‹ Manuel de physiologie v.2Chapitre 67 sur 185 · GAZ · texte numérisé non relu

GAZ

DORÉE DE L'EXPÉAIBHCB.

Azote . . .

Azote • . .

Azote . . .

liydrog^De.

Hydru(;ène« lly(lrog('De.

Ihdrouèiie.

Hydrogène. Hydrogène.

Hydrogène.

Hydrogène.

6 heures.

QOAHTJli

de Taride rar prpdail.

0,2d|keifcJ

OA

On pouvait objecter, contre ces expériences, que les poumons des groMlll contenaient encore une certaine quantité d'air atmosphérique, et que pMt4Mj aussi y avait-il de l'acide carbonique dans leur canal intestinal. C'est poân|iil|] les répétai, en commençant par plonger les animaux dans le ride, que je reÊ^ ensuite de gaz hydrogène purifié. Dans cette nouvelle expérience ^ i1iydrti|l^; fut également pompé à plusieurs reprises, aGn d'enlever jusqu'au! démièHstii d'air atmosphérique. On s'assura aussi qu'après l'absorption de là ▼àt)ëfM* k^M par du chloruré calcique, la potasse caustique ne faisait subir aucniiè diuMiil' au gaz. Les grenouilles restèrent trois heures dans l'hydrogène ; di^ii Mgll# déjà elles étaient asphyxiées. On les retira, et l'on dépouilla lé gaz dé tOnléh^ dite, on introduisant, plusieurs fois dans le cours d'une jourrtée («ntlèré, tmfii' tube plein de chlorure calcique, jusqu'à ce que le sel cessât de s'hiimëcter. Ce fut alors seulement qu'on alla à la recherche de l'acide càrbonicttie par le ino^ de la potasse caustique. Dans les deux expérience qui furent faftëé âmsi, onMiJ .stata l'exhalation ordinaire de gaz acide carbonique; la première en dtf 0,3 pouce cube, et la seconde 0,37. *!

On peut donc, sans crainte de se tromper, évaluer à -J f- de podce cahl*]

quantité d'acide carbonique qu'une grenouille forme en 6 à 12 heures dans gaz exempts d'oxygène, (lomnic les poumons et le larynx de l'animal n'eili général, qu'une capacité de -f à -|- pouce cube, qu'avant chaque expérience avait eu soin d'ex])rinier l'air qu'ils contenaient, vx que, s'il y était resté de Tr et de l'acide carbonique , ce ne pouvait être qu'en très petite quantité , oli i peut refuser d'admettre le résultat trouvé déjà par Spallanzaui , savoir, fiK I animaux à sang froid continuent d'exhaler de l'acide carbonique dans un u'r f-

PHÉNOMkM-lS CIUMMJIKS DK U RFfll>lt)ATlCI.\. SS.")

oiitipiu iws d'bxygt'iie , ol que la quantiu' de ci'l aride? égalo prosquo relie Is prodtdscnt on respirant dans Fair atmosphérique, puisque, diaprés les ricnces qui ont été rapportées dans le livn; précédent, une grenouille produialors, terme moyen, 0,57 pouce cube de cet acide en six heures. Ces résultats 6té confirmés naguère par les expériences non moins instructives de Bischoff, a trouvé également que des grenouilles auxquelles on a lié et enlevé les pouls continuent d'exhaler de l'acide carbonique par la peau (0,20 |)onoe cube liiit heures (1) ).

mm les premières éditions de mon Manuel , j'ai cité ces faits , quolqti'ils ne

) Dans une noavelle série (Inexpériences , M. Scliarling ( Jownal fuer prakt. Chemie ,

AIII, p. &35) a cherché à éviter le dosage de l*acide carbonique au volume; pour pouToir

rtnhier cet acide à Tàide de la balance, il modifie de la manière suivante Tapparell qui lui

; servi précédemment {Annuaire de chimie , i8Â7, p. 789).

h place des 9 tubes qui se trouvent dans le réservoir, il met à ballons, chacun d*ane capa-

de 300 popces cubes environ. Les cloches sont munies de robinets garnis de tubes et disposés

Qioière à faire arriver, goutte à goutte, de Thuile dans le ballon , pendant que Talr déplacé

par un robinet latéral. Chaque ballon contient un thermomètre dont les degrés sont assez

eoifot marqués pour qu*on puisse parlhitement les lire hors de l'appareil.

