II. Vaisseaux capillaiaks
Structure des capillaires.
ins toutes les parties organisées, le passage du sang des dernières ramifications ielles daus les premières branches veineuses a lieu par l'intermédiaire de petits eaux microscopiques et rétiforroes, dans les mailles desquels se trouve la subre proprement dite des tissus : c'est ce qu'on peut voir dans totites les injections s avec soin, de même qu'en observant la circulation au microscope sur des les transparentes vivantes, la membrane natatoire^ les poumons et la vessie des ouilles, la queue des têtards, Tœuf couve, les jeimc» poissons, les branchies arves de salamandre, les ailes des chauves-sotu*is, et le mésentère de tous les Mmx vertébrés. On peut même s'en convamcre à la simple loupe sur des parnon transparentes du corps des larves de salamandre. Les artériolés les plus les contractent les unes avec les autres des anastomoses de plus en plus noinises en se ramifiant, et ces anastomoses fmisseut par constituer un réseau cou- , d'où naissent les commencements des veines. Ces transitions rétifonues des rcs aux veines sont nommées vaisseaux capillaires, à cause de leur ténuité, ne peut pas dire précisément quel est le point où ces vaisseaux cessent d'être artères et commencent à être des veines, car la transition se fait d'une mae insensible; les réseaux ont cependant cela de particulier qu'ils conservent out le même diamètre, qu'ils ne se rétrécissent plus dans un sens, comme font irtères et les veines, et que les points où ils commencent à augmenter de ca* ' sont précisément ceux qui marquent et la fin des artères et le commencement veinesw Mais ce n'est point là un motif pour admettre, avec Bichat, un système llaire particuKor, distinct de l'artériel et du veineux.
PS vaisseaux capillaires les phis déliés sont appropriés au diamètre des corpuss du s^ng. On les mesure dans des parties qui ont été injectées avec soin. Leur (lètrc varie de ^\n» ^ tïïïo ^^ même -^^ de pouce. Les éléments des tissus, iiue fibres de tissu cellulaire, fibres musculaires, etc. , sont pour la plui>art Bcoup plus ténus.
a forme des réseaux capillaires est en général fort simple ; il n'y a guère de difpices que dans le plus ou moins de largeur des mailles, et leur forme, tantôt rcgue, tantôt plus ou moins allongée. Ce que Sœmmering, Dœllinger et Berres (1) observé, ce dernier surtout en ses belles recherches sur les différences que vaisseaux capillaires présentent dans les divers tissus, est fort exact, mais ne *p\k\ue point aux réseaux eux-mêmes, et ne concerne que la forme des artées et des veinules qui s'y distribuent. Ainsi Sœmmerring fait remarquer que la icscence ressemble, dans les intestins grêles, à un arbre dépouillé de son feuil- ^, dans le placenta à une houppe, daus la rate à uu goupillon, dans les muscîes à fagot, dans la langue à un pinceau, dans le foie à une étoile, dans les testicules es plexus choniides du cerveau h une boucle de cheveux, dans la membrane lilaire à une grille. Dans les branchies, les artères et les veines suivent la diiTC - I des feuilleis branchiaux, de manière que le |)etit courant artériel monte d*uu
) Mcdic, Jahrbttcchcr dc8 œsterreichischcn Slaolctf i» XiV.
