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liques, mais n'en out aucune pour les métaux. D'après ces cousidératioiis, il paraît vraisemblable à Berzelius que le fer est à Fétat métallique, et non à celui d'oxyde, dans rhématine.
H. Rose (1) a fourni de nouveaux arguments à Thypothèse suivant laquelle k fer s(* trouverait à Tétat d'oxyde dans le sang. Lorsqu'il filtrait la liqueur, après la réaction du chlore et la précipitation de la matière animale, le fer pouvait en être séparé ; mais quand, au lieu de filtrer, il ajoutait de l'ammoniaque en excès, tout se redissolvait en un liquide rouge foncé, et il ne se séparait plus de fer. Rose mêla ensuite une dissolution d'hématine avec une certaine quantité de dissolution d'un sel ferrique, et ajouta un excès d'ammoniaque : l'oxyde ferrique resta dans h liqueur, et ne put être précipité ci par le sulfide hydrique ni par la teinture de noix de galle. £nfin. Rose a trouvé que» quand on mêle une dissolution aqueuse d'un grand nombre de substances organiques non volatiles, comme sucre» amidoo, gomme, sucre de lait, colle, etc., avec une petite quantité d'un sel ferrique, et qu'ensuite on ajoute un alcali, l'oxyde de fer n'est point précipité, ou ne l'est qu'en partie.
Cependant Berzelius croit que la combinaison qui , dans les expériences de Rose, tient l'oxyde ferrique dissous dans l'bématine ou l'albumine, n'est point h môme que celle qui rend l'bématine ferrifère , parce qu'autrement elle devrait perdre son fer par l'action des acides, et parce qu'une combinaison d'hématine oa de sérum avec de l'oxyde ferrique ou ferreux se décomposerait par l'addition d'ua acide minéral, l'hématine ou l'albumine étant précipitée, et l'oxyde restant dissous dans l'acide.
£n conséquence, Berzelius pense que le fer se trouve à l'état métallique dans l'bématine , qu'il y est combiné organiquement avec de l'azote , du carbone , de l'hydrogène et de l'oxygène, et qu'il s'oxyde pendant l'incinération de cette substance. C'est aussi là l'opinion de Mulder. Le chyle, au contraire, doit cooteÉr le fer dans un tout autre état, celui d'oxyde, puisque, d'après Emmert (2), il eil extrait par l'acide azotique, et donne ensuite un précipité noir par la teinture de noix de galle, un précipité bleu par le cyanure potassique.
On s'est encore occupé de rechercher si, par sa combinaison avec la matièft animale , le fer prend une part essentielle à la couleur du sang. Gmelin ne pense pas qu'on puisse l'admettre, même en supposant que le fer soit combiné, à l'état métallique , avec l'azote , le carbone, l'oxygène et l'hydrogène , dans l'hématiiie. Il dit que la décoloration de cette dernière substance par le chlore, avec soustraction de fer, ne prouve rien, attendu qu'il pourrait se faire que le chlore déariorât rhématine uniquement en lui enlevant de l'hydrogène, ou en transportant l'oxygène aux autres éléments , et que l'acide chlorhydrique ainsi produit pourrait s'emparer de l'oxyde ferrique de la liqueur alcaline. Gmelin rapporte à ce sujet que, quand , au lieu de chlore , c'est un excès d'acide chlorhydrique ou d'ackie sulfurique froid qu'on ajoute au sérum mêlé d'hématine , et qu'on sépare par h filtration l'bématine, qui a pris une teinte plus foncée, mais qui ne s'est nullement d(Volorée , on peut également découvrir l'oxyde ferrique dans la liqueur par le
(i) PoGORia»OBFF*8 Annaten, i, VII, p. 81. (3) RiaVirMtv, t. VUI.
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moyeo du sulfocyanure potassique, et qu*eii conséquence l'oxyde ferrique peut être enlevé sans destruction de la couleur. Il ajoute que le résidu du sang fouetté, qu on a presque entièrement décoloré en le faisant bouillir à plusieurs reprises avec de l'alcool, donne encore une quantité notable d*oxyde ferrique par l'incinéntiou (1).
GlûlHiHne.
Le sang contient aussi une matière aidOogae à la caséine. Cette substance a été décomerte par Gmelin, qui Ta prise pour la matière caséeuse. Quand on fait booillir du sang fouetté avec de l'alcool, qui dissout Thématine, et qu*on filtre la liqueur bouillante, le liquide rouge qui passe, dépose, par le refroidissement, des flocons abondants de caséine, colorés par de l'hématine qui y adhère (2). Lecanu a extrait cette substance des globules du sang, avec l'hématine, par le moyen de Facide sulfurique. Il la regarde comme de Talbumine, et croit les globules composés d'hématine et d*albumine. D'après sa méthode , on prend des tranches minces de caillot rouge, on les dépouille de sérum à l'aide du papier Joseph, on les lessive avec de l'eau , on précipite la dissolution rouge par l'acide sulfurique, et 00 lave le précipité avec de l'alcool froid, pour enlever l'adde libre qui pourrait y adhérer. Ce précipité est un composé de sulfate de globuline et de sulfate d'hématine. Ou bien on prend du sang fouetté et débarrassé de sa fibrine ; on y verse de Tacide sulfurique étendu, et on lave ]e caillot avec de l'alcool froid. Si Ton mêle da sang fouetté avec quatre parties d'une dissolution saline, par exemple de sul* ^ sodique, le sérum peut être séparé des globules (3) ; du moins reste-t-il une grande partie de ces derniers sur le filtre , et Ton peut ensuite les traiter par fadde sulfurique.
