‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 41 sur 185 · ARTÈRES. US · texte numérisé non relu

ARTÈRES. US

:nffii, commo, d'après Im etpérienfeii de PoistHiillo, «ne moléciilc de fluig prise m point (qnelcMiqiie du système artériel est mue avec une forre capable de ^ équilibre à une colonne de mercure d*une hauteur connue, il ^ conchi que, r obtenir la force qui coftfspond à une artère d'un calibre donné, oo n'avait I prendre le diamètre de ce vaisseau : le poids d'un cylindre de mercure dont Me serait le cercle donné par ce diamètre, et la hauteur celle de b colonne de cure fri>tenuo, doit être la force statique totale a\ec laquelle le sang se ment I cette anère ; d'où il snit que la force totale statique qui meut le sang dans artère est eiactemeut en raison directe de l'aire que présente le cercle de cette re, ou en raison directe du carré deson diamètre, quel que soit le Keu qu'elle ipo. Si l'on admet, avec Poisêoille, que, chez un homme de vingl-netif ans, le nètne de l'aorte, au niveau des valvules sigmoîdes, soit de 3^ millimètres sous ression de 160 millimètres de mercure (moyenne de i80 et ii!iO, «laiimum et iniiim des hauteurs observées chez les animaux ), on a pour l'aire du cercle ette anèro 908,2857 millimètres, qui, multipliés par 160, donnent 165325,72 itnètres cubes de mercure, dont le poid8sl97177936 gr.rsl,971779 kilogr., uation de la force statique totale du sang dans l'aorte au moment où le cœur se tractr. Cet exemple suflit pour montrer comment, d'après les calculs de Poi- Ile, on doit procéda afin d'avoir la force correqMmdaiite à une artère dont le iW*tre serait connu. Pour le bœuf, la force est de 10 livres 10 onces 7 gros Kralns ; ])our l'artère radiale, de h gros.

Mirant les pauses des battements du cœur, la presdon li laquelle le sang se ive soumis dans les artères est un peu moindre, parce qu'il subit la contre- Rsion des parois élastiques du système artériel enticT ; mais la différence se réduit «Il de chose. Haies a vu le sang monter d'un pouce ou de quelques pouces, ^ ique pulsation, dans un tube qu'il avait introduit dans nne artère.

Pouls arléricft.

(Innime le sang ne peut pas marcher avec autant de vitesse dans les vaisseaux fSkitvn que dans les artères, à cause» de la résistance qu'il rencontre dans les kes ('droits, il exerce contre les paras élastiques des artèi-es une presaîon en ^ do la(|Helk7 11 tend , comme tout autre liquide comprimé , à s'échapper en K »iM. Cotte pression dn sang sur les prois artérielles, pendant la contraction I ventricules, se fait sentir au doigt, et porte le nom de fxnds. 1^ pouls artériel ^teoc, en général, isochrone ^ la contraction des ventricules, qui en est la cause, f^rmiic de cette pn^ssion, les parois élastiques des artères doivent se distendre ^^^ battement du cœur ; puis, au moment de la diastole du ventricule, revenir "'H* premier état, en raison de l'élasticité dont elles sont douées, (lette disten- ' des artères peut avoir lieu en long et en large ; elle s^effectue réellement aussi * lesdrnx sens, mais beaucoup plus sensiblement dans le premier que dans le ^. De là résulte que. les artères se déplacent et deviennent flexueuses au ^^t dn pouls, et qu'elles s'élrndent de nouveau au moment du repos du ven- '^lo ; mais, pendant la pulsation, eUes se dilatent aussi un peu dans le sens de '^Rnir. I^ur am])liation doit se réduire à p<Mi de chose, puisrpie beaucoup de '<»inM»sno rf>ni |)oint aperçue; re|K»ndant diacnn peut se «uivaincre qu'<»lle

16& ARTkQES.