'oar se servir de ces ballons , on y Tait le vide et Ton estime le volume de Pair restant d*après

auteur barométrique de la machine pneumatique et diaprés le thermomètre du ballon. Trois

ballons communiquent entre eux à Talde de tubes de plomb scellés herméUquement dans

parvil , et de telle manière que Tun d'eux entre par le haut, Tautre par la base et le troi-

kcpar le milieu.

«quatrième ballon sert à déterminer la quantité d*acide carbonique qui se trouve dans Tair

nomentoù Ton commence; ce moment est arrivé dès que la personne est entrée dans l'appn-

Hqae la porte est fermée. Quand l'expérience est terminée, on ouvre à la fois les robinets

ttais ballons, et, comme Touverlure de ces robinets est considérable , Pair entre dans moins

^ demi-minute.

*ac!de carbonique de chaque ballon est ensuite chassé à travers des tùbe^ contenant de

*citesuirurique , puis dans un tube à potasse, et cnnii dans un nouveau tube à acide suiflU-

'^i iHd de fixer rhumtdllé qui a pu être enlevée à la potasse.

*«irdes ballons ne renfermant que peu d'iicide carbonique, on a eu soin de le (hire passer

teillement h Inivers la potasse ; Tuir de chaque ballon a pris ainsi de 80 à hS heures.

*> a déterminé la capacité de «rhaque ballon en pesant la quanUté d'huile t|uMI peut reiK^rneir

^ êertaîtle température .

Moteur s'assura ensuite que l'huile employée ne prenait pas d*aclde carbonique et que lek

Qooes renfermées dans l'appareil n'exhalaient pas moins d'acide carbonique qu'au dehors.

Mdant ce dernier point n'a été résolu qu'en partie; et en réduisant à 15 ou 20 minutes le

3rdes personnes dans l'appareil, tantôt en prolongeant ce séjour, dans l'un et l'autre eas la

iHilé d'acide carbonique exhalé était la mt^me dans le même temps, ce t|iil |Mt>n\e que la

'ttclion ri'acide carbonique n'était pas infinencée par l'expérience.

l'aide de cet appareil, il s'assura que la quantité d'acide carbonique exhalé dans une heure

e 41,3 grammes, ce qui représente !2.06 grammes de carbone. Ces résultats S'accordent

aux de MM. Andral et Gavarret, et avec ceux que l'auteur a obtenus précédemment.

personne sur laquelle M Scharling avait expérimenté était un homme de trente et quelques

S; dans une seconde expérience, l'auteur rechercha la quantité d'acide carbonique déve»

e par le même homme astreint à un travail fatigant. Dans ce but, Thomme prit avec lui dans

iTfil une barre de fer longue de 3 pieds, et portant à son extrémité une masse de fer assex

léraUe . et pendant toute la durée de l'expérience il agita celte barre de fer. Ce travail était

net potr fhire entrer en soeur la personne soumise à l'expérience ; aussi les vitres du ré-

r se cooTrireiit d*une rosée tellement épaisse qu'il fut impossible de lire les degrés du ther-

!tre pincé dans Tlntérienr. I/cxpérîenre dura Si minutes ; il s'était produit 50,85 grammes

'IMS l'li(:N(KMkNES CIIIMKJI KS DK \A KESPIRATIOV

se couciliasseul \a» aTt^c les observations diaprés lesquelles le sang ne coQiieDdnit point d'acide carbonique. On paraissait alors en droit d'admettre qa*uiie partir de Tacidc carbonique qui se produit pendant la respiration est une siiD|rfc sécrétion des poumons , susceptible de s'accomplir indépendamment de Tair atmosphérique, et Ton comparait ce mode de production d'acide carbonique à celui qui a lieu dans la fermentation, où l'acide carbonique s'engendre aux dépens dei éléments des substances organi({ues, sans que l'oxygène de l'air exerce d'iofliKBCf essentielle. On devait croire alors que les poumons et la peau possédaient ienli b puissance d'exhaler de l'acide carbonique, et que le sang ne domiait point de a gaz, lorsqu'on l'agitait dans un vase avec de l'air atmosphérique; mais c'est (f

d*adde carbonique, ce qui Aiil 39,63 grammes de carbone par heure. Dans une deuxième ei|é* ricnce, la quantité de carbone exhalé dans une heure s^élevait à Â0,2 grammes.

