‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 48 sur 185 · C-) FoiRcioT, Système dtê connaiu, chimiques , t. X, p · texte numérisé non relu

C-) FoiRcioT, Système dtê connaiu, chimiques , t. X, p

;3) Phytiotogie, i. 11»!» 157.

îi) Pkilvi. trans., 1701, p. 81î>.

d€ suUate de fer, et vit les vaisseaux lymphatiques et les veines deveuii* bleiu» ( Schrœdcr van der Kolk, en répétant cette expMence, a vu la couleur bleue d les lymphatiques seulement, et non dans les veines. Le cyanure potassi(iuc i fermé dans rinlestin n*avait point changé de teinte au bout d*iine demi-lieure, sorte que le suUate de fer n*àvait point encore traversé toute Tépaisseur des pi intestinales Ceci ne prouve absolument rien contre le passage immédiat desi stances dans le sang ; car de petites quantités qui s*y introduiraient seraient sv champ transportées plus loin, tandis que le mouvement du chyle dans les vain lymphatiques n'est pas très rapide. D'ailleurs, ime nuance bleuâtre est très i cile à distinguer dans le sang lui-même, et on ne la reconnaît sûrement que A le sérum. Lawrence et Coates n'ont constaté la présence du sel dans le san^f quand elle se décelait à la partie supérieure du canal thoracique (2).

Plusieurs expériences ont été faites sur la ligature du cana^ifaoracique par finit Magcndie, Delille et Ségalas. Brodie a vu (3) l'alcool et le vifoorara produire él effets mortels, même après cette ligature.

(Jommc le canal thoracique offre quelquefois des anastomoses accessoires; fN ()arfois même, comme chez le cochon, il envoie des branches k la veine aypi (|ue, dans certains cas, ou trouve un canal thoracique au côté droit, et qu'eofiil| vaisseaux lymphatiques ont de très nombreuses anastomoses les uns avec les la ligature du canal thoracique ne peut pas empêcher d'une manière absotae lymphe empoisonnée de passer dans le sang.

Les expériences d'Ëmmert montrent le passage immédiat de certaines dans le sang, en montrant que, quand les vaisseaux sanguins sont liés, ce ne s'opère pas. Ëmmert lia l'aorte abdominale, ensuite il introduisit duc tassi(|uc et une décoction d'angusture dans diverses plaies faites aux meinfaim sel fut absorbé et découvert dans l'urine, mais l'angusture n'exerça pas soo vénéneuse accoutumée. Dans une autre expérience, Ëmmert vit, après b de l'aorte abdominale, l'acide cyanhydrique, qu'il avait introduit dans une la patte, ne produire aucun effet, même au bout de soixante-dix heures; €[uand ou eut retiré la ligature de l'aorte, l'empoisonnement se déclara an d'une demi-heure (U).

Enfin, Jacobson a fait voir que, chez les mollusques, qui n'ont cependant vaisseaux lymphatiques, le cyanure potassique parvient aisément de toutes ki faces dans le sang, d'où il s'échappe ensuite par les organes sécrétoires (5).

(1) Recherches expérim, sur V exhalation cl Cabsorption, Paris, i82A.

(2) Fbobiep's, Notiten , n«» 77. (S) Philot. trans., iSli.

(4) Meckel's Arehiv, i815, p. 178.

(5) Froiiibp^ Notizen, n» lA, p. 200. — Cons. sur ce sujet Schnbll, Diss. êittem Ai5l.i upuâimliar, Tubinguc, iUl. — Tuehinger Blaeller. t. III, p. i, 1817. — ScHAiEi,tt( tibuM veneni rad. veratn albi el hcllebori nign. Tubingue, 1819. — Westbuhb. Phjfsioiofl^ Intrrnuchungtn ufbcr die Kimaugungskrafi der Vcncn, Hanovre, 1825. — TiFDrtitfJ (inri.n , Hrchrrchrn ntr la route que prennent les diverses substances pour paxsrr de l'f*^ et du canal intentinal dans k sang, Paris, 1821 (roriginal allemand csl de 1820,. -S" Kicixtn, dans Zntschrift fuer ISaturund Ueilkunde, t. II, p. 378. -^ Jaeckel, De ak- , venvsa, lirvtluu, iMlli.— K>.bm«.ii>kb, Oiss. uirumpcr viventiumadMc anhnaliumwm^f

ABSORPTION. ift9

Perniéabilité des membrane^ orpiniqiies pour les goi et les liquides.