Pour séparer l'un de l'autre le sulfate d'hématine et celui de globuline , on fait bouillir la masse avec de l'alcool; le menstrue, lorsqu'il est chaud, les dissout tons deux; mais il laisse précipiter le sulfate de globuline en se refroidissant Beridius a donné le nom de globuline à la base de ce dernier sel. Simon la regarde comme de la caséine, avec laquelle elle a effectivement de grands rapports , sans toutefois qu'il y ait identité entre elles.
La globuline pure est soluble dans l'eau. La dissolution se coagule en granulations à la chaleur de l'ébuUition. Ce caractère distingue assurément la globuline de la caséine ; mais, comme celle-ci, elle est insoluble dans l'alcool froid et sohible dans l'alcool chaud; d'après Simon , elle est précipitée , non seulement par Tadde sulfurique, mais encore par l'acide acétique, et im excès d'acide la redissout Les sels métalliques et l'alun la précipitent également La caséine diffère de toutes les substances par la propriété qu'elle a d'être précijiitée par la présure on pepsine ; Simon assure que la pepsine ne coagule pas la globuline , à moins qu'on n'ait ajouté auparavant du sucre de lait à cette dernière, auquel cas il se forme de l'acide lactique.
(1) Gvujjr, Chtmie^ U IV, p. 1169.
(î) GuKua, Ckemiet t. IV, p. 1073.
(3) C'est celte particularité, bien connue avant lui, que Figuier a utilisée, comme il a été Ht précédemment , pour PanalyM sommaire qu'exige l'aude des modifictt&oos pitliologiquet do Mog. (Aol« ^ trmd.)
lOS ANALYSE CHIMIQUE l)L" SAM;.
îjea expériences qui ont été faites jtisqu^ici sur le sang, par rapport à la globuline, ne procurent aucune réponse à la question de savoir sous quelle fbnue les globules du sang contiennent cette substance ; si elle constitue , de concert avec rhéniatine, le contenu des cellules sanguines, ou si elle est la substance de leurs ])arois. f^ paroi des cellules n*est pas dissoute |)ar l'eau pure, il est vrai ; mais il SI' pourrait que Faction do Tacide ou de Talcool chaud Tout fait passer à un élal dans lequel elle serait insoluble dans Tcau. Le problème ne pourrait être résolu qu'en prenant du sang fouetté de grenoiùlle, réunissant les globules sar on filtre, les débarrassant du sérum |)ar de l'eau salée, puis de l'hématinc par de l'eau pure, et examinant ensuite si le résidu, qui se composerait de cellules sanguines décolorées, contient ou non de la globuline.
Lne matière analogue à la globulinc existe dans le cristallin, au dire de Benelins et de Simon. D'après Mulder, la globuline doit être rangée (larmi les combinaisons de protéine.
Fibrine.
.luMiu'à présent on n'a étudié la fibrine (fu'à l'état de coagulation ; mais, en suivant la méthode que j'ai indiquée, on peut l'examiner dans le sang des grenouilles à l'état de dissolution, avant qu'elle soit coagulée. Si Ton reçoit le liquide (|oi traverse le filtre dans un verre de montre plein d'acide acétique, la fibrine ne se coagule point. Quand le verre de montre contient de l'eau salée, la fibrine ne se coagule pas non plus, ou du moins ne s'y coagule qu'en petite quantité ; oi sait que l'eau salée qu'on ajoute au sang de grenouille en retarde siiigiilièrenieiit la coagulation, phénomène d'aUleurs connu depuis longtemps à l'égard du sang humain, sur lequel l'addition d'mie certaine quantité de sulfate sodiquc, d'azotate |)otassique ou de quelques autres sels, pix)duit le même effet. On peut d'après cela se faire une idée de la manière dont les sels dits rafraîcliissants agissent sur le sang dans la méthode antiphlogistiqne : ils métamorphosent la fibrine, qui , dans l'inflammation, a une telle tendance à s'accumuler et à se coaguler tant dans b vaisseaux des organes enflammés qu'à la surface des membranes, après qu'elle a été exsudée.
l no dissolution aqueuse de jwtasse ou de soude caustique s'oppose aussi à ce (|ue le sang tiré de la veine d'un homme se prenne en une masse cohérente. Sui- >ant Prévost et Dumas, \v sang des animaux supérieurs ne se coagule plus quand on y ajoute un millième de soude caustique. Si , en Idtrant du sang de grenouille, on revoit ce ()ui tra\erse le |)ii|)ier dans un verre de montre contenant une dissh liition (h» |M»tasse caustique, la fibrine ne se prend point en un seul caillot, niaisfl w» forme |m*u à immi de très |)etils flocons, de mémo (pie quand on laisse tomber la li(pieiir goutte à goutte dans un verre de montre plein d'élher sulfurique. La librine dissoute du sang d(» giTiiouille ne dé|>os*» ni globules ni flocons par l'addition de ranimonin([iie liqiiid(*.
