MOUVEMENT DE LA LYMPHE
Une pilo galvanique (|uc Je fis agir sur le canal thoradque d'un» chè\re deuictin d*ahord sans effet, et détermina au bout de quelque temps un resserreiueui pn.'sqiK insignifiant.
Les valvules des lymphatiques seneut, comuie celles des veines, à aunakr l'influence qu'une compression accidentellement exercée du dehors poumii cierai sur le cours de la lym{rfie.
Les cœurs lymphatiques que j*ai découverts dans la classe des reptiles doÎTcil favoriser beaucotop le mouvement de la lymphe; ils déterminent le versement inmédiat de celle des parties inférieures du coi-ps dans la veine ischiatiqne, et k celle des parties su|)érieures dans une branche de la veine jugulaire. Chei les mmmiféres et t^hez Thomme , le chyle et la lymphe u'arriveut que dans les vôaes sous-claviéres ; la totalité du premier et la plus grande parlie de k seconde waâ amenés iiar le canal thoradque à la veine jugulaire gauche» et souvent il anÎR qu'on en reconnaît encore les traces dans le sang de la veine cave sapéneore. k n'ai jamais pu voir le moindre vestige de mouvement ni dans le canal tbonckpie et la cilerne de Feaiuet, ni dans les l^mphaticfues des mammifères» ni enCo dia ceux des reptiles, leurs cxcurs lymphatiques exceptés.
On |)eut se faire une idée approximative du mouvement de la lymphe d'âpre li quantité de liquide qui s'écoule du canal thoracique. Dans nue expérience Un ))ar Magondie sur un chien de moyenne taille, ce canal fournit unedenû-onoeii cliyle en cinq minutes: dans une autre de CoUard de Martigny* il donna aof grains de lymphe en dix minutes, chez un lapin mis à la diète depuis vingt-quaM heures. Après que Collard de Martigny eut chassé par compression la lymphe d'à |)etit tronc lymphatique du cou d'un chien , ce vaisseau se remplit de noureM en sept minutes; il en exigea huit dans une seconde expérience (1). Chez l'IioiDoe dont j'ai parlé précédemment, les lymphatiques du cou-de-pied et du gros ortfOff remplissaient à tel point, en un espace d'un quart d'heure à une demi-heure, qv'tt I)ouvait recueillir une assez grande quantité de lymphe dans un verre de moutre. Chez les grenouilles, la quantité de la lymphe est très considérable, à cause de Tanpleur des espaces lymphaticfues qui existent chez ces animaux (2). Si l'on évalue ir
(1) IVf AGBRDiB , Journal de Physiologie , t. VIII.
(S) En terminant IMiisloire d«s huitieurs qui circulent , il importe d'indiquer ici dcf trma réceuLs, qui onl eu pour but d'établir que le sanp; contient normalement plus de métioif*^! ne Ta jusqu'ici admis. — M. Millon (Annuaire de chimie ^ lS/^8, p. d59) • institué des af^l ricnccs qui lui onljpermis de trouver, dans le sang de l'homme, la silice, dont rcxisteoce éttl problématique, le plomb, le cuiyre et le matiganësc, qu'on avait considérés jusqu'id orit accidentels. M. Millon a insisté en outre sur la localisation de ces trois derniers métaux daiN globules sanguins. Voici les indications Tournies par M. Millon : On introduit 5C0 grtoMMi^j viron de caillot sanguin dans une capsule de platine de capacité suQisante, que Ton aussitôt sur un Teu de charbon très ardent. Dès que les parties volalilisables se M)nt dissipto^j qu'on a un charbon noir, dont la combustion reste insensible malgré le rouge vif de lac on retire celle-ci du fbu , on met sur le charbon de l'eau distillée , on Tait bouillir oof environ, et Ton jette le tout sur un filtre de papier Berzelius. On prend la partie soloblei cendres ; mais le fdtrc retient une matière noire dont on recommence aussitôt la calciDaliMi< reportant filtre et matière dans la capsule de platine. Cette seconde opération suffit ordiMii ment, pour donner un résidu salin non charbonneux ; au besoin , on passerait à une cakiualion. On dissout le résidu dans l'acide hydrochlorique , on évapore la liqueur acide il feu doui, ou reprend le résidu solide par de Teau acidulée à l'acide hydrochlorique, et,dMl|
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opacité de chacan de leurs cpuitrc coeurs lymphatiques à une ligue cube (les anlÉrkarssont plus f;rqs qin; les postérieurs), ces quatre organes envoient par nii- Bute 60 fmkou %^ ft^t#$ tulles d« i/lMiè dans tbs VtinÂ, kù éupposant quMIs m fidenl d'une manière complète; mais, à cbacpc contraction, ils ne se débarque i'wat parde seulement de- leur contenu.
tdernière disBolotion, on dirige un courant d^liydrogène sulfuré. La Rl|Qe«r al abandonnée pndiBt TiDf^t-qaaUY heures dans un flacon fermé ; le cuivre et le plomb se déposent à Pélat de ■tfue. Cest à cette méthode que M. Millon donne la préférence pour doser spécialement le pUiirre,leploabetla silice. Quant au traitement du sai^ dilué, par les flacons remplis de jiÎBR, et dans lesquels on a soin A mifailM^ le cklbri en eid's , c^est ce procédé qui a fait ^i0BBiTrirà H.Millon la présence permanente de ces trois principes dans le sang, et lui a permis, ^Uiéftot de ses recherches, d'en apprécier la forte proportion. Celte action du chlore est d*une ^Ipfidité qui la rend précieuse pour Tunal^se qualitaliTe et quantitative des élémbnts minéraux t^piniB à forte dose dans le sang humain. [De la présence normale de plusieun métaux dons le fÉÊȧiePhmmet et de l'analyse des sels fixes contenus dans ce liquide, par M. Millon , Annales Màmktl de physique, 3*sérte, \, XXllI, p; S7S et 508. Même sujet, ^qt le môme, ib,, imv, p. 355.) — M. Deschamps , d*A vallon , a trouvé aussi le cuivre dans le sang de Thomme. {humai de pharmacie et de ehimk. S* sérié, t Xltî, p. 88, et t. XIV, p. 410.) — Consultez \Beckerekes sur la présence du plomb, du cuivre et de l'argaU dans la mer, et suri* existence fteàrnier métal dans Us Ctres organisés , par M<Vf. Malaguli , Durocbcr et Sarzeaud. {Comptes \à CAeéiémie êes seUneeê , t XXtX, p. 760« et AnniOes de tkimfe , 8* Férfre , t XXVtlI , ili^)-lf. Ifelieat a contesté lef résuluts MMMicéi pa^ M» MHIod, ( De V absence du tui»re et ^dmuUiûns, par M, MelseM» AnnaUêée chimie, 8* série, li XXin,pb 353). É. L.