‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 43 sur 185 · VAISSEAUX CAPILLAIRES SANGUINS · texte numérisé non relu

VAISSEAUX CAPILLAIRES SANGUINS

eikistcnt sur I(^art^res. Un autre phénomène observé par lui cousiste en ce que b \aisseauxcapiJlaires offrent, ^ distance en distance, des noyaux de cellules : ce phénomène tient à ce qu'Us naissent de cellules qui s*accolent les unes aux autres d perdent leurs cloisons (1).

Iloufemetit du sang dans les capillaires.

Lorsqu*on examine au microscope les parties transparentes d*un animal Thaat, on s'aperçoit que le mouvement pulsatif ou rhythmiquement accéléré du sai^ cenc dans les plus petites artères et les vaisseaux capillaires, du moins chez Tadulte, el qu'arrivé là, le licfuide coule d'une manière continue et uniforme. Mais, quand In animaux s'affaiblissent, on remarque que les corpuscules du sang, tout en formant un a)urant continu dans les artérioles et les capillaires, y ont cependant un mouvement pulsatif et saccadé. C'est aussi ce qu'on Toit chez les animaux fort jeuiKS, sans qu'ils aient besoin pour cela d'avoir été débilités. Si la force du cceur dinÙBK davantage, les corpuscules du sang ne forment plus un courant contîna dans la petites artères et les capillaires : ils n'y marchent plus que par saccades; et, si II faiblesse est plus grande encore, ils rétrogradent même un peu après chaque sxcade qui les a portés en avant. On juge d'après cela que c'est la force du OŒttr 4|ai meut le sang jusque dans ces vaisseaux. Plus les animaux s'affaîbiisseiil, plus le choc doit être sensible ; car, quand la pression exercée par le coeur est faible, les artères se distendent peu, de sorte qu'elles peuvent, en vertu de leur élasticité, se rapprocher du minimum de leur lumière. Or, qu'il n*y ait plus de distension, et h réaction élastique cesse aussi.

La résistance que les vaisseaux capillaires opposent an sang peut être évaloée d'après les expériences de Haies et de Keill. Keill compara les quantités de sag qui s'écoulent par l'artère et la veine crurales ouvertes sur un chien vivant ; le rapport entre ces quantités étant de 7 ^ : 3, il concluait que la rénstance est ^ de h foi'ce du sang artériel. Suivant Haies, lorsqu'il soumettait l'intérieur de l'artNe mésentérique d'un animal mort à la pression d'une colonne d'eau de quatre pieds et demi, et coupait l'intestin vis-à-vis le mésentère, les petits vaisseaux coupés le laissaient échapper, dans un laps de temps donné, que le tiers de la quantité d'en qui s'écoulait par les troncs ouverts de ces mêmes vaisseaux, en sorte que la rMl* tance des petits vaisseaux s'élevait aux deux tiers de la pression.

Divers écrivains ont cru que la force du cœur ne suffisait pas |x>ur chasser k sang à travers les vaisseaux capillaires, et qu'il y a besoin pour cela de forces accessoires spéciales. Cette hypothèse est très bien réfutée par une expérience de Magendie. On lie la cuisse d'un chien, sans comprendre l'artère ni la veine cmrdes dans la ligature ; qu'alors on vienne à lier la veine, elle se gonfle du sang qui re^icil de la cuisse, et le laisse échapper en jet, si l'on y pratique une piqâre. C>mH prime-t-on l'artère, le sang veineux cesse peu à i)eu de couler ; mais TécoulenieflA se rétablit dès qu'on ne comprime plus l'artère. Poiseuille, en faisant usage de l'instrument dont la description a été donnée plus haut, a mesuré la pression di^ sang dans la iX)rtion ])ériphérique d'une veine, et trouvé, par une série d'eipf-

(1) ScuwAKN, Microscopischc Untersurhungen, Berlin, 1838, p. 183.

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ienres, que cotte presùon est proportioiuieUe & celle du sang daus les artères, vec* laquelle elle diiuioue et augmente.

