I. Mbtdc, M$, 4S
306 ACCROISSEMENT PAtt 1NTUSSÛ5CEPTION.
réelle des (èlémôAt4, tous contenus TirtueUement dans le germe et qui, fixée sur b produits, ches Tadiiltc, continue à déployer son action.
Suivant que les tissus sont munis qu dépourvus de Taisséaui, le cytobhslOiM nécessaire à la formation des cellules, c*c8t-à-dirc la liqueur du sang, leur arrin sur tous les points de leur intérieur, ou bien ils le reçoivent seulement à leur surface, et le tirent alors de celles des parties les plus voisines qui possMent des vasseaux. Dans le premier cas, les molécules qui constituent les tissus d*un organe végètent h travers la masse entière de ce deniicr, et Torgane crott en toosm^ pour ainsi dire de dedans en dehors ; dans le second cas, la végétation ne pM s*acGomplir qu*au voisinage de la couche riche en vaisseaux, et le tissu ne fnà croître qu'autant qu*il se produit, aux d6i)en8 du cytoblastôme, des Goudm A itiolécules organisées^ de cellules. On peut appeler le premier mode aGcroiAninf par intussusception, et le second accroissement par apposition.
AccroÎMemcnt par inlussasception.
Tous les tissus qui sont parcoiuiis par des vaisseaux sanguins croissent flkftitj manière. 11 a déjà été prouvé précédemment que beaucoup de paities qu*on dépourvues de vaisseaux sanguins, en possèdent réellement quelques uns» la cornée^ les cartilages, la capsule du cristallin. Le cytoblastème est found cellules végétatives du cartilage non seulement par les vaisseaux du \ érioite, que le pensait Schwann, mais encore par ceux qui pénètrent, en très petit iioali%| il est vrai, dans Tintérieur du cartilage.
Au reste, Texistence des vaisseaux sanguins dans un tissu n*exclut pas la biJité que celui-<:i croisse davantage par certaines surfaces. Loin de là mémc^ a lieu précisément dans les os. Les os changent bien dans toute leur é| daut Taccroissement, toutefois ils croissent surtout à la surface et aux eil points sur lesquels naissent et s'ossifient des couches nouvelles de cartilage, tandis qu'ils s'accmiss(*nt ainsi à leur surface, leur intérieur est résorbé, povl place à la cavité médullaire (1). Suivant Duhamel, un anneau qu'on ii^ei d'un os cylindrique, chez un jeune animal, se trouve, au bout de quelque embrasser non plus l'os, mais la moelle. Des |>ointes qu'on plonge dans le< d'un os cylindrique, chez uu animal encore peu avancé en âge, s'enfonceat; d'après les expériences de Hunter, quand elles occupent le centre de la et beaucoup au contraire lorsqu'elles ont été insérées aux extrémités. Du rMl os changent jusque dans l'âge le plus avancé; par exemple, ceux du crteeifl^ H uuent toujours de s'amiucir par la disparition partielle de leur diploé.
I^ garance, qui a de raflinité chimique pour le phosphate de chaox, tf! lorsqu'on en introduit dans les aliments, ne colore en rouge que les os et kii communique cette teinte au tissu entier des os. Un jour suffit, d'après Gibson, pour rendre ces organes rouges de part eu part chez de jeuMS tandis que, chez les pigeons adultes, ils ne deviennent roses qu'au bout A jours. Duhamel a trouvé des couches alternativement blanches et roogesh ternativeinent il donnait de la garance aux animaux et la leur retirait ; J qu'il en administrait, la couche extérieure était rouge ; elle se recoavnik couche blanche lorsqu'il supprimait la garance. Duhamel conclut de là que k'
(i) Yoy« Dictionn, des se, méd,^ t. XXXVIII, p. àhS,
ACCROISSEMENt PAR INTUSSCSTF.PTtOK. 307
?u9e se Torine couche ]iar couche ii la surface de l'os, cttttim^ le bols et >ps cxjiérionccs ont étù l'épétécs dernièrement yAr Floureds, QUI a obtËitii I résultais (1). Gibson avait df-jh Tait la remarque pleine de juRtetae que ian dos os en rouge, cheE les animaui nourris dé garance, n'a pas le apport avec la nutrition de ces organes, et qu'elle tient seulement !i ce tii-re culoraulc répandue dans le sang eSC déptisée danii les os par les vaisy amûnent ce liquide (2). S'il on est ainsi, la couleur rouge doit Olre ibie dans IcS couches profondes que dans les coUthes superficielles, et ttvement ce qui a lieu. Dans les eipàriences de Morand, les os de pigcoii!i iigircnt d'outre en outre. Uuliainel luî-m^tne a vu ceux d'un coq rougir ours dans tonte leur épaisseur, et ceux d'un pigeon en trois jours. Il en i'}nie dans les os d'oiscaùx et de mammif^res que J'ai examinés. C'est nue fausse que la garance produiwt seulement une courht> rouge ï la nirface laiH, i[uantt on cesse pendaut quelque temps d'en mdlor aux aliuleuts, il ne, k's parties rouges s'^rtant les unes des autres par l'elTet de l'accrois- 'os demeure rougë partout, ou que la uoniellc substance osseuse pro- Lie uni' couche lilanchc au-dessus des rouges, et de \\ il suit qiie l'Os dépose 'ment de la substance h la surface. f)r, c'est ce qui a ité promé par les es de Duhamel et de tlourcns (3).
