II. COMPOSlTlOlf CHnOQtlB DBS PARTIES 0RCA5nSéBS
vais réunir ici tout ce que la chimie nous apprend sur le compte des tissus,
b texture ne sera indiquée qu'autant qu'il le faudra pour faciliter l'intelligence
considérations chimiques, et qu'autant aussi qu'elle ne trouvera pas plus natu-
^^^ Omp. OuTBBPOHT, Dis», de perpetun matet^œi orgumco-animalh vkitêUudine, Halle « - Reil*s Ârekhfj U IV, p. A60.
2tf(ï COMfOSITÎON CHIMIOUE IttS PARTIES ORr.ANISËES.
reHettocnt place dans d*autrcs partiel do ce Manuel. A ce dernier point do \m^4 pourra consulter les chapitres consacrés aux nerfs , aux muscles et aux glande renvoie aussi les lecteurs jaloux de connaître ce qui a été fait de plus récent é le domaine de l'histologie aux ouvrages de Schwann (1) et de Hcnle (2).
A. Tissus 4 base oîbumiiieuse. -|
Les tissus à hase albumineuse ne donnent point de gélatine, et ne subiaseotj peu de changement lorsqu'on les soumet à l'ébullition; il n*y a que le tissu laire entrant dans leur composition qui se dissolve et se réduise en colle. Leii dlûcations des substances albumincusessontralbumine et b fibrine, dont j'ai que les propriétés en faisant Thistoire du sang. La dissolution acide de ces i est précipitée par le cyanure ferrico-potassique, caractère auquel on les des matières qui donnent de la gélatine. A cette classe de tissus appartiem ccneau et les nerfs, les muscles, les glandes, les membranes muqueuses.
1° Cerveau, moelle épinière et nerfs. Les parties constit^iantes des ima veux sont de Talbumine et de la graisse. Les nerfs résultent d*un assemblage! cylindres, (les cylindres sont des tubes contenant une substance qu'on moelle nerveuse (Ehrenberg). L*axe de chaque tube est parcouru par un Qlai solide et grêle (Fontaua, Hemak). La moelle qui entoure le filament cenu^l être distinguée de la membrane délicate qui enveloppe le cylindre neneux entier ( Schwann ). Cette moelle remplit l'intervalle compris entre la paroi int du tube nerveux et le filament central : c'est une matière grasse, liquide, qui, le refroidissement de l'animal , prend l'aspect d*un caillot ( Purkinje). Ces cularités de structure, qui sont encore regardées comme douteuses, niOme ((uelques ouvrages n)odernes, |)euvent être mises en complète évidence par l'c plni de moyens chimiques. Lorsqu'on fait bouillir quelque temps dans l'a des nerfs frais de poisson ou de grenouiUc , qui sont les meilleurs pour ces d'expériences, la moelle grasse comprise entre la membrane du cylindre et le filament central se trouve extraite, et il ne reste plus qu'une substance! mêlée, qui n'a rien de gras; ou voit alors le filament central bien déliniitéi l'intérieur du tube, de la cavité duquel il n'occupe qu'une petite partie : ob l'y mouvoir, et il s'y montre tantôt tendu , tantôt plus ou moins arqué, et contourné. On se le procure libre en déchirant le tube. Les tissus albumiDCUii nerfs sont donc le filament central et le tube du cylindre neneux , entre trouve la moelle nerveuse ou la graisse. Celle-ci entoure de tous côtés le central, qui est évidemment la partie la plus importante, et par rapport auqudi joue le rôle de corps isolant : on sait que les graisses sont au nombre des if do l'électricité.
Les matériaux constituants du cer\'eau sont aussi de l'albumine et de la Quand, après avoir broyé le cerveau , on le traite par l'alcool ou l'éther on obtieik pour résidu l'albumine, avec les débris des vaisseaux sangDÎBi^ graisse cérébrale se compose d'élaîne et de stéarine pho^horée. La premièftl une huile de saveur ranco, qui exhale l'odeur de la matière cérébrale fittcte/
(i) MikroêtcpUehe t/wftrsiieAim^* Berlin , 1889*
'2) Ànat, générale f trad. par A.»J.-L. Jourdan. Paris, 484S, i Voli ifi^,ll^a
COMPOSITION CHIMIQUE DES PARTIES OR(îANIS£ES. 391
se putréfie à l'air, comme d^autres substances animales ; Talcool bouillant la out eu plus grande quantité que Talcool froid. La stéarine se compose d'écaHles ichcs eX nacrées. Suivant Gmelin et Kuehn , elle contient deux graisses partières. Tune lamelleuse , l'autre pulvérulente. La première ressemble à la cho- »rl lie, dont elle diiRre cependant en ce qu'elle est phosphorée. I^ graisse céré- .e se distingue d'autres espèces de graisse, parce que, d'aprèi^Vauquelin, elle (t pas saponifiable par les alcalis, et qu'elle contient du phosphore (1). Le char-
qu'elle laisse après qu'on l'a brûlée est effectivement si chargé d'acide pbosphole qu*on ne peut parvenir à le réduire en cendres ; on peut le rendre combuse en le lavant avec de l'eau , mais il ne tarde pas à s'éteindre, parce qu'il est evenu acide : d'où il suit que le phosphoi*e contenu dans ce charbon s'y trouve jjÊigjè dans une combinaison non volatile. Vauquelin évalue la quantité du phosare à un pour cent du poids du cerveau frais, ou à un tiers de celui de la graisse rêbrale, ce que Berzdius juge invraisemblable. Les autres parties du cerveau sont Valbumine et des sels ( [Aospliates et carbonates alcalins? ). Ix? c^n^au contient, iprès Vauquelin :
Albumine 7,00
Graisse cérébrale. ... 1 Sté?""^- ^'^3 \ , ^.-^ ,
1 Elanic. . 0,78 3
Phosphore 1,50
Osnoazôme 1,12
Acides, sels, soufre 5,15
Eau. 80,00
éléments terreux et salins y sont en très petite proportion : 50 grains de
de veau desséché n'ont donné à John que 2 grains de cendre ; 100 parties
desséché contiennent, d'après Sass et Pfaff, 3,36 de sels fixes, tandis
ces sels s'élèvent à 7,5 dans la même quantité de substance musculaire
^ ifacfc/tfs. Les muscles sont composés de faisceaux de fibres; les faisceaux pride fibres sont unis en faisceaux plus gros par du tissu cellulaire, et ceux-ci k leur tour en d'autres plus volumineux encore. Les renflements noueux Sbres primitives sont munies dans les muscles de la vie animale et dans tttéa cceur font que les faisceaux de ces fibres présentent des rides transversales IkMi mcnns régulières. Les faisceaux primaires ont originairement une envepm whinfr. que j'ai d^jNiis longtemps observée dans les muscles des insectes , ^*on peut aussi apercevoir chez d'autres animaux , lorsque les circonstances Ifcgfcwonîblcs. En outre, les faisceaux sont plus ou moins r^^èrement entourés P^ÉCi transf ersdes particulières, que Henle a découvertes non seulement ici , sur les faisceaux de fibres du tissu cellulaire, et qui ne contribuent au phénomène de la striation transversale : on les distingue après avoir ^é par l'acide acétique des faisceaux de tissu cellulaire ou de fibres musculaires :
^3 La graîsse 4a «af et «Ue ém foie coatienneot aaisi da phosphore, d'après Ckcvreul et
pff»
2d2 œiiposmox (iiiMigrE dks parties oroanisêes.