est bien réoUe, en obsenant i*artùrc pulmonaire d*uuc grenouille dans toutes ses runifications : I^, en effet, on voit très distinctement Tartère devenir non seulemeal flexueuse, mais plus grosse. PoiseuiUe a mesuré, retendue de l'ampliatioD des artères par une expérience ingénieuse (1). Il mit la carotide prûnûtive d*un cheval vivant à découvert dans retendue de 3 décimètres , et glissa sous elle un tubt ouvert, en fer-blanc, qu'on pouvait clore à Taided^un couvercle étroit; il ferma le tube avec le couvercle, et en boucha les extrémités avec de la cire et de la graine; après quoi, l'espace compris entre la paroi interne du tube et la surface extemt de l'artère fut rempli d'eau à l'aide d'un tube de verre plongé dans le tube, k chaque pulsation, l'eau montait de 70 millimètres dans le tube, qui avait 3 miBf mètres de large, et aussitôt après elle retombait d'autant. La portion incte d'artère avait 180 millimètres de longueur, et occupait un espace de lli!i/iO niillmètres cubes: comme, à chaque pulsation, son ampleur augmentait de la capacU d'un cylindre d'eau ayant 3 millimètres de diamètre sur 70 de long, c'est-à-dire d'environ li9k milUmètres cubes , il s'ensuit qu'elle se dilatait d'environ ^àem. capacité. Flourens a fait une expérience ])lus simple, qui consiste à entourer nat grosse artère d'un mince anneau métalliqua élastique et fendu sur un point, et à observer, au moment des pulsations , la fente , qui s'élargit alors d'une manite régulière. (]e qu'il y a de mieux à })rendre pour cette expérience est un resM de montre. ^

On admet ordinairement que le pouls est isochrone dans toutes les artères, ; quelle que soit leur distance du cœur. Weitbrecht, Liscovius et £.-11. Weber ont j cependant fait voir le contraire, dont on peut sans peine se convaincre. Au voisin nage du comr, les battements des artères sont isodirones à la contraction des vn* tricules, puisque ces battements sont produits et par la systole des ventricules «t par l'ampliation que l'effort du sang fait acquérir aux artères. Mais, à une phi grande distance, le pouls des artères n'est plus isochrone aux con tractions é| | cœur, et il s'en éloigne, d'après Weber, de ^ à -f de seconde. Ainsi, le pouls k l'artère radiale vient un peu après celui de la carotide primitive, tandis que cii de la maxillaire externe est isochrone à celui de l'axillaire , la distance du étant ici à peu près la même. Le |)oul$ de l'artère pédieuse retarde un peu celui de la maxillaire externe et de la carotide primitive.

E.-H* "Weber a fait voir quelles sont les causes de cette différence. Si k était renfermé dans des tubes rigides, à parois non extensibles, le choc de celui fi est chassé dans les artères par le ventricule du cœur se propagerait jusqu'à l'extri^ mité de la colonne liquide, avec la même vitesse que le son se propage danscdbfi, c'est-à-dire beaucoup plus vite que le son ne fait dans l'air atmosphérique» (t alors la pression du sang s'étendrait, avec une perte de temps presque insensiU^ jusqu'à Fextrémité des artères. Mais les artères étant susceptibles de s'étendre fl peu dans le sens de la largeur, et plus encore dans celui de la longueur, le refoiH lement du sang par le cœur n'opère d'abord que l'ampliation de celles qui soil les plus voisines de cet organe ; celles-ci se resserrent ensuite par l'effet de knr élasticité, le sang comprimé par elles distend la portion de vaisseau qui vient inmédîatement après, et ainsi de suite, de manière qu'un laps de temps, à la vérilé

(1) Journal de pkyxwtogie, fior MAeitfiMR , PaH^, 1829, t. IX, p. àh.