Fig. 3R. Fig. 39. l'ig. W.
orit txpirimeniateit ta formation dti 01. P»tu, lBi7, in-8", G
teiri of ike Soeietv of Manchtittr, 1. 1, p. 116.
ire* 37, 38, 39, 40 el Ai : pHp» miwlrml Ira vOsuIlnlii iI'ivihtI'-ii
, tifm Hmiu»» ttriMMMiaJUpflH
ifA^Mii i *t «nAa qn* la «a, not Ani «tat
A(:<:B01SS£MENT par APPOSITIUK. 309
fœtus, et dana l'origine ils ne condennenl ni cellnles, ni caoaiicules, ni caTités dutliires. Ces Tides se forment en partie des avant que la substance cartilaense se soit ossidëe par l'augmentation progressif e dn pboqihate calcaire qu'elle denne.'A mesure que les canaliculcs médullaires augmentent, onvoits'accrullre Kà, dans le cartilage, le nombre des vaisseaux sanguins, qui commencent alorsï répandre dans ces conduits. Pendant l'os^ftcation, le cartilage subit on changent chimique ; la chondrinc y passe i l'état de colle, ce qui le rend apte h reccr les sels calcaires.
L'ossification a pour origine des noyaux isolés d'où partent les lamelles osseuses, I, dans les os plats, représentent autant de rayons. Elle commence dèsie second lis de la grossesse. Le coccyx, la rotule et la plui»art des os du carpe et du tarse, s'ossifient qu'après la naissance.
Dn point qui n'a pas encore été bica éclairci, c'est la manière dont les corpusles rayonnes se produisent dans les os, et le rapport qui existe entre eux et les sens corpuscules cariilagineui. Gcrber (1) les considère comme des noyaux de hiles, qui, en s'allongeant, produisent les canalicales rayonnes. Brans (2) et -B. Meyer (3) pensent de même. Cette opinion me paraît fondée, d'après ce l'on peut observer en examinant les enchondromes, c'est-à-dire les tumeurs car- ■pneusesdes os; là, en effet, on voit les noyaux des ceBules passer peu à pen à ■ ionncs anguleuses, branclmes, tandis que les cellules auxquelles ils ai^Hr^nm SMit parfaitement distinctes. Mais ce qui frappe , pj j,
9t que les rayons de ces noyaux s'allongent au delï Lpourlourdes cellules auxquelles ils appartiennent, et -jbénomène arrive dans beaucoup d'endroits, sans • des prolongements creux de la membrane qui tee les parois des cellules leur indiquent le chcil (4). Schwaun regarde comme une chose probable lela cellule elle-même se convertit en corpuscule os- Is et en ses rayons; mais II signale en rnSme temps / kllogie des corpuscules osseux avec les canaux po- \ ht de ceruincs cellules végétales, oii la cellule se ■■-.^ J
kpHl intérieurement d'un dépdt, i l'exception d'une
thé ramifiée , hypothèse à laquelle Henle accorde la préférence. Je nliénte I, d'après ce que j'ai vu, à adopter l'opinion de (Jcrbcr (5).
Aecronmaenl par ippasition.
Les parties qui se forment par apposition nnt une structure organique déterhiie. 00 n'en ont aucune. Le premier cas est celui de tous les tissas des ant-
jP] UoaUurh Ut allgaïuinen AHaiomii. Berne, 18i0.
ip] Ltkrhieh ier allganeiiien Anaiotaie. BruDSwick, 18Ai.
