FIBRINE DU SANG
le sang n'étant pas inflammatoire , acquit une assez grande consistance et forma
Doe espèce de couenne. Ainsi , en retardant la coagulation, je possédais un moyeu de produire artificiellement le phénomène de la couenne. La différence consistait «niement en ce que la fibrine du caillot incolore était plus molle et filante, ce qui tenait peut-être à Tinfluence du carbonate de potasse. La couenne est plus ferme dans le sang inflammatoire, parce que, comme Ta fait voir Scudamore, ce sang contient plus de fibrine.
De ces expériences, il résulte que le ralentissement de la coagulation n*est pas il senk cause de rabaissement des globules dans un laps de temps plus court, et de la formation d'une couenne, mais que la promptitude de l'abaissement des globides tient à la fois à la composition de la liqueur du sang et à la dissolution de la fibrine dans ce liquide, puisque la précipitation a lieu d'une manière beaucoup pfais lente quand on enlève la fibrine. On comprend aussi, d'après cela, que rabaissement des globules doit s'effectuer arec (rfus de rapidité quand la proportion de la fibrine augmente dans le sang , ainsi qu'il arrive précisément dans l'inflammation.
On ne saurait dire pourquoi les globules s'abaissent rafHdement dans la liqueur du sang 'por, et lentement dans le sérum du sang battu, c'est-à-dire dans cette même Kquenr dépouillée de sa fibrine. Au reste, tous les phénomènes de suspension dépendent de l'adhésion des molécules aux liquides. Peut-être les globules adhèrent-ils moins à la liqueur du sang qui tient encore de la fibrine en dissolutÎQD qu'au sérum du sang battu , qui a perdu sa fibrine. Une chose qui mérite encore d'être signalée, c'est que le sang fouetté et dépouillé de fibrine, dans lequel les ^oboles montraient peu de tendance à s'abaisser, acquérait sur-le-champ cette disposition lorsque j'y ajoutais une dissolution de gomme arabique.
J. Davy a fait remarquer que le sang inflammatoire ne se coagule pas toujours iTec plus de lenteur. Les globules peuvent alors s'y abaisser plus promptement , parée qu'il contient plus de fibrine dissoute, car la dissolution de la fibrine dans le sang lui donne plus d'aptitude à laisser les globules se déposer que n'en a celui auquel on a enlevé cette substance.
£a conséquence, les causes principales de l'abaissement des globules et de la formation d'une couenne sont le ralentissement de la coagulation et la plus grande quantité de la fibrine dissoute. S'il arrive parfois à d'autre sang de se couvrir d'une couenne peu consistante, dans des circonstances où l'on devrait plutôt présumer un commencement de décomposition qu'un excès de fibrine, le phénomène s'explique par la plus grande lenteur avec laquelle ces espèces de sang se coagulent, puisque, comme je l'ai fait voir, le sang d'un sujet en santé laisse les globules s'abaisser avec assez de rapidité, et se couvre ensuite d'un caillot incolore, lorsqu'on en retarde la coagulation (1).
L'abaissement des globules a lieu aussi dans les vaisseaux après la mort , quand
(1) Retzius a obtervé une formation de couenne inOammatoire diflTérente de celle qui a lieu ordiBairemeDL Le sang se prit rapidement en masse après la saignée. Au bout de deux beures, il ne s'était point encore séparé de sérum ; mais , ce laps de temps écoulé , on en vit beaucoup, qù eovrrît le etHlot noir. Ce sérum était opalin , et, au bout de quatre heures, il avait déposé oae eoQche épaisse de fibrine. Une partie de la fibrine s*était solidifiée lors de la première coaguptioo. Le reste demeara en dissolution dans le séram* et toute la marche du phénomèbe resta dépendante de la lenie coagulation de la fibrine. — Comp., but la fonnation de la couenne , H. Nasse, Dos Elut. Bonn, 1880.
flii laisse le rMlavre Iraiiqiiitie jtiMju'aii moiiiem ni'i sVrnniplil la rnaf;(ila(inii du sang. On tiviivc alors, (iaus lu cœar et jeu gim laistioatix , des caillots qui ■nuH blancs en desuis et roujtvs en dessous. Phcebus a fait voir que la partie blandu' orrupc toujours la partie supérieure du caillot, que le cadavre ait vlé couché, aprrs la mort, sur k d<M ou sur lo ventre, pounu que la situation qu'mi lui a donnée w cliai^te pas avant la coagulation du sang (1).
Sérum. La liqueur du sang qui tient la fibrine en dissolution se sépare, par l'effet de li coagulation, en fibrine ei en une porttou qui demeure liquide. Ix nouveau liquîdr restant est appelé térum, et diffère beaucoup de celui qui existait d*abard. En effet, il a une coiUeur jaunâtre, une saveur salée, et une pesanteur spériAqsF de 1,027 i 1,029 ; cbeiles animaux su p<^ri eu rs, il réagit tnanifestement à la dbniére des alcalis, et , quand on le cbauffe jusqu'à 70 ou 75° (]. , il se prend n gelée, par la coagulation de l'albumiue qu'il tcuait eu dissolution, tandis que b fibrine se coagule d'elk>-niénie, et sans nulle infliieucc extérieure, lorsque le san; est sorti des vaisseaux. Le ])riucipe le plus essentiel du séruui cM l'albumine. Lr sérum contient, en outre, de l'akali libre (soude et aussi potasse), probablemeni uni à de l'albumine, avec des seLs de l'une et de l'autre base. Prevou ei Dumx ont déterminé la quantité des parties solides du sérum proportiouieUeroeDt au autres, r^ez beaucoup d'animaux.
lUO P
AHT.ES DE