‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 25 sur 185 · I.oite · texte numérisé non relu

I.oite

Aneuilie. . . .

Tonne ilp lei (Irenanllk . .

(l) PniMtvi., I.eickeiibtfa»i in Jrr Chottra. Donn, 1893.— D« caillots blanc» qui m lirmnil dan» le cttur, apri:9 la mon , se ramiHent soiiTeiit entre in colonne» chamun , dans tM In enfonceoienls qui coolenaietit du sang ; on le* a pri* quclqucrol* pour An eicroiasincn

ANALYSE CHIMIQUE Dl] SANG. 103

OQ dissout la substance dans une lessive médiocrement iorte d'hydrate potassique,

et ion chauffe jusqo*à 50^ G. L'alcali s'empare de la portion de soufre et de phosphore combinée avec la protéine. En ajoutant de Tacide acétique, cette dernière le précipite sons la forme d'une substance floconneuse.

La jnrotéine (1) est insoluble dans Feau, qui en dissout cependant un peu, à l'aide d'une ébpllition très prolongée. Elle n'est pas soluUe dans l'alcool ni dans i'éther. Elle contracte des combinaisons avec les acides et les bases. Tous les acides très étendus la dissolvent, et elle est précipitée ensuite par l'acide concentré. Elle K compose de carbone 55,29, hydrc^ène 7,00, azote 16,01, oxygène 21,70.

L'albumine est une combinaison de protéine avec du soufre, du phosphore et du phosphate caldque.

La fibrine cmitient les mêmes éléments, mais moitié moins de soufre que l'albu- Dine.'

Ce qu'on sait des noyaux des globules du sang a déjà été rapporté précédemiDent Le reste de leur substance se compose d'hématine et de g^obuline, dont la premi^e forme la partie colorante rouge, contenue dans rintéri^u* des cellules suiguines, tandis que la ^buline semble appartenir à la substance de la membrance pariétale des cellules, en supposant qu'elle ne soit pas renfermée dans leur intérieur avec rbématine.

Hématiiie.

EUe se présente sons deux états, soluble et insoluble dans l'eau. Quant à l'état soas lequel elle se trouve dans les globules du sang, on peut la considérer comme « Que dissolution aqueuse très concentrée, que les sels et l'albumine du sérum empêchent de se dissoudre dans le sérum du sang, mais que celui-ci extrait des cellules sanguines dès qu'on vient à ajouter de l'eau. Pour l'obtenir, à l'état soluble, pure et non mêlée tant avec les em eioppes incolores des corpuscules du sang qu'avec leurs noyaux, il faut la séparer des globules d'une manière telle que le résidu de ces derniers puisse être mis à part. C'est ce à quoi on ne peut guère parvenir que chez les animaux à sang froid, par exemple la grenouille, où il est fadle de séparer les globules de la liqueur du sang, et, en ayant recours à la filtration, de séparer aussi h dissolution de matière colorante des enveloppes dépouillées de cette matière.

Pour arrivera ce but, on prépare, par le fouettement, un mélange de g^buleset de sérum du sang de grenouille, on enlève le caillot, et on laisse le mélange en repos dans un vase. I^es globules se déposent : on peut enlever le sérum qui surnage avec une pipette et avec du papier Joseph. Veut-on les débarrasser complètement de l'albumine qui y adhère, on peut y ajouter de l'eau sucrée ou salée, et filtrer le tout : ils ne se dissolvent point dans ce liquide, et l'on obtient ensuite une dissolution aqueuse pure de la matière colorante, en les traitant sur le filtre par de Tean distillée. Ce qui coule est une dissolution pure de cette matière, non mêlée avec des débris de globules ou de cellules du sang. Quand on opère sur du sangde nommifère ou sur du sang humain, il faut se contenter d'une séparation incomplète : on hache en petits morceaux un caillot rouge qui s'est déjà contracté autant que possible et qui a spontanément abandonné son sérum ; on le lave, sur le filtre,

I) H. Homuiin, Doê Proîdn nnd êénê Vmrbméun^em GioKB» i«42.