O) Hdkllu'i Areliiv, IBil, p. IIC.
M F^tire A3 : leGliaD trannertalc d'une partie de l'os enlourant un canal de Hiver», doq-
Blltt pore* qat commencent t la «irrace a , qui s'anaitomoseot et paueni de cavité en eavilé.
iPl^eacBl, 800 diamètm. — The pliynot. enat. andphgi. ofman, bf Todd and Bownian.
■<«, 1815, LI, p. 109.
Ol Camp, un mémoire de Bidder, sur l'hiMog^nic dei os , ding Uvellii'ï Àrtkip, 1U3.
3 LU ACCBOISSKMKM PAK AI^PO^TlUHk.
maux ((iii cruiii^nt par apposition, et aussi du test des crustacé». te secoud cas est celui 4e la coquUle des mollusques , qui se comi)osc en grande partie d'uM matii^rc inorganique, d(^ sels calcaires, et dans laquelle on n'aperçoit d>utre stncture que ]a cristallisation des molécules inorganiques et la disposition par conchei
La forme de la coquille des mollusques dépend entièrement de celle de la surface qui secrète le carbonate calcaire mêlé avec une matiùrc animale. Les petita lamelles ci^térieures sopt celles qui ont été produites en dernier lieii. Boumoia trouvé que, dans ces couches, le carbonate calcaire aiïocte une teinture cristaltiM perceptible ftu microscope, et qui est très prononcée dans rhuitro.
Chez \e$, animaux vertébrés, les épithéliums, le tissu dentaire et |e tiss|i d|i criitallin croissent par apposition, par des couches su|)crposées.
1" Formations épidermoîdes.
Ici se rangent Fépiderme de la peau , Tépithélium des membranes muqueuM les poils, les épines, les ongles, les griiïcs, les sabots, les cornes, les pfuipes.
a, Epi(ie7^ttie et épithélium,
I/épiderme est formé de feuillets stratifiés, qu'on peut très clairement iésut trer à la paume des malus et à la plante des pieds, surtout au moyen de la coclai La couche la plus intérieure est encore molle, et on l'appelle commimémeotiéseau muqueux do Malpighi. L'épiderme dos m'^gres est noirâtre, niais plus eoMT sa couche interne, ou le réseau muqueux.
La structure de Tépiderme et de Tépithélium a été mise en lumière parksiè senationsde Leeuwenhoeck, Raspail, Purkiqje, Yalentin et lleule. L'épidemril compose de petites pièces microscopiques aplaties, rangées les une^ à côté <l^<l^ i très, comme des pavés, et dont chacune contient un noyau. Le réseau de Malwi^^ renferme les pigments, lorsqu'il en existe , sous la forme de corpuscules leux , colorés et sé])arés les uns des autres. Sa face interne est pourvue ^m\ nombre d'enfoncements , qui correspondent aux papilles de la jK>au i et qui «^p ^ nent aux points intermédiaires l'api'arenc^ d'un réseau, d*où son nom a clétjl^ ^ J/épithélium (]<'s membranes muqueuses est pavimenteux aussi , et chaque pièce contient nn noyun; ces pièces se détachent continuellement, ce qui fuK le microscope en fait onlinairement découvrir dans la salive et le mucu$ Klles sont très minces et semblables à de petites lamelles dans la bouche et àU< jonclive, oii il y en a plusieurs les unes au-dessus des autres. Uaiis le canal i| tinnl, au contraire, <!lles sont moins plates, et représentent des cylindres les unes contre les autres, conmie des prismes de basalte ; chacun de ces r\l renferme un noyau, ainsi que l'a fait voir Henle; les villosités elles-mêmes cm couvertes ; ce sont les noyaux qu'on apcMçoit h travers les i)arois des c\\ qui (mt fait admettre à tort l'exislence d'ouvertures.