On voit que la quantité d'ucidc carbonique exhalé pendant le travail est environ le trijpfeA celui qui est produit pendant le repos.

L'auteur a également recherché Tinfluence que les boissons alcooliques peuTent eteffcerivli respiration. Il a introduit dans le réservoir un ivrogne qui venait de se griser ; cet indifidi t^ tenait parruitement tranquille pendant les 20 minutes qu*a duré reipériencc, cepeodaaCii été exhalé 8,9â4 grammes de carbone, ce qui Tait 7,0à5 grammes de carbone parbeorr.

Dans une seconde expérience Taite avec un autre ivrogne qui se tenait dans un étal d'afîMflJ continuelle, il s'était produit 13,203 grammes d'acide carbonique dans 20 minute!>t ee^'wi espond ù 10,83 grammes de carbone.

Touti's les expériences qui viennent dYtre rapportées ont été faites entre midi cl 2 beom

A ces expériences, Tauteur en a rattaché d'autres ayant pour but d'établir la qaaolUé dedî^] leur qu'il faut pour entretenir la chaleur naturelle de Phomme pendant un temps doaBi.lli servi pour cela d'un réservoir carré de enivre qui , rempli d'eau à 37* C, développail, ài même temps, la même quantité de chaleur environ qu'un homme adulte. Ce léfcrmir: 30 livres et jouissait d'une surface de 1792 pouces carrés. L'eau qu'il conlenail s'élevait à 11 vres, ce qui fait lÂO livres avec le cuivre dont la chaleur spécifique est environ 30 foîsi que celle de l'eau.

Placé dans le réservoir à respiration , cet appareil en éleva la température de 3* C, que sa température, à lui , baissait de 1,^5" C.

Une moyenne de plusieurs expériences a fait admettre le nombre 2<*, 25 C pour la à laquelle l'air de l'appareil ù respiration s'élève quand un homme y est placé penduMlll nutes. D'après l'expérience que nous venons d'indiquer, 1^0 livres d'eau auraient perét pour faire élever la température du réservoir de 2,25" C. Or

140X0,95 = 133 et 140X0,93 = 130.

La moyenne de ces deux nombres est de 131,5.

Si l'on admet que 2, 950 livres dVau s'échauffent à 1" C. dans une combuttioB daasi il se consomme 500 grammes d'oxygc'^ne, les 131,5 livres d'eau exigerftient enviroa 22,8 j d'oxyirène.

Si l'on compare cette proportion d'oxygcne avec celle qui est contenue dans 22 d'acide carbonique exhalés dans 30 minutes par une personne adulte, on obtient une de G grammes, ce qui fait plus d'un quart d'oxygène de plus que celai qui entre en ici. D'après MM. Dulong et Dcsprelz, les carnivores consomment environ un tien d*! plus que celui qui est exhalé à l'état d'acide carbonique. MM. Rçgnault et Reiset ont font i ment confirmé ce fait (voyez plus loin, p. 264, en note).

L'auteur a encore cherché k déterminer la quantité de chaleur qui provient de reu cl éfil cide carbonique exhalés par la liouche et le nez, ainsi que celle qui est produite par li ! ration. Pour cela, il enferma dans le réservoir un homme muni d'un masque deçà lui permit de respirer librement dans Pair, pendant que le reste de son corps était plMéi

PHfeNOMkNES cniMKmES m. i\ RKSPinATiox. 257

rive pas. Le sang donne de Facide c<irlK)nique interne quand on Tagite avec itmosphériquc ; 7 pouces cubes de ce liquide, agités d une manière presque lie avec 10 pouces cubes d'air, donnent , en six heures, 4~ pouce cube de (ï. I^ théorie de la respiration présentait donc encore, il y a quelques une difficulté insoluble.