Tacide renfle, entré leurs tours , les faisceaux qu*ils enveloppent, et nVserce aucune action sur les fibres envelop|)antcs elles-mêmes , qui ressemblent aui[ fibrf^ élastiques.
La substance des fibres musculaires est de la fibrine (1). Soumise à une éboDition prolongée, la chair musculaire durcit, et donne un boDÎDon incolore, qui se prend en gelée par le refroidissement , phénomène dû à la gélatine, en laquelle, stiiTant Berzelius, le tissu cellulaire se transforme par l'action de Teau boaillante. La substance musculaire se comporte comme la fibrine avec les acides et les akalk Lorsqu'on l'exprime avec force, après l'avoir hachée, eDe laisse écouler un liquida rouge et acide. Ce liquide contient de l'albumine et de la cruorine, de l'aride brtiquc, des sels solubles dans l'alcool (lactates potassique, sodique, calcîque e( oa- ;;nésique, traces de lactate animonique, chlorures potassique et sodi^e), da ta insolubles dans ce menstrue ( phosphates sodique et calcîque ), de Tosmaiôiiie, qs Berzelius regarde comme un mélange de plusieurs substances; enfin , un eitaJi aqueux contenant aussi plusieurs substances, entre autres la zomidine, qmaiefDij (lu bouillon. La viande, traitée par l'acide sulfurique concentré, produit une flk-j stance, appelée leucine, qui a aussi la saveur du bouillon. Berzelius et Bnamâ\ (mt analvsé tous deux la chair musculaire du bœuf.
Bcneliiis. BracMwL Fibre charnue, vaisseaux , nerfs. .... 15,8 i
Tissu cellulaire, réduit en colle |>ar la coction. 1,9 ) *'•'" **'
Albumine soluble et fibrine. 2,20 %ll
Extrait alcoolique avec sels 1,80 1,91
Extrait aqueux avec sels. 1,05 0,15
Phosphate calcique contenant de l'albumine 0,08
Eau et perte 77,17 77,llj
S"" Glandes, Ia substance propre des glandes, tant de celles qui sécrlteM,i de celles qui n'ont |)as de conduit excréteur, consiste on un corps albumionL'
Les reins et le foie ont été soumis k l'analyse chimique. Braconnot bouillie la substance du foie de bœuf, et y ajouta de l'eau, qui en fit Ah plus grande partie. Le liquide lactescent se coagule quand on le chauffe. Llnfei térélienthinc enlève une huile grasse au caillot : cette huile, après h v de l'essence est d'un brun rouge, et à demi concrète; sa saveur et son oderi pellent celles du foie de bœuf; elle n'avait pas de propriétés acides, et pv quent n'existait point à l'eut de savon dans l'organe; mais elle se l'action de la soude caustique, sans qu'il se dégageât d'ammoniaque. Celle contient cependant du phosphore, et, lorsqu'on la brûle, elle se cooiportei celle du cerceau. La dissohition de laquelle l'albumine s'était précipitée par leur rougissait le papier de tournesol , et paraissait contenir une sufastanee i différente de l'osmazôme.
(i) Voy. Fellb^iberg et Valentix (dans Mcbllir*» i4rrAir, 18^4, p. 5A2), nr bil de composition éléoienUire entre la Sbrine du lang et la sabitaoce iDiiscQWÎe« ctar:
piniido )mi|H>rlion de Tcaii dans la premirrr.
COMPOSITION CUiMlQUE UËS PAATIE5 OatiAMlSÊËS. 293
parties de la sabstance prq)reiiient dite du foie contenaient :
Eau. . 68,64
Albumine 20,19
Matière un peu azotée, très soluble dans
Feau, et peu soluble dans Talcool. . 6,07
Graisse hépatique 3,89
Chlorure potassique. . . 0,64
Chaux ferrifère. 0,47
Sel potassique à acide combustible. . . 0,10
analysant le foie humain , Frommlierz et Gugert ont trouvé aussi de la caséine a ptyaline. Vauquelin a rencontré dans le foie des raies une huile qui en fait e la moitié du poids.
zelius a analysé les reins du cheval. La masse broyée se réduisit presque entent en un liquide lactescent, lorsqu'on la traita par ]*eau. Le peu de masse se qui resta se composait probablement de vaisseaux sanj^ins. Le liquide oagnlé par hi chaleur. Le caillot ccmtenait beaucoup de graisse, et était formé imiue. La liqueur dans laquelle il s'était produit contenait de Tacide lactique et une matière animale, qui , après Févaporation, était sidulrie en partie dans )1 (osmazôme), en partie dans Feau.