Le dorme est richement pounu de vaisseaux sanguins, qui exhalent le blastème, lequel prend ensuite, comme partout aillem-s, la forme de ceUuksi noyaux. Les cellules les plus jeunes, ou les plus inférieures, sont, d'après arrondies et encore pleines de sang ; mais, en se déve1op]>ant pour remphcifi plus extérieures, elles s'aplatissent, et perdent peu à peu leur C4)ntenu, jo^pî qu'elles soient enfin converties en placpies cornées, L'épitliéliuiU du canal î linal ne se transforme jamais en corne. Le^ cellules de l'épiderme et de l'épithéliimi se ftujnent d«nç couche pir
ACCROlSSËMJ^r PAR APPOSITION. Mi
itHir uuiliice. Lorsque, dans uoe ioilainiBation cutauée, pelle, par exeQ^ple, provoque une brûlure ou Tapplication d*un véiûcatoire, Tépiderine a été 90Upar la sérosité sécrétée au-dessous de lui , il se reproduit 2 la môme chose rc quaud une plUcgmasie cutanée exanthématique Ta bit tomber par lambeaux, s l'homme et les mammifères, il se détache de temps en temps sous la forme n'tites écailles; chcfz les reptiles, il tombe tout entier à Tépoque de la mue ; la le chose arrive aux insectes lors([u*ils subissent leurs mé.tamorphoses, et aux ;nées. Chez les serpents, dont Tœil est couvert d'une capsule formée par la I , derrière laquelle il se meut librement , et dont la conjonctive tapisse le côté lie , cette capsule sécrète extérieurement de l'épidenne, qui se détache penla mue.
Iit'z les tortues et les crocodiles, Tépiderme affecte, sur plusieurs points, la le dV'paisse^ plaques cornées, qui se composent de lamelles superposées. Au- JUS des boucliers qui hérissent le dos des crocodiles, on trouve des noyaux [\\ , dos os cutanés; mais ces os sont organisés. Les écailles des sauricus, qui parfois une grande dureté, ne sont pas non plus de simples plaques corqé^ ; contiennent, par exemple chez les iguanes et les onets, des corps plus durs iganisés, qui sécrètent, sous forme de minces lamelles, une corne destiuée à ir d'é|>iderme.
ans k's verrues qui se développent à la peau de Thomme, Tépiderme preud la le de couches épaisses: dans la maladie appelée ichihyo$e^ les portions paviteuses de Tépiderme s'allongent en cylindres et en fibres cornées qui ressemt à d(^s épines.
'épiderme est gonflé par l'eau, même sur le vivant. L*ébullitiou ne lui bit r aucun cJiangement. L'acide sulfuric;ue concentré le dissout peu à peu ; les is le dissolvent aisément L'azotate d'argent le rend gris, et enfin noirâtre, ce arrive aussi par l'usage prolongé de ce sel à l'intérieur; l'ai-gent se combine le soufre des parties animales, et iiroduit ainsi Un sulfuixî, L'épidenne ne it pas, comme le derme, avec le tannin. Suivant i\leckel, il commence h se er, chez l'embrytm, dès le second mois de la grossesse. Ongles^ griffes, snbotu
3 sait (pie la partie postérieure, ou racine des ongles, est cachée dans un icement du derme. Cet enfoncement est semé de papilles, dont ou remarque des séries longitudinales à la partie du derme sur laquelle l'ongle repose, La *ur blanche de la base de l'ongle, et la teinte rougeâtre du reste de son étensont celles de la peau sous-jacente, qui percent à travers son tissu. Suivant l'eber et Lauth, l'épiderme passe au-dessous de lui , jusqu'à son extrémité h-ieure, à laqueUe il s'attache en dessus. Lautli dit que la substance de l'ongle écrétik* tant par le derme que surtout i^ar le fond du sillon , de manière qu'en le tenijis que son épaisseur augmente, il est re|)oussé d'arrière en avant par ifition« On ne conçoit cependant pas, dans cette hypothèse, con^ment Tépine pourrait passer sous l'ongle, dont Lauth le regarde comme la couche la < profonde. Lors(|u'un ongle tombe, et qu'ensuite il repousse, on peut se çoncre que sa substance proprement dite vient uniquement du sillon, et qu'il ne ornie sur la surface du derme que des lamelles d'épiderme, qui, dans l'état M , s*aggluti|}ent avec l'ongle, l.es ongles courb^ par ?uite d'un travail pa«*
312 ACCROISSEMENT PAR AFPOSITIOM.
thologique, se composent de conches superposées comme les tuiles d*im toit, pv conséquent dirigées obliquement de haut en bas, et d'arrière en avant TeHe est aussi, d'après Henle, la formation de Tonglé normal La couche la plus jeune. « la postérieure , se compose , suivant Schwann , de cellules polyédriques, dm k fœtus humain à terme : c'est par la réplétion de ces cellules et par leur adhén ensemble que se produit la substance solide de l'ongle.
