‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 65 sur 185 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des «hajigeHMïalA «lue le «anc wnbU il«a« la rewpirati— .

Le sang artériel et le sang veineux ont à \\cix près la même pesanteur spéciâi|i| 105,03: 105,69, diaprés J. Davy, qui dit aussi que la capacité du pour la chaleur, est à celle du second : : 10,11 : 10,10.

Suivant J. Davy, le sang artériel est plus chaud (pie le sang vcineoi 1 — 1" -{- F. Ce que confirment Krimer et Scudamore, Autenrieth, Mayer, Berthold et Blundell attestent qu*il se coagule aussi avec plus de prom[ Les observations de Mayer, de Berthol4 et de Denis, ainsi qqe les mieiu)es,i*i cordent à établir qu*il contient plus de fibrine : la proportion enlsl^ deux à cet égard, est de 29 : 26.

Abfldgaard et Michaelis ont comparé le sang artériel et le sang veineux au point de vue de la composition élémentaire. Suivant AbiOldgiiard, le saag] neux aurait de -^ à ^*^ moins que le sang artériel, le pouvoir d*alc nitré (1). Michaelis, qui a fait Fanalyse des deux sangs, en les brûlant Toxyde cuivrique (2), a trouvé :

Dan* l'albumine, f^" *""« "'"/"

(du sang artériel

Dans le cruor

sang

du sang veineux du san^ artériel

»^ 1 AU I (du sang veineux Dans la fibrine. . { , ^ ^ , ,

(du sang artér^l

Carbone.

Asule.

Hydrogène. Oiy|

Macaire et Marcet (3) ont répété ces expériences, et obtenu des résuhali logues.

Le sang artériel devient d*un rouge foncé dans les vaisseaux capillaires dii( et le sang veineux prend une teinte vermeille dans ceux des poumons, la respiration cesse, le sang qui revient des poumons est noir. Mais, quand, avoir mis un animal à mort, on entretient la rc^iration par des moyens le sang continue de devenir vermeil dans ces organes. La section des neit.i paire vague ne détruit pas les phénomènes ; le sang continue alors de xoqgf ^

(4) Pfapf, Nord, Arch., t. I, p. 493.

(5) ScHWBiaoER^s, Journal , t. LIV.

(S) i4nfi. de rAtm., t. LT , p. 382.

QUANTITÉ DES GAZ DANS LES DEUX SANGS. ihS

poumons (1), comme il fait hors de ce viscère, dès qii*on Texpose à Tair, ou, aune Toxygène, injecté dans les veines, fait passer du noir au rouge le sang que i vaisseaux contiennent.

Quantité des gaz dans les deux sangs.

Le sang témoigne par ses changements de couleur combien est grande sa sénilité pour les ga{ qu*il absorbe. L*air atnKispfaérique et Toxygène le rendent rmeii , rutilant; Tacide carbonique le fait passer au rouge foncé, ou, comme on , au noir. Quand il est devenu noir par Taction de Facide carbonique, on peut faire redevenir rutilant en l'agitant avec du gaz oxygène; il laissé alors dégager

Tacide carbonique.

liC sang, et aussi le sérum , absorbent plus que leur volume de gaz acide carnique (2). Une petite quantité seulement de l'acide absorbé se dégage par TefTet

la chaleur, ou de la diminution de la pression atmosphérique; mais on peut le aaser en agitant le sang avec un autre gaz , par exemple avec de Tair atmo^éine, de Tazote, de Thydrogène, ou en le faisant traverser par un courant de ce c Le sang absorbe également de l'hydrogène, comme le prouvent les expériences SftBchut. A

IPendant que le sang traverse les poumons, l'air atmosphérique pénètre en lui, il se produjtlnissi en lui de l'acide carbonique, qui se dégage dans le poumon. Ub ce double phénomène n'a pas l'oiganc pulmonaire pour unique théâtre ; par- M le sang contient et les gaz dont il s'est emparé dans le poumon et ceux qui ^ destinés à être exhalés dans ce viscère. Ce fait n'a été connu que dans les ■Sips modernes, parce que les gaz que le sang tient en dissolution s'en dégagent fecilement par l'action de la chaleur et de l'abaissement delà pression atmospbélue; mais, comme je viens de le dire, on peut les expulser aisément au moyen ■Mres gaz.