Ta présont on a fait dépendre k passage des liquides dans les vaisseaux es d'une faculté absorbante qui appartiendrait en propre aux veines. Mais !ile de prouver qu'il y en a qui pénètrent dans les capillaires sans le con- ; cette prétendue. faculté , et que , quand cet effet a eu lieu , ils se mêlent itement avec le sang veineux, parce que tout le sang contenu dans les ca-

suit la direction des artères vers les veines et de celles-K^i vers le cœur, lomène primaire du passage immédiat des substances dissoutes dans le sang bibition des parties aninudes (1), même mortes, par les fluides qui s*introdans leurs pores invisibles.

içaz et les liquides ténus pénètrent, avec les substances qu'ils tiennent en ion, les parties animales humides. Deux gaz, mis en contact avec les deux > d*unc vessie , qui peut avoir été desséchée auparavant, tendent à l'équim avec Tautre, jusqu'à ce que le mélange soit parfait Dn gaz pénètre une kumide, pour être absorbé par un liquide que celle-ci renferme. D'après i\ on voit comment des sutetances réduites à l'état aériforme peuvent s'ine dans le sang, pendant la respiration, sans qu'il jr ait écoulement de gloainguins. En effet, les gaz pénètrent les membranes, qui sont parsemées de iix capillaires et pleines de sang en circulation ; ils se dissolvent dans le sang capillaires, pendant que les tuniques des vaisseaux, quoique perméables, u de leur porosité générale et invisible, aux gaz et aux substances disdans un liquide, n'ont pas d'ouvertures qui correspondent au diamètre des !S du sang. Si l'on bouche un verre d'eau avec une vessie humide qui

immédiatement au liquide, et qu'on projette un peu de sel^sur la mcmce sel se dissout dans l'eau qui pénètre les pores de celle-ci^ et se transmet e eau à celle qui est renfermée dans le verre.

ause de l'imbibition, de la perméabilité des parties animales, est donc le r qu'ont les substances de s'étendre uniformément dans le liquide qui les I dissolution. Une dissolution saline tend à se répandre dans un autre liquide quel elle peut se mêler ; par exemple , l'eau salée et l'eau pure ont de la ce à se mettre en équilibre de répartition. Or, comme les parties animales DQollies par les liquides aqueux, et que leurs pores sont pleins de ces. liquides, bstance dissoute tend à se communiquer à l'eau de ces pores, et même à er les pores d'une membrane pour se répandre dans le liquide en contact tte dernière, jusqu'à ce qu'il y ait équilibre de répartition entre les deux s qui touchent les faces de la membrane.

I cependant des circonstances particulières où l'imbibifion est accrue par la ité et l'attraction. Le premier cas a lieu dans le ramollissement d'une partie ; sèche , la capillarité des pores vides devant favoriser la pénétration des

norum parietes materiœ ponderabiles illis appUcatœ permeave queant necne. Tu- 1819- — Wedemeybr, Ueber den hreislauf. Hanovre, 1828, p. à2i, — S. Behr, Dhs. u qua vena et vma lymphatica resorbcant. Zuricii , 18Â2.

ify. les recherches curieuses d^GEstcrlcn sur i'imI)ibition des tissus animaux, dans Uhsrh ^Ktiucn's Archir, 1832, p. ili.

liK) AfiSORPTiON.

substances liquides. Nous avons un exemple du second dans le phénomeoe d^imbibition simultanée, mais inégale, do deux liquides.