Membranes muqueiiset. Elles se composent et d*un lacis de fibres, sur lequel endue une couche de cellules épithéliales, et d*un grand nombre de follimuqueux épars. Au point dç vue chimique, elles paraissent différer entièredu tissu de la peau. En effet, d*après Berzelius, elles ne donnent pas de colle coction ; elles sont tout à fait insolubles dans Feau ; Féhullition , même pro- >, les rend seulement din*es et cassantes. D'après cela , leur base semble tenir aux matières albiimineuses. Cependant on se demande si les expériences pour but d'en obtenir de la colle ont été assez prolongées; pour qu'on I compter sur le résultat, il faut que l'ébnllition soit continuée pendant plujours.
B. Tissus qui donnent de la colle.
se rangent le tissu cellulaire, le tissu séreux, le tissu tendineux, la peau, le contractile réductible en colle, le tissu cartilagineux, le tissu osseux , le élastique. Leur base animale se résout entièrement en colle, ou du moins imit plus ou moins par une ébullition prolongée. Peu d'heures suffisent ]ue le tissu cellulaire, le tissu séreux et les os donnent ainsi de la gélatine ; "es, comme les cartilages et la peau, exigent quinze à dix-huit heures de m; pour quelques uns enfin, comme le tissu élastique, jj^faut une ébullition asieurs jours, et même alors on n'obtient que pou de colle. La dissolution de la plupart de ces tissus n'est pas précipitée ])ar le cyanure ferrico-potas-
Tis$u cellulaire. Il se compose de faisceaux de fibres entrelacés, qui laissent des entre eux. Les faisceaux résultent d'un assemblage de fibres transpa-
39& COMPOSITION t:H1HI(jllE DES PARTIES OReAKIStES.
rentes, parallèles, dont le diimètn* est de 0,0007 ligne ini^idse. h» fibres pri tives sont limitées par des lignes parfaitement droites , et se font r«uirqncT leur forme contournée, qui rappelle celle' dtà cheveux' friiés. O tissu se ré complètement en colle par l'ébullitlon (1).
Kg. SI
2" Le titru cmtractile du dartta ressemble tout à (ait au tissu ceUuUire, fi un l'cumine au microscope ; mais il est d'un rougeitre pUe, et ses fancM» nbres, Tomiant moins de nailles, sont plus dirigés dans te même sens. LicmI le ritluit entièrement en colle. La dissolution acide du dartos, du tissu ceM sniis-culané et des tuniques des \aisseaui donne un précipité par le cyaHtll lico-potassique (Rctzius), ce qui anuoncc une différence entre le tissu conind et le tissu cellulaire ordinaire.
3° Tiisu de» membranes séreuse». Il se compose .paiement de libres entrtM qui laissent entre elles peu de vides, et dont les faisceaux sont très nffinxMj uns des autres. i
(1) figure 33, les deux éléments du llnn cttlulalre dtai leur relillon nitairlk T»i l'aulre: a l'éléOMiil Urreni tiline, tvecda DOriot decenule t , i[ul jiont pm viiiliIntlN ment fibreux jtane, iDODtraaUe caradtre rtomi on aniiUimothiuc de9e*BMflnif'4 de riléoMDtjione, twiicoup pluibvltei que le rate, mais ajaot un ear*clè>« vakMMI
boucl*; d nofaui de cdlulei aiec — "~'~ ■ ■'- '■ — ' ' ■■ — '
cellulaire tous le muKle peclonl;
and phytiologij of mon, by Tadd m
aiÉoliilrc avec I'él6incnt fibreux :
alloiv^M t diRrcnts dcgrC* et
ri preuKiU d<^ UD caracltrv manKeslemnit Btmu)- D'âpre Scbn*ii[|.
(;OJiflHISiTiUM CUXMiQLJË DES PAHTIËS OBGANISÊES. 20$
Tis^u tendineux ou fibreux. Il est composé de fibres réuoîes en faisceaux, iiailles, et qui sont tantôt parallèles, tantôt croisées. Ses fibres primitives nblent à celles du tissu cellulaire, pour la forme et le volume. Les masses Lérablcs ou les membranes de ce tissu ont un aspect satiné ; les faisceaux 'cut aussi des points alternativement clairs et obscurs, à cause de la ditposi^ iiduleusc des fibres. Trois heures d'ébullition suffisent pour que le tissa leux donne beaucoup de colle.
Peau. La base de la peau, dans laquelle sont implantés des organes divers, le follicules pileux, follicules sébacés, glandes sudorifères, est un tissu de entrelacées. La surface de cette membrane forme de petites élévations, f*es papilles^ que recouvrent le réseau de Malpighi et Tépiderme. Ce dernier tient aux formations cornées, dont nous parierons plus foin. La peau, souà une ébullition prolongée (pendant vingt heures), se résout tout entière, i moins pour la plus grande partie, en colle. C'est sur la prq)riété dont jouit aline de produire avec le tannin une combinaison qui résiste i la putréfaction, e|)ose Tart du tanneur.
