‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 64 sur 185 · IB8P1RATI0N DAMS L^BAU · texte numérisé non relu

IB8P1RATI0N DAMS L^BAU

Ce dernier gax s*élAvo, au plus, à-|-de l'oiygène disparu, et aouvent il n'en fait quo la moitié, v^rfnlte des recherches de Ilumboklt ot Provençal que les poissons qui habitent se trouvent, eu égard à la ([uantité d'oxygène que le liquide ambiant t dans la même situation qu*un animal qui retirerait un mélange gazeux 1 moins de 0,01 d'oxygène ; car l'air dissous dans l'eau ne dépasse jamais du volume de cette dernière, et 0,31 de cet air sont de l'oxygène pur. D'après que Treviranus a faite des observations de Humboldt et Provençal, de tanche produisent 0,01 pouce cube d'acide carbonique en 100 mide respiration, tandis que, durant le même espace de temps, 100 grains de en forment, comme on a vu précédemment, 0,52, c'est-à-<lirc environ plus. Les poissons absorbent, non seulement par leurs branchies, mais entoute la surface de leur corps, du gaz oxygène, en échange duquel ils t de l'acide carbonique. Ce phénomène a lieu dans l'eau aéré(*, mais non ybre. Humboldt passa la tête d'un poisson dans un collier de liège couverl fiflSrtas gommé; l'animal fut ensuite placé dans un vase cylindrique, de sorte . ^.9a tête formait le bouchon, et que ni elle ni les branchies n'entraient en con- %jRec Teau de Seine dont le vase était plein. Il vécut ainsi cinq heures, et, par ^nMu, fit éprouver à l'eau le même changement qu'elle aurait subi par la res|)i- T|M à la manière ordinaire. Les poissons respirent |)ar ]eu^s branchies, tant ^^yUes sont humides, et cela même à l'air libre, où ils n'absorbent ni phis ni tas d'oxygène que dans l'eau aérée. Ainsi, dans resjyace de 19 J heures, une dw réduisit un volume d'air atmosphérique de 133,9 centimètres culxîs à 1,9, et elle avait absorbé 0,52 centimètres cubes d'oxygène. De Ik résulte (|ue «piratioD dans l'eau diffère moins de la respiration dans l'air qu'on ne serait Ji de le croire au premier aperçu (1). I^ respiration dans l'air exige aussi que la ^^jkce interne des poumons soit humide. Le Cobitis fossilis, qui se trouve habi- ^ |Mnent dans la vase, vient, suivant Erman, à la surface de l'eau pour y avaler

^ihuwuXMém^ d'ammi, tt depkjfêial* comp.^ Paris, 18Ai, p, 75} s'est attaclié à bien ftiire r«Mlofie qui eiiste entre oet deux modes de respiralion. Dans les poissons, dit-il , 4au les fcrlébrés aériens, le but définiUr de tout le mécanisme respiratoire est le dévede IVrfant respiratoire lui-même. Or, cbei les poissons, le développement de cet or- [brancbiet} ne peut être opéré que par Tintorvention de l'eau. Quelque énergiques que se IMnt les mouremcuts de Tapparcil dans Tair, ces mouvements n*y produist^nt pas le dé- Béœsêairf ( c'est Teau qui écarte les branchies, et qui les maintient dans un certain donné* Lt mouvement actif de l'appareil . joint à Tinlervention de Tcau, les meut, leur écartemeiii an plus haut degré qu'il leur soit possible d'atteindre. Dans l'air, an !, les feuillcU des brandiies, par leur afluissement , se superposent, et il faudrait, pour leur adhérence , une force & loquelle l'énergie musculaire de l'animal ne sullirait plus. 1 1 c'cM parce qae le développement des lames branchiales ne s'opère iias dans l'air que y succombe par asphjiie. Flourans Ta très bien démontré par des considérations anato- I e& par la voie des expériences directes. Si le poisson meurt dans l'air, ce n'est donc pas par lt de lei branehîei , mais par défaut d'air ; car, outre que ce dessèchement ne saurai! Bm dans les poissons qui meurent presque à l'instant même où on les tire de l'eau, Floula loojoursvu la mort survenir avant que les brandiies fussent sèches ; il a toujours vu ces même quelque temps après la mort, retenir une certaine couche d'eau, que le contact 9 h pression y constatait. Enfin, ses expériences lui ont prouvé que plus on écarte les branchies, ^M'^i-dire plus on accroît le dessèchement , plus on prolonge la vie du pdsson dans l'air. Cer-

2!iO RESPIRATION DANS L*BAU.