On se j)rocure la fihrini» coagulée, |)our les exi)ériencos chimiques, en fouettant du sang ou en (Mile^ant le caillot rouge : dans le premier cas, elle reste attachée aux Iwguelles, et Ton n'a plus qu'îi la bien la\er. Ainsi obtenue, elle a une jïesanteur spécifique Hupi''rieiiiY II celle de l'eau, du MMuni, et du sérum inèlé de globules qu'on se pnHure en foueiianl le sang ; elle gagne le fond de tous ces liquides.
A iixiias qu'il n'y atihiTO clos htillcs d'air. Klh* est hlanrho, inmfoiv, insipide, et iubolublc dans l'eau froide, aussi bien que dans Teau chaude; mais, lorsqu'on li fût bouillir longlenj|)s dans l'eau , elle subit, d'a|>i*ès Berzelius, un cbangenienl dans sa a>uipositiou, durcit, devient cassante, et la liqueiu* tient en dissolution um* substance nouvelle, qui a été produite aux dépens de la fibrine. Cette llquciu* n'a aucune ressemblance avec une dissolution de colle. Au reste, riiéniatine, la globuline, la fibrine, l'albumine coagulée et la caséine ont cela de commun ensemble, qtie Teau n'en peut point extraire de colle par l'ébullition. La fibrine partage aussi atec d'autres substances (non avec l'albumine) la propriété de décomposer l'eau oiygénée par simple contact , en donnant lieu k un dégagement d'oxygène, accompagné de formation d'eau, sans qu'elle-même subisse aucun changement. Elle se coin|)orte de telle manière avec les acides et les alcalis, qu'elle peut jouer le rôh? tantôt d*une base et tantôt d'un acide. Dans les acides concentrés, elle se gonfle, et devient mi corps doué de propriétés acides; dans les acides étendus, elle se resserre sur elle-même, et produit une combinaison neutre. La combinaison acide avec W acides minéraux est insoluble dans l'eau, la neutre est soluble; mais la comhiuaistm acide et la combinaison neutre avec l'acide acétique sont toutes deux solubies dans l'eau. Le cyanure ierroso-potassique détermine un précipité dans ki dissolution acétique de fibrine; mais cette réaction est offerte aussi par l'hématine, la caséine et l'albumine; la colle n'y donne pas lieu. Suivant Caventou (1) et Bourdob, la fibrine, l'albumine, la caséine et le mucus se dissolvent dans l'acide chlorhydri(|ue concentré à froid , et, quand on laisse la liqueur exposée |)endant vingtquatre heures à une température de 18 à 20", elle prend une belle couleur bleue, ce qui n'arrive point avec la colle. iMukler dit que la fibrine est composée de protéine, de soufre et de phosphore, plus nne certaine quantité de phosi)hate calcique. Si compositioD élémentaire est: carbone 54,90, hydrogène 6,95, azote 15,89, oxygène 21,55, phosphore 0,35, soufre 0,36. On la trouve aussi, à l'état de dissolution dans le chyle et la lymplie, à l'état solide dans les muscles et le tissu d«* la matrice.
Albumine.
l/irscpi'on chauffe le sérum du sang jusqu'à 75" et au delà, il se preml en une masse solide, qui est composée d'albnmineen très grande jwrtie. Celte masse laisse suinter quelques gouttes d'mi liquide brun qui , d'après Gmelin (2), se imuble par les acides, prend l'aspect d'une gelée par le refroidissement, et contient, outre ih l'albumine maintenue dissoute par Falcali , de la caséine, de la ptyaline, de l'osmalôme et des sels potassiques et sodîqiies.
Quand on fait coaguler entièrement du sérum par la chaleur, et qu'on traite la masse sèche par l'eau bouillante, et reprend plusieurs fois de suite le résidu par l'alcool, celui-ci enlève du chlorure sodique, du chlorure potassique, du lactate sodique, de l'osmazômc, et ce qui n'a été dissous ni par l'e^nn bouillante ni par lui est de l'albumine pure. La substance que l'eau bouillante a dissoute et que l'alcool n'attaque point est de la ptyaline.
(i) Bulletin de l'AcadêmU royale de médecine. Pari», 1843, t. Vllt, p. 770. '?) Chemie, t. IV, p. 1.n81.