Trc\iranus» Carus, DceUinger et CEsterreicher ont attribué au sang , comme *avait déjà fait Kirimeyer, une force pn^ulsive particulière» en vertu de laquelle 1 se porte vers les vaisseaux capillaires et s*en éloigne ensuite, force qui, suivant rux, doit, pen<jbnt la vie, agir encore après la cessation de Faction du cœur, et udépendanuneiit d'eUe. Le sang ne peut pas avoir par lui-même de direction, et 1 faudrait pour cela qu'il i^t attiré par la substance des capillaires, comme semblent Tadmettre Beaun^rtner et Koch. Or, s'il était réellement attiré j)ar les vaisseaux capillaires et la substance vivante, il pourrait bien s'y accumuler; mais Ml ne voit pas comment cette attraction favoriserait la circulation ; car elle déternincrait le liquide à séjourner dans les capillaires, ou bien il liaudirait siipt)oser ticorc que la substance >ivante ne l'attire dans les capillaires qu'autant que, tfovenant des artères, il a une couleur vermeille, et qu'une fois la conversion en aug veineux opérée, l'affinité réciproque entre hii et la substance cesse. A ces nnditions seulement, les capillaires pourraient être le siège d'une force accessoire iflant h la circulation. Mais la turgescence des parties à certaines époques ne trouve nullement en faveur de l'existence de cette force, puisqu'il s'opère alors lue accumulation du sang.

Ce qui semblait le mieux justiûer l'bypothèse d'une coopération vivante du sang Tceuvre de la circulation, c'est l'observation faite par Woliïet Pander, que, chez s poulet, le sang se forme dans Varea vasculosa avant qu'oncomme^ice à voir le <eur battre, et que, dès avant ce moment, il coule déjà de la périphérie de Varea 'osculota vers le cœur. Mais cette dernière assertion est complètement incertaine ; Ile n'a pu être vérifiée depuis ni par Baer ni par aucun autre observateur.

Les autres motifs qu'on allègue en faveur de la force propulsive du sang se oodent sur ce que le mouvement de ce liquide continue sans battements du xnir. Il est deux conditions sous lesquelles, à l'aide du microscope , on voit le tang continuer encore de se mouvoir dans les vaisseaux capillaires d'une partie qui I été détachée du corps :

1* Tant que le sang coule par la plaie faite aux troncs vasculaires, ce qui doit igir sur son état dans les capillaires. Ainsi j'ai observé des mouvements lents, lîrigés des petits vaisseaux vers les gros (par conséquent vers les ouvertures des troncs ouverts), pendant dix minutes après l'ablation d'une patte, cliez la gre- Bouille. Ces mouvements tiennent uniquement à l'écoulement du sang, pendant (pe les vaissseaux, en vertu de leur élasticité, i>rcnnent un diamètre moindre que cehi qu'ils avaient auparavant dans l'état de distension violente. On aperçoit aussi ce rétrécissement au microscope. Lorsqu'on soulève la surfacxi d'où le sang s'écoule, en portant la patte en l'air, l'écoulement du sang cesse plus tôt, et cinq à Ml minutes suffisent pour qu'on ne voie plus aucun vestige de mouvement dans les vaisseaux capillaires (1).

2^ Lorsqu'on fait tomber les rayons du soleil sur une partie humide qui a été 'éiachée du corps, la surface de cette partie, en se desséchant, se fronce avec tant '^pîdité que le changement devient visible à l'œil nu. Ce pliénomène tient à ce

;r< Comp. Wkdiwrtm, Vfher éfn Kreiêlauf dfÈ Rlulr$. Hnnofro, 48â8, p. 233.

17& VAISSEAUX <:AFILLAfRCS SANCÏUIKS.

(fno )09 vaMSc^mr capillaires sn* vidont pluR promptement, ro qui, joint ii IVlIft d^ l'oclairago |Kir la hiniiiTO directe du soleil, produit Tapiiarenre d'un monvnnflif- >ibratoîre. Par coiis^*(|iient, comme je Taî m sur une aile de chaiivc-iiOHrîx fir*pftrÊr du forps, des traces de mouvement vibratoire s'obsencnt, même dorant en lieures entières, dans )es vaisseaux les plus déliés , mais dans les points iienleinèni h travers lescfuels ou fait |Misser la lumière solaire et à Tinstant de ce passage. Le froncement extrêmeinent rapide de la surface se voit à l'œi) nu. Si Ton humertr de nouveau le point qui se fnioce, le froncement cesse pour quelques instants; ^t, avec lui, le mouvement vibratoire dans Tintérieur d<» vaisseaux ; mais les den phénomc>m4 reparaissent dès que Tévaporation et la dessiccation recommenem Même au l)out d'un joor et demi, j'ai pu encore apercevoir des ribratious Asm Tintérieur de Taile ainsi bumectée, en ayant recours à la lumière directe dnsolcîL

Dans les parties qoi tiennent encore au corps , mais sur lesquelles le ccnr nVxerc4; fiktn d'influence, soit parce que les artères ont été liées, soit parce qn'ea Ta frappé lui-même de nM>rt, au moyen d'un alcali, le mouvement du sang per* siste juscpi'à ce que l'élasticité des artères ait réduit ces vaisseaux à leur minimmn' de diamètre.