rd*hui, nous avons une solution complètement satisfaisante du problème. Uentes recherches de Magnus ont établi que les deux sangs contiennent xygène, du gaz azote et du gaz acide carbonique, qu'il y a plus d*oxygène tériel que dans le veineux , et que le veineux contient plus d*acide carbole l'artériel (1). L*acide carbonique contenu dans le sang se trouve chassé, la respiration, par Tair atmosphérique, et remplacé en partie par du gaz , car il y en a toujours une certaine quantité qui demeure dissoute dans irtériel ; de Tacide carbonique se forme dans toute l'étendue du système e sanguin , mais surtout dans les capillaires, par l'eiTet du conflit qui a e le sang et les nK)lécules des organes. Mais tout l'oxygène que renferme artériel ne disparaît pas dans les capillaires; on en retrouve encore une ns le sang veineux, et, quand celui-ci parvient au poumon, l'air en fait de sortir une certaine quantité d'acide carbonique. Cet échange est facile à

Pendant la première cipérience, qui dura 30 minutes, la température do réservoir i,80<* C. ; pendant la seconde, celle température était de i,79** C. , on fit r^tlc expérience d'une manière inverse : Thommc se trouvait en dehors du réserrssa dans rinlérieur de Tappareil le produit de sa respiration. Dans une première expé- 30 minutes, le thermomètre s*est élevé à 0.5^ C. Dans une deuxième, qui fut Taite avec personne, il s'éleva à 0,&3<* C. Dans celte dernière expérience la respiration était un pen ! qui explique jusqu*à un certain point la divergence des résultats des deux opérations. le de CCS deux dernières expériences que Pacide carbonique et la vapeur d'eau exhalés iche et les narines ne produisent qu'environ ' de toute la chaleur développée par le lain (Annuaire de chimie, 1850, p. 706).

s expériences de M. Lassaigne ( Sur la proportion d'acide carbonique exhalée par tXj Journal de chimie médicale, 3* série, t. V, p. 263), l'animal respirait librement dans la boite, dont le cubage était parfaitement connu. Au bout d'une heure, l'air était dans un flacon bien sec, rcnipii de mercure, qu'on débouchait auprès de l'animal. ;nc donne les détails numériques de ses expériences et pose ensuite les conclusions qui suivtMit :

iroporlion de gaz acide carbonique exhalée par la respiration, dans des temps égaux, le plus ordinairement chez te cheval, après un exercice plus ou moins prolongé qui fonctions du poumon.

I le cheval arabe, de pur sang , l'exhalation du gaz acide carbonique n'est pas lensi* lodifiée après une course plus ou moins longue; elle est toutefois supérieure à celle ir des dievaux communs de race diOërente.

s les aflections où Torgunc pulmonaire éprouve une gène matérielle (comme dans l'hydro- I quantité d'acide carbonique exhalée diminue considérablement, aflections aiguës , inflammatoires, en excitant les fonctions du poumon, donnent lien grand développement d'acide carbonique {ÀnnaL de chimie^ 1850, p. 715). É. L. a vu précédemment (p. 2Â6) que cette assertion n'est pas exacte, et que Magnus a I d'acide carbonique du sang artériel que du sang veineux. C'est précisément cette ce qui a déterminé Gay-Lussac à attaquer {Ann. de chim,^ 18&Â, t. XI, p. 1, ou An» chimie t Paris, 18^5, p. 5Â0) la théorie chimique de la respiration fondée sur le» ns du chimiste allemand. ( Note du trad.)

2j8 PHf-NOMkNKS CHlMion.S ni: I.A UKSIMItATION.

expliquer par los lois physiques de l'ubsorplion des gaz. Lu liquide cliai-giWl'uii gaz ue rabandonnc pas faut qu^il est soumis à la prcssiou de ce mOme gaz ; naib dès qu*il est mis eu rap|)ort avec un autre gaz , les deux gaz s'échaugent jusqu'à ce qu*il y ait équilibre de répartition entre eux. On conçoit donc sans peine pourquoi les grenouilles exhalent autant d*acide c«irlK)nique dans le gaz hydrogène et le gaz oxygène que dans Tair atmosphérique , et pourquoi ces deux gaz , quand on kf fait |)asser à travers du sang, enlèvent Tacide carbonique que celui-ci contient