substance (|u*ou obtient de tous ces tissus est la gélatine ou colle, que le Q, le chlore, le chlorure mercurique et l'alcool précipitent, mais qui ne L* pas de précipité par Falun, Tacide acétique, Tacétiite plombique et le sulluminique. La gélatine précipitée par Falcool se redissout dans Teau chaude. •èc« particulière de colle que j'ai décrite sous le nom de chondrinet et qu'on \ (les cartilages permanents, ressemble en plusieurs points à la coUe ordinaire, elle eu difTèrc aussi à certains égards . L'alun, le sulfate aluminique, l'acide {ue et l'acétate plombique la précipitent. Le précipité déterminé par l'alun kIîssous par un excès de réactif; mais un excès d'acide acétique ne redissout L*lui que cet acide a fait naître. A la vérité, la caséine est précipitée aussi par èmes réactifs que la chondrine ; mais elle diffère de celle-ci parce qu'elle n'a i propriété de se prendre en gelée, et par la manière dont elle se comporte le cyanure ferrico-potasskiue, l'alun et l'acide acétique. Le précipité de ne et d'alun ne se redissout pas dans un excès d'alun, tandis que celui auquel le acétique domie lieu est solubie dans un excès d'acide. Cartilages (1). On les divise en quatre classes :
Cartilages pourvus de corpuscules cartilagineux. Les cartilages permanents et des os a>ant l'ossification sont composés d'une substance translucide, trouble, tinctenieut fibreuse, dans laquelle sont épars des corpuscules microscopiques, ilables à de ])etites vésicules, et qui sont les corpuscules cartilagineux, dont on la di*cou\ crte à Purkinje. Ces corpuscules sont des cellules à noyau, contenant )is elles-mêmes d'autres cellules à noyau plus petites. Les cellules sont ce qu'il le primitif dans le cartilage : la substance intermédiaire se produit plus tard manu). J'ai reconnu que tous les cartilages de cette classe donnent de la ndhue |)ar la coctfou, et qu'aucun d'eux ne fournit de colle ordinaire. Ce
l) Yvy., sur la slrucliire des cartilages, Purmnjr et Dbltscii, De penitioti 09sium strue^ i.BrrsIau , 1834. — Arnold, dans Tiedemann*» Zeittchrifl fuer Physiologie ^ t V, p. 2. — krci, De inflammalione ossitim eorumque anatomia getierali. Berlin, 1836. — J. Mieller, » Poccesdohff's Annalin, t. X.WVlll, - Pvrju.xjb ej ^ fiC|^ A mjsji, Z^ pemfipn wrtilagi" ^ structura, Bres»lau, 1836.
296 COMPOSITION CHIMIQUE DES PiUITl£S ORGAHISfifiS.
sont les caitilages costaux, ceux du laryux et de la trachée-4itère» du nez et de la trompe d'Eustache, le cartilage des os avant Tossification, et les cartilages articulaires.
b. Tissu de la cornée. La cornée est composée de quatre couches. L*extmK devient instantanément d'un blanc de neige dans l'eau chaude : c'est un épithèlium qui se continue avec celui de la conjonctive; ce dernier n*a cependaotpM la môme manière de se comporter avec Teau chaude. Les cellules consdtuaals de répithélhim doivent donc présenter, sur la cornée, quelque chose de particulier, soit dans leur disposition, soit dans leur contenu. La substance de la cornée ot formée de faisceaux entrecroisés de fibres claires, sans cellules cartilagineuses (I). .l'ai constaté qu'elle se résout entièrement en chondrine : c'est donc uo fibncartilage transparent. La troisième couche constitue une membrane anhisif, mince, mais cependant très solide, qui porte le nom de Descemet, et qu'à J'aie de la macération dans l'eau froide on parvient aisément à détacher. Lesackbtf , l'alcool ne la troublent pas, tandis qu'ils produisent cet effet sur la cornée. TM à fait en dedans, ou trouve une couche de cellules épithéliales (2).
c. Cartilages spongieux. Ils ont été découverts par Miescher. On ru^ ém{ cette classe les cartilages jaunâtres de l'oreille externe, l'épiglotte, les carC^gai Santorini et de Wrisberg. Ces cartilages sont jaunes, spongieux d'outre en et celluleux ; la substance intercellulaire, manifestement fibreuse, est beiiKSf j moins abondante qiie dans les cartilages de la catégorie 'précédente ; après] jours d'ébullition, ils ne donnent qu'une quantité extrêmement petite d'iu qui ne se prend pas en gelée, et dont les pro^^riétés chimiques ressemble^ celles de la chondrine, tandis que, pour les autres cartilages qui contienneiitèl chondrine, quinze ou vingt heures suffisent pour qu'ils donnent une gelée de ( substance. Henle assimile ces cartilages aux fibro-cartilages ligamenteux, dorti diffèrent cependant par leur structure microscopique.
d. Cartilages ligamenteux. Ici se rangent les cartilages intervertébraux et symphyses. Dans cette formation, qui se rapproche du tissu ligamenteux, l'aspect, les fibres forment la masse principale, et les couches des fibres se tiuguent déjà sur la cou|)e; les cellules sont rares, ou manquent entièremeiL l'époque de la publication des précédentes éditions de mon Manuel, je n'a examiné, parmi ces cartilages, que ceux auxquels on donne le nom d'interar laires, au genou, et, comme j'en avais obtenu de la colle, mais point de cli je m'étais fondé là-dessus pour admettre que tous les fibnM^artilages ana c'est-à-dire les ligaments inten ertébraux et les symphyses , diffèrent des vfrit cartilages et fibro-cartilages (cornée) qui fournissent de la chondrine. Henle les ligaments intervertébraux, les synchondroses et les cartilages interartiml des articulations sterno-claviculaire et tem|3oro-maxillaire, comme des cartilages , tandis qu'il prétend que les cartilages interarticulaires du geoou du tissu cellulaire ordinaire, en sorte que les réactions chimiques de ces ne seraient point applicables aux autres fibro-cartilages. Si les cartilages iat culaires appartenaient réellement à deux classes tout à fait différentes de
(1) Valrrtin, Rqtertorium t 1836.