I0i!l ANALYSE CHLMK^IUE DU SAM;.

avec un sel neutre, pour enlever tout le sérum qui pourrait y adhérer eiicm-c* ce qui a lieu sans que les globules se dissolvent dans ]*ean salée ; on sèche, autant que faire se peut, ces globules sur du papier Joseph, et, eu ajoutant de reau,oii obtient une dissolution de matière colorante, dans laquelle nagent toujours, à h vérité, quelques cellules sanguines décolorées.

En expérimentant sur Thématine soluble, de quelque manière quV'Ue ait été extraite, on reconnaît qu'elle se coagule dans les mêmes circonstances que Talbumine, c'est-à-dire par l'action du tannin, des acides minéraux, des sds métaUiqwrs (^t d'une chaleur de 70*" G. A une température moins élevée, elle conserve sa solubilité. Lorsqu'on l'évaporé à une chaleur qin monte jusqu'à SO"" G. , elle devient uuc masse noirâtre, réductible en poudre d'un rouge foncé, et susceptible de se dissoudre de nouveau dans l'eau. L'iiématine soluble se dissout dans l'acide acétique, comme l'albumine soluble. Elle se coagule lorsqu'on verse de l'alcali dans la dissolution acétique, et qu'ensuite on ajoute un acide à la liqueur. Les précipités produits par les oxydes terreux et métalliques sont bruns, noirs ou rouges.

La manière dont l'hématine se comporte avec l'alcool est toute particulit*n', et différente de l'albumine. On en doit la connaissance à Gmdiii. Lorsqu'on fait bouillir avec de l'akool du sang coagulé par ce réactif, l'hématine se dissout. On parvient ainsi à la débarrasser de toute l'albumine adhérente. La disst^ution alcoolique est d'un rouge foncé. Soumise à l'évaporation, elle laisse un résidu brun, qui se redissout dans l'eau. Suivant Huenefeld, l'hématine est soluble aussi dans i'éther : pour cela, il faut la couper en disques minces, que l'on suspend dans de l'éther pur.

L'hématme des globules du sang a la propriété, (|uand on la met eu coutarl avec l'air atmosphérique ou le gaz oxygène, d'attirer a* dernier, et de prendre une teinte vermeille : il se produit de l'acide carbonique, qui s'échappe, fait qui a élié observé par BerthoUet, par Ghrislison et par moi. Du sérum mêlé de globules devient vermeil dans toute sa masse quand on le fait traverser par un courant de gaz oxygène ; à la surface seulement, comme le sang lui-même;, lorsqu'on l'expose à l'air. Si l'action du gaz oxygène se prolonge, l'bématiue noircit, ce qui tient peut-être à la combinaison de l'acide carbonique avec elle, et l'on ne |)eut plus il ramener à son état antérieur. L'acide carbonique rend le sang et l'hématine d'an muge très foncé, que l'oxygène fait ensuite repasser au rouge vermeil. Le gaz o\ydule d'azote est absorbé en grande quantité par le sang, fouetté ou non, qui prend une teinte purpurine ; un courant d'air atmosphérique qu'on fait passer ensuite à travers la liqueur rétablit la couleur naturelle. L(* gaz liydrogène carboné éclaircit, dit-on, la teinte du sang noir. Plusieurs sels, comme le chlorure sodique, l'azotate potassique, le sulfate sodique, produisent le même effet. Le sucre agit aussi de la même manière.

1^ dissolution aqueuse d'hématine ix)ugit moins à l'air que ne le fait le sang luimême.

L'hématine coagulée, ou insoluble dans l'eau, a été examinée par I^cauu, Sanson, fierzelius et Simon. Elle se dissout dans les alcalis, et contracte avec les acides minéraux des combinaisons, insolubl(*s dans l'eau, soinbles dans l'alcooK (lue l'can j)récipite de leur dissoliilion alrouli([uo.