Kn acbnettant (juc Tacide carbonique qu\)n s(*pare du sang \ïslt des rmm aiaificiels s'y trouvait tout entier combiné a>ec de Talcali , sous la foroie de bicvl)onate potassique, on ]Muit se figurer, ou que celui qui est exhalé pendant b repiration se forin(^ dans les poumons seulement, et qu*en conséquence les pbéo»mènes chimiques de ia respiration ne s*acxomplisBent que pendant le iiassagp éi sang à travers Torgaue ptdmonaire ; ou qu'il provient de la déconipositioH éi bicarbonate potassique par Tacidc lactique aucpiel Foxydation des matières animib donne naissance , que le lactate potassique qui résulte de cette décompodiioi 9â porté au dehors par les sécrétions, et que l'acide carbonique, mis ainsi en iibertf pendant le cours de la circulation, s'échappe par les poumons. Ces deux hypothte sont renversées ])ar la respiration des grenouiUes dans le gaz hydrogène : or, comme les grenouilles continuent de |)roduire, dans ce gaz, autant d acide cirb' nique que dans l'air atmosphérique, cet acide ne |)eut résulter ni d'une oxydaû» directe du carbone dans les |)oumons, ni de la formation d'un autre acide et (kl décomposition |>ar loi d'un carbonate. Mais le sel alcalin du .sang peuttr^lMi abandonner une partie de son acide carbonique dans les ]M)uoions par reflet à seul contact, soit de l'air atmosphéric(ue dans la respiration ordinaire , soit dap hydrogène, dans rex|)érience en question. Le contact qui a lieu , dans rorftfi pulmotiairc, entre l'air et les petits courants du sang, doit aussi donner occanMi cet échange de s'accomplir; ici , à l'inverse de ce qui arrive dans rexjîérience, c' le sang qui passe au travers du gaz. Le bicarbonate alcalin laissera donc une partie de son acide carbonicpie au moment de la pénétration du gaz ox| ou de tout autre gaz, et se combinera de nouveau, pendant la circulation, anc l'acide carbonique devenu libre , qu'il abandonnera encore dans les Cependant il n'est guère |)ossiblc que la quantité considérable d'acide rarl formée par la respiration devienne libre de cette manière ; car, quand bien l'acide qui est dégagé du bicarbonate s(Kli(]ue du sang, |)ar la conversion dea en carbonate neutre, airresponcb ait à la (quantité de ce même acide qui existe le sang, il n'y aurait cependant aucun motif d'admettre qu^iui gai suffit déterminer cette métamorphose, puisqu'il suivrait de là qu'une dissolatioi bicarbonate potassique ne pourrait jamais se maintenir à l'air. Ijcs \M sont plus faciles à concevoir en supposant ((ue le sang tient en dissolution de l'i carbonique libre , et qtu^ ce sont les gaz eux-mêmes qui agisM^nt l'un sur Tî ce que l'on ixmt admetu*e, en tous cas, dans rhy]>othèse même où une partk l'acide carbonicpie qu'on parvient à soustraire au sang proviendrait de natcs alcalins.

Quoi qu'il en soit , Il demeure bien prouvé , et par l'existence de gaz Oi] libre dans le sang, et par la continuation de l'exhalation d'acide carbonique les animaux qu'on force à respirer du gaz hydrogèno . que les [)hénnmènf»

iniP.NOMlîNF.S CHIMÎOtJES I)F. LA RESPIRATION. 259

S (le la respiralioa uc soûl pas bornés aux i)oumous, cl qu'ils s'accomplissent s tout k trajet de la circulation.

/acide carbonique contenu dans le a«g, quelle qu*cn soit la source, suffit ir rendre raison de toute la quantité de cet acide qui est mise en liberté pcnt la respiration. Si Ton admet qu'à chaque battement le cœur pooBse 2 onces sang, on trouve que 10 livres de sang traversent le poumon en une minute; 10 livres devraient donc contenir la quantité d'acide carbonique qui est expirée s le même esi)acc de temps. En admettant que le chiiïre de 27,7 |K)uces »es, assigné par Allen et Pepys à cette quantité, chiffre évidemment exagéré, tro|) fort de moitié , et (pie , comme dans rexp<'»rience de Davy, la quantité l'acide carbonique expiré en une minute soit de 13 pouces cubes, il faudrait } 10 livres de sang tinssent en dissolution 13 pouces cube» d'acide carboni(pie. les expériences de 31agnus établissent que le sang contient au moins -^ de son ome de cet acide ; et, comme 1 livre de ce liquide égale environ 25 ])ouces »es, chaque livre de sang veineux contiendrait au moins 5 pouces cubes d'adde ixmique. Les 10 livres de sang qui traversent les poumons en ime minute itiendraient donc , d'après le calcul, 50 pouces cubes d'adde carbonique, dont es pourraient très bien abandonner, dans la respiration, 13 |H)uces cubei), ?ant Davy, ou 22,7 pouces cubes, suivant Allen et Pepys (1). L'azote de Tair atmosphérique, dont il passe un peu clans le sang pendant la IMration, parait ne jouer aucun rôle dans l'économie, car sa quantité semble pas différer dans les deux sangs. t