ARTËIIËS. 105

tKs court, s*écoule a^aiit (fuc Tonde, c*cst-à-dirc le rcfoutemciit successif du saug, \k dilatation et le resserrement des artères, arriTcnt jusqu'à ceux de ces vaisseaux qui sont ie plus éloignés. Telle est exactement la manière dont une onde marche sur une corde tendue, à partir du point qui a reçu le choc : seulement, la corde m s^ctend que dans une seule direction, tandis que le tube artériel augiueutc dans loitc SI capacité. La propagation de cette onde d'expansion sur le système artériel ot BatBrellemcnt beaucoup plus rapide que le mouvement du sang, de même que criic d'une onde k la surface d'un fleuve l'est beaucoup plus que le cours de ce dernier ; car, lorsqu'une partie de l'eau est saisie par une onde progressive, les mo- Ueoies dv liquide s'élèvent et s'abaissent, mais elles restent en arrière, taudis que tmâe parcourt d'autres parties de son trajet.

Le nombre des pulsations d'une artère doit naturellement s'accorder d'une ma- ■ière parfaite avec celui des battements du cœur, et les artères qu'une même distaace sépare du cœur doivent battre d'une manière isochrone. Quelques personnes oit voulu déduire de l'expérience la possibilité du contraire; mais le pouls étant il conséquence de la systole du cœur, de toute façon doit aussi coïncider avec elle ; rnipoasible ne saurait jamais être un sujet d'observation. On peut rencontrer des iffiârences du pouls eu égard au mode, à la force, etc. ; car celles-là dépendent, eequi se conçoit aisément, de l'élasticité des vaisseaux, d'obstacles locaux à la circalaiion, etc.

Tonfcitè oa contractilité organique des artères.

Les artères et, en général, les vaisseaux sanguins, possèdent, outre l'élasticité , force contractile vivante. Cette force diffère beaucoup de l'action du comr, et ae manifeste, non par des contractions bnisques et énergiques, mais peu à peu, t& manière que les effets qui en résultent sont difficiles à observer, et ne peuvent lanais non plus remplacer ceux du cœur. On a bien comparé les artères avec le laîneaa dorsal pulsatile des insectes, et avec les troncs vasculaires qui exécutent in pulsations chez les sangsues et autres annélides ; mais ce sont là précisément kscceursde ces animaux, qui possèdent aussi des troncs vasculaires non contractiles, comme le vaisseau ventral des vers de terre. Les monstres privés de cœur, %àtHpe les acéphales et autres, n'autorisent pas non plus à admettre que les artères agissent à l'égal du cœur et peuvent le remplacer ; car, dans les cas bien conims de ce genre^ les vaisseaux du monstre acarde n'étaient que des branches des vaisleanx omUlicaux d'un second enfant complet, et le monstre se nourrissait, à titre ^organe, du sang de ce dernier , comme il arrive toutes les fois qu'une partie ^ndconque d'un embryon est implantée sur le corps d'un autre embryon com-

|ilrt(i).

(Test pour cela que, chez les animaux, après l'ablation du cœur , on n'observe

(I] Dans le cas cité par Rnysch {The», /riiaf., IX, p. 17, tab. 1, fig^. 2), un membre acépkale pendait au placcnla d*un fœlus bien conformé. Rtidolphi a décrit (Abhandlungen der Âltai, zu Berlin^ 1816) un monstre composé uniquement d^une tète, dont les vaisseaux éUirnt des branches du cordon ombilical d*un autre fœtus entier. 11 en était de même dans le casqnej*ai observé, et dont Nicholsou a donué une description détaillée (Mielieb*» ilrcAiV, 1H37. p. 328}.