Si le sang agissait par une sorte d'attraction envers les capillaires, le rôle pris* cipal appartiendrait incontestablement à ses corpuscul(*s« Dans lescnrconstanri*siié le courant du liquide est suspendu d'une manière subite par des obstacles mécaniques, ces corpuscules pourraient obéir à leur force d'attraction dausTintérirar de la li<iueur du sang arrêtée, et par consé(fuent continuer de se mouvoir, fl'pil cjo (fui n'a pas lieu. Lorsqu'on comprime subitement le meml>re d'nne grenoiiîHp dcmt on observe la circulation dans la membrane natatoire, le mouvement dn sans s'arrête complètement et instantanément, et avec lui celui des corpuscules.

Tous les motifs qu'on a allé^piés jusqu'^ pn'*s(*nt contre la coopération dn sMig h h circulation s'élèvent anssi contre l'hypothèse qui attribue à rinfluence drt nerfs nne |)art au mouvement du sang à travers les capillaires.

Treviranus et Baumga^rtner simt c«ux qui ont le plus soulenu cette liypothè». Autant il est certain (pie la tni-gcscencc des i>arlies, (pie leur atU*action pour le ftquide nourricier, dépimd de rinfluencx* des nerfs, autant il est peu démontre qv la cirnilation soit nécessairement favoiisée |)ar là. 1^*8 iK>mbreuses e\])érieiices *' Baumgan-tner n'(mt nullement mis en éudenci; que les nerfs jou(înt im grand Hlr dans la circulation à travers les vaisseaux capillaires. Cet obsenateur, qiti ainr la vérité, a la franchise d'avouer ipi'un grand nombre de ses ingénieuses expériences n'ont pas force probante : mais une multitude de preuves incompli*tn n'équivalent \\às à une démonstration catégorique. Baumgaprtner (1) détennisi. entre le nerf sciatique.et les orteils d'une grenouille , nn fort courant galvaniqne,' qui diMmisit l'irritabilité du nerf: ajirès quoi la circulation cessa presque lonjom (lans le membre. Mais, comme ici l'intensité du courant électrirpic avait détniit la force nerveuse , la causi^ qui emi)êche le smg de se coaguler avait été détmilf aussi, et d'ailleurs le galvanisme détermine déjà la coagulation de l'albimiine du» le sang. Raumgartner a vu la circulation se ralentir après la destruction de la mocllr épiniiTe, quoi(pie k» cœur continuât (»ncore de l>attre ; mais le miHivement de crt

(t) ReobacktUHffueH urher aie Nerve» und âm Mut, Fribonn;. 4HS0.

VAISSEAUX <:amuairbs sanguins. 175

organe laî-méinp était fort aflaibli , ot tontes km oxpérioiici'5) daiift losquelk» il ne s*agît que d*un plas ou d'un iboîbs ne prouvent rien.Tre\iranns priHend que la rirculatîon R'arrêCe dans la membrane natatoire aprè.s la section du nerf sciatiquc ; mais Bauuigeitner lui-uiAinc a reamnu qu'il n'en était pas aùisi quand on avait soin dVutretenlr Ja membrane convenablement humide.

Les uombrijuses exj)éricQces de AVilson Philip (1) ne prouvent rien moins que TinQucnce des nerfs sur le mouvemtînt du sang dans les vaisseaux capillaires. Ix^s narcotiques, opium et infusion du tabac, que ce physiologiste mettait en contact avec le eerreau et la moelfe épiniëre, ralentissaient le mouvement dans les capillaires, mais par le coeur ; la destruction brusque des parties centrales du système Bcrvf m fait cesser la circulation dans les vaisseaux capillaires, mais en frappant le eonurdemort.

• Kocb (2) avait £ût une expérience ingénieuse pour voir si les nerfs prennent part

au mouvement du sang dans les vaisseaux capillaires , et cette expérience, par sa

simpJirité, pouvait réellement conduire à un résultaL 11 obsena qu'après Tampu-

tation de la iiatte d'une grenouille , la circuiati<m no continuait que pendant trois

minutes dans la membrane natatoire ; mais elle persistait depuis un quart d'heure

jusqu'à une demi-4ieurc lorsqu'on avait coupé toutes les parties molles, en mena-

fçcant seulement le nerf sciatiquc. J'ai ré|)été cette expérience ; elle ne m'a pa5^

donné les mêmes résultats. Apri^s l'amputation de la ))atte , chez des grenouilles

robustes, j'ai vu des mouvements lents persister encore pendant dix minutes dans

h membrane natatoire, et il n'y avait pas de diiïércnre lorsque je ménagi'ais le nerf

^ sdatique. Une chose qui a pu devenir ici cause d'erreur, c'est que la grenouille

fontÎAUC de mouvoir volontairement les muscles de la cuisse amputée, tani que le

in-f sriatiqae mtretient la communication entre le membre et le corps : or, après

^ lie cxmtrartîon de ces muscles , on aperçoit toujours un petit mouvement dans

ksang des vaisseaux capillaires; malice mouvement a une cause purement mé-

Qnique.

