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CHAPITRE PREMIER

Dell formes du ajatèmc Yaaiciilatre danii le règne anlaial.

Les changements organico-chimiques que le sang éprouve dans les diverses parties du corps, à la vie des(]ue]les ils sont nécessaires, rendent la circulation de ce liquide indispensable. Le principal r(*ssorl de la circulation est le mouvemcut rhythmique du cceur. On appelle cœur la partie du système vascidaire qui possède la contractilité eu vertu d'une substance musculaire dont les vaisseaux sanguins sont dépounus partout ailleurs. Sous sa forme la plus simple, le cœur ne représente qu'un simple vaisseau : telle est la configuration des cœurs multiples et vascnliformes des annélides, qui sont en même temps les principaux troncs vascuiaires ; tels sont aussi et les troncs vasculaires contractiles qu'on aperçoit au-dessus de l'intestin des holothuries, et le vaisseau dorsal des insectes, qui est partagé en plusieurs cavités communiquant les unes avec les autres. Ilieu n'est plus facile que de constater la justesse de cette vue, en examinant chacun des segments du corps des crustacés macroures, par exemple des squilles, dont le cœur est un vaisseau dorsal contractile, tandis que, dans les autres décapodes, cet organe représente un ventricule court et circonscrit.

Paus l'embi^on des animaux supérieurs, le cœur affecte d'abord la forme d'un utricule, et n'est autre chose qu'une inflexion contractile des troncs veineux, à l'endroit où ceux-ci se continuent avec le tronc artériel. L'état même des choses chez l'adulte justifie encore cette manière de voir. Ici, chez les animaux qui occupent le haut de l'échelle, le cœur se compose d'un double utricule musculeux court ; mais la substance contractile se prolonge jusqu'à une certaine distance sur les troncs veineux qui viennent aboutir à ce sac, et même chez les poissons, ainsi que chez les reptiles, sur une portion du tronc artériel, celle qu'on nomme le bulbe de l'aorte. On peut se convaincre, dans la grenouille, que les troncs des veines caves se contractent régulièrement, comme le cœur lui-même : Haller, Spallanzani et Wedemeyer avaient déjà reconnu cette particularité (1). Le mouvement se propage le long de la veine cave inférieure, jusqu'au foie, et continue de s'accomplir d'une manière rhythmique dans les troncs veineux, après même qu'oiia enle>é le cœur. J'ai observé le même phénomène de contraction des troncs veineux cher

(i) HalliB) Elem, physiol,, U 1, p« 125.

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