Dans les cornes, la substance cornée est sécrétée, non par un sillon, mais pr une portion déterminée de la surface du doigt.
J.-F. Meckel assure que les ongles ne se forment qu'au cinquième mois de k vie intra-utérine.
c. Poils ^ épines.
Les poils se forment dans un petit sac allongé, au fond duquel ib sont fiiéi||r; la partie encore molle, qu'on appelle leur racine. Chacun d'eux se compoKtj deux substances, l'une corticale, l'autre méduUaire (1). La première résulte Aij assemblage de fibres longitudinales, qui, en se séparant les unes des autres,' nent lieu aux fendiUements du poil. On aperçoit, dans la masse âbreuse, desi oblongues, affectant toutes la même direction, qui semblent devoir naissanoeài noyaux, mais qui, d'après Reichert, sont plus tard des vides épars dan masse. La substance corticale est encore couverte de petites écailles (2), Ih sence desqueUes le poil doit de s'avancer toujours dans le même sens, le roule entre les doigts. La substance médullaire se compose de granules, aussi, dans les poils des animaux, le cochon, par exemple, de cellules hioK tinctes; même dans ceux de l'homme, les granules doivent naissance \ des Iules, ce dont on peut se convaincre en examinant la racine. La substance semble aussi provenir de cellules de la racine, dont les noyaux s'aDongent es: temps. Enfin l'enveloppe squameuse extérieure naît aussi de cellules.
L'épiderme se prolonge jusqu'au fond du follicule, à l'endroit où la radMJ poil tient à la peau , et là il se fixe à cette racine, de manière que le pml l'épiderme sur ce point. Mdis la portion du poil contenu dans le follicule encore une gaine particulière, composée, d'après Corda et Henle, de deux lets, dont l'intcme est une membrane criblée de trous, qui doit naissance à des cellules confondues ensemble, dont les noyaux ont été La gaine ressemble à la portion de l'épiderme qui s'applique sur le ment de l'ongle.
Le germe du poil parcourt plusieurs périodes de développement, dans desquelles il apparaît sous des états particuliers. On conçoit que de ces dépendent et la forme diverse que les poils affectent dans différentes leur longueur, et les différences de couleur qu'ils offrent souvent , chex ks maux , sur divers points de leur étendue. Ainsi le commencement des épôeij |)oiutu , la partie moyenne est plus renflée que le reste, et l'épine va de en se rétrécissant' vers son insertion. Comme ces parties sont formées
(i) Hbcsingeb, Syttem der Hittologie» Eisenach, t. II, i82S. — Ebli, Dit Mrv Haaren. Vieaae, 1831. — Gublt, dans Mlbller's iircAiv, iS36, p. 305.-— Htiiu i ^néraUf 1. 1, p. 309. — Conj., sur la structure et l'accroissement des épines» Boacob hystricum. Berlin, i83Â, etMuBLLEa's Archiv, 1835, p. S36.
(2) 6.-H. Meyer, dans FaoniEP, AVi/r IS'olizcn , p. 334»
ACËBOISSEHENT PAS APPOSITION. - 313
it à b suite les ones des autres, la ^ffërence d'épaisseur des molécnles qui les Ailnent ne peat dépendre que des différents états de développement de la mas. Or ce qui proure que qoelquc chose d'analogue a lieu pour les poils, c'est Il n'eA pas rare d'en trouver, parmi ces derniers , dont l'insertion est plus le que le cM^ Ces divers états de développement du germe sont surtout très oonc^ et très remarquables dans la formation des plumes, ^'accroissement des poils se fait par une apposition incessante de molécnles au Bt d'insertion. I.C poil ne croît sur aucun autre point; ses parties les plus eitéures sont donc les premières formées. Cependant il continue de pomper des !s , et notamment de la graisse par la base. MaudI y admet (1) en outre une trition interne, parce qu'en eiaminant les poils des favoris, il en a ren- Dtré dont l'extrémité libre s'était parfaitement arrondie, ce qu'il regarde comme K espèce de cicatrisation, qui serait impossible si les poils ne croissaient qu'il vbase.