(le l'air, qui subit ensuite, dans le canal intestinal, le même changement qnla coutume d'éprouver pendant la respiration, après quoi il est expulsé du corps (ï). Beaucoup d'animaux qui respirent l'eau à l'aide de branchies y déterminent dé courants remarquables par le moyen de ces organes. Steiubuch a vu le premier ce courants dans les larves de salamandre, et il en a donné une dcscriptîfm co» plète (2). Depuis, ils ont été étudiés par Sharpey (3), qui les a olisarvés chei ptt sieurs autres animaux. On les remarque aussi chez les têtards de grenouille, ma uniquement autour de leurs branchies externes primitives, car les branchies ia ternes qu'ils acquièrent plus tard ne produisent rien de semUaUe, non plos qs celles des poissons, chez lesquels seulement l'eau se renouvelle par le monvcoMM des opercules. On les trouve généralement, au contraû^, dans les conchifèRf û les annélides. Chez la moule commune, l'eau s'introduit continuellement diaik cavité branchiale à l'extrémité postérieure de l'animal, et elle sort non loio del

taifis poissons ayant la faculté de vivre beaucoup plus longteoips que d^anlres dans ribi fli important de déterminer pour chaque espèce les circonstances particulières de stniclvfefiè: mikranisroc auxquelles tient cette faculté. Or, Flourens a reconnu que , chez TangulUe, laailj qui loge les branchies, très étendue par elle-même, se prolonge encore en une espèce de i Tormé par une extension de la peau qui couvre les opercules. Ce canal ne s^onvrean que par un petit trou. De là il suit que Tanimal , qudque placé dans rair« coMCfie m tainc quantité dVau dans sa cavité branchiale, et c*est par cela vaèmt qnll eootiMe et pendant un certain temps dans Tair. {Noêê dm trmL)

(i) La vessie natatoire des poissons contient bien aussi de Tair diargé d'rajgène; wâ air n^y pénètre pas du dehors; il est sécrété par la surOice interne de rorgane Ini mtw que renferme cette vessie contient tantôt plus, tantôt moins d'oxygène on d*aM>le qne Tairi phérique. Erman y a trouvé de Tair pauvre en oxygène cfaex le§ poitaona lacntres (Gi Ànnalen, t. XXX, p. 119). BioC, au contraire, a reconnu que, chei les poiMiMfii une grande profondeur dans la mer, Tair de la vessie natatoire contient 6S à 87 p. lii< gène , tandis qu*à la même profondeur, Peau de la mer ne contient qne 2S d^oijiène et TU zote. Du reste, la quantité d*air varie beaucoup suivant les individus d*nne quefois Toxygène manque entièrement. Diaprés Humboldt et Provençal, la iiinjinm €m\ nombre d*expériences sur Pair de la vessie natatoire des carpes est de 0,07i eaLygine, l,ISIi carbonique, et 0,S77 azote. Chez beaucoup de poissons, teb qne les cypitei» ki saumons, les dupées , les esturgeons, la vessie natatoire oommuniqne arec le canal. L*ouverture de ce canal est quelquefois large; mais , cliei la carpCf etteoidi qu*clle ne saurait admettre Pair du dehors , et que peut-être n'en laisse-t-efle que quand la vessie se trouve gonflée outre mesure. Cette communication manqi de poissons , Perea , Acerina , Gtiiu$ , etc. Une multitude de poissons n'oat paa de ici toiro. Chez les sciènes , cet organe présente de nombreux appendices cre«x« f«i seM dans quelques espèces (Covtib, Hi$u nat, des f)oiê$on$^ tab. 198, tS9). (/4mta, Lepitotteut, Eryihrinuâ^ Pîatystcma) oni en parois cellnleoset à toire ; mais les vaisseaux s*y comportent tout autrement que dans les' ponnons. n aèlê| plus haut ( p. 1S& ) des réseaux admirables de cet organe. Chez plnsiëiirs polsiOi CyprinuB , Cobiiis , Sparus , Clupea, il existe, entre la vessie natatoire et Toifane communication dont on doit la découverte à E.-H. Weber, et sur laquelle je Quand cette vessie est déchirée, les poissons ne perdent pas toujours et bre; ils ne tombent |ias constamment sur le côté. Il est probable que l'air qu'elle usage de modifier la pesanteur spédiiquc de Tanimal par sa dilatation et moyen des parois abdominales. — Comp. G, Fiscier, Ueber die Sckwimmèiam dtr I Leipzick, 1795. — G.R. Trcvibands, vermitchte Schriffen^ t If , p. 156.