1(>6 AKTfeRES.

aneaiiç (race de momcment rbythnii<ine dans les artùres. IJ n'y a d*excet)(ionà cet égard que pour les points du système artériel qui sont pounus d*un petit cawr accessoire, comme le coeur aortique des grenouilles et des poîssonSf et les coor axilUîres des chimères. Dans de pareils cas, les veines ofl&'ent anasi despubitins rhythmiqaes particulières, telles que celles qu'on voit, par exemple, chei î'angaiF, aux coeurs caudaux de la veine caudale. Ici se range encore la piîlsatioa ihythmiqw ntale des traocs des veines pulmonaires et de Textrémité éd» veinei caves, cha tous les animaux. Oes vaisseaux ne se contractent que jnsqn*! la distance ï 1^ quelle s'étendent les ûbres musculaires du cœur prolongées sur eux. Les accessoires des artî^res, dont il vient d'être parlé, possèdent des faiaoeavx laircs à rides transversales , comme le cœur proprement dît ; dans tous lesaMre points du sy'stème vasculaire, il n'y a aucun vestige d'une coocbe homofegoe ai cceur (1).

On ne panient pas non plus à déterminer des contractions aoudaines daai fe artères en ayant recours ï l'électricité, qui, connne nous ravons dit plus but, 9pi d'une manière prononcée sur le cœur. Nysten (2) a souvent (ait des cxpérinoi galvaniques sur l'aorte de criminels qui venaient d'être décapités et sur des poisons ; mais il n'a jamais aperçu aucune trace de contraction. Bichat avait déjà é* tenu des résultats analogues. Wedemeyer n'a |>as été plus heureux en opérant m une pile de cinquante paires de plaques sur les car()tid(*s et l'aorte pe^oraicL J'à très souvent essayé le galvanisme dans la même vue , et jamais je n'ai pu déterminer la moindre contraction, ni chez des grenouilles, avec des commotions légère et fortes, ni chez des mammifères, entre autres des lapins, avec une pile de soimie , à quatre-vingts éléments (3).

De tous ces faits, il suit que les artères n'agissent |M>int, dansk circiilalioB,^{ des contractions musculaires rhytiuniques, et que la diminution de leur caHR. après que l'impulsion du cœur les a distendues , est une conséquence 4e kuréki'l

(1) Suivant Fîoarens, tous les troncs veineux du Tcntrc de la grenouille se Cependant on ne remarque les contractions qu*aux points précités de la veiM cave er dans le foisioage des cœurs lymphatiques postérieurs, où eltes sont produitct pur la| BMttt de la lymphe dans le» veines iliaques. C*est également ainsi qu*on doit espHqiKrtaltej contractile que Marshall Hall signale sur Papophyse iransverse de la troisième vertèbre grenouille ; la pulsation tient ici à ce que le cœur lymphatique antérieur pompe la lyiB|èiAn| une branche de la Tcine jugulaire. ^ I

(2) tiechercke» de pkffsioU et depalholog. chimique; Paris, 1811.

(3) MM. £.-if. Weber et Kd. Weber, ont démontré de nouveau hi contradHilé 4es pitiMl^l lères , par l'emploi de Tirritalion éleclro-magnétique. De petites artères de | a ^ de H|Hl diamètre, se contractent, après une irritation électrique de 5 à 10 secondes, d*uo Sendel diainètre et de plus de la moitié de leur cavité ; et mOmc la contraction peut , par la prc de nrrïtatfon , aller {usqu*ù interrompre le cours du sang. Après quelque temps, elles i leur diamètre; mais, si l'irritation est trop forte ou trop longtemps continuée , la paralysie i vient, et \\ s*ensuft une dilatation qui peut être portée jusqu*au double. Sur des ««ianaïAi lairc de ~ de ligne en diamMre, Tirritation électro-magnétique ne montre aucune inflMBoei petites veines ne se resserrent pas non plus, mais, par Tcflet d'une irritation prolonffatt se paralysent, et le diamètre en devient double. SurTaorte abdominale, la veine cave kUferii et la veine crurale, on n'aperçoit aucune action. Outre le resserrement des vaisseaux, llrriUl étectro-magnétique produit aussi la coagulation du sang , qui amène TarKl de la cirevIaliN le point irrité ( Berickl ûher die VerfnnidUttgen der hanifL Sache» GescUtckmft éer IHa schaftcn lu Uipiig ^ 183t}, t. IJI, p. 91}. fi. !«