.^ Longtemps apK*s la section des nerfs il sun ient «pielqueliois, dans les vaisseaux

,^ capillaires d'une partie qui dépend d'eux, une sorte (U* dfVompasition, avec inflam-

. mation et gangrène. On ne |)ent naturelieiuent rien conclure do \k touchant la

. - qiN*slion qui nous occupe. C'est ainsi que j'ai vu la gangrène se déclarer au talon

, . rties des lapins auxquebkon avait coupé le nerf sciatique.

Il parait qu'on ddt rapporter ici l'observation faite |»ar Stilling (3) , que des moi-

iiKares s'étaient développ(>es aux orteils des pattes de derrière, chez d4*s gn^nouilU^s

-» dont on avait détruit la partie inférieure de la moelle épinière. L'auteur remarqua

^ tmsi, dans la membrane natatoire de ces animaux, une stase du sang, qu'il attri-

. iHie k la paralysie de la contractilité des vaisseaux capillaires, f^s phénomènes sont

tort cmnplexcs ici« I^ nutrition et la contractilité des (Hipillaires subissent en même'

t^iyps un changement I^ sim|ile ampliation des capillaires dans une partie qtiel-

^miqae ne pourrait pas occasionner la stagnation du sang. ;\lais, quand la contrac>-

Hlité nripnique des artères est détruite dans la totalité d'un membre, tu ]>ressîon

ri) ÀH expérimental inquiry into the luwf of ihr vital functinns, Londres, 4817. (î) MerscL^s Arckir, 18*7, p. 4^3.

(.1) MiKtLfii'!» Àrchir, iRM.

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œnstante à laquelle le sang est soumis dans ces vaisâeaux se titmve réduite ao sari effet derélasticitéf de sorte qu*ll y a suppression d*une partie des causes qui déUTminent la propulsion du sang durant les intervalles des battements 4h cœur. |j paralysie de la contractilité des vaisseaux fait donc perdre au courant de ce liqwiB une partie de sa continuité, et le rai^roche d*un counmt saccadé.

Turgescence»

L*attraction des humeurs vers les parties vivantes donne lieu aux phénomènesdi la turgescence. C'est citez les v^^étaux que ces phénomènes sont le plus fadlnl observer « parce que là il manque un organe donnant impulsion à la circula|oSi comme le coeur. Une plus grande quantité de sucs afflue vers Tovaire qui renfiefM Tovnle (écondé. l/bi stimulus^ ibi affluxus. Des pliénomènes analogues se pasMl aussi chez les animaux.

On a réuni sous le nom de turgescence ( twgor vUalis) tous ces phénomèiwi d'accumulation active des humeurs qui ne dépendent pas du cœur, et qui ne résultent pas non plus d*un obstacle au retour des liquides (1).

Kn beaucoup de circonstances de la vie, le conflit entre la sabstanco et le sang, raffinité organique entre Tune et Fautre, qui est de fait dans la nutrition, augmente, avec accumulation du sang dans k*s vaisseaux dilatés des organes. C*est ce qui amvf aut parties génitales dans le temps du rut, à la matrice pendant la grossesse, 1 restpmac durant la digestion. I^es tubérosités des os crâniens du cerf sur Icsquefla simplante le bois offrent, au renouvellement de cette production, une véritaUi ascension des humeurs, c^Hnine chez les plantes ; car, bien qu'elles reçussent ii sang jusque là, elles n*en avaient cependant que fort pen. Ces congestions locales A sang, ces dilatations et ces développements de vaisseaux, sont surtout fréquerii chez IVmbryon, où ils varient suivant les organes que la force productive foit nailiv comme parties ou membres successivement nécessaires du tout. Les brancUtt des salamandres et des grenouilles, la queue des têtards de grenoniUes meurepii au contraire , lorsque vient à cesser rafiinité organique entre la substance il le sang.