(2) Analekten zur Nalurkunde, Fncrih, 1802.

(3) Fnoniep*s ^'otizcn , n« 018.

llKSWr.XTION DbS («IIKS. I>*AM\IA(.\. 2'll

ur une ouierlare {Mii-llculière. Les courants que ces deruiei^s animaux déterineot proviennent des mouvements de leurs cils. Mais Purkiuje et ^ aJeulin ont I aussi des cils sur les branchies des larves de salamandre, et ils ont même obn'é les mouvements vihratiJes dans toutes les membranes muqueuses des reptiles, s oiseaux et des mammifères , à Texception do celles de Tintestin , des voies inaires et des organes génitaux mâles (1).

Respiration des œufs d^animaiix.

Les embryons des batraciens, des squales, des raies et de l'espadon, possèdent es branchies externes, et ces branchies se rencontrent tant chez ceux qui se déikqq[>ent dans Flntérieur de la matrice , sans connexion intime entre le fœtus et

mère, que chez ceux dont le développement a lieu hors de Tutérus, dans an (2). Les raies des genres Raja^ Platyrhina, et les squales du genre Sq/llie, Ht ovipares; les autres animaux de cette catégorie sont vivîpai*es, et, parmi les pdlesnus, la salamandre terrestre porte des petits vivants dans sa matrice. Flosieurs obsenations prouvent qu'en se développant les œufs des animaux Ipares font subir à Tair le même changement que celui qu'y détermine l'animal uhe, et qu'ils ne peuvent se développer sans air atmosphérique ou sans eau prégnée d'air. Ainsi, l'embryon de l'œuf d'oiseau périt lorsqu'on enduit l'œuf xne couche d'huile ou de vernis. Les ex|)érieuces de Michelotti sur les œufs des Bttctes établissent que, pendant leur développement, ces œufs décomposent l'air, i*ib ne le font cependant qu'autant que la tempt^rature est entre 1 5 et 20 degrés,

<p'au-dessous de zéro ils n'opèrent point de changement dans l'atmosphère. Kcon développement n'a lieu dans des gaz irrespirables (3). I^s œufs d'oi.seauv

«développent ni dans l'eau chaude, ni, d'après les expériences de Viborg, gai les gaz qui ne peuvent entretenir la respiration {fi). Erman (5) dit, à la vé- C» avoir observé le contraire ; mais Schwann (6) a conGrmé l'exactitude des Mtats de Viborg, par des expériences qui portent le cachet d'une grande pré- ^on. Il a fait voir que, quand des œufs de poule subissent l'incubation dans des ft exempts d'oxygène, le blastoderme grossit, la séparation eu feuillet muquenx jlniilet séreux s'accomplit, et une area pellucida se produit , mais qu'il ne se ni sang ni embr\'on. Des œufs qui avaient été soumis pendant vingt-quatre à l'incubation dans du gaz hydrogène, se dévcloppèn^ut quand l'opération KtODtînuéc ensuite dans l'air atmosphérique ; mais le même effet n'eut plus lieu Irts que l'incubation dans l'hydrogène eut duré trente heures et au deK'i.

.Comme l'air atmo^hérique trouve un libre acci'S à travers les pores de la

4f) MuELLRfc's Arckiv, iSSâ. p. 391 ; 1835, p. 128, 159. — Purkwjr et VAiBifTW, Depkano^

^ tenemli et ftmdawieHfali motuê vibrutorii eontinui in memlnranis cum exteruis tum in-

"^ tiidMûKum plurimorum, Breslau « 1835.

EO Vog. Lbdckait, Unterstuhunff veber dié arusseren Kiemen der Embi-yonen von Rochen

^Mëi/Ucken, SUitlgardt, 1S36.

O} BcftMUSTEB, EntOTmologie, t.I, p. 365.

W AhkanHungen fuer Thierœrzte und OEconomen^ t. IV, p. 4À5.

<5) ijû, 1818.