"2) Uenlc, Anal, génér,^ t. I . p. 3^2,
ccHwosmcm gboAquii ras FâvriEs oaGAinsÊBS. 2ft7
à iiii fiit éMnge, contre l'adoption dnqnel s*âè?ént les idées d*unilé' Requît éprouve h besoin. Poor tirer h chose à dair, j*ai soamis à un unen chimique les fibro-cartihges en question, et voici les résultats que os. Les ligaments intenrertébramc et les cartilages intermédian*es del'artitemo-daviculaire donnent indubitablement de h diondrine après une prolongée, de sorte que Topinibn de Henle k leur égard est fondée ; j'ai 3endant, dans une expérience fiiite dépuis, que les cartilages interarticuenou se comportaient de la même manière. Ces cartilages soni hïea plus dissoudre, et il est probable que, la première fois, je ne les avais pas iaii ssez longtemps. Cette fns-ci, j'ai remarqué qu'après une coction de ires, ils étaient fort peu dissous, et qu'il ne se formait point encore de m la porticm dissoute se comportait, h tous égards, comme unedissolulondrine. Toutes les expériences ont été faites sur des iibro-cartHagcs i adultes. On peut conclure de là, avec assurance, quç tous les cartilages iilaires se comportent comme les ligaments intervertébraux (et les autres s), et qu'ils appartiennent à la même formation de cartilages, aux fibroligamenteux. Le cartilage tarse des paupières n'a point encore été l'analyse chimique ; mais, vraisemblablement, il appartient aussi à la égorie.
tilages des poissons cartilagineux ne diffèrent pas essentiellement de ceux » animaux. C'est du moins ce qui ressort de mes èxpérienlïes. Après [durs de coction, ils se résolvent en une colle qui ne fait pas gelée, mais qui »che beaucoup de la chondrîtae.
» animaux sans vertèbres, la matière k laquelle on donne le nom de carère chimiquement du cartilage ; elle est absolument insoluble dans Teau néroe après l'ébullition la plus prolongée.
alyse de Frommherz et Gugert nous apprend quelles sont les substances qui entrent dans la composition des cartilages. Suivant Gugert, 1(H> parndre des cartilages costaux d'un homme de vingt ans, qui n'avaient cetas été brûlés assez coQiplétement pour détruire entièrement le charbon, lit :
Carbonate sodique 35,06
Sulfate sodique. 24,2/i
Chlorure sodique 8,23
Phosphate sodkpie 0,92
Sulfate potassique 1,20
Carbonate calcique . 18,37
Phosphate calcique 4,05
Phosphate magnésique 6,90
Oxyde ferrique et perte 0,99
110 femme de soixante-trois ans, les sels solubles furent moins abondants, Dtité du phosphate calcique dépassa celle du carbonate calcique. tilages contiennent les deux tiers de leur poids d'eau. Les os, traités par l'acide chlorhydrique étendu , laissent un cartilage, ? Facide dissout les sels calciques. Le cartilage se convertit tout entier en
398 (»IIJN)6IT10M CHIMIQUE OfS ^AATI» 09l&A«^iMtaS,
cdie, lorsqu'on le soumet à rébullitioo. Chez les aoupaiix 8apérie«rs« la tei os se compoi» en nuyeure partie de phosphate et de carbonat» cateiimca, an petite quantité de phosphate magnétique et de floonire caki^nt; L^ pho calcaire des os est basique, çt représente une combiiiaiaoo. . partîcolièni, obtient d'ailleurs toujours lorsqu'on précipite le phosphate €alciqiie par va d'ammoniaque. Dans l'urine, le phosphate caldque est acide et diawiis; il que, dans l'ostéomalacie, l'urine entraîne plua de ce sel dissous Voici les résultau de l'analyse des os d'homme et de bœuf par Bendius.
€artlhige complètement soluUe dans Teau. . 32,17 )
Vaisseaux i.fSJ ^^*^^
Phosphate calcaire basique 51,06 55,&5
Carbonate cateique 11,30 3,85
Fluorure caldque 2,00 2,90
Phosphate magnésique 1,10 2,05
Soude» avec très peu de chlorure sodique . 1,20 2,45
Suivant Schrcgcr, la proportion des principes constituants terreux des osai moitié chez l'enfant, des quatre dnquièmes chez Tadulte, et des sept huti chez les TieiHards (1).
Un fait qui prouve que le phosphate calciqne existe comme tel dans les oii< l'affinité de la garance pour les os des animaux vivants, qu'elle colore en roagt
Le cartilage des os a, en général, la même structure que les cartilages pci nents, et, avant Fossincation, il leur ressemble parbitement. Lorsqu'on fi^dlail pendant longtemps, dans des acides étendus, un cartibge qui a été déporii sa chaux, il se divise en couches, séparables les unes des autres comme les tâi (l'uu oignon. Ces couches peuvent être distinguées jusque sur le cartilage 1 elles suivent fa direction des surfaces dans les o^ plats, et sont concentriqoiL< les os cylindriques; il y a, en outre, des couches concentriques xcmdùnk les systèmes sont embrassés par les couches couceutriques à la surface desoïc dricfues. Au centre des couches secoudaiics, on trouve les canaJcules osam; contienneut de la graisse et dos vaisseaux, el qu'on ap^çoit partout sur lésa transversales des oa. I^ canalicules sont, eu petit, ce qu'est ea grand h( ccUuIaire des os cylindriques. Ils affectent ujie direction longitudînate dans es nicrs, et s'anastomosent ensemble çh et là; dans les os spongieux, ils soflli placés par les cellules médullaires ou adipeuses. Parmi les dteils de la sM iine des os, il en est beaucoup qu'on ne peut apercevoir sur le cartilage lui-É mais qu'on distingne trj;s bien sur des lamelles osseuses que l'on coupe très ta Lorsqu'un examine des lamelles de ce genre au micfX)6Cope, on découvre dei puscules ovales, ayant la forme de ceux du cartilage, et qu'on nomme cor|Mi osseux, de chacun desquels partent en rayonnant des canalicules très dâiii^ quelques uns sont un peu ramifiés. Le diamètre de ces canalicules rayeaatfl
(i) F0y., mktf» malailest Bob»tugk> Mei chir» Traïu.f vol. JV,
OUMPUSITIUN CUlMigUË DES PARTIES ORtiAMSÊES. '299
2 0,0002 à 0*0003 tig^e. Ils paraissent obscurs à la lumière transmists comme les irpuscules osseux» tandis que la substance interposée entre eux et les corpuscules H UMit à fait transparente dans les lames qui ont peu d'épaisseur. A la lumière icîdente» les corpuscules et les canalicules paraissent blancs. Après le traitement ir les acides, ils deviennent parfaitement transparents. Au reste, les sels calcaires ttil contenus, pour la plus grande partie, dans la masse intermédiaire transi>attate, qui fait la partie principale des os. C'est ce dont on acquiert la conviction bi^u'ou fait bouillir les lamelles d'os avec de la potasse, qui dissout la totalité ou h plus grande partie du cartilage, tandis que les sels calcaires restent blancs, outre ks figures radiées. On ignore encore ai les sels calcaires sont combinés chimiqueœnt avec cette partie de l'os, on s'ils y sont très finement déposés dans les intertticcs des molécules.