EndosiBoie.

Lorsqu'on introduit une diiwolation de sucre ou d'un sel qoeleonqiie daom tube de verre bouché en bas par une vessie, et qu'on i^nge ce tube dans ai Hbe plein d*ean distillée, le niveau du liquide intérieur monte quelqueMs de pMen poucx^s. Mais les réactifs font reconnaître aussi que des partknle^de ladiasolata ont pénétré en même temps dans l'oau extérieure. L'afcenrion du nivein M jusqu'à ce que les deux liquides soient devenus homogènes dans riotérienr cl I l'extérieur du tube. Si ce tube contient de l'eau, et le vase extérienr une dinhÉi saline, l'eau baisse dans le tube. Si les deux vases eontîeiiiie&t des disobti» également concentrées de différents sels , les sels se mêlent ensemble. Une m. d'intestin de poulet qu'on emplit k moitié d'une dissolution de giHnme, de ou de chlorure iodique, et qu'on lie ensuite aux deux bouts, se gonfle kirsqn'oii plonge dans l'eau ; elle perd , au contraire, une partie de son contenu » si c'ei è l'eau pure qu'elle contient, et qu'on vienne à la plonger dans de l'eau waak. il même chose arrive si l'on remplace la vessie par des corps poreux tirés do animal.

On a donné deux explications de ce phénomène. La première, dne à à IH)i88on , consiste à dire que l'attraction entre les molécules d'une saline est composée des attractions réciproques de l'eau et du sel , et de I tion des parties homogènes de l'eau et de celles du sel entre elles: cette réunie est plus forte que celle des particules d'eaiL Quant I la seconde la voici: la vessie, en tant qu'elle est poreuse, |)eut être considérée syst(>me de petits tubes capillaires, exerçant une attraction sur les lîquidei<|ii nètrent dans la membrane, et qui tendent à se mettre en équilibre an nopl l'eau remplissant les porcs ; si maintenant on admet qu'un de ces liquidni d'attraction pour la substance de la vessie, il mettra plus de temps I trifentf pores capillaires que l'autre, qui, par cela même, doit baisser dans le vaK de le contenir. Le niveau du premier montera jusqu'à ce que la pression de la colonne d'eau ascendante fasse équilibre à cette attraction |Au8 forte (1)*

Il n'est |)as C4)nstant que la dissolution la plus dense attire plus de la licpctf moins dense que celle-ci de celle-là. Le contraire a lieu déjà pour les gaL U stitutifNi chimique et les rapports physico-chimiques entre le liquide et la animale paraissent Jouer ici un grand riile. L'alcool aqueux que l'on conserve \mv vessie se concentre, i)arce que l'eau seule s'évapore (2). Une anse d qu'on plongea dans l'eau, après l'avoir emplie en partie d'une dissolutioD

(i) DiJTMKWBT, Mémvirtê p9w mrvir à VktMt, mmU et pkffêMogi^mt des aiiiwf ^ rttjétaua'^ Paris, i837, l. L — Biot, Traité de physique, t. I. - Fischer, dans Àtinttlen, t. II, p. 126. — Magmis, t X, p. 453. — Wach, dans Schwbicgbr*8 /tmrud.i p. ÎO — K. HniRCKK, !)i»», de difftuione humorwn per septa nwrtua et viva, Beriia, 18*1 KvRSCHNBn, dons H. Wagnkr, Handwarterbuch der Physiologie^ l. (, p. 35.

(2) Ctmp, \v% ripi^riencos do Slaple dans Kast^kr's .4ifAi> fver Chemit^X, n!,cih.i**tl p. 282.