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côté, et que k* petit courant veineux descend de l'autre côté. Suivant E.-H. Webw. la distribution des vaisseaux est dendritique dans les tendons, sans qu*ils fissent exactement suite aux vaisseaux divisés en longues branches de la substance luiiscslaire. On trouve, dans la substance corticale des reins, des glouiérules particuiiprs de vaisseaux sanguins, au miliea des réseaux cafMllaires. Ces pedts ooq» roKb (cof'pora Maipighiana) sont des pelotons de la branche artérielle qoi pénètre dau leur intérieur, et sur laquelle ils reposent comme un fruit sur son pédicule. An extrémités des villosités du placenta humain, une artère capillaire s'inflédiit pov devenir veine capillaire^ ainsi que Tout fait voir les belles recherches de K -H. llVekr. l^s ramificatioBs vasculaires marchent en long entre les fibres ratiflculairi» et nerveuses; mais les capillaires représentent ici des réseaux entourant les fibres panllèles, de même qu'ils le font dans les testicules autour des conduits sémiulofi enroulés. Ijos artérioles suivent bien les divisions des feuillets bruichiain dass b branchies des larves de salamandre, et dégénèrent en veinules branchiales desoeidantes; mais, entre cellesH:i et celles-là, il y a aussi un réseau, même dassb lamelles les phis petites.
Les réseaux ]<*s \Aus serrés, ceux qui ont les plus petites mailles* w rencontrai dans les [Mumons, dans la clioroïde, moins déjà dans 1-iiis et le corps ciliaiR, ensuite dans le foie, les reins, les mciubraues muqueuses, le derme. Je troan, dans la choroïde du dindon, que les intervalles ont mic largeur égaie, ou méar inférieure, an diamètre des vaisseaux capillaires. Dans les pouinona de rhomiM, ils sont un |)eu plus petits que les courants. Dans les reins de Thmiime et du cUeit j'ai vu que leur rapport au diamètre des capillaires injectés était de 1 : h — {:i> Au ceneau, qui reçoit une très grande quantité de sang, mais où ce liquide le distribue, au soilir des ca|>illaires, dans des réseaux moins nombreux» de maucR qu'il en ressort plus vite, en même quantité, qu'il n'y était entré, £.-U..\l€ècri reconnu que le diamètre des capillaires était au diamètre longitudinal des maib dans le rapport de 1 : 8 — 1 0, et à leur diamètre transversal dans celui de 1 : /i— & 11 a trouvé les |)ctits tul)es b(*auc(mp plus gros dans les membranes moqueuses, h conjonctive pal|>ébra]<> |>ar exemple, et dans le derme, que dans le ccr¥eau;iiiai les intenalles étaient moins grands, dans la proi)orti()n de 1 : 3 — 4. Ils étaiol beaucx)up plus larges dans le périoste. Les os, les cartilages, les ligaments, les leidons, sont les {)arties du corps qui reçoivent le inoins de sang, et qui ont le ïïÊJm de \ aisseaux capillaires. C'est sur la limite entre les fibres musculaires et ks oBs tendineuses, qu'on fK'ut juger de la grande différence qui existe entre elles qaMl à la richesse en vaisseaux sanguins. Suivant Dœllinger , les petits vaisseaux 4s muscles reviennent i>om' la plupart sur eux-mêmes, et ne sont pas unis d'otf manière étroite aux rares vaisseaux des tendons. Prochaska (1) a observé le vaèat rapport entre la partie libre des membranes synoviales et celle qui revêt le carti' lage articulaire.
Certains tissus n'ont point de capillaires, ni, en général, de vaisseaux sangiû | Tels sont le tissu corné, le tissu dentaire et le tissu du cristallin. On n'en trouvepv non plus dans les divers épithélium, ni, par conséquent, dans la couche ki plus Mr rieure et lisse des membranes séreuses, tandis que le reste de ces dernières puflsA
(1) Diaquiailio iimilumicuphijsiolugica organUmi humani, Vicunc » 1S13« |>« 1^0.
VAISSEAUX CAPILLAJRES SANGtlNS. 171
itfs \aiï>M*aii\ i»uguii)& Bk'uland et Schrœdcr vaii der K()lk kn ont iujectéii dans les im*iiil)niiies séreuses. Il y a de rares vaisseaux sanguins dans les cartilages; on pi-ui« clu;z les enfants injectés avec soin, les suivre du périchondre dans l'intérieur di.*s cartilages. La rotule est parsemée, longtemps avant son ossificaticm, de canaux qui contiennent des vaisseaux, et les cartilages permanents eux-mOmes, par exemple ceux des côtes el de Toreille, m*ont offert, çà et là, sur leur coupe transversale, chez un enfant injecté, des vaisseaux sanguins qui pénétraient profondément dans le cartilage, sans que la masse de celui-ci offHt aucun réseau vascu- ]mre (1).
