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CHAPITRE IV

ile« fU verse* partiee da eyetème vaecnlalre.

Artères.

Ix sang coule continuellement dans les artères, mais avec une vélocité qui croit t chaque contraction du cœur. C'est un fait dont on ac^iert la conviction on »bser\ant la circolation au microscope, et aussi en pratiquant la section transversale fFune artère. T^a vitesse du mouvement devrait être la niônie dans toute 'étendue du système artériel, si ce système conservait partout les mêmes dimenions ; mais, comme les lumières réunies des branches sont plus grandes que la iimière du tronc, le mouvement doit diminuer de vitesse dans le sens des ramifiatjons; car, sous Tinfluence d'une force identique, un tube étroit est parcouru Àus rapidement par une même masse de liquide qu'un tube plus large, dont la capacité est la même dans june petite étendue que celle de l'autre dans une étendue 4us grande (2).

Autrefois on croyait que les angles obtus et aigus sous lesquels les branches se lélachcnt des troncs vasculaircs, avaient de l'influence sur la vitesse, et que les nglos obtus gênaient davantage le mouvement. Mais, dans des tubes clos, un iquide qui les parcourt se. trouve soumis |)arlout à la même pression, et il tend ivec une même force à se porter dans toutes les directions.

Le frottement et l'adhérence du liquide aux parois exercent, au contraire, une nfluence essentielle sur son mouvement Cette influence est si grande, que le sang xmle avec beaucoup plus de vitesse au centre des artères que le long de leurs patiis, ce dont on peut se convaincre en contemplant une petite artère au microscofN*. Jiei la grenouiik, on voit les corpuscules du sang s'avancer avec rapidité au centre In vaisseau, tandis que les petits corpuscules de la lymphe coulent bien plus lenlement le long des parois (3).

(1) Relira ge zur Natur-und Heilkunde, Heilbronn , 1831.

(2) Comp. une note h ce sujet, p. 151.

(3) ^oy. AsciiERSON, dans Mueller's Arcliiv^ 1837, p. â52. Ses obsenrations ont été constatées depuis par celles de E.-H. Wcbcr, ibid,, 1838, p* A50. — Comp, Poisbuille. Rechercher mr les causes du maurement du sang dans tes capillaires, Paris , 1835, p. Uh,

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