‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 44 sur 185 · VAISSEAUX CAPILLAIRES SANGUINS · texte numérisé non relu

VAISSEAUX CAPILLAIRES SANGUINS

qii*on le savait déjà diaprés les reclierdies d'anciens obsenateurs, et comme roui péremptoirement démontre Andral et (lavariiet (1).

Quand, |>ar la violence de l'inflammation, la circulation cesse entiéremciU dans un organe, que tous les capillaires contiennent du sang non seulement coagulé, mais encore décomi)osé, et (|ue la substance est elle-mc^mc décomposée » k porlk tombe en gangrène, c'est-à-dire qu'il survient une mort locale» Enfin, lorsque l'inflammation est entretenue pendant plus longtemps onoMre par de noutelles causes ou par la |)ersistance des anciennes, la substance de l'organe subit un mode particulier de décom|)osition : il se forme du pus, contenant un grand nombre de cdlules à noyau, de production nouvelle , qu'on appelle corpuscules du pus, et qui se détachent du tissu suppurant >ou8 traiterons ailleurs de ce liquide (1).

L'inflammation débute, il est vrai, par des phénomènes qui ressemblent à ceoi (le la turgescence : le changement qu'a éprouvé l'afSnité organique entre la substance et le sang fait que lesx)rgaues reçoivent plus de liquide qu'auparavant, cl s'opposent à son déparL Mais il faut bien se garder d'appeler accroissement de h vitalité ce cpii prmluil un trouble dans la fonction et détermine la nature à faire un ofliort dont la KMidancc est de réparer le changement matériel occasionné par l'irritation de l'oi^aiie, do mettre un terme à la lésion qui empêche celui-ci d'agir. Si la vie était exaltée , les terminaisons morbides de l'inflammation n'auraient point lieu. Dans la reproduction du bois des cerfs, dans l'érection de la verge, dans Tétit de la matrice après la conception, il y a réellement turgescence accompagnée d*avgmentatio n locale de la force vitale ; l'irritation et la force vitale s'accroîssent ici pour ainsi dire à degré égal. Mais, dans le phénomène de l'inflammation, le changement matériel devient seul plus prononcé, et ce changement n'est point homogène à l'organe, tandis qu'il l'est dans la turgescence. De là vient qu'il se forme de nouvelle substance musculaire pendant la turgescence de la matrice remplie di pnKluît de la conception, tandis que la métrite donne naissance, non point à nue nouvelle substance homogène à la matrice, mais à de la fibrine, la même matièra qui altère les tissus enflammés du i)oumon , des nerfs, etc. Enfin la fonction d'ans partie enflammée est toujours en souffrance, tandis que celle d'une partie tm^ gescente est exaltée. C'est ainsi si^ulement qu'on panient à comprendre que le changement matériel qui accompagne l'inflammation puisse entraîner la mortlocak^

L'inflammation provient de l'irritation des vaisseaux capillaires ; mais elle ne coi^ siste ni en une augmentation ni en une diminution de la vie; il n'y a là ni stbéoe ni asthénie, mais un état particulier, qui c()m|)orte encore d'abord le jeu nomnl des forces, et qtii ne manque jamais de les épuiser en proportion de son dévehp* pement dans un organe im[N)rtaut, lorsqu'elles ne l'étaient pas déjà au début. L'ei* sence de l'inflammation consiste en un conflit morbide entre la substance et le

(i) Annales des sciences naturelles ^ t. XIV, 1840, p. 361.

(3) Lr5 principaux écrits sur la suppuration sont : Gubtbiibock, De pure ef groÊtlÊUtittL Berlin, 4837. — Wood, De jmris natura atque fomiatione. Berlin , 4837. -— Vogbl, Uektr Sh ter, Kitcrung uud die damil va'vvandten Vorgtenge, Erlangcn , iSSS. — IIbmlb . dan le Journal d'IIufeland, t. l^XXXVI. —F. D'abcet, lleclicrches sur Les abcès mtdtiplea. Pari», 1845. ~ Castrlnau el DucRKST, Recherches sur les abci^s multiples comparée sous leurs difértnts m^ ports. (Mémoires de rAcadémic de médecine, Paris, 1840, t, XII.) — Ch. SàniLLOT, Delm^ tion purulente ou Pyocmie, Paris, 4849.

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sang, provoqué par un changement matériel, et qui se compose d'une lésion locale, dune propension locale à la décomposition, enûn d'une action organique cherchant à tenir en équilibre la tendance à la décomposition, but auquel elle parvient quelquefois, en faisant naître des phénomènes d'une plaie qui guérit, mais que parfois «nsi elle manque.

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