Le but de la respiration est évidemment , d'abord , d'introduire dans le sang c^gène nécessaire à la vivification des organes, ensuite de débarrasser ce liquide

L] Voici les raUonnements contraires de Gay-Lussac (loc, ci(., p. 9). La théorie fondée sur expériences de Magnas derrait prouver : 1" Que le sang Teineux contient pins d'acide carbo- :kc que le sang artériel; 2<* que la différence des quantités de cet acide de Tun à Tautre sang ^ii aun exigences de la respiraUon ; 3<* que la quantité d'oxygène absorbée dans le poumon

le sang artériel, cl abandonnée ensuite dans le trajet de la circulatiou, satisfait également ù k*oduction d'acide carbonique et d'eau dans l'acte de la respiraUon ; â"* que le sang veineux lienl plus d'axote que le sang artériel. Or, en examinant le tableau de'Magnus, on voit que

parties en volume de sang artériel ont produit 6,à968 d'acide carbonii|ue; le sang veineux k a fourni que 5,50â1. C'est donc le contraire de ce qui aurait dû avoir lieu , car le sang Hd conUendrait 18 pour 100 en plus d'acide carbonique que le sang veineux, et, en admet.

qve Magnus n'ait peut-être pas retiré du sang le dixième de l'acide carbonique qu'il peut «air, toujours estnl que les fractions obtenues par lui devraient être proportionnelles nui Miles absolues contenues dans chaque espèce de sang ; or elles ne le sont pas. La même Salté se présente pour l'axote, dont le sang artériel devrait contenir moins que le sang veineux, en que, d'après le tableau de Magnus, il en conUent moitié plus. Les proporUons de l'oxy t Barchent seules dans un sens favorable pour chaque espèce de sang , car 100 parUes de sang Hel en ont donné 2,4178, et le sang veineux 1,1703 seulement, ou presque moitié moins. Muuit ce fait comme constant, supposant qu'un homme expire 13 pouces cubes d'acide «nique par minute, que chaque pulsation du cœur fournit une once de sang, que le nom- 9e ces pulsations est de 75 par minute, et qu'en conséquence il passe 73 onces=115,7 pouce% H de sang dans les poumons pendant le même espace de temps , il suit de ces dernières sup- Uoosque 115,7 pouces cubes de sang en conliendraieni i3 d'adde carbonique, ou 100 de ; II9S3 de cet acide, quanUté que pourrait très bien fournir le sang , puisque Magnus admet, pli ses expériences, qu'il en renferme bien plus de 20 pour cent. Maintenant, en supposant Wianf veineux abandonne il,23 pour 100 de son volume d'acide caibonique, le sang arté-

devrait éridcmment contenir, pour le produire, un volume égal au moins d'oxygène ^

MATIKRKS AMMAI.ES PAK r.\ RKSPiR ATI«i>.

«. ^ .**Huuui: Ml se produit dans les vaisseaux capillaire». Ce qui proinp a* . ;i. . : .^ pas le but principal , c'est que les grenouiUes tombent .. ... -.jï • > ^ji livdrogène et ajote, qui n'altèrent pas le moins du inonde •w««.i^M . .«..-Vil- arbonique.

fjjitïrpbuse dos mali^rcs animales par la respiration. > ..*»:fm;-> if Peuiset de Schereroni appris que la fibrine du sang veinoin

r ,,1^. snaii' dJiB Parle de la irspiraiion, sur A parties d'oxvgi-ne ab<oribé. ilr - «.««^riiiui m acide carlwniqiie, et 1 en eau, le sanp aura 'dû prendre dani^

^-^. .a ^-^ omimnl 11,23 dWgène, mais 11.23+ -'f-= 14,97, quanlilé 16te

^- . «^M«» «lit .vie lie 0.926, que pourrait prendre Peau pure dans les mêmes cirtst-