IjL i^artie animale de l'os, ou son cait liage, est composée de colle. Un fait remaruble, qui ressort de mes observations, c'est que la gélatine du cartilage de l'os it de la cliondrine avant, et de la colle ordinaire après l'cKJsilication. Alors même ne des cartilages permanents s'ossifient, comme il arrive quelquefois à ceux du r>'n\, la |)ortion ossifiée contient de la colle ordinaire, au lieu de chondriue. Les
frappés de ramollissement ne donnent ])as plus de colle que d'autres par l'ébulion et contiennent une quantité extraordinaire de graisse. l^ squelette cartilagineux des squales et des raies possède une croûte ossifiée*, A se compose de petites plaques ou colonnettes osseuses, appliquées les unes mre k's autres en manière de mosaïque.
Les 08 cutanés des animaux ne doivent pas être confondus avec les productions ^nùe» qui se développent à la |)eau. Ceux des tatous, des tortues, des estur- KHis, etc. , comme les boucliers osseux des crocodiles et les écailles osseuses d(;s fetiens, sont organisés à l'instar des autres os, tandis que la corne est dé|)Qun ue
vaisseaux. Par-dessus l'os cutané organisé, il y a encore de la conie, par Eteiple, r^juderme sur les boucliers des tatous, ceux des crocodiles et les écai]l(^s ^ saariens, ou l'écaillé sur le test des tortues.
fr 7'issu élagtique. Ce tissu est jaunâtre, et il a cela de particulier, que sesfibresnon ifeeinent sont fort inégales entre elles quant au volume, mais encore s'anastomosent temhle, ce dont nulle autre espèce de fibres ne fournit aucun exemple. Telle est diqMMition du tissu élastique partout, dans la tuni([ue moyenne des artères, dans ^ fibres élastiques de la trachée-artère, dans les ligaments du larynx, dans les liga- Esits jaunes de la colonne vertébrale, dans le ligament cenical des animaux, dans ■kiembrane volitante des oiseaux, des chauves-souris et des sauriens aptes à voler, ^s le sac guttural du pélican, dans le Ugament élastique du pénis de l'autruche, k canards et des oies, dans les ligaments élastiques des phalanges onguéales des Hts, dans le coussin élastique de la plante des pieds de l'éléphant. Cependant a's ^>es élastiques anastomosées sont remplacées, dans la tunique moyenne des artères K qxlostomes, par des faisceaux fibreux jaunes, composés uniquement de libres ^^èles contournées et parfaiu^nent hom(^ènes, comme les filaments du tissu ifealaire non élastique de la tunique externe des artères. Le tissu élasticpie (1 ) c^nsene son élasticité quelque longtemps qu'on le tienne
(^i r^y. RuLCKiBKG, Ut tela elatîka, BerlÎD» ISSS, — MvcuiSi dans pQoetnvowr'i ^«««^ » . l. XXXVJII.
3UU («HPOSITUM CHlMUjUB UES PARTIES OHtiAHIStES.
ploiigé daus l'alcool, et akvs mtme qn'oD le fait bouillir pendant {duneurs joury II ue donne que très ditScilemeat un peu de coUc par l'ëbullition, et cela ta bM seulemeut de plusieurs jours ; mais cette colle est particulière, et ne peut par cnséquent pas provenir du tissu cellulaire qui exi&to dans les parties élastiqnn. tSt* rai^roche beaucoup de la diondrine, à laquelle elle ue ressemUe cepentaH ft parfaitemeoL L'acide acétique et l'acétate plombtque la ti'ouMt'Ol fbrtemeoi: VÉm et le sulfate aluminique la précipitent ; mais |p sulfate ferrif{iie n'y fait pat uIr de préapité, et la rend sculentest opalme (1 ).
(1) Le liuH (rdipnu; n'a point de TelstltRi de itnicture ou de roiiclion avec le tism ccUitwt. | quoique d'ordinaire iti se dépoitnt en ccmneiion l'un a'ec l'aulte. Mais celle e
Fntiel. Duns tes interstices des os il j a un ahoiidanl dé'pAt degrais«e, uutipMMèl tiitu ceilolairei et en pi usieur a endroits , tels que les paupières, le dessous dcl'i] crlnienne , l'intervalle cuire le reclum cl la Tcssie, le dessous des membranes n dans la peau cnlJËre,lc ti>«u cellulaire existe sans jamais (treBccompaEoè par lagnkM-ffl bire une dislinclioD entre la graisse el le tissu adipcuv l.e iikiu est une meinbrMC dtef (rboc ténuité , loui Tonne de cellules ou Tésiculei fermifs : la gmiue est la n incluse. La membrane des Tijicule* adipeuses ne dépasse pas ~— d'un ponce en<f tout i rail Iran «parc II te. Elle est humectée par on fluide squeui. Elle ni parbile n'ajanl aucune apparence de structure compleie, et, par conséquent, appartient Ibck membranes simples ou élémentaires. Cbaque Tésicule est un or^oe parfiiit ei -.i; de ponce en diamètre , dans sa pleine cileiMion, et esl pourroea feiUrienrdeiii sanguins capillaire), qui ont une disposilion particulière. Les tësicnles de gnlmtm en grand nombre en&emble ; alors elles soni aplatie» Mr kwld ligus, el prennent une figure plus ou moiuspolfédrîqije {lig. 3k). Mais, quand cl~
l.NFLUENCK DES NKRFS SUR LA NrTRITION. 301
Inllucncc des nerfs.
liCS paralysies du cerveau et de la moelle épinière n'exercent souvent aucune illiience sur la nutrition ; mais, dans beaucoup de cas, les parties paralysées sont trophît>es, flasques, et ce qui témoigne surtout du rôle que Faction nerveuse joue lu» la nutrition, c'est que la gangrène s'empare aisément de ces parties lorsqu'elles tiennent à titre lésées. Schrceder van der Kolk a observé que la conversion de la
aux. Quand la graisse esl en quanlUé considérable, elle est d'ordinaire subdivisée en
fHùta fragments ou lobules. Les vaisseaux sanguins entrent par les fentes entre les Idylles
(Ig. 35 ), et bienlût se distribuent dans Tintérieur sous la forme d*un réseau capillaire, dont les
llhseaux occupent les angles formés par les faces contiguês des vésicules, el s*anaslomosent en.
aable là où ces angles se rencontrent. La graisse est une substance blanche ou jaune, inorga-
pÉhfe, et sécrétée dans l'intérieur des vésicules adipeuses. On peut souvent Fîg. 36 (*).