Plusieurs parties tran^)areiitcs de Toeil contiennent aussi des vaisseaux sanguins, oomine la cornée et la capsule cristalline. La substance profonde de la cornée, qui est ou cartilage, n*a jamais été injectée; mais je me suis souvent convaincu qnolc fc'uillet conjouctival de cette niembraue |X)6sôde, chez le foetus de vache, des vaisseaux <pii contiennent du sang et qtl*on peut suivre à la lou|)e jusqu'à plus d'une ligne au-delà du bord de la cornée. Heiile a injecté et figuré ces vaisseaux (2). lU'izius a fait la même ninarque sur des yeux injectés d'adulte.
1^ paroi iMiSitérieure de la capsule cristalline contient encore, chez les animaux adultes, des vaisseaux sanguins provenant d'une branche de l'artère centrale, qui traverse le corps vitré pour s'y rendre : c'i'st ce que j'ai vu, dans des yc*ux frais de %eau rt de boHif, où cc*s vaissi^aux renferment parfois (encore du sang. Zinn avait dôjà fait la même observation.
Quand ncHis disons qu'il y a des vaisseaux sanguins jusque dans les memlM^ues Iransfiarentes, nous n'entendons pas |)ar là que tous les vaisseaux de ces parties stiient K^ellenH'^nt assez gms |)onr aduR'ttre les cori)uscul(*s rouges du sang ; au contrains il est vraisemblable qu'ils n'en laissent |)asser que la partie liquide, cecprou Buinine la liqueur du sang. Il peut fort bien existex aussi, dans d'aulne |)arties du cor|K», des capillain's non inoins délit'*s, qui ne ix'çoivent ordinairement des artères que la liqueur du sang, et qui ensuite transmettent celle-ci aux veines {uasa
Vas» ca|Mllaires ne sont pas de simples sillons creusés dans ki substance d<'s organes : ib ont des parois membraneuses. Il y a certaines parties où, à l'aide do la macération, on parvient à dissoudre la substance interposée entre eux, et à les ol)tenir fpulésw Tel est le cas des capillaires des reins, et de c(^ux qui existent dans la mc^mbrane vasculaire dju limaçon des oiseaux (3). On réussit même (iuektuel<>is à distinguer, au microscope, ki paroi des ca|)illaires, sous la forme d'une meiid>rane propre. Schwaun a vu, dans la queue des têtards de grenouilles, cpie les vaisseaux capillaires sont entourés d'une membrane mince, mais facile à discerner, et il a même pu aperct^voir, sur les plus gros, des fibres circulaires semblables à celles qui
(1) Dam les préoédenlei MHions, je iiiVn réTérasB, pour le» TaÎMeanx sanguins des cartilag», i an renard Injecté qœ j*avois vu à Ulrecht , et où les cartilages de la tradiée-ortèrei du laryni, i» eûtes. étaicfU couverts d*uDré9eau vasculuita serré; mais ce fait ne s'applique, en réalité, ^u'aui taisscaui du périchondre. Une IcUre de Valcnlin nf a fuit savoir qu*n existe des cartilages injectés dans le cabinet de nieulaiid , & Utredil.
(2) De membrana pupiUari nliis^ue mcmbrnmn ocuti pellucentibus, Bonn, lS33b ~F. o«S!»i iiftiNKB, dans Amiiom's Zcitschrifi fucr Ophliuilmoloyic, U V, p. 21,
(a) Wi^iDiscHMAR, Dt ptHiliori marU structura in tfmfiAiMû. Bmui, iS3i.