DU GCEUR (X)MMË CAUSE DE LA CIRCULATION
cœur dépendît de cette influence , parce que l*organe cx)ntinue de se contracter après avoir été arraché du corps, et parce que Tirritation de ses nerfs ne (>rovoc]ue pas des contractions semblables à celles que rirritation des nerfs détenuine dans les autres muscles.
Sœmmerringet Behrends (1) ont cherché à jétabKr que la substance du cceur De reçoit pas de nerfs, et que tous les filets nerveux qu'on rencontre dans cette substance sont destinés uniquement aux tuniques des vaisseaux cardiaques. Cette hypothèse semblait confirmer la doctrine de Haller sur la contractilité muscnlaire, savoir, que les muscles posswleni le foi-ce motrice |)ar eux-mêmes et non par leur conflit avec les nerfs, et que ceux-ci ne provoquent leurs mouvements qu*à b manière des stimulants extérieurs mécaniques, électriques ou chimiques (2). Mais 2:M:arpa a prouvé que les nerfs cardiaques se ré|)andeut en très grand nombre aussi dans la chair musculaire du cœur. Ilumboldt a produit des mouvements du ccnir en galvanisant les nerfs cardiaques chez des mammifères (3). Burdach a vu, chez un iapin mis à mort, les battements du cœur devenir plus forts loi^u'il armait h ]K)rtion cervicale du grand sympathi(|ue, ou le ganglion cervical inférieur. I)e pareilles expériences sur la forc« motrice des nerfs ne sont i>robantes que quand on anne les nerfs seuls, et que Faction galvanique est faible ; car les fortes décharges iKNit Transmises au cœur |)ar les conducteurs humides, comme |)ar les nerfs euxmêmes, et cela en vertu d*un simple efl'et de conductibilité. Les expériences dans lesquelles Burdach accélérait les battements du cœur, chez un lapin mis à mort, en touchant le nerf grand sympathique avec de la {xHasse ou de l'ammoniaqoc caustique, sont donc d'autant pins intéressantes que, diez le lapin mort, il n'y a ])lus de sensations douloureuses qui puissent influer sur ces mêmes battcnient& (lelles que Brachct {U) et autres ont faites sur l'irritation des nerfs chez des animaux vivants, ne pnmvent absolument rien eu égard au cœur , puisque les battements de l'organe changent beaucoup |)ar le seul fait des sensations douloureuses.
Enfin, le cœur se dis^ngue d'autres muscles en ce qu'étant séparé du corps et vide, ilcontiime de se contracter, malgré Tabsencede tout stinmlant, surtout dia les animaux à sang froid; ses divers compartiments se contractent alors dans le môme ordre régulier éa succession que s'il tenait encore à Tanimal, ])articularité dont on ne peut se rendre raison sans admettre que les nerfs contenus dans k sobstance de cet organe continuent d'exercer une influence spécifique, qui, par conséquent, semble être la véritable cause de ses contractions.
D'un autre côté, il y a des faits attestant qu'une solution de continuité desncrfi cardiaques influe stir la durée de l'action du cœur. A cet égard, un cas décrit par Heine (5) présente beaucoup d'intérêt : c'est celui d'un homme chez lequel m voyait parfois quatre à six battements de cœur manquer ; à l'ouverture du cadavxe,
(1) Ueher lUe îterzfterven ^ 1792.
(2) Hypolbèwi|« 'auteurs., toraquMl sera question du systèac odrveai, nous vemms rcnoitir, mais avec une modificalion iraportante , dc's cKpéricBces qui ont 6té fuites dans ces deniien temps par Loii|çet. (Sole du (nid.)
(3) L'cbvr die gereizte Muskcl-und Nervcufascr, 1. 1, p. 342.
(à) licchirches sur le système nerveux gaugliunmiirc, Paib, 1937» (5} MuEtLEii> Archiv, i^hi, p. 234*