquels il n'y a giiùre que les polypes qui semblent luire ; des m^^uses (ocrais, berocii, cydippes), des aunélidcs (néréides, Poii/fioc fulguram de la iner Baltique) ; enfin des mollusques (pholades, bipliores, pyi'osDUies) et des crustacés (OnitcBs fulgens). Quelquefois aussi ou voit luire le mucus et Teau qui découlent des animaux phosphon'scents, par exemple des biphores, des beroes, des pholades, des néréides.

Meyon distingue tnib sortes de piiospliorescences de la mer (1).

1'' Celle qui est due à du mucus dissous. L'eau est d'un blanc de lait uniforme, tirant sur le bleuâtre. Ce phénomène est moins commun en pleine mer que cians les havres des tropiques. Le mouvement et l'élévatiou de la température le rendent plus prononcé. 11 est oiïert aussi par l'eau douce dans laquelle on écrase des méduses. Meyen Ta \u dans le mucus qui avait été détaché avec de l'eau de la siirfar <> des biphores et des beroes, et ensuite fortement agité : ce mucus ne contenait pas d'infuaoires. L'eau devient sur-kvchamp phospimrescentc lorsqu'on y écrase des beroes.

2^ Olle qui est due a des animaux couverts d'un mucus phosphorescent. Klle larait dépendre d'une oxydation de la surface de l'enduit muqneux ; car, après qu'elle a disparu, on peut la rétablir en passant le doigt sur l'animal. Klle n/ky dépend pas immédiatement de la vie, puisq ne souvint elle persiste longtemps enc^ire iprès la mort Les animaux rendus phosphorescents par le mucus qui les couvre «nt, d'après Meyen, des infusoires, des rotifères, des biphores, des méduses, des méries, des seiches, des sertulaires, des pennatules, des planaires, des cnutacés, drs annéikies.

3*" Celle qui est due à des animaux qui possèdent des organes spéciaux de phosphorescence. Meyen a examiné le /^yroMma a^/frn/tctim. 1^ lumière de 04*1 aninuil * fft très vive et d'un bleu verdâtre. Dès que le fdet l'atteint, il s'enfonce dans l'eau, Hbo luit plus. Lorsqu'on touche un pyrosome conservé dans d<? l'eau, la lumière jaiHit d'abord en très petites étincelles, dont cliacunc provient d'un corps obscur, prvsque conique, situé dans l'intérieur de la substance de chaque animal partinilier, la plupart du temps immédiatemt^nt au-dessous de sa surface interne. Ce cor|)s obscur et mou est coloré en brun rougeâtre. Le microscope fait apercevoir li sou sommet trente à quarante points rouges, extrêmement |)etits. Lorsqu'on saisit, par b deux extrémités de son corps, un pyrosome qui ne luit pas et qui nage, les étincelles jailliss4*nt d'abord aux extrémités du corf)s, puis elles grossissent peu à peu, et leur lumière finit par se* confondre. I^ pliospliorescence disparaît quand l'animal est mort. L'organe phosphorescent est situé immédiatement derrière fou- Terture de la bouche, et un peu au devant des organes respiratoires de chaque individu de l'animal composé. L'Ontscu^ fulgen$^ autre animal marin pliosphorescent, renferme, dans les quatrième et cinquiènie anneaux de son corps, les or-

• (4) Not, aei, nat. mr.. vol. XVI , mppK

gaaes producteurs de ce phénomène, qui sout clariformea. On assure qa*il existe aussi un organe de phosphorescence dans la tête de Y Eri/throcepkalus maaxh phthalmus.