El

ABSOBPTION. 191

me arabique et de rhabarbarine, et l'avoir lice aux deux extrémités, se laiulis que la rhabarbarine en sortit Des sacs mcmbraucux conteoant une issolution de sulfate ferreux, qu*on plongea dans de Tcau contenant du > potassique, se gonflèrent, parce que de Tcau y pénétra : mais ils avaient lué du sel de f(»* à la dissolution environnante, qui était devenue bleue, et ait pas la moindre trace de couleur bleue dans Tintérieur des sacs. Faust les expériences sur la manière de se comporter des gaz (1). Une vessie pleine d*air atmosphérique qu*on plaça sous une cloche remplie de gaz irbonique, se gonfla, et une autre tdeine de gaz hydrogène qu'on traita de le manière, devint turgide au point d'éclater. Au contraire, si le gaz con-ins la cloche est plus I^r que celui qui se trouve dans la vessie, celle-ci le.

esse de rinU-oduction et de la répartition dans le sang des substances dissoutes.

ésirais savoir quelle est la vitesse avec laquelle une substance peut pénétrer bibition dans la première couche des vaisseaux capillaires d'une partie prirpidermc, et parvenir ainsi dans le sang. Comme la pellicule délicate des vilintcstinalcs du veau et du bœuf, dont l'épaisseur est de 0,00176 pouce, con- 'Dcorc des vaisseaux capillaires charriant du sang , on peut , d'après celte nir, se faire une idée de la profondeur à laquelle les substances dissoutes doiicnétrer jwur atteindre la première couche de» capillaires d'une membrane te d'épiderme. Je pris un petit verre h col très mince, sur lequel je tendis la urinaire d'une grenouiDe ; et, dans une seconde expérience, le poumon d'un

animaux , après avoir introduit dans le vase un ))eu d'une dissolution de T potassique ; puis, au moyen d'un petit pinceau , j'étalai un peu de dissocie chlonire de fer sur la surface de la membrane humide; au môme instant, umai le vase, afin que le cyanure potassique vînt toucher la face interne de i. Kn moins d'une seconde, il apparut une faible tache bleue, qui ne tarda Ipvenir plus forte. Il suit de là que l'espace d'une seconde sulTit pour qu'une ie substance dissoute traverse une membrane de l'épaisseur d'une vessie (le liîle t(;ndue. Cette membrane contient encore plusieurs couches sujxîrjwsées, a beaucoup plus d'épaisseur que la pellicule organisée des villosités intesti- On iKîut donc admettre qu'en une seconde, des traces d'une substance dis- )ar% iennent dans les vaisseaux caj[)iUaires d'une partie privée d'épiderme et t dans le sang. Or, comme le sang achève sa révolution com[)Iète en une ninute, suivant llering, en une à deux minutes d'après d'autres calculs, on Jroit d'admettre que des traces d'une substance dissoute mise en contact avec ?mbrane organique sans épidenne, i^euvent être répandues dans le Ci)rps , irrulation, en une demi-minute à deux minutes.

|)oisons narcoti({ues agissent bien en détruisant la force nerveuse ; mais , on les applique sur les nerfs eux-mêmes , ils ne produisent que des effets

Lors^pie je plongeais pendant quelques temps les nerfs d'une cuisse de ille s(''|)arée du corps dans une dissolution aqiu*use d'opium, la |)ortion im- ' IN'rdait son excitabilité, c'est-à-dire l'aptitude à provoquer des convulsions