Les glaades sébacées de la peau s'ouvrent généralement dans les follicules des A. Elles sont situées dans la couche supérieure du derme, et affectent la forme ï grappes, ainsi que l'a faitvoir Gurlt (2). Elles se composent de petites vésicules, ntl^ conduits excréteurs, réunis on „. ,.
k mil ou en plusieurs canaux , s'abou-
mt dans le follicule pileux (3). Aux ^ || | '^
trinnts où il n'y a pas de poils, un cou iil excréteur commun s'ouvre immé- Mement à l'extérieur. Dans la plique 4niùsc, les pmis ne dilEèrent pas de qu'ils ont coutume d'être; ils sont «fement entremêlés (4).
Ati point de vue de la composition ifaniquc (5) , les poils sont formés de ftlUnce cornée. Leurs couleurs divcr ■dépendent, d'après Va uquclin, d u ^pisse colorée: cependant les noirs devient, dit -^n, cette teinte ï du sulfure I .
I fer. Après qu'on a enlevé la graisse J^" j , :.'-/Ai"
I moyen de l'alcool ou de l'éiher, les .' --'. ~'''j^^ I ^^^
1^ deviennent d'un gris jaune, de ma- -' -^^3S yl^^^
fce que leur grisonnement par les projàide l'âge tient il ce que la sécrétion de cette graisse colorée cesse. La substance
B) Analmmt nkro»wpi^ite. Paria, 1810, l'alêne, IV' livrateon, lu-follo.
ë] HclLU>'( Arthiv, 18S5. p. 399.
r^) Li Ogure U repritenle, d'apri* Gurlt .une lameltc du cuir cberelu de l'bromine ; a épi-
nM, b lige du dtereu , < et / miibI ludorirère , d conduil einèteur de la glande aétncte,
pMeiO>acée,9glaodeiudorifÈre, Jk f tiasundipeux,^ bulbe du chereu, k follicule pileux.
Cl) Cmi., inr celle énifinalique malndie , un curieux aiimoiredeWallhcr, dans Mueller's
*''>, ISAA. p. m, et l'ouTraged'OuiMiriiu, Prakiyciny asklap ckorob kotnuKnBycK
■«rte, 1889.
C^ BiuiLitt, TriùU <k rfint.. t. VII, p. 318.
Ile
3i/i accroissëmëm par apposition.
cornée u^esl soluhie, ni dans Feau, ni çlstns Talcool ou l'élher. L'acide sullunipte concentra ne la dissout pas non plus. Quand clic a été ramollîe par Tacide aaot^M froid, Teau la dissout ensuite à la faveur de Tébullition, et la liqueur se praidei gelée par le refroidissement ; cependant cette gelée se redissout dans l'eau liroile, et la dissolution est préci])itée par le tannin. Les alcalis caustiques dianiHtf aisément la substance coniéc ; toutefois, lorsqu'on la pétrit avec une dissoiotia concentrée de potasse, on n'obtient pas une masse aussi visqueuse, aussi cohérente, ce qui la distingue de la corne proprement dite. £Ue est iii8(riuUe d» l'acide acétique, caractère par lequel elle diffère de la fibrine et de ralboûi coagulée. Vauquelin, ayant fait cuire des poils dans la marmite de Papin, ï forte pn*ssion, c'est-à-dire à une température très élevée, trouva qu*ils se ëaivaieut ensuite dans l'eau: la dissolution contient du sulfidc hydrique. LedÉff^ décolore les i)oils, et se combine avec eux, en formant une masse vîsqaeiitf,A saveur amère. L'épiderme et les j^ils ont de l'affinité pour les oxydes métailîi|K( Toxyde ai^entique les noircit, ce qui tient à la formation d'un sulfure d'arpitJVj la combinaison du métal avec le soufre des poils. Ceux-ci, lorsqu'on les cfad^j fondent, brûlent avec une flamme brillante, et répandent l'odeur de h contf la distillation sèche, ils donnent de l'ammoniaque et du sulfide hj^lriqoft laissent un et demi iK)ur cent de leur poids d'une cendre qui contient de Fc ferrique et des traces d'oxyde manganique, avec du sulfate, du phosphate (Il carbonate calciques, plus une trace de silice: les cheveux noirs sont ccni laissent le plus de fer ; il y en a moins dans les roux, et ceux qui en coi le mrans sont les blonds, où ce métal est remplacé par du phosphate
rf. Cojmes.