Le mémoire d'£hrenberg sur la phosphorescence de la mer (1) contient , oatre une revue historique détaillée de tous les faits connus, un grand nombre d'observations nouvelles, qui répandent beaucoup de jour sur un phénom^Ae josqu'à ce jour si obscur. L'auteur a eu occasion de faire, à Alexandrie, des recherches sur la prétendue phosphorescence du Spongodium vermiculare. Cette algue n'est phosphorescente, comme diverses eipèces de fucus, qu'en raison de petits points luisants qui y adhèrent De nombreuses observations faites dans la mer Ronge, ne purent alors conduire Ëhrenbei^ à déterminer les animaui qui sont la soorce da phénomène. Il fut plus heureux avec les eaux de la Baltique et de la mer du Nord, après que son attention eut été appelée sur les corps luisants observés par Michael& La pho^orescence fut remarquée d'abord cliez le Polynoe fulgurans^ annélidf de la mer Baltique; les organes qui la produisent sont deux grands corps grenas, comparables aux ovaires. L'eau de la Baltique envoyée à Beiiin luisait encore par le fait de ces animaux. Ehrenberg a aussi trouvé depuis, dans cette même eau envoyée, des infusoires phosphorescents, Peridiniumtripos^ Peridiniwn fusus^ Peridinium furca et ProrocerUrum micans» Un rotifèrc de la Baltique, Synchaiû baltîca, luit également, d'après Michaelis. Ehrenberg a observé aussi des méduses phosphorescentes dans le golfe de Christiania, en Norwége. VOceanta microscopica, d'un quart de ligne de diamètre, formait des points sautillants el luisants. Ehrenberg s'est convaincu que la phosphorescence du Cydippe piieus émanait do milieu, Ui précisément où sont placés les deux ovaires. Il parut en être de même dans VOceanta ptleaia. Ebrenbei^ n'a vu luire la Médusa aurita^ ni dans la Baltique, ni dans la mer Rouge. Des observations faites à Helgoland, lui roontrèretf encore d'autres formes phosphorescentes, qu'il eut le bonheur d'isoler: c'étaient des globules gélatineux, nageant avec lenteur, Oceania scintilians. VOceanta ht misphœricoj qui a plus d'un pouce, montrait un chapelet entier d'étincelles aa pourtour du bord. Les étincelles correspondaient toujours à la base renflée des grands cirres du bord , ou des organes situés dans le voisinage et qui alternent avec eux. Du reste, le corps de ces animaux ne donnait aucun vestige de lumière é pendant la vie, ni après la mort Ehrenberg se fortifia par là de plus en plus dus la conviction que les méduses mortes ne luisent pas, non plus que les fragments de poissons morts et le mucus épars dans les eaux , et il présuma que ses observations faites, tant dans la mer Rouge qu'à Alexandrie, sur la phosphorescence de lambeaux de corps organiques , ne {X)UTaient [)as être rapportées à des substanctf mortes, et qu'elles avaient trait à des êtres voisins des noctiluques et océanies dédéchirées, mais vivantes, qu'à Helgoland il voyait luire encore. Dans la Nereiscirrigera, la lumière part de deux cirres charnus implantés sur chaque pied; oo voyait d'abord des étincelles isolées jaillir de clwque cirre, jusqu'à ce que le ont entinr devint [riiophorescent ; ensuite la lumière se répandait sur le dos, et l'aminal entier ressemÙait à un fil de soufre enflammé : le mucus que cet animal laissait sur les doigts possédait aussi la phosphorescence (2).

(4) Dam les Mém, de VAeâd. 4e BerHn. i886.

(î) Flaiigei^es el BniguiènNi avaient tu des ver» de terre rëpandre de la lomière à rsépafv

ANIMAUX ?lKysra01lE.4CENTS. ^ 8$

Werneck a égalcmem observé des inrasotres phosphoreftcenui dans nn lac voisin k SaizbcMirg. ^

Les insectes phosphorescents sont les Elater noctilvcus, phosphortu» et ignihisl le Pausus sphœrocvrus, le Scar.ibœus phosphoreus^ plusieurs espèces de Lmnptfvii H]à Scoiependra elec.trica (1). Chez les taupins i^osphorescents, les princtpkux points qui brillent sont deux places ovales, situées sur les côtés de Técusson, et couïertes de mmccs placfues transparentes. Dans les Lampyris noctiluca et spiendidula, la lumière émane de la face inférieure des trois derniers anneaux de Tabdoiuen, et principalement de deux points blanchâtres appartenant au deraier. Les œais de la Lcunpyris splendidula luisent aussi , et il parait que la chrysalide et la larve de cet insecte ne sont pas non plus tout à fait sans lumière. L'influence, en apparence volontaire, que Faniuial exerce sur la phosphorescence tient k h respi-. ration, suivant Treviranus. La phosphorescence ne persiste pas dans les gaz irrespirables et dans le vide, ou du moins elle y diminue, fait àj'égard duquel s'accordent tous les obsenateurs, excepté Macartney et Murray. La faculté de luire n*est pas totalement éteinte après la mort de Tanimal. Les parties phosphorescentes recommencent, même desséchées, à luire lorsqu'on les ramollit dans i*eau. La lumière des lampyres ne diminue dans Teau qu'au bout de quelques heures; dans l'hufle, au contraire, elle s'éteint subitement, mais elle reparaît lorsqu'im expose l'animal, mort ou vivant, à la vapeur de l'acide azotique fumant (2).