On a songé, pour expliquer ces phénomènes, à un accroissement de la cootnih tion des artères. Il est possible, en effet, d'attribuer aux vaisseaux une pairticipatia essentielle à la manifestation de phénomènes aussi soudains et passagers que la n»' geur dont la fi^ce se couvre par l'effet de la honte et d'autres passions vives : m conçoit quelles conséquences dmvent sunenir quand non seulement les artèni^ mais encore les veines, se resserrent, et que le sang se trouve par là refoulé àm les capillaires; mais on ne pourrait expliquer ainsi les congestions de sang actiici et permanentes. Pour se rendre compte de l'accroissement de la quantité du sang dans la matrice pendant la grossesse, dans les poumons et autres organes à l'époqae de C4^rtains déveJopperoents , il est indispensable d'admettre une anginentatiot locale de l'affinité entre ce liquide et la substance. Peut-être doit-^m égaleroeH ranger ici la rubéfaction de la peau ])ar l'action d'une brosse et par celle dm irri-

M) llKr.RNSTRKiT, Dc lurgovc rèloll, Lcipzîîr. 170.'». — Ccl oii?ra|ço nc^cnfiliriil CTpPiMiant pas (IcH viH's otarl«»s sur la liirgosrciirr.

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tancs auxquels on donne le nom de rubéflants, tels qlio le raifort, le garon, etc. Il hoX également y rapporter les congestions actives du sang dans des organes qui sont SDumis à rînflaence d'une irritation, le ccnreau, etc. (1).

Scfawann a proposé, de ces phénomènes, une autre explication qui éviterait d'admettre que le sang fât attiré. En effet , la cessation de la contraction vivante continee des capillaires peut entraîner l'ampliation de ces vaisseaux, et par là donner Kea à un afflux plus considérable du sang vers Torgane (2). Cependant les phénomènes qui succèdent à l'action des rubéfiants indiquent bien plutôt un état actif qi'one rémission d'un état actifl

Thomson, Wilson, Hastings, Kaltenbrunner, TVedemeyer et Koch ont fait des observations relativement à l'action que les influences chimiques exercent sur les inseaux capillaires. Certaines substances déterminent une ampliation cxtraordiinire des c^pfllaires, comme le sel marin ; d'autres les resserrent, comme le froid ; lea est aussi qui produisent d'abord un resserrement, bientôt suivi d'ampliation. Bo reste, ces expériences sont peu concordantes entre elles.

Inflammation.

H faut distinguer des phénomènes de la turgescence , pendant l'état de santé, Tniflammation, dont la marche a également été étudiée au microscope (3).

Un organe enflammé contient plus de sang dans ses C4ipillaircs à quelque moment {ne ce soit de l'inflammation ; mais le mouvement de ce liquide à travers les vaislâax est tout à fait diflërent à des époques diverses. D'abord , uon seulement le iag afDue en abondance vers le parenchyme enflammé , mais encore il repasse te de grands obstacles dans les veines. A mesure que l'inflammation fait des progrès, la circulation s'arrête , en premier lieu dans quelques capillaires, puis dans m nombre de plus en plas croissant ; et, au fort de la maladie , tous les capillaires iont pleins de sang, vraisemblablement coagulé, ou, dans tous les cas, stagnant et irappéd'nn mode quelconque de décomposition. Les membranes, qui offrent une Sbre surface, laissent épancher, au moment où la réplétion de leurs capillaires est mivée au maximum, la fibrine dissoute dans le sang, qui se coagule sur la surface le Torgane, et y produit une fausse membrane. Quaud l'exsudation ne peut avoir Bea , la matière coagulée s'amasse dans les capiUaires des organes eux-mêmes. Lmrsque cette congestion ne survient que dans certains points du système capillaire, et qu'il reste des vaisseaux libres pour ejitretenir une circulation incomplète, l'orpat ne fait qu'augmenter de densité, phénomène qu'on appelle hépatisation dans kl poumons et induration aiUeurs. Le travail ioc^l change aussi la masse entière éa sang, comme pourrait le faire un ferment ; c^r la quantité de la fibrine augmente dans le sang inflammatoire , et presque toujours en proportion surprenante, ainsi

(1) Camp^ BoiroiDCH, dans Mbckel's Archiv, 1837, p. 537. — Wbdbhitbr, toc. cit,, f.M2.

(5) E^fftlap. Warterbuch der medic, Winemchaften^ t. XIV, p. 233.

(3) Tiroifsox. Traité de Cinflammation y traduit par Jourdaii et Boisseau. Paris, 1828. ^ K4LTK?iBBcii5Ba, Kxp, ciTca ttotum êanguims et rnêorum vt inflammations, Munich, 1826. — Kocn , dans MErKF.L'5 Arrhiv, U VI. — II. l.F.BEnT, Vhyniologie pathologique ^ Paris, 1845, l- J, in-8.

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