^bonvrir une séparation spontanée de la parUe solide (margarine ou
||IAttîiie)t et de la partie fluide (élalne) dans la vésicule graisseuse du
plÎBI bumaiu. La portion solide se rassemble en un point de la surface
Eéme de la membrane celluleuse, et ressemble à une petite étoile
Bg. 38.) L*élalne occupe le restant de la vésicule , excepté quand la
bmilé de graisse dans la cellule est plus petile que d'ordinaire, cas
DOQS pouvons souvent discerner un peu de fluide aqueux entre
itoe et la membrane celluleuse du côté le plus éloigné de Tétoile (Ug. 36).
tissu adipeux est très répandu dans tout le règne animaL On le trouve dans les larves aussi
que dans Tinsecte parfait; on le trouve aussi dans les mollusques. Toutes les tribus des
en sont pourvues. Les vésicules du tissu adipeux sont originairement gravées de noyaux
un granule ou nucléole central. Le noyau est situé sur la surface interne de la membrane
iHaleuse; et, si eHe est épaisse, dans la substance de la membrane. Le noyau estabsorlié
ipteflBfnt , et ne reparait plus. Ainsi il est probable que la cellule primitive de développe-
ttpend une forme permanente dans la vésicule adipeuse. Beaucoup de faits prouvent que
^ éléments de la graisse proviennent du sang. Ces éléments sont introduits dans le système
les aliments de nature animale ou végétale ; probablement aussi avec ces parties de l'aliment
9 en composition , ressemble le plus à la graisse , telles que les substances non nitrogénées «
ugoouse, sucre, alcool, bière, etc. Liebig établit que, par la séparation d'une petite
d'osTjgèMv cliacttne de ces substances présente une composition semblable à cdie
!, en abandonnant un équivalent d'acide carbonique et sept équivalents d'oxygène.
le système est imparfaitement pourvu d'oxygène , tandis que des composés organiques
iDt do carbone y sont amenés en quantité considérable, les plus favorables conditions
pour le développement de la graisse. L'oxygène requis sera pris h l'aliment carbonisé,
par celte diminuUon d'oxyg^ne , sera changé en graisse. D'un autre cùté, l'exercice et
iH, qui accroissent la fourniture d'oxygène, diminuent ou empêchent la formation de la
La production de la graisse, dit Liebig, est toujours une conséquence d'un approvi-
it insuffisant d'oxygène « car ce gaz est absolument indispensable pour la dissipation de
de carbone dans l'aliment. Un bon exemple de ces vues est fourni par les animaux cami-
: à l'état sauvage, vivant entièrement d'aliments azotés, et jouissant pleinement de l'air et
^ l^exercice. Us sont maigres; mais, à Pétnt domestique, vivant d'aliments mélangés, dévorant
^ sobstances très azotées , et étant imparfaitement approvisionnés d'oxygène , ils deviennent
^^i Dans les animaux hibernants, de la graisse est déposée en quantité énorme avant Pépoqae
^^feUbenMtioo ; et durant ce temps elle disparaît graduellement , fournissant de la noorrilnre
^""Inganime et du carbone pour le travail respiratoire. Enfln, la graisse, conduisant mal le
Iriqoe, est niile pour le retenir dans le corps des animaux. É. L.
36. Téticalet graisMutes pritei sur an sujet cmacie : a, a,lM memhraa* ceUoUaM; ■ortion solMe rasiMoblée cotnmv une mafse ^toiler, avec r^laïnr qoi y est unie , mais qui ■• plii pas la cellule, ((b.}
^3 ri«r«
^. *. la M
3»2 i\ri.i:nN<:K i)ts nkrfs srn l.\ nutrition.
suk^tdiifp musculaire en graisse et l^ossificatiou des artères avaient soineDl lu dans les membres frappés de paralysie.
Ciiez Fcmbr^on, la nutrition est fort indépendante du cenrcaa, puiiqiiell monstres acéphales, par exemple, viennent au monde parCaitement noami antre coté, on a remarqué qu*cu général Tabsence de certains nerfr entraint do Torgane correspondant, et réciproquement (1). Des nx>Dâtres qui ne le ^4lie^t que d*uu seul membre, ont rependant offert un renflement de masse d*ori partaient les nerfs du membre, et qu'on pouvait considérer comme on hient de la moelle épinière.
l^ métamorphoses des insectes et des reptiles fournissent IViccaakNi de n vaincre que les organes et les nerfs dépendent réciproquement les uns des |)Oiir leur existence. Au moment de la transformation, le système neneox èil s<>rtes prend une disposition relative à celles qu*affecteront tes organes fatvi; la chenille, les nœuds du cordon nerveux sont à peu près semUaUes lesw autres, comme les segments du corps ; mais, lorsqu'il se développe des aOesél pattes, plusieurs d'entre eux se confondent en masses plus volumineuses, pondantes aux points qui ont acquis de nouveaux organes (2). Dans la phose des têtards de grenouilles, l'extrémité de la moelle épinière disparaît ((urue, tandis qu'avec les membres se forment les nerfs qui leur sont destiséL
>!ais il faut bien se garder de donner à cette relation réciproque une ii fation telle qu*on pût croire que la production des organes dépend de la tence des nerfs. Les nerfs et les organes sont engendrés par une seidc et force dans la substance proligère, au sein de laquelle repose et dort en sorte la force organisatrice tout entière. La même chose arrive chez l'adolle, (|u*2i un moindre degré, quand une partie quelconque, un os, par exemple, k se régénérer, et l'on n'est point fondé à prétendre ici que le phénomène (les nerfs, puisqu'on ne connaît pas de nerfs dans les os.