La Lampyris italica se distingue par une lumière scintillante. La scintillation se répète, d'une manière rhythmique, quarante-cinq à cent fois par minuté (3). Le point brillant s'étend , chez le mâle, sur toute la partie ventrale de l'avant-dernicr anneau et du précédent; chez la femelle, elle demem^e bornét; ^ a; dernier, et elle «t concentrée en deux places latérales. L'organe phosphorescent continue de luire pendant quelque temps, après qu'on l'a fait sortir du corps par pression. Si l'on eu trotte un corps, la trace luit, et, après qu'elle est sèche, elle ix^devient luisante dès qu'on ITiumecte. Suivant les observations de Peters, l'organe entier se compose de globales réguUèrement disposés, dans chacun descfuels pénètre une petite trachée, qoi s'y ramifie. En outre, la |)el1icule grêle du globule renferme une multitude de petites molécules, auxquelles est attachée la faculté phosphorescente. Le rhythme. de h scintillation se rattaclie ou à la circulation ou à la respiration. Carus a observé on courant saccadé du sang dans les élytrcsde la Lampyris italica^ et il a compté près de cinquante pulsations par minute. Mais la même chose a ^ lieu ausû dans la Lampyris noctiluca^ qui n'étincelle cependant pas, comme s'en est assuré (^arus.. Peters a observé la scintillation même après l'ablation du cœur. Quoiqiie le système neneux ne soit pas immédiatement nécessaire pour la phosphorescence,, puisque la substance continue de luire après avoir été isolée du corps, cependant il exerce de l'influence sur la scintillation, que Peters a vue cesser tout à coup quand on venait à séparer la tête du tronc.

deraccoupleoient. Ce phénomène a été reru par Forestier, Audoaln et Moqutrt-Tandon. La substance photplioreflcente a pour siège le elitellum; elle se communique àu& objets etlArfeurt par le froUcnient . (Noie du trad,)

(1) TaiviBAHOS, Biologie, t. V, p. 97.

(2) TiETimAifus, Biolofffe^ loc. cit. — TinniàRif , Phyihlogie, t. I. — Gmblin, Ckemie^ t XXI , p. 81-8«.

(3) Camus, AnaUeten, 4ftS9, p. 169. — Pbtbis, dans Mcbllbb's Arckie, 484i« p. SS9.

^U PftOI.Ê(iOMkKKS.

Les organes phosphorescents des lampyres n'appartîeaaeni pas âi h calégnriedes corps qui absorbent de la lumière, pour la laisser ensuite échapper : Todd, Mum} et Peters les ont tus briller, môme après qu*ib avaient été conservés pendant kMgtemps dans Tobscurité.

On ne connaît aucun exeuiple de phosphorescence chez les aniniaui supérieurL

IlloMons causées par la loMière rénédue, et seas^Moos anbjcctires de lanttfpu

Parmi les animaux supérieurs on ne connaît aucun cas de production de kt^ Biière. La croyance que les yeux de plusieurs mammit^res brillent, notammeat ceux des carnassiers, les chats surtout, et aussi ceux des vaches, des chevanx; n*est ph» guère comptée que parmi les superstitions médicales. Ces animaei semblent quelqnefms bncer par les yeux de la himière, qui n'est autre chose qw la lumière extérieure réfléchie par un tapis brillant et dépounru de pigment, de même qu*on voit hiire FœU sans pigment des lapins blancs, et comme on prétendait aussi que faisaient les yeux de Talbinos Sachs. Prévost a le premier kit connaître la cause du phénomène (1). Il a montré que cet eflet n*a jamab lieu dam Tobscnrité complète, et qu'il n*est ni soumis 3i la volonté, ni produit par 4es aflertions morales, mais qu'il tient à la réflexion de la lumière incidente. Gruithuisea, de son côté, est arrivé h la même conclusion (2). Rudolphi partage aussi cette opinion (3), et fait remarquer que le phénomène n*a lieu que dans une certaine sitution , où U lumière réfléchie se trouve projetée dans notre oril, et cpie, comme l'avait déjà vu Gruithnisen , il a lieu également chez les chats morts, hwsqneh situation le permet. J'ai fait la même observation (4). Jamais les albinos, dont les yeux semblent reluire, n'ont eux-mêmes la sensation de la lumière (5).

Ksser (5) a fait des expériences sur la prétendue phosphorescence des yeux en animaux. Les yeux de chats, de chiens, de lapins, de moutons et de chevaux, n'offraient rien de semblable dans des lieux parfoitement obscurs. La réflexion de b lumière s'opérait d'ailleurs tout aussi bien encore après l'ablation de h cornée, de l'iris et du cristallin. Les obsenations de Tiedemann, qui a vu les yeux d'un chat luire vingt heures aprc*s la décapitation (7) , sont d'accord avec ceUes-A. On n'ca <*st que plus surpr» de Kre dans un ouvrage aussi distingué que l'histoire naturelle (h>s manimifi'res du Paraguay par Rengger, que beaucoup d'animaux d'Annériqar lancent de la lumière par les yeux, et qu<> le phénomène cesse après la section des nerfs optiques. Tniitefois, uiênM* après ce témoignage, ma conviction sur h rMexioi de la lumière n'est pr.s changée ; et ce serait* jMuir les écrivains européens, se méprendre*, que de tnan(T la chose plus vraisemblable parce qu'efle a été observer sur des chats américains ; Thonorable auteur a dû être la dupe de quelque iDosioa

Cehii qui a de la pro|H'nsion à croire que les yeux des chats luisent, n'a qu'à se

(i) fiibtiotk, ^litanHiqur, 1810, I. XI.V. (S) teitrtrfe zur PhifiogHOêic^ p. 190.