Suivant Locanu, |voui* obtenir riiématine dans cet étal, où elle a subi un cliaii-

A^AL1SË ciiiyN/tîE DU sam;. ltK>

sc'uiiel, il faut couper Je caillot rouge du sang en trandies minces, qu*on ans de i*eau, précipiter la liqueur rouge par Tacide sulfurique, traiter le )ar l'eau d^abord, puis par Talcool, afin de lui enlever tout Fadde libre, ' et Je faire bouillir arec de Falcool. La décoction, qui est brune, laisse . par le refroidissement, un peu de sulfate d*albumine et de globuline. restant contient le snlfate d*hématine dissous dans ralc^;on sépare ï en saturant Tacide sulfurique par ramnK)niaqne. lanière de se procurer l'hématine en change Tétat, à la vérité, mais elle ^e de la fournir pure pour les analyses élémentaires. L'hématine pure ne d*après Lecanu et Mulder, ni soufre, ni phosphore, ni chaux, et le fer fi substance minérale qu'on y rencontre : celle du sang humain, ayant été issa, dans les expériences de Lecanu, 10 pour 1(M) d'oxyde de fer, ce qui ; fer. D'après les analyses de iMulder, la composition élémentaire en est >ne 6j,8ii, hydrogène 5,37, azote 10,40, oxygène 11,65, fer- 6,64. l) a trouvé aussi des traces d'oxyde de manganè^sedans le centre de cette

ni prétend que Je sang desséché et pulvérisé agit sur l'aiguille aimantée, du fer qu'il contient; mais aucun des réactife ordinaires, même les ))lus comme le cyanure potassique, le tannin, l'adde gallique et les acides les plus forts, n'indique la présence du métal dans l'hématine non brûil paraît découler que le fer n'existe pas k l'état de sel dans le sang. Les es de Berzelius réfutent ce qu'avait dit Fourcroy, que l'hématine est une (1 de sous-phosphate ferrique dans rall>iunine, et que, dans le chyle, qui également du fer, mais qui a une couleur blanche, le métal se trouve à pliosphate ferreux neutre. Kn effet, le sou»-phosphate ferrique est insoi le sérum et l'albumine, qu'on ajoute, ou non, de l'alcali. L'assertion de Dumas, que l'hématine est de l'albumine tenant de l'oxyde ferrique en 1, ne parait pas exacte non plus, car alors les aéides minéraux et l'eau rraient extraire le métal de cette substance non brûlée, art (2) a fait de belles décx)uvertes sur le rôle quele fer joue dans l'héniamontré d'abord qu'une dissolution aqueuse d'hématine, qu'on imprègne hydrique, perd sa couleur au bout ^ quelque temps, et devient d'abord mis verte. Cette réaction semble pi*ouver que le fer contribue à la couleur uatière. Knsuite il a découvert qu'on peut enlever tout le fer à la dissoueiisc de cette substance, ou à l'hématine coagulée et délayée dans de faisant passer du chlore gazeux dans la liqueur, ou y versant de l'eau de ulder a fait cette expérience sur l'hématine |Hire. 1^ matière animale s(* en flocons blancs, combinée avec de l'acide chioreux, pendant que le fer )iis, à Fétat de chlorure ferrique, qu'on peut séparer parla filtration; la nimale ne donne plus ensuite de cendre lorsqu'on vient à la bi'Ak*r. Or, le I pas d*afl)nité pour les oxydes, tandis qu'il en a une très grande pour les d*un autre c<)té, le fer ne peut être extrait du sang par l'acide chlorhyautres acides minéraux qui ont beaucoup d'affinité pour les oxydes métal-

iUiMiiï.H\ Journal^ I. LVIll, p. ^81.

cnt nmtirUr »tnnjuini purpureum valorem imperlicutis HOhtrat (jœttiiigue^ 1835.

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