La nutrition doit donc être considérée, eu égard à sa cause première, eutliTcment indépendante de l'influence nerveuse ; elle est le r^ultat d'une inhérente à toutes les molécules animales vivantes, une action iccomplie molécules plastiques primaires, c'est-à-dire par les cellules, et qui se manifeste l<'s nerfs eux-mêmes. L'influence incontestable que ces derniers exercent I<'s parties en voie de se nourrir ressemble davantage au régulateur d'une laquelle porte en elle-même les causes de sa marche. Des effets qui ont lies le système neneux peuvent accélérer, activer et affaiblir la nuirche de la m c'est en cela aussi que consiste la véritable relation entre ce système et les tioiis.
Nous possédons quelques expériences qui jettent du jour sur l'influence nerfs exercent dans les actions dont les vaisseaux du plus petit calibre sontleij Magendie a vu que des vomitifs injectés dans les veines provoquaient l'inl des poumons et de l'estomac, mais à un degré bien moindre, lorsque les la paire vague avaient été préalablement coupés. Il a remarqué aussi qQ*< section du nerf trijumeau, les irritations vives du globe de l'œil ne d
(i) TiOiltARii*s Zeiiickrifi , 1. 1 , p. 76.— Maysb, ibid.t t. Il, p. 61. (S) HsitOLD, Kntmcicelungfgcschichie des Schmelterlings. Cassel, iSiS.
INFLUENCE DES NEUFS Sl'R I.V NUTRITION. 303
d*o|)hthalmie, mais qu'au bout de quelques jours il h en établissait une, avec idation dans rintérieur de Forgane, alor» iiK^me que celui-ci n*avait point été é (1). Dupuy^a vu une ophtbaknic suncuir après TextiriKition du ganglion cer- I supérieur, et Mayer a fait la même observation après la ligature du grand pathique (2). Schrœdcr van dcr Kolk coupa le nerf sciatique et le nerf crural M des pattes d'un chien, et fit ensuite une plaie aux deux pattes : le lendemain, liie du membre paralysé était plus sèche que celle de Vautre; dans Tespace de f semaines, cette dernière manifesta des phénomènes inflammatoires beaucoup intenses; il survint de la suppnration, et des bourgeons charnus se dévelop- ■t, tandis que, du côté paralysé*, la plaie, qui était blafarde, ne s*enflamma une pas, et laissa exsuder une matière blanche, qui forma croûte en se dessé< H (3). J*ai obserfé, après la section du nerf sciatique, chez les lapins, que Tanift^appuyait sur le talon de la patte paralysée, où s'était produite une escarre. On ^^galement rapporter ici les changements brusques que les plaies subissent à la t des aflections morales, qui souvent leur font prendre en très peu de temps un iliis aspect, comme le témoignent Yering et Langenbeck {U).
• Soum. de phytiol , t IV, p. 176, 304.
Gbjbfb et Walthbb, ./bitrn., t. X, p. 3. b> Ohierv» anaU pathoL^ 1836, p. iA.
,. f^py. ScBMBOBi, loe. cit., p, 28. — M. Brown-Séqaard a rèroqué en doute celte action section des nerfik Soi» prétendre mettre en question Tinfluence du système nerfcux sur la In « il a voulu montrer que les foits spéciaux relatifs au nerf sciatique n*ont aucune valeur, isioant ce qui se passe quand on a coupé le nerf sciatique, soit chei des grenouilles, soit Im lapins et des cobayes. Quant aux grenouilles, lorsqu'on a soin d'éviter Pentrée de IVau rjilale tous la peao , en humectant ranimai , on ne voit survenir, après la section du nerf pM« aucune aKération pathologique, ft Texception toulefbis d'une légère alrophle du n paralysé. Ghct les mammifères, il a cherché si les altérations qu*on a signalées n*étnlent A& de la oompreision et du frottement des parties paralysées contre les corps durs. Henle I In supposition que ces altéralions peuvent provenir en partie de ce que ranimai , ne seiihu les portions paralysées du membre, reste appuyé dessus de façon à y gêner le cours du \AmnU gêm,^ t. Il, p. SAS, note). Pour trouver ce qu'il en est à cet égard, M. BrownlÉ a coupé le nerf sciatique aussi haut que possible sur des cobayes et des lapins. Qnelm furent laissés lilnres dans un cabinet carrelé ; les autres furent enfermés dans une gnindc loot le fond était recouvert d'une couche épaisse de son et de foin. En moins de quinze M 7 avait déjà des altérations pathologiques notables chez les cobayes et les lapins libt-es ; Inl tous perdu les ongles des doigts paralysés; l'extrémité du miMnbre était tuméfiée , los Éit à nu étaient rouges , engorgés et couverts de bourgeons charnus. Au bout d'un mois inilons précédentes s*étaient augmentées, et la nécrose était survenue dans les os dénudés. m animaux enfermés dans la caisse , aucune de ces lésions n'eut lieu. Ce n'est donc pas le d'action oenreuse qui est la cause de ces altérations, mais bien le frottement des parties
contre an sol rugueux et dur. Quant à la supposition de Henle , relativement au rôle ipreasîon seule, elle est démentie par ces expériences, puisque la compression des parties
a eu lieu sans produire d'effet nuisible chez les animaux tenus sur du son et du foin. ^*U y ait compreûion et frottement contre des corps durs et rugueux, pour que les allé- ItigaaMes te prôduiseat. {CompicB rendus de la Soc, de biologie ^ 1869, p. 136.) Ë. L.
304 ■ • i>K i/accroisslmkm-.