(3J i^Ayjîuiufif, t. I, p. iî)7.

(4) r. BOdovfrtsv Xur r€r$leichett4en PAjfsîafi>f»r d^s GcsiektsnttMes. Iriyiîft, iSM,

(5) r. ScsLKii, Beitm9 zurttakertn Kenulmis étr Alkino». Mnaîusm, 4824, p. ?••

(6) Kaotiiis*» Àrtkir, VllI, p. S9^.

(7) Pk^êkMofit, l'arh, 48.^1, u I.

IIXLSIOKS CAUSiÊES PAR LK LUMIERE R£rL£CHl£. 85

placer avec un chat, comme j*ai fait, dans un endroit totalement obscur, il se connipcra sans peine que les yeux de Fam'mal n'enyoient pas .de lumière, seulement il ne faut pas s'en laisser imposer par h sensation purement subjective de lumière qui résulte d*un mouvement rapide de nos propres yeux et d'un tiraillement du nerf optique. Lne nouvelle expérience que j'ai faite récemment, en présence de fiosieurs témoins, a donné un résultat né^tif. La personne chargée de tenir le chat arait été placée par moi dans un coin de la cave que les autres ne connaissaient pas, nus qu'elles n'auraient pu manquer d'apercevoir, s'il s'était échappé de la lumière dn yeux de l'animal. Nul assistant ne vit rien, si ce n'est un, qui prétendit avoir aperça deux cercles de feu : je lui fis aussitôt étendre le bras vers le point où il disait ks avoir distingués , on ouvrit la porte , el Ton recoimut que le bras était dirigé du côté opposé à celui où se trouvait le chat, ce qui causa une hilarité gênéraie. Évidemment la personne qui avait vu les deux cercles de feu n'avait vu que sa propre sensation. Lorsqu'on tourne rapidement les yeux dans l'obscurité, le tiraillement qu'éprouvent les nerfs optiques fait très facilement apercevoir deux cercles brillants, qui ne sont que les sensations exaltées de ce nerL

Le sujet a été examiné à fond par Hassenstein (1). Les expériences que cet auteur a laites sur les animaux, mOme en colère, prouvent que les yeux ne brillent jamais dans \m espace absolument obscur, mais qu'ils brillent dès que la moindre Imnière pénètre dans cet espace, et que la lumière de la lune suflit pour cela ; le phénomène disparait dès qu'on éloigne la lumière, l^es observations de Hassenstein sur le pouvoir réflecteur du pigment oculaire blanc des carnassiers ont surtout un grand intérêt Le tapis des herbivores perd sa couleur par la dessiccation , mais celui des carnivores la conserve, et contient une poudre blanche , composée de granulations arrondies; d'après les essais auxquels eue a été soumise, cette poudre est probablement du pboqihate cakaire.

Quelques personnes ont cru qu'on devait ranger ici les sensations de lumière auxquelles domae tien vne pression exercée sur l'œil. Mais ces sensations sont pureaent subjectives, comme la douleur à la peau ; elles tiennent à ce que toutes les irritatioos de la r^ine , mécaniques, électriques et organiques, se traduisent par OK sensation subjective de lumière. Jamais un autre ne peut rien voir, alors même (pie notre œîl a la phis vive sensation subjective de lumière. Les affections subjectivesde l'organe de la vue ne sont pas rares dans les yeux robustes : j'en éprouve hrt Bovfent; mais ce sont des images subjectives, des affections de la rétine , qui M peuvent éclairer aucun objet extérieur, parce qu'elles ne sont pas accompagnées d'im dégagement du fluide impondérable qui produit la sensation de la lumière daai notre organe visuel : ce sont de simples sensations , qui n'éclairent pas plus, qu'une douleur ressentie par moi ne cause de la donleur à une autre personne, qn'on tintement dans mes oreilles n'est entendu par un autre (2).

(1) Dt lueetx quorumiam animalium ocuds proHeuntc al que de tapelo lucido, lena « 1896.

(S) Conparei nés reiii»n|U€s sur an cas médko-légal dans lequel un homme qui avait reçu Bo coup Mir Vml prétendiiit avoir rrconnu un voleur à lii lumière produite par 1c choc ; daQ«i VctLLu*!i Arekiv, iS3&, p. 140»

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