CHAPITRE II
Be l'accroissement*
L^âccroisseinent des êtres organisés suit, en grande partie, les lois qui ont fiésidé à leur première formation. Leurs premiers éléments sont des celloles; kii lécules des tissus qu'on trouve plus tard encore sont, ou des cellules plœ m breuscs, ou des éléments qui se sont forni^^ de cellules. Tout accroiflKmaCf réduit donc à une formation de nouvelles cellules, et au grossissement des lonii qui sont nées de ces cellules. J'ai déjà dit, dans les Prol^mènes, coDBOlrj d'après les obsenations de Schwaun, la formation première des cellules sV — plit dans le cytoblastèrae, et quel rôle joue à son égard le noyau futur de h ou le cytoblaste. L'exposition détaillée de cette théorie doit être renvoyée! pitre où il sera question de l'histoire du développement : cependant je oe pai|J dispenser d'en faire connaître ici les résultats les plus généraux.
Il est quelques tissus dans lesquels les cellules continuent toujours d'être éléments de la forme, ou bien il se développe seidement entre elles une sob intercellulaire : tels sont les véritables cartilages. L'accroissement consiste une formation de nouvelles cellules dans l'intérieur de celles qui exîsâiaiti et en une augmentation de la substance intercellulaire. Ailleurs ks cciiiiks tent, elles s'allongent, et donnent ainsi naissance à des filaments, qui vont toi en croissant : c'est ainsi que se produisent et s'accroissent les filaments do cellulaire, et que les choses se passent sur tous les points où du système ceOi se forme dans l'organisme adulte. Ici, même chez l'adulte, nous ayons desl qui sont les équivalents de cellules isolées. L'accroissement consiste en ce qtti filaments nouveaux naissent de cellules, et en ce que ceux qui existent dé^ ' longent
lA*s filaments musculaires, les filaments nerveux et les vaisseaux ca{Mllaires ou doivent être considérés, au contraire, comme les équivalents de {rilusiemi Iules unies ensemble, car ils résultent de la fusion d'une série de ceÛules, réunion produit des tubes. C'est ainsi qu'il faut interpréter les observai Vaientin (1) , à qui nous devons les premières recherches relatives à ce mène. Suivant lui, les muscles sont d'abord composés, chez l'embryon, degj qui disparaissent ensuite, de manière qu'à un filament affectant la forme d'i pelet, il s'en substitue un autre parfaitement cylindrique. Ces cylindres se ensuite en d'autres phis grêles encore, qui sont les fibres musculaii^ pn D'après les observations de Schwann, les globules disposés en série à h uns des autres, sont des cellules, pourvues, comme à l'ordinaire, de noyaux, fusion de ces cellules résulte un tube, dans la paroi duquel les noyaux dôu implantés, et dont l'intérieur est rempli de contenu des cellules, qui doiuei sance aux fibres musculaires proprement dites. Ainsi, la coalition des céUt produit que les faisceaux musculaires primitifs, qui sont des équivalents de €t
(1) Hhtoriœ evolutioniê tyst, musc, proluftw, Brcslau, 1832.
DB L'ACdKmSElUtlIT. « S0&
îsoadesodiiiiesfleccmdaices. L'accroisiemcpitdes inîiitln^Bitdo^ le formation de noaToaux faôeesiix primâSEï» de raBoagnBVt de ceux itdéjà, rt ilf h nnilfiplirtifinn ilri fihrm primitÎTffi Tm IMJiri uni ilii 1 1 i sont encore entooris, même chei l'adidte^ d'une envdoppe adiiste ; c'est vais ?u dans les fibres muscnlaires des insectes, kmgten^ avant qu'on ' à interpréter k fût Schwann prétend que de nouveaux ftisceanx mus> : forment dans b matrice, pendant b grossesse, de sorte qn'<p peut les i ^ toutes lespédodes de leur dévdoppement. es norveux se forment par fusiopi de ceUnks nenreoses, et c'est également nul doute, qu'a Beu, aj^h section des nerfii, b converaioff de b shIh b cicatrice en filets nerveux*
latimi de vaisseaux sanguins nouveaux diex l'adulte pantt s'accomplir de nanière que ceOe qfâ a Iku, dies le icetns, dans h couche gorminrtive le bbstoderme, au dedans de ce qu'on nomme Varea vagculosa. Le cyto- [ui y fournit est b liqueur du sang, dans laquelle, quand éDe vient à se età se solidifier sur h snrikce des organes, par l'effet d'uHe snladiè, on kdopper en peu de temps des vaisseinir nouveaux, qui entrent en rapport Mâens. DoeOinger a observé b formation de nouveaux vaisseaux dans b jeunes poissons: il a vu l'anse primitive simple par laquelle avaitfieo le î l'artère \ b veine, faire pbce à des anses nouvelles, dé filus en idns ss (i). On ne savait point encore à cette époque que b substance dans se produit de nouveaux courants est un composé de'^Ihiles. «eaux capillaires ne prennent part à h nutiition qu'en ce qu'ib fournisitière nécessaire pour former l'élément dès tissus. Quand on songe coméments des tissus, les fibres musculaires, celles du tissu cdhibire, etc. , t, comparativement aux vaisseaux cairillaires, quand on se tappdle atissi les insectes, le système vascabire est très simple,' et ne conq»end qu*on ire de courants ramifiés, on se vmt forcé de refionc;er à l'hypodièse étroite pie suivant laqndle les cajùlbirès ne seraient pas uniquement ctungés ne le liquide nourricier, mais joueraient encore un des principaux rMes trition et b formation des éléments des tissn& Qu'on se rappelle seulele microscope bit apercevoir, dans b poussière dont sont couvertes les Ipidoptères, des configurations qui ne penvent devenir visibles qu'à l'aide rts grossissemoits, et que cependant b drcubtion est fort simple' chez ox. La formation des molécidës élémentaires des tissus s'opère daiis b 1 sang qui, attirée par ces derniers, vfent les baigner, après avoir traarois vascubires, et les faits cités prouvent que cette organisation peut r, dans b substance phstique, à une grande distance de l'influence des La liqueur du sang tend d'elle-même à s'organiser. Telle qu'efle transrinflammation' et dans la matrice, après b conception, die est d'sdiord ; mais, si on Texamine un peu plus tard, on y aperçoit d^ des tl^ces l'une formation de fibres. Dans b nutrition, cette tendance reçoit une léterminée par les parties élémentaires déjà cxistanies des tissus, et par rganisatrice encore subsistante, force qui avait causé la madifestatiott