^^wt II pri-senoe de l'air alraospliériquc , et qui sVIèvcrait à i4,97X--

. . ..«li^L -ioit '.•• ctNitacC , au lieu d'air, avec une atmosphère d'oxvg^'ne. Enfin, si Cm „^^ .- *»:îfc-«»*> ^»ii c siu$ leineux, ù son arriver dans le poumon, consene à peu pris b ^ ,. . , ^ ^»-*^ H.ufcl.%cun'nl conlonu dans le sang artériel , la quantité iolale quecHaw ^ . .-^ic-v. . >a H^rtic du poumon , serait : i» de 1A,97, destinés à rormcrderad*

li.97 . . w. ., .. *■ •^' ■ " j<f ^V"' *ï"^ restent dans le sang veineux, c'est-à-dire en tmm

.-. v,^.\^M>:^tî |«io. en eonlact arec une atmosphère d'oxygène, 100 desangarlérM .. ., , . ..-i X '^'. ^ \ ^ = 106,9 de gaz , ou plus que son volume. Or, quoiquWlA

.a* . »* c • V ^•««' ^^"^ **' ^^f^* -^ f»"* P^"^ ^^^^ fl"P «»nc de l'eau , ne soit pas lapaMMa

U.I.. ' .«p^**». « '** miMns la rendre vraisemblable, ce que n'a pas bit MagiHis.PW

..,%. ^ • ♦ :%.^>*îoM. iiu}'1.us<ar fait une notivelle application avec les données ^B*itf

,^ V X. V*» vw^v'^i^^^'wic* de Bourgery. De ce< expi^riences , il résulte qu'un adalteinl»**

.^,.. w,,^-v- * iiiv d\ùr tlans son ptiumon, qu'il fait 15 inspirations serahlibtea

...^ -.1..,^ »»*»^ < ''"i*^ iH*«Klanl lequel le cœur ex<^ute 60 pul^ilions. Si maintenant oarf-

i^ .-*,,'^.* •»* ^'V*« ^"**'" ""** minute le cœur pousse 75 onces=rî2,3 litres deianx^

** V— t^- . • . •f'»»'^ NiiîMcurx olv«er\aleurs , que l'air expiré contient, en mo>^M, k «►

.ii»kx w -^a vu.^ . ^^»H' vMtUMuque, on se Irouve conduit à ceci : que, puisque le rotai

x. 4»'-^a" "»•** "f ^»v«w^*" **" une minute est de 7,r) Dires, tandis que celui do saiffi

^t^.^* "hj^— ^ •*•** * •^'*** '•' ** **** *'*"''" ^^''^ ^^^ '''^ ''^'*^'' "" ^'^^ 1'*"' P*^'*» ** ^"'♦^ '^'*' , .s \; '^^••^- •"* *"" •»**^*<'"*"* *!"'* '^ ^^^^ veiiwMix dissolve son volume d'acide cv» ^,^ ^„ s ju.»*' dtmner A l'air, dans le poumon, à renliémes de cet icide, * ^,^-*.. t-^-^ ,^»^^..M, : * ilVvpw. il en renferme (1 +3,26) X A«i7,0 ponrlH* , ^M»*« ^^^ ^ ^ ^ V «immum d'acide carbonique que devrait contenir le sang feiii* '** *^*\ .^^i,* i^x**«v"«*' î»***"^ il'muT les ^3ceIlli^mes deson volume d'acide nrtal|| >î^* *\*l*».v .*v*KKKMit' .1 !\iir dans le poumon, le sang artériel doit évidemmartl ,, * ^1^ ' ^^ »^MiK •»»••» •^,1nl'r :é la prodciclion de l'acide carbonique, et raî'mr"*'' ,w.-X- ^ ^|\ ^ ^^^ ^^. .,^^^, ^if \^^ ex|HVienc«»s de Magnus ne satisfimt pts ft crt( '^•*^**^^^^^ jj. v^ai?c*W»ique dans le sang ne serait favorable à la nouvelle ^**^ ' '^^^^1^ jML-%àBUfc'M< Wtt* *1«' ^^^ »c*^<^ <J«>"s •** sang veineux que dans l'a ^\ii*«ii*»s'*^'* ip^ j«iit*cv«aJté. la prést»nce de l'acide carbonique dans les de«! ^^ vH»»** ^^«ai^ JimK hwles les théories pourraient s'arranger. Gaj-UfSKi

