‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 6 sur 185 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

de 8*e88ayer à la transmutation des métaux, de fondre et refondre daiu dm creusets toujours allumés les substances les plus diverses, et d'étudiw oe qui s'y passait. Personne n'ignore que ce long travail de plusieurs siècles ne resta pas sans récompense, et que ralchimie, malgré tout ce qu'on peut dire avec raison contre elle , est un des points essentiels par lesquels le moyen âge l'emporte sur l'antiquité ; car, lorsqu'on laisse de côtelés préjugés claflBiqœSj qui n'est surpris de trouver tant et de si belles choses inconnues aux ancieDS et connues de cette époque qui, aux yeux de l'observateur impartial, forme un véritable intermédiaire entre la culture ancienne et la culture moderne? Toutefois, quelque utile qu'ait été cette préparation, l'alchimie n'est pas la chhnie, et l'on aurait continué à tourner dans des théories illusoires et purement sub^ jectives , et à recueillir avec plus ou moins de chance d'heureuses trouvailleii mais toujours sans lien, si dans l'intervalle un grand progrès ne s'était aocompli au sein du savoir général. La physique avait été créée ; dès lors l'alchimie laissa tomber peu à peu ses chimères, les notions positives y pénétièrml de toutes parts^, et , quand le moment fut venu, des hommes de génie, à la fia du dix4iuitième siècle, firent décidément entrer la composition et la décMU position moléculaires dans le domaine de la science. Ce que l'histoire dit, la réflexion le dit aussi. Que serait en efiet la chimie sans les secours que lui fournissent les connaissances sur la pesanteur, sur la chaleur, sur l'élecMeiléi sur la lumière? Ces deux scioices , on le voit, ont une adhérence intime de la même nature que celle de la biologie avec la chimie.

Il est facile d'étendre le même raisonnement à la physique. Elle aussi, si elle est indépendante de la chimie, science postérieure, est dépendante de l'astronomie et de la mathématique, sciences antérieures. L'astronomie loi eil nécessaire pour la grande théorie de la gravitation universelle , dotlt la pesanteur terrestre n'est qu'un cas particulier; elle lui est nécessaire anari pour la théorie de la lumière. La mathématique y intervient de son côté aveb une grande puissance; elle y trouve une ample application; et, partout où le calcul peut pénétrer, la physique prend une sûreté et une généralité admirables. Là on reconnaît, sans aucun doute possible, que le développe* ment d'une science donnée est sous la dépendance étroite de la science qui la précède immédiatement dans l'échelle. Quand les géomètres grecs étudiaient avec tant d'éclat les sections coniques; quand Descartes, introduisant l'algèbre dans les questions géométriques, créait la géométrie générale; quand enfin l'analyse prenait son plus haut essor, tout cela , outre son utilité directe pour la spéculation mathématique, avait son emploi prochain dans la physique, tellement que celle-ci ne pouvait cheminer si celle-là n'avait pas accompli des travaux , en apparence définitifs , mais véritablement préparatoires à des notions plus difficiles et plus compliquées. Remaroues encore ici eue l'enchaînement historique ne parle pas autrement que

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