AHTËIKS. 167

tjdir. Hiûil but bteu dûtingucr , atoc l'arry (1), Ticdeiiiaiiii , K.-H. WcIht, Sdiwanu et Ueelc. h cnotraclilil*^ iuwnsiblc ou la toukili- 4e ces viHsxaai. i'.'ixsl ^ bit vmau de test temps, que Tcau fioidc arrOtC b« bc'iiwrHiagii^ii cauiiéL's \»r kafbàn wixindka. QMkpH» agents chimiques dimiuueut aussi le diauièlf c des M2).

MCmtnn anioK déjk vo-quc le froid détermine la contraction deit feliies «lires. Le» «pfrienoes de Schnanii ont mis ce fait en parfait*^ évidence HT les arlèr» dn mésentère de la grenuuiiie cl du Bufu igneut. Apr^ avoir ('4alé le Bésenlère de ces anmiaux sous ic microscope , Sdiwann faisait tomber deatiiis do goaiies d'etu dont la température était inférieure de quelque» degrés à celle de fur atmosphérique. Le resserrement ne tardait pas ï avoir lieu, el, dans l'espace 4el0il5 miMries, les vaisseaux se rétrécissaicut tellcnieiit <(uc le diauii'-trc de la lH&itred'aneartère,quiétaftd'abotddcO,07'2àliKui-s se doutait réduit ïU 0276 ^m-k-dire deveaak dem ou tnm bm \Àm (lelit, et que la lumière cUe-iut-iiti du niaKau était qMtre h aeuf fbû moins grande. L'artùn. m. nablaidit cnsuiti iH au faont d'une demi-heure, cUe avait repris sui diiiicusHms primicres. i» ouJ anvsail dors avec de nouveUe eau, elle se resMorrait fiiciiri. et II pli< iiumuK iHiutailfln Kprodmt ainsi à pituieiirs reprises. Mais les veines ne diiiimuaicut i>a!i. J ai fri qaemmmt observé ce phénomène, telquL'ScliwannIadeciiL

Jusqu'ici on ignenal quelétaitle tissud'oàdépcDdaitlauniItaculiltorganHiui qai t^ ainsi avec lenteur. L'influence du froid sur ia yi 13

oMraction est caradéristique poar plusieurs parties aaa itHMcaletues, non moins que le peu d'action dt ^ \

féleclricilé. Nous eompuioiis, k cet égard, le lisiiu ccui »/'lV^ l '^ '

Iractile des artères aa tiisu contractile du dartus luaiï 1 K 1 de notneUes recherches panissent établir qu'il v a en ''1

nre lldeh diOéreDce,

Henle a découvert, dans les parois des artères une (Mche paniculi^ (3) , qui doit manifestement être R^idée cemme le siège de celte pnqiriêté (li). Cette oodie est située en dedans de la couche élastique OUreelleet la tunique interne. l..es fibres élastiques s y ||PDtrent encore, mais seulement cuuniie acct'ssoire ■bus la forme d'un réseau qui entoure des faisceaux filiraix d'uQC espèce particulière. La couche se compose de stratificatioaa nombreuses de ligaments transversaux pâk's, <|ui uaji-

(1) Oh f** arirriid pidie. BMh, 4810.

(9) fvjr. HisiTMa, Os m/lmmntiion of Ihe nuicout manbrami. Londrn, ISIO. — Lesnpbnmott mjcmcopiqoa tar dei agails cLimlquet mit en cootact aiec de< ort^rei capillaitu douent un rinilut nlDiiu *Clr, parce que le menglruc peut, d'aprjs la loi lie l'endosiBoac, ugir Mit le coDlCDu def Tii»Kaui à traient leurs iNirois, ainsi qu'il arrhu à lau; les liquides de densité diDércnlc, lorsqu'ils tout séparés pur une nieoibraiu'.