Ci) /V necetnitate aeriê atmoêph. ad evoL pulti in ovo» Herlin, 1834. — McblleeN Arrhir,

thi RkSPIIIATIOM LIES (M'hi b'A>lliéAI'!t.

tAt]iillle, il est l)r«>s(|iic impossible qu'un cnnflil n'ait ptrifil lien enlÀ lui fi Ir ux ronicnu dans les vaisseaux de l'atlantoldc; celte dcrDlêrc TËsieufr iianlt oM ■Tdir pour destination principale de rapprodter le pli» pobsible di- la ïarltnU TiisKatix qui Se ditTelop|:rnt. L'œuf fl'iiiscau perd contlrtueUniwnt do Vm ft rtVipuralion du blanc, qu'il soit ou nôu taumis à l'IncUbiliOn. Géite évaporatii Hcmblc être i peu près la mt^mc dans les deux cas ; elle ttCctsiofiDe une dimiavM dr volume du blanc, qui, ï mesure que l'œuf vieillit, s'C-bigne de pliisraph* du bout obtus de la co(|uil[e. De II rdsultc un espace que l'air remplit, en mmsuit les pores de cette (Icrniire. Bischuiï a trouvé cet air plus chiii-tp- d'utt^ qiie celui de l'atmosplière ; la quantité d'oitygitw y variait dé 2!i ï -^ 'rP"' m. cent (1). Diilk y a constate !254-i 36 -f dy^èné) tiiiis, ^iidlbi l'iocahbtf C Upr^orGon de ce Sèriiier tombait jdsqù'i i1,9pbuf cëHt, et t'dn r^hcjinlnlli| sa j^ce 6 pour cent de gai acide carboniqiie (3).

Le premier développement de l'okir des mamihirères étl iios^lë nnti neukai £ sans la présence de l'air aimospliërique, niais m^e Ivant toute o]iin''tinn ti^L U matrice et l'oviile, quand ce dernier n'est encore qu'énfbliK df* li/iT^iAÏ Utérines, l^s œufs des mammifères ne remirent pas, bus raccëplrnn iinfinéif dii mot : la respiration est remplacée par lés relations Inliinès t|iiî l'tj'icnl fHiM eux et la mère. D'après les belles observations de E.-tl. Wtber, iïiuNiMlfjll placenu liumain, sur lesquelles les dernières nmifications des artèrrs nnilH'iinHl se continuent avec les premières branches des veines du même ftbui , Mmi pt gées, comme des franges, dans les sinus veineux utérins, I parois th'-s niiom,) serpentent entre les lobules du [dacenta, et Ul elles se tniiiveill tMisnéw pV sang de la mère. Chei les ruminants, qiii ont des placentas diffus, du d<>Â c« " dons* cette disposition oe se rcocontre pas ; les viUositét dés roljKdôsl plongent dans des enfoncements vaginifortnes de là matrice, 3 peiî pth coati ncincs dans le sol. Ces gatnes oDt leurs parois couvertes de cipilbim ippiM aux vaisseaux de la ibère, et il s'y sortie une ibatiSre blanchitn, iuvii Vtfn sur toute la surface interne de U matrice. Dii reste, il n'y â piiÉ ^iis iri qiiti la femme de rommiinicaiion entre les vaisseaux de lik mère dt cetix du |<(tit.

Ce qui rend très prolublc qu'il s'accomplit daiis le piacétiti dtié fon^tiA* remplace la respiration des autres œiifs, c'est qnë toiité inli^rnipti^ de la f^^TL lation dans les vaisseaux oinbilicàux entratne des roUsé^iieh^ tnnrtbtlct ; < aussi que, pour se développer, les autreS oéub ont bcMltl de t^nt^ftlinii, it I chez eux, ceI1c-rJ a lied par le moyen do l'allanloTdp, qUl ivçtiit !(*& rni'mp.* <! seaui que le chorinn do la femme et des inammi^^rc!l, c'ëst-â-dln' \i^ m ombilicaux. Il n'y a pas, cher, l'homme ni chez 1m mamntll^tvs, de 'liPi notable, pour la couleur, entre le sang des arti'res ombilicales et celui dnu du même nom ; Haller, Hunter et Osiander n'en ont jamais aperf u U 00 trace ; Autenrietli et Schiicti (It) n'ont pas éi6 plus heureux ctiei les ItpîM plus qu'Emrticrt (ù) chei les cochons d'Inde. Au contraire, il y annit^ H Blumenbach el Eramert, une l^ère dilTércnce de couleur daM li>s «aSM

(1} ScHWUGGu's JuarnôF, t IX, p. Ut.