^^" *•*•'• ^ ^rfiwin» ^iwtenue par Magnus ne repose encore suraocnoel ^ *** ^^ JK» fàNom^nes chimiques de la respiration est devena

|^%Vtt «MV«P<ravec Magcndie; et c'est évidemment par tt K««w ftMSt toute l'importance du travail de Magnus w rat W4(M<« d'une quantité d'oxygène très supérieure à ceUe

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MÊIAMORPHOSË DES MATIÈRES AINiJHALES PAR LA RESPIRATION. 361

lie du sang artériel présentent une différence remarquable par rapport à leur lilité. Quand on prend de la fibrine bien lavée, provenant du caillot du sang îux, qu*on la triture avec un tiers de nitre, qu*ensuite on ajoute peu à peu re fois son poids d*eau, et sur la fin ^ de potasse ou de soude caustique, le uge prend Faspect d*une gelée, et au bout de quelques jours il ttt liquéfié, queur fUtrée se coin|)orte absolument comme Talbumine avec les réactifs. Elle lagulo quand on la fait bouillir; Talcool agit de même sur elle; le cUcnrure rurique et Tacétate plombique y déterminent des précipités. Lorsqu'au cone on opère sur la fibrine du sang artériel, elle ne se dissout pas. La fibrine érisée du sang veineux se dissout, même sans alcali, quand on la traite par le * et Teau ; mais alors il suffit d'ajouter beaucoup d*eau à la dissolution pour Ue se précipite. La fibrine de la couenne inflammatoire, celle ^'on obtient Guettant le sang, celle qui, étant humide, est restée quelque temps exposée à , enfin celle qui a été mise pendant quelques minutes jj' ébullition dans Teau, în digestion dans Talcool, se comportent de même quni fibrine artérielle (1). èsulte aussi des expériences de Scherer que cette propriété de la fibrine arté* le tient à Tinfluence de foxygène. De la fibrine fraîche. Élise dans un toU^ de re contenant 168 centimètres cubes d'oxygène absorba en quatorze jours centimètres cubes de ce gaz, et en produisit 50 d'acide carbonique. Dans une lérience comparative sur de la fibrine récemment obtenue par lavage, et sur de Qbrine qui avait bouilli pendant quelques minutes, on trouva qu'en quatorze .rs, la première avait fonné 202 centimètres cubes d'acide carbonique, et que lecoodc n'en avait pas produit. La fibrine obtenue par lavage du caillot du sang i;age très vivement du gaz oxygène de l'eau oxygénée; mais, d'après Scherer, phénomène n'a lieu, ni avec la fibrine bouillie, ni avec celle qui a été mise en estion dans l'alcooL Scherer prouve, par ces expériences, que la fibrine firakhe ivède toutes les propriétés d'un corps qui se trouve dans un état de continuelle i^ormation, et que ces propriétés sont, comme la fermentation, détruites par chaleur de l'ébullition et par TaicooL 11 lui parait vraisemhlaUe que cette sublice se forme aux'dépens de l'albumine, par une série de métamorphoses. Une lohition de fibrine du sang veineux dans l'eau nitrée, qui était restée en repos Miant quatorze jours, présentait h sa surface un trouble considérable, dont ^Qiaseur allait toujours en augmentant, mais qui di^Kiraissait par l'agitation. Ces expériences sont fort instructives, tant par rapport aux efiets physiologiques la respiration qu'h l'action des antiphlogistiques. 11 en découle que, pendant les baimations, la fibrine possède déjà dans le sang veineux les propriétés de la tiae artérielle, et que le nitre, ainsi que d'autres substances douées d'action sur Cbrine , qui diminuent la qualité inflammatoire du sang, agit probablement boitant la transformation ou l'oxydation de cette substance, Scherer rappelle fMtre que ces mêmes sels, quand on en prolonge l'usage, reoknt le sang pauvre principes plastiques et déterminent un état scorbutique. • L'action que l'oxygène exerce sur la fibrine ne fut pas aussi sensible sur le blanc M et le sérum du sang. 30 centimètres cubes de sérum du sang plongés dans B centimètres cubes d'oxygène absorbèrent en huit jours 4 centimètres cubes

!l) ScHCREn, .innalcn dcr Chcmic und Phmnmaciey l. XL, 1, 1841.

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