11 ne faut pas confondre les cornes avec les bois. Ceux-ci sont parcom;^ une certaine époque, par des vaisseaux sanguins ; les cornes ne le sont jamak matrice des cornes est la surface de prolongements osseux, (^hez les nii les cornes frontales résultent de la sécrétion, couche par couche, d'une cornée h la surface des tubercules frontaux, dont la forme détermine h \m\\ couches sont }K)ur ainsi dire emboîtées les unes dans les autres : les pli sont en mOme temps les plus inférieures, les plus internes, et celles qui plus large base. La corne du rhinocéros n'a |)as de matrice interne, comme i (les ruminants ; elle \^\\ de la p(*au du nez : aussi est-elle i^leinc , et a-t-db( de particulier qu'elle se compose uniquement de fibres, comme si elle dmait sauce à des i)oils aggluthiési,
c. Plumes.
Les phimes sont com]K)sées d'un tuyau, dont la cavité renferme up tisni auparavant organisé, qu'on appelle i'àmc de la plume ; d'une tige, qui âiti au tube creux ; d'une barbe, dont les filaments sont ganûs de barbules. Le a des rayons ngueux, d'après les olisenatious de >'itzsch. Le développemiill plumes a été étudié par A. Meckel (1), Dutrochet (2), F. Cuvier (3) et
I^ plume est cachée dans un follicule, que l'épiderme recouvre, Meckel : elle se trouve fixée par sa base au fond de cette cavité ; quapd
(1) Rp.il's Archir, I. XII, p. 37.
(2) Mémoires sur les végétaux ci les animaux, Paris, 4857, l. II, p. MU
(3) Mémoires du Muséum d*ftistQirc naturelle, Paris, ltJ26, !. XUL |). 327,
AtCliOlSSW^t.NT I»AR Ari'OSiT|ON. 31,)
le, la iHîai), mise à nu» bisse échapper du saug. Quapd une plume iiiiit, sui- : Meckel, il s*élè\q du foud du follicule un cori^s conique, qui devient corné surface, et qui se développe en un cylindre. L*intcrieur de cette gaîne cornée plein d*une gelée organisée, qui est le germe de la plume, à la formation de icllc la gaine ne contribue pas d'une manière directe. Le germe et la gaine ont ensemble du follicule ; la gaîne croit d*abord autant que la jeune plume ; s bientôt il se forme, à sa partie supérieure, une ouverture par laquelle sort ommencement de la barbe, ou plutôt Textrémité de cette barbe, avec le bout la tige. Quand la plume s*est formée successivement jusqu*au tuyau, quiappa- . le dernier, la gaine se colle à la corne du tuyau, dont on la sépare, sous forme cailles, en frottant le tuyau d'une pltmie parventie au dernier terme de son icloppcmcnt
Lorsc[ii*on coupe la gaine dçins laquelle est renfermée la pulpe de la plume, on icpntre, d*aprc's F. Cuvicr, une membrane striée, puis la barbe de la plume ilMKicc de telle manière qu'elle embrasse obliquement le tronc de la pulpe, duel elle s'élève en deux paquets qui suivent des directions différentes ; au-dossous |a barl)e se trouve une seconde membrane striée, qui entoure immédiatement pulpe.
Ej^ deux membranes striées sont séparées Tune de l'autre par de petites cloisons ïxnbraneuses tendues entre les barbules de la barbe. Les barbules se compasent ibord d'une espèce de bouillie, qui paraît être formée ))ar le point du tronc Mû partent ensuite les barbules de la barbe. On ne sait pas si l'extrémité des barils se forme avant le reste, et si l'accroissement se; fait par une apposition ^cessive de nouvelles molécules. L'extrémité de la barbe et celle de la tige sont liarlies qui se produisent les premières. Quand la barbe sort de la gaine, les ■Yubranes interne et externe se déchirent. Comme la tige et la barbe se déveifeicnt les premières, on \oit aussi paraître d'abord la partie de la puli)e d'où ^ naissent ; mais, dès que la partie la plus avancée de celle-ci a rempli son kx, son organisation disparaît : aussitôt qu'elle a pnKluit la moelle de la tige, ^ perd SCS vaisseaux et se dessèche, après (|uoi la partie inférieure de la pul{)e, I continue de se développcT, change de destination ; elle sécrète à sa surface la
ncc coniée du tuyau, avec lequel s'unit en môme temps la gaîne cornée
nous \cnons de parler. Quand la pulpe conmiencc h s(^ dessécher dans le P^u, elle s(î montre divisée en cellules par des cloisons en forme d'entonnoir, i s'emboîtent les unes dans les autres : les intervalles de ces entonnoirs sont ix>vd remplis d'une substance molle, qui disparaît plus tard ; il ne reste plus lt% que le squelette sec, auquel on a donné le nom d'âme de la plume. Ces di- ^ faits avaient déjà été parfaitement observés par A. Meckel. K)*après Schwann, toutes les parties de la plume naissent de cellules. La sub-
médullaire so com[>ose de cellules qui, dans les jeunes plumes, renferment soyau. Les fibres de l'écorce de la tige proviemient de l'allongement de cel-
de chacune desquelles naissent plusieurs fibres. Les barl)es se forment égalent de cellules,
Tissu dentaire, es mâchoires sont années, tantôt de lamelles cornées, comme le bec des oiseaux tortues, les Umiif des baleines, et les délits cornées de l'ornithorhynque,
31S ACCBOISSEMEM' l'Ait APPOSITIOX.