(1) iitd., 1830,1. I,p. 363.

(9) Exptrlmnttatiiracalorcmfirlaiii idaguiarm. Tabinttue, ITRS.

Ik) «aC» Anhir, l. \, p. *i!.

AKSPlRATiO.N DKS CBUFS 1>'A?|IMAUX. 2&f;

u des oiseaux. A la vérité, Hérissant cl Dicsl (1), ainsi ({tic BàtuK'Iorrtito (2), daient avoir remarqué une différence ; Bichat déclare dans un endtt)it (9) f y en a pas; dans un autre (6), qu'elle se réduit à peu de chose. Il m'atait possible autrefois d*en a|)ercevoir aucune chez les fœtus de iapiii, de cabiai chat, et ce[)endant les petits animaux conviennent tout autant, pcut-étiT plus, que les gros, pour des observations de ce genre. Dans le mOinc temps, ?rai, époque à laquelle je n'étais cncon» qu'étudiant, j'avais cru reconnaîtra ifférence en pratiquant la vivisection d'une brebis |)Ieiuc ; (|uclques uns de {ui m'entouraient partagèrent cette croyance, et Joerg dit avoir fait la même que sur te chorion du cheval (5). lofais les reclicrches auxquelles je me suis depuis m'ont démontré que jamais, et nulle |)art, il n'y a de différence les deux sangs, opinioa à laquelle se rangent aussi £.-H. AVeber et tous les cheurs. Cependant le sang des veines pulmonaires diffère tellement de celui !ines du tOrps, che2 les reptiles, qu'on peut les distinguer à la couleur, daas ûx oreillettes , et même à côté l'un de i'autrc dans le ventricule. Chez les ms, au contraire, je n*ai pu jusqu'ici constater aucune différence entre les lugs, ce qui tient peut-être à ce que ces animaux respirent dans un milieu le contient que 0,01 d'oxygène, au lieu qu'il y en a 0,21 dans l'air atmosr

Biang des vaisseaiix ombilicaux du fœtus devient vermeil à l'air, comme le ttibeux dé l'adulte; exposé à l'action de l'acide carbonique, il prend une e foncée, comme fait également ce dernier.

iNd^uês petsonnes ont prétendu que le liquide amniotique dont le fœtus est M senait à ilttë respiration par la peau, ou même qu'il s'introduisait dans Ithêé-artère , et fournissait les matériaux d'une respiration pulmonaire. M et G(H)ffroy Saint-Hilaire avaient adopté cette hy|X)thèsc. D'antres, se int sur la découverte que Rathke a faite d'espr.ces d'arcs branchiaux au cou lubr^'on des mammifères, ont pensé que ces organes pouvaient s(;rvir aussi espiratioa. Mais ces prolongements délicats , séparés les Uns des autres par fîtes, ne peuvent être obser\'és distinctement, chez l'embryon d'oiseau, que Ht les premiers jours, par exemple au troisième ou au quatrième^, et Ifs m* titre chose qu'un appareil commun à tous les animauv venébrés, ap})areil qnel des branchic^s se développent chez les poisons et les reptiles qqi ont iDchies durant leur premier état, ou même pendant leur vie entii're ; tandis chez les autres animaux, ce déveIo])penient n'a [>as lieu, et les arcs se coniënt èh cornes de l'hyoïde. De petits poissons, que je plongeai dans la liqueur tique de la vache et de la brebis , y périrent bientôt. Lassaigne (6) a trouvé les eatix de l'anuiios d'une truie un gaz qui se rapprocliail beaucoup ir itiiiosphérique quant à sa cx)mposition. La présence de ce gaz tenait tre à ce que, l'œuf étant demeuré longtemps exposé à l'air, ce liquide

Iallib, Disp.^t V, p. 516, 5)6.

licrt^T, Anat. génér,^ t. II, p. &75.

Ufc. cit.. p. ;5'i3.

-or. cit. y p. 465.

Oit Zcutjung, Lciptick, 1815, p. 273.

Avchivt* qénêndrê de médecine. Paris, 1823, t. II , p. 308.

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