102 ABSOSmON.

dans 4e membre sous rinfluence des stimuhnlfl. Mais, au-dessons di contact ivec4é poison, le nerf conservait son exdtabiiité, d*oà il soi change la substance nerveuse elle-même, mais que ce n'est point pa Fempoisonnement local dû à ce narcotique prend les caractères d'un ment général On constate aussi qu*une grenouille, animal d'ailleurs Faction de ro|Mum, passe plusieurs heures sans ^;>rouver des symptO sonnement liûrsqn'on ampute fa cuisse de manière k laisser le nerf sei h communication entre le tronc et le membre, et qu'on tient coluin une dissolution d'opium, en ayant soin de bien attacher l'animal, afin vements ne fassent point jaillir la liqueur sur son corps. Ces eiqiérM coup d'autres, qui seront rapportées ailleurs, prouvent que les polsoi déterminent leurs effets généraux sur le système nerveux après avoir le sang par la circulation. Il est facile aussi, d'après les faits précéc portés sur l'absorption par imbibition, d'expliquer complètement la tlon des narcotiques. L'acide cyanhydnque est celui de tous dont les < fcstent avec le plus de promptitude. La dissolution d'extrait alcooli vomique, introduite en quelque quantité dans la bouche des jeimes 1 mine aussi la mort presque sur-le--champ, tandis qu'appliquée sur découvert, le sciatiquc par exemple, elle ne produit pas d'effets gém meycr a également remarqué que l'acide cyanhydnque, appliqué sur lement, n'agissait point Mis en contact avec des membranes muqv dans l'espace de trente à quarante secondes, d'après les expériences d mais ce temps suffit pour qu'il en ait pénétré des traces dans le sj'slèn comme le prouvent les faits rapportés plus haut.

La promptitude avec laquelle les substances dissoutes s'introduisent seaux capillaires et se répandent par l'intermédiaire de la circulation, peine comment certaines d'entre elles passent si vite dans l'urine, sa obligé de recourir à de prétendues communications directes entre Te reins. Suivant Wcstrumb, deux h dix minutes suffisent pour qu'on i l'urine quelques traces des sels solubles : car, au bout de ce temps, il vrir, en ouvrant le corps et recueillant le liquide qui s'écoulait par le cyanure potassique qu'il avait administré à l'animal. Mais, générale] sage a lieu avec beaucoup plus de lenteur , ce qui ressort des e: Stehberger, dont je parlerai en traitant de l'urine.

Les substances qui parviennent par imbibition dans le sang dos vein n'arrivent pas tout de suite à la veine cave ; le sang de ces veines les au foie , d'où elles passent dans la circulation générale. Magendie a quelques unes d'entre elles changeaient de manicTe d'agir pendant ce un gramme de bile, ou une grande quantité d'air atmosphérique, in veine crurale d'un animal, causèrent la mort sur-le-champ, tandis qu< tion dans la veine porte n'eut aucune conséquence fâcheuse. Il y a d qui changent même déjà dans le canal intestinal ; elles n'y sont pas al dis qu'elles le sont dans une blessure ; tel est le cas du venin de h d'après Redi, Mangili et Stevens (1) , ne détermine aucun accidc

(1) Om tkebhod, p. 1»7.

AnaoBPTioN. 193

rafale, ce qui arrive égalciuoDt à la salive des hydmphobes, d'après (;oindet (1).

}bgnidie a remarqué que l'absorption se fait avec moiuft d'activité quand les nwaaxsuiguinssoDt goi^és de liquide. Les membranes n'absorbaient plus de matiimétmgères après une injection d'eau dans les veines d'un animal, et recoumot cette faculté à la suite d'une saignée. Au contraire, une saignée accélère MnptioQ, à tel point que des phénomènes qui n'avaient lieu ordinairement fi'iprès deux minutes, se manifestaient alors en une demi-minute.

ta est encore dans le doute de savoir si, au moyen de la diastole du cœur, dont

(1} Snc Cl Bernard et Pelooie ont jett quelque jonr sur cette innocuité de certains venins dans

Lenrare, déjà étodié par M. de Humboldt et M. Boussingault, est un poison qui

■t II sort presque hutantanèe , lonqoMl est introduit sous la peau ou dans une ploie, tondis

pfB K doue lieu & aucun accident quand il est ingéré dans l'estomac ou dans l^inleslin.

iVi Bernard et Pelouze ont eu pour but dans ce mémoire d*étudier les effets toxiques du eu-

wv m Tw^tasme , et de rcdierrlier la raison de son innocuité quand il est ingéré dans l'es-

iMMiarieod'étreintroduit dans la circulation. Lorsque les animaux ont été piqués par le

MOfi ib oe praissent pas souffrir. Ils semblent être (btigués se couchent, et ont Pair de s'en-