^ogel (3), Braude (4 et Home (5) ont été les premiers \ déméntrer la présence

l'acide carbonique dans le sang veineux avec le secours de la machine pneu- Clique. Hoffmann et Stevens obtinrent de L'acide carbonique de ce sang, en Ipbnt avec un autre gaz, ou eu le faisant traverser par un courant gazeux,

|1) Suivant Provençal (Journ. gin, de méd., t. XXXVII), après la section des nerfs Vagues, ^ygène est encore absorbé et Pacide carbonique exhalé , seulement en quantité moindre, dit- ■Écequi, suivant la remarque de Longet (AnaL et pky$. du sysi, nerr., t. II, p. 298), doit liraa ralentissement des mouvements respiratoires. Longet fait encore remarquer que, pour S le sang veineux continue pendant quelque temps d*acquérir la coloration artérielle, il faut tililiier la trachéotomie , afin de ménager un libre accès ù Pair dans le tissu des poumons, sans in, le rétrécissement de la glotte, dû à la paralysie des nerfs laryngé iniéricurs, s^opposont à IjIk^iDe quantité sulfisadte d*air pénètre dans les voies respiratoires^ le sang, au lieu de jatMir WÊtni par Touverture béante d^une artère « en sortirait foncé et presque noir, comme il arriva |pi les expériences de Dupuyiren. {Nott du trad.)

(I) J. Davt, Journ, de chim, méd., t. V, p. 2A6 ; Phitos, Traits,, 1838 — Tiedemakn, GwE' Il V MiTscBEiti.icii , dans Zeitschrift fiier Physiologie , {, V. — ëkschut, Diss. de re.*pimfiQtti* lONiimo. Ulrecbt , 18S6.

(3] ScBvreiQGKR*s, Journal , t. XI, p. 'lOl.

{h) Atin. de chim,, t. X, p. 207.

[i] Philos, TrttHSt 1818. p. 172.

:}A6 QUAlillTt WS GAZ DANS L^ OBUK SAII0S.

d-bydrogèae par exemple (1). La même chose a été obaenrée ptr Enschnt et Bischoff (2). JSnschut se convainquit aussi que les deux sangi cpptieBDfnlde raiMi carbonique, rartériel toutefois moins que le veineux , et qu'il y a aussi de FaM dans tous deux. H, Davy parvint le premier h dégager de ToxygèDe du saDg artériel (3). I^s expériences de Magnus ont mis ce dernier fait en parfaite évidence; Tappareil employé par lui était disposé de manière à permettre, Don seulemeit qu*une quantité considérable de gaz se dégageât du sang, mais encore qu*oo fÉ recueillir aisément ce gaz. Avec son secours, on a acquis la conviction qu'ilB^i pas moins de gaz dissous dans le sang artériel que dans le sang vefnenx (h), (kî reconnu aussi que le sang ne laisse échapper une quantité appréciable de gai qu*» tantque la tension de Tairqui le surnage ne dépasse pas une Kgné de mercure, « qui explique les résultats négatifs obtenus autrefois par tant d'observateiin If tableau suivant donne un aperçu sommaire des expériences qui ont été fidtes :

(1) Ob». on tke healthy and àiteined properties of thc blood, Londres, 1833.

(2) De novis quibusdam experimeniis chemicO'phyiiologiciê ad tUnêtrandam tktmai^ respirntlone instituiis, Heldelberg, 1B37.

(9) GiLB. Ann,, t. XÎI, p. 593.

(h) P résulte des chiffres de Magnus, en les réduisant aux moyennes, que le sHf wlMl] contiendrait plus de gaz que le sang veineux , savoir :

Pour 608 de sang artér., 89,5 d'ac. carbon. -^^ ii,l d'oxyg. ou ramené à

Pour 863 de sangTdn., 47,5 4~ ^^>^

ou ramené à

Lm diOércnce serait donc, à ravaolagedusaDg artériel, de

+ WirB, =11.4^

+ l,51Si

Avant les belles recherches de Magnus, la science ne possédait que des résultais < toires, eu égard ^ Teiistencc de gaz libres dans le fang; on conteslait même jufqo*à la de ces gaz. Assurément, Magnus n*a pas trouvé le dernier mot de Ténigme, et il refis < beaucoup à fuire pour donner une pré<:ision rigoureuse aux résultats qu*H a obtenus; mIi,! qu*il8Sont, ces résultats ont une valeur telle , que la physiologie ne poufait se dkpnMri tirer des conséquences. Il serait sans doute fort à désirer que Ton connftt exadenwat la < absolue de chacun des trois gaz dans chaque espèce de sang, afin d^établir leur quantité! tionnelle dans Tune et dans Taulre ; mais c*était déjà un grand point d^amir élaUi sang artériel renferme le double au moins de Toxygèm^ qui existe dans le sang rtiiMil* ' Lossac, avant de faire peser des doutes sur cet important résultat» aurait dû proutari tnentalemcni qu'il est inexact, et c'est ce qu'il n'a pas fuit. Au reste, voici eooimMl lui-mérae a formulé ses conclusions : « Il est très probable que Toxygène inspiré est al les poumons par le sang , qui le transporte ensuite dans tout le corps, où, rendu daaslMi seaux capillaires, il détermine la formation de Pacide carbonique. Je dis qut la semblable, parce que, tant qu'on n'aura pas prouvé que l'acide carbonique et|MCa|t par un volume égal d'oxygène, il sera toujours possible d'admettre qu'une fiarlie as l'oxygène absorbé entre en combinaison avec le sang, sans produire de rsridnipibuniqa^i

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neux du tnéoie cheval. 306 ^-^

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