CHAPITRE III
Mem propriétés ow^mmît^WÊem ëii mi«s.
Influence vivifiante du sang.
I^ sang artériel , qui doit sa teinte vermeille à Foxygène qu*il a pris dans ks poumons et qu'il entraîne dissous, redevient d*un ronge foncé ou noir en traver sant les capillaires du corps, par suite du coniTit qui s'établit entre lui et la flHh tièrc organisée, conflit qui rend les organes aptes à vivre, mais qui le rend loimême incapable de continuer à exercer cette influence nécessaire à rentretieaée la vie. 11 revient des organes plus riches en acide carbonique, et ne reprend m qualités vivifiantes qu'en repassant à Tétat vermeil dans les poumons, où il s'empare d'une nouvelle quantité d'oxygène et abandonne de l'acide carboniqne. Comme, ainsi qu'on le verra plus loin , il parcourt le corps entier en quelques minutes , ce laps de temps suiSBt |iour que chacune de ses portions perde et recouvre la faculté vivifiante (1).
Ce n'est qu'à l'état artériel et vermeil que le sang peut entretenir la vie. Toile cause qui l'empêche de s'artérialiser dans les poumons entraîne l'asphyxie et II mort, surtout comme l'a fait voir Bichat, par paralysie des fonctions du cerreii et du système ncncux. Cependant la nécessité de l'artérialisation du sang ctf moins grande chez le nouveau-né, moins encore pendant le sonuneil d'hiver et II mort apparente , ainsi que chez les animaux inférieurs : elle paraît même ne plK exister du tout chez le fœtus des mammifères. L'énergie du système nerveux H de la vie animale est celle qui dépend le plus du sang artériel : on en a la prévit dans les phénomènes de la cyanose, où, par l'effet d'un vice d'organisation da
(i) D'aprùs M. Brown Séquard , le sang veineux est capable d'exciter et de mettre en les centres nerveux et les muscles de la vie organique et de la vie animale ; d^n» certain d*asphy\ie , et particulièrement chez les nouveaux-ncs , les mouvements respiratoires coni qu'on observe sont dus à Pcxcitation de la moelle allongée par le sai^ veineux, ainsi qM M. Marsballllall Ta soutenu ; môme dans Tétat normal , le sang veineux parait être rexdtMl principal, sinon le seul qui mette enjeu la moelle allongée et la moelle épinière , pour proMi les mouvements respiratoires. Voici une des expériences de M. Brown Séquard» On sait qWt quand on asphyxie un animal, des mouvements convulsirs violents éclaleitf dans tout son coifli Ces mouvements sont dus à Pexcilation du sang veineux sur la moelle épinière. En effet, Us^ sont pas produits parPencéphale; car, si Ton coupe lu moelle épinière transversalement au cm.é au dos , toutes les parties séparées de Tcncéphale ont pendant Tasphyxic des mouvements ooivulsifs, comme si la séparation n'avait pas eu lieu. Mais, si Ton détruit une des parties de II moelle épinière qui donnent naissance aux nerfs d'une des paires de membres, ces racmbM pendant Tasphyxie n'ont pas de mouvements convulsifs , et Ton n'y voit que'de légers trenfelP menls. L'intensité des mouvements convulsifs qui ont lieu pendant l'asphyxie est d'autant pla grande que l'asphyxie est plus complète, ou , en d'aulres termes , que le sang est plus veineoi M. Brown Séquard atlribue au san;; veineux l'excitalion qui met en jeu les intestins et la vetti chez les mourants, et cause ainsi l'action de se vider, qualification donnée à l'expulsion de urines et des matières fécales au moment de la mort. ( Comptes rendus des sianctê de la Soeià de biologie, 1. 1 , p. i05.) É. U