^■ir» Mû bientôt la respiration s*arrète , et la TÎe s^éteint sans que Tanimal uit poussé aucun

•i ai miifesté aucune douleur. Quand on ouvre, immédiatement apK-s la mort, le corps des

Vwox ainsi empoisonnés, on remarque constamment des phénomènes qui indiquent un

^^niKiement complet de toutes les propriétés du système uenreux. L*excitabilité des nerfs et

■i^opriétésde mouvements réflexes de la moelle épiniére ont complètement disparu. Mais»

^sHi^nilière et très inléresnnte an point de vue physiologique , les muscles ont conservé leur

^^il>lHli(é. Rebtivement à Pinnocuité que le curare montre quand on l'ingère dans Pe^omac

ff^ksioiestins, MM. Bernard et Pelouse ont constaté qu'elle ne dépend pos d'une modl-

■MioQ ou d'une digestion qocUïonquc du principe toxique, mab bien d'un défaut d'absorption

debsobslaiice, ce qui résulte d'une propriété spéciale & la membrane muqueuse elle-même. Ce

^ M trù important, en ce qu'il montre que des substances solublcs pcuTcnt cependant ne pas

^tksorbées et penvent séjourner dans le canal intestinal en conservant leur acdvité, liials sans

^*^ l'étendre a l*économie entière. Toutes les membranes muqueuses du corps possèdent

^■ène propriété de ne pas se laisser traverser par le curare , excepté la membrane muqueuse

*>hniQclies, qui laisse pénétrer ce principe toxique dans l'économie , absolument comme si on

■^''tdépoié dans le tissu cellulaire sous-cutané. ( Comptée rendue de V Académie det Sciencei^

«*rel850.;

^f^rd de cette innocuité de certains venins, on peut placer l'action toxique que prennent,

^ ^ leur rencontre dans le sang, deux sulMtances isolément innocentes. Dans un mémoire,

VscoBtieat on nombre considérable d'expériences, M. Cl. Bernard a eu pour but de démontrer

^•aitfintlenr nature, les substances introduites dans le système circulatoire des animaux

^Ispeaveat ou non être masquées dans leurs caractères chimiques : i« Les substances mé-

-niesea général ne peuvent pas donner lieu à leurs réactions naturelles, parce que les ma-

^ ilbaoïineuses du sang empêchent ces réacUons. Un seul exemple rendra ce bit palpable,

^'^iojecte, par deux veines séparées, du prusshiie jaune de potasse et un sel de fer, de manière

**^TKcesdeiix substances se rencontrent dans le sang , elles ne donneront lieu nulle part dans

^^ à la prodnclion du bleu de Prusse, de sera seulement quand ces deux corps, étant

^''^t se rencontreront en dehors du sang, soit dans la vessie, soit dans Pestomac, qu'ib

'^'^K combiner et former du bleu de Prusse. S*" Les substances organiques qui, par leur

r|^> X rapprochent des ferments, manifestent parditemcnt leur activité quand on lesiivecte

l?|''>>o| diei des animaux vivants. Exemple : Si l'on injecte, par deux veines séparées, de

^*^ ttde Pamygdaline, de manière à ce que ces deux substances puissent circuler en-

r*^t au moment de leur rencontre elles manifestent leur réaction ordinaire en donnant

7^ ^ de l'acide prussique, qui tue l'animal instantanément, tandis que les deux substances

'"i''*^ aolémeot sont complètement inolTensivcs. {Àrchiteâ généralet de médecine^ 1847.)

I(> sang veineux tend à remplir la capacitcS les veines exercent aussi de Tatln sur les substances qui pénètrent dans tes vaisseaux r^pillaires. Dans tous les r motiventeni du sang (luit ihvoriser rimbibition , en ce que les substances qi ix'nétré sont entraînées par lui, et que par conséquent il ne peut pas en Ôtre f dans le jx)int où a lieu la |M*nétration.

