SU RÉSEAUX ADMIRABLES
en sont pourvus, Tartèrc vcitcbralc no va point au ccneau, et qu'elle se ratuclie à la carotide externe ^ comme chez la clièvre et le veau, ou que, quaud elle a d» connexions avec le réseau carotidien , elle ne s'en distribue pas moins principalement dans les nmsclcs de la nuque, comme chez la brebis. Les greuooilléi ont ai^ petit réseau admu*abie au tronc de leur carotide (1).
3" Des réseaux artériels analogues se trouvent dans Torbite des ruminants, des chats, des oiseaux, d'après Rapp et fiarkow (2):* ici les artères du bulbe en prennent naissance.
4° Les réseaux admirables des artères intercostales et des veines ilnquesi, cbei les dauphins, ont un volume énorme (3).
5° Quelques uns des plus grands réseaux admirables ont été découverts par Ëschricht et par moi chez plusieurs poissons : ils sont composés à la fois de veiacs et d'artères (4). La grande artère (viscérale) des thons ( Thynnus vulgarû et brachypterus) donne au foie ses branches hépatiques, mais forme au même endroit plusieurs réseaux admirables, pénicillés et très consklétahles, qui se réunissent de nouveau en troncs dont les ramifications se répandent dans les viscènt digestifs. Le sang qui revient de l'intestin et de la rate traverse « avant d'arriver au foie, de pareils réseaux admirables appartenant à la veine porte. J*ai troofé dans les Squalus comubicus et vulpes des vaisseaux admirables sur d'aatra points. Ils sont, chez le premier de ces poissons, situés au-4essu8 du foie, de chaque côté du canal alimentaire. Le sang de l'artère intestinale les traverse, et celui qui revient des veines hépatiques en traverse la partie veineuse avant d'ar* river au cœur. Chez le second squale, les réseaux appartiennent aux vaisseaux de l'intestin , de l'estomac et de la rate. Les autres squales n'oQrent rien de semblable. Mais il y a, chez le cochon, un réseau admirable des vaisseaux intestinam.
6" Réseaux admirables de la choroïde. Ils sont tantôt diffus, tantôt amphiceatriques, l^es réseaux diffus se voient dans la choroïde des mammifères, des oiseaux, des reptiles et des poissons cartilagineux; des réseaux amphicentriques chez les poissons osseux. Le sang artériel traverse des milliers de tubes capillaires, et se réunit d'un autre côté dans les artères de la choroïde. I.es veines se partagent aussi en des milliers de tubes , aboutissant à un tronc veineux qui abandonne l'œil. La grosse artère de la glande clioroïdicnne vient de la braDchie accessoire ou fausse branchie des poissons cartilagineux , organe étranger à U respiration, qui peut quelquefois être entièrement couvert par la peau des ca\itcs branchiales, ou même par des muscles : il reçoit du sang artériel « et donne do sang veineux, l'inverse par [conséquent des véritables branchies. Mais ce qully^ de plus remarquable, c'est que la veine se convertit, à l'instar d'une veine porte, en artère de la glande choroïdienne. De là vient que son système vascukire rentre dans la catégorie des réseaux admirables (5).
(i) IfusciiKK, dans TiEDEifiNN^s Zeitschrift , t. IV, p» I.
(2) Meckbl's Archiv, 1829.
(3) BnesciiET, Hiat, anat. et physiul. d'un organe de nature vauulairc, Paris, 1836.- Diu, Piov. ocL, t. XVII.
(à) ËscHiticuT et MuELLER, Ucbcr dic arlcrUtscn und venœscn Wundenietze an der Leteréu Thunfischcs, Berlin , 1836.
(5) Voy. J. MtELLKR, dans Abhandlungcn dcr Akad zu Berlin, 1839. ^'
AUSOHPTiON. 185
* Réseaux admirables de la vessie natatoire, lis sont ou diffus, coninic chez les ins et le brochet, ou ampiiiceiitriques; dans ce dernier cas, ils forment les s roages de la vessie natatoire, dont les artères et les veines se répandent ; cette ^Èsicule, comme chez Tanguille, la perche, le merlan, etc. Du reste, réseaux admirables se rencontrent à la vessie natatoire, tantôt en Tabsence et it en présence d'un conduit excréteur allant au pharynx. Ainsi les cyprins, le het et TanguiUe ont un conduit, tandis que les gadoîdes, les percoîdes, etc. , >nt d^urvus. Beaucoup de vessies natatoires qui ont un conduit aérien manit de réseaux admirables, par exemple chez les esturgeons, les silures, les ^68, les saumons.
» formations exercent sur le sang une influence ou mécanique ou chimique. La ibution du liquide dans un grand nombre de petits tubes, qui se réunissent
tard, semble avoir pour but d'en ralentir localement le cours, puisque Faugtation du frottement doit entraîner cette conséquence. Cette cxphcation cout à toutes les formes de réseaux admirables. Le passage du sang du système stif à travers deux réseaux capillaires, Fun au canal intestinal, l'autre au foie, lit tendre également, chez tous les animaux vertébrés, à ralentir le cours du îde d'une manière locale : les réseaux admirables des poissons précédemment imés doivent rendre le courant du sang plus lent encore.' Quant à la suppoo d*um effet chimique, on n'a jusqu'à présent d'autre argument en sa faveur
la comparaison avec les glandes lymphatiques, qui sont aussi pour le système phati€{ue des réseaux admirables amphicentriques. Peut-être, dans les réseaux tes, artériels et veineux, outre l'influence de la capillarité des tubes, y a-t-il
action des tubes d'une espèce sur ceux de l'autre, qui prépare le sang à la -élion gazeuse dont la vessie natatoire est chargée.