oa de dents osseiiMS. Ces deux sortes d'oi^tics sont prirés de vataseaux, et jnduilB par une matrice organisa. la dent osseuse, on [Ht>prenieDt dite, n'est pM nnc come inipri'Kiiée de d<^pôts calcaires ; elle a pour base un cartilage éâtM de la colle. La dent corn6e est, au contraire, de la véritable come. Ayant n les sels calcaires des dents de cheval, le rfsidu me donna, par une codk» aan peu prolongée, une véritable colle, qui se prenait tris bien en gelée. Maïs b bh 1 ieine ne fournit pas de colle ; c'est de la corne pure, comme l'avait déjï dit Jok j La gélatine des dents n'est pas de la chondrine, mais une code semblaUelcdfe 1 des cartilages ossifiés. I^ come ne remplace leur cartilage dentaire qne <faudkiL dents ne coniienitent pas de déi>dts calcaires ; le cartilage ou la coik ei iK-cessaire dès qu'il s'agit de detits osseuses.
La structun; des dents avait déjà été étudié*; par Leeuwenhoeck ; mais la »!, dernes l'ont eiiaminée d'une manltre plus compitte (1),
On distingue trois substances dans les demu de l'homme: b substance tu ou demain' i)roprenient dite, qui en fait la masse principale, l'ivoire de la coi cl la matière corticale des racines.
Ja .substance dentaire (2) est parcourue par ife ■ brcuses Gbre.s lubulc'uses, qui partent do b cariléM ricure et se dirigent vers b surface extérieure, tnjdii lequel elles se bifurquent souvent et fournissent dm a^ litiidi de branches latérales plus déliées. Au-dcswl
I < mail , lUes dégénèrent en corpuscules ra}-«iDis, i lesquels on reconnaît les corpuscules osseux r Iai petits tubes dentaires s'abouchent de l'an dans b ravitede b dent, oii se trouve le reste da|B dentaire Ils sont hygroscopiqucs, et, chez le cbtnLi gorb« lit i\ ec asw^z de facilité l'encre qu'on introdoki la ca>itL de la dent. Ces fibres sont plus opMjnsf >nibstauce interposée entre elles, et qui, dans l'in de deux libres, remplit un espace environ six ta large que leur ]>ropre diamètre. A la lumière rti elles ])araih9cnt blanches ; mais les acides leur font | cette couleur. On peut, après avoir dépouillé le a d< ses sels talcaires, les isoler de lui par décliîn les sels calraires sont, pour la plu.t grande parlît,i Kniis dans la substance intermédiaire. Je suispini
II s rendre visibles en faisant bouillir des bmelksoM polies dans de b potasse, qui extrait le carti
L émail se compose de libres perpendicnhbti I
** qu d est encore mou, on peut l'enlever par ndl|
(Il PoMUMJE, dans FicHiiL, De denlium hum, tirueiura. Breilau, 183&, — RmM
ilvtLLm't Arehiv, 1837, p. âSG. — Ultillib, iIbi» PoccENDOBTr'B .4iinal«i, L. XXXVUL
(1) La OpiK AS représenlc, d'âpre Hcliius, une dent molaire bicuipidte d'an tUBii
daiMictensdedrIiorsendPdan), tout lelanK di-lacariléde1a pulpe, ctqiutrefiibplHt
que nature: ncattl6dela pul|)e, doni laquelle, arec un