Les i)arties dans lesquelles Tabsorption s'accomplit avec le plus de vitesse l(>s membranes muqueuses, les membranes séreuses et les plaies ; elle est ber plus lente à la peau revêtue d*épiderme (1). Comme la peau est celle qui se* le plus fréquemment eu contact avec des substances étrangères, et quci^ aussi on y applicfue des médicaments, Tétudc de la manière dont les chc: com|)ortent a de Timportancc (2). Toutes les préparations métalliques agisse moins d'énergie quand on les emploie en frictions, que quand on les admi^:3 rinu'*rieur. Sous ci*tte forme , le mercure guérit la syphilis et détermine 1^ lion ; le tartre stibié provo([ue le vomissement, au dire de Ixîtsom et de Rit^^ s(Miic era|H)isonne. L(*s substances végétales, dissoutes ou insolnUes, agisseot ment |)ar ki |K'au. Ainsi, d'a()rès Haller, Telléborc blanc, appliqué sur le bas-r donnt; lieu à des vomissements , et une forte purgation est la suite de lotjoi] jamlK»s avec la décorti<m dcî cette plante on de l'ellébore noir. Lcntin a w /»£ ililhî |)nnoquer les spasmes les j)lus violents, et purger, après qu'on en avait fn TalMlomen ; les cantharides font naître la dysurie , les narcotiques exemeiif Ti niienci' (|ui leur est propre; le cani{)lire est, selon Magemlics reamnalssaUc è ri^xlialation pulmonaire ; Tesscnce de térébeutliine se décèle par l'udeur doiofcl qu^'elle coufimunique à Tuiine; le cyanure fiotassique, la rhubarbe, la garance, i noucent leur présence dans ce liquide et dans le sang. Mais tous les niMicanti et |)oisons agissent. av(!C beaucoup plus d'intensité lorsqu'on les applique à la IM apK's ravoir dé(M)uillée de sou épidémie au nu)yen d'un vésicatoire, ce quicoastiB la méthode dite endermi([U(ï (3).

EOelB organiques qui ont lieu pendant l*absorp(ion par les vabMïaux sai^uiMi

L*iuibibiti(m et Feudosmosc, qui sufliscnt ()our expliquer la communicatioi '

(t) Certaines substances ne sont point alisorbéos par ta peau , parce qu'elles sont ioadS C'est ainsi que dos matiC'res colorantes introduites dans des piq(ires, ou les grains depoi lancés pur Texplosion d^unearme à feu , demeurent souvent visibles pendant toute ta vie' ceUe membrane. D'autres y restent, parce qu'elles ont contracté une combinaison diimiqw' elle. Par exemple , la peau des malades qui font usage |)endant longtemps d'aiotate d'ai|Cill par acquérir une teinte anloiséeou noirâtre, qu'elle conserve ensuite toujours.

(2) WiKTniirB, dans MtcxzCs Archiv^ 1827. — Sewall, ibiéL, t. II, p. 1Â6.

(;)) On n longtemps discoté la question de savoir si la peau couverte de son épidtrflc susceptible d'absorber l'eau, et ce problème est difliclle 5 résoudre, parce que la peaopeH Peau iMir la transpiration. Ce qu'il y a de certain , c'est que l'épiderme est bjgroscopiqae é\ se gonfle dans Tcau. Les expériences faites par Faleoner, Alexander et autres, en pesant lefl et Peau des bains, me paraissent incertaines. D'ailleurs, Seguin et Currie n'ont obtenu itf augmentation de poids. (Seguin , Annales de chimie ^ t. CX, p. 185 ; t. CXII, p. 33.) LcsC rienccsàla suite desquelles l'urine a offert des traces un matières colorantes ou du cyanoR tassiquc dissous dans le liquide servant de bain, ne prouvent rien quant à l'absorption de 1 clle-m^mc, puisque les sels peuvent traverser une membrane animale dont les deux côtés en contact avec de Teau , sans que le niveau de cell)?-ci change. Abemethy a observé Pabson de divers gaz par la peau.

disRoiitcs dans les liquides, ne snfliscnt pas pour expliquer l'absorption de Li f des eux-mômes. L'ean , dans Testomac, doit certainement avoir de h tenh fic^. répandre dans le sang des vaisseaux capillaires , et les corpuscules du >î^c»nt, en vertu de leur grande attraction pour ce liquide, prendre jKirt à son ion pendant leur passage à travers les capillaires. xMais rabsoq)tion de dissooonc^mtrées est totalement inexplicable d*après ces princij)es, par exemple 3 lai sérosité épanchée dans les cavités du corps , quand Thydropisic vient à XI doit donc y avoir là des attractions organiques particulières de la part des u^L lymphatiques ou des vaisseaux sanguins eux-mêmes. Que ces derniers Rus^ceptibles d'absorber en Qcrtaines circonstanc<^, c*est-à-dire qu'ils posla même action absorbante que les lymphatiques , c'est ce ([ue prouve le ^ clos liquides nourriciers de la mère chez l'enfant à travers les capillaires du ^la fcctal, car il n'y a aucune communication directe entre les vaisseaux de la ^t ceux du fœtus. I>es artères de la matrice se continuent avec les veines de T^nc, et celles de l'enfant ne se continuent non plus, dans l'intérieur du pla- *> qu*avec les veines de l'enfant. Weber (i) nous a donné de fort intéressants û^ Hur ce mode de communication. Les ramifications les plus déliées daas le fi^ta sont celles qui ont lieu sur des prolongements villifoimes de cet organe. ^ ^«s villosités ramifiées, mais closes de toutes parts, on voit se réi>andre les ar- ^ les phis déliées, qui deviennent veines par simple inflexion, en décrivant un ^ct à leur extrémité , cl revenant sur elles-mêmes. I..es faisceaux de ces villo- ^* ^ec les inflexions capillaires au moyeu desquelles les artères deviennent des '''^i sont plongés, à la hce interne de la matrice , dans les veines, à parois très ^^^^, de la mère, dont le sang les baigne de toutes parts. Il est probable que le '^du iœtns attire les substances dissoutes dans ci^lui de la mère , pendant son '^ à travers les vaisseaux capillaires des villosités. Nul doute qu'il n'y ait là, en- ^ ^ deux sangs, une espèce d'endosmose, en vertu de laquelle celui de l'enfant ^) de celui de la .mère, à travers les membranes délicates de ses vaisseaux, plus ^ 3 ne donne à ce dernier ; mais cette endosmose organique et vivante est tout à * différente de l'endosmose physique.

^ les ruminants, les villosités des cotylédons de l'œuf ne sont pas plongées ^ les veines utérines; eUes sont implantées, comme dos racines, dans des en- '^nionts vaginiformes de la matric<>. Mais ces enfoncements sont tapisses de '^Qx capillaires utérins, tandis que les capillaires indépendants du jeune animal ^ seri^ndent que sur les viOosités des cotylédons. Ici les capillaires de la m4Te ^cnt sécréter de» substances qui sont absorbées par ceux du pelil. 'ï est une espèce de squale, Squalas mustelm , clïez lequel les œufs se déve- P|^t dans la matrice : le jaune, entouré d'un ix^u de blaur, est logé dans une ^loenibrauc extrémeineut fine et plissée. Pendant le développement du germe, NiK attire des liquides de la matrice à travers renvelo))pe extérieure, qui bientôt ^Wi turgide. Maisre phénomène n'arrive que dans les œufs qui contiennent un ^lip et un germe. Il n'est pas rare, chez œl animal, qu'au lieu de bons œufs, la ^trice renferme des œufs clairs, dont renvelop|)e ne circonscrit qu'un blanc sans lue: or, ce blanc n'attire pas de liquides, et reste tel qu'il était d'abord, tandis

1) ^mffnfRtf, L IV, p. &96.

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