(3) L3 Qpire 13 représente une porllon de la couche mojuiinc des arlîres , !i un grossIswineLil ifaiTiroD 300 diamèlrcs.

ji) iVoehtKKkrift futr die gaammic lIcHktuiik, 1S40, ii" 21, p. 3ÏU. .Inatumic ijiaérMc, 1i3d. par A.-J.-L. JonrdaD, Paria, !&&;(, 1. 11, p. 39.

1(S8 ARTiiRES.

t'heiit fortement sur les libres élastiques obscures. En ajoutant de Tacide acétique sous le microscope , la diiïéreiicc dcvieut eucore plus sensible. L'acide dissout les faisceaux pâles, et les fibres élastiques restent sans avoir sobi aucon changement Dans les grosses veines , on trouve , immédiatement sur la tuniqoe interne, une couche tout à fait semblable de fibres transversales, qui seulcnietta toujours peu d*épaisseur, et peut aussi manquer entièrement ; tandis qu*on obscn». dans la membrane interne des veines une couche longitufâinale de ces fibres oidH> nairement très développée, qui est plus mince ou manque dans les artères.

Ces faisceaux diffèrent totalement du tissu du dartos, dont les fibres ressembM beaucoup à celles du tissu cellulaire. Henle les com|)arc aux faisceaux muscufan» organiques^ de Tintestin. Us paraissent différer du tissu du dartos, même m point de vue chimique. Retzius a remarqué que la dissolution acétique de la tunicpii artérielle est précipitée jMir le cyanure ferroso-]K)tassiquc. Cette réaction déportprobablement du tissu en question, puisqu'il est certain au moins que le tissu cd^' lulaire et le tissu élastique ne se comportent pas ainsi. Si q\\c tient au tissu cfNN tractile des artères, elle annoncerait une différence chimique entre ce tissu et il darlos.

Le tissu contractile des artères paraît être le même que les faiscoaux d*un riNK geâtre pâle qu'on découvre entre les veines, dans le corps caverneux de la vergeéet qui sont d'une force extraordinaire chez le cheval. Ces faisceaux, qui fonufOt,^ dans la verge du cheval, des cloisons longitudinales, unies ensemble fiar de non^ breuses anastomoses , ne donnent point de colle par la coction. Leur dissolnti» acétique est précipitée par le cyanure ferroso-potassique. Ilunter les croyait moi^culeux i et prétendait qu'ils étaient contractiles. Je n'ai pu y déterminer aucon' contraction en les iirritapt avec la pile galvanique sur un cheval vivant. Stanlef,'' de I^ndres , m*a cependant assuré qu'ils jouissent d'une contractilité insensftie et qui se manifeste lentemenL II est à désirer qu'on les soumette à un noafd examen.

La contractilité insensible des artères cesse ù la mort De là résulte qn*ellift opposent alors moins de résistance aux liquides. Le sérum qui , pendant la vie, n'exsudait pas des vaisseaux, en traverse les parois dans le cadavre. Mais nn M' de relâchement des vaisseaux peut aussi permettre cette exsudation |)eudant la vi<^

La contractilité vitale s(»mble aussi avoir part h ce qu'on apjwlle la \acuité^ artères. Celles-ci se ress(»rrent, chez les moribonds, tant par leur élasticité queptf leur contractilité organique, et leur lumière se réduit au minimum. La conséqucM de ce phénomène est que le sang s'accmnule dans les veines. Après la mort absolue, la contractilité organique cesse» aussi, et les artères occupent l'espace qii leur revient en vertu de leur élasticité. Il arrive souvent qu'on y trouve du sang après la mort, par cxemphî chez les pendus, les noyés, les asphyxiés par la vap«r du charlion, ou à la suite des inflammations, et dans le cas d'ossification des paniii artérielles (1).

(1) Otto, Pathologhchc AnitomiCt 1 1, p. 3ii3.

VA1$S£AUX CAPILLAIKËS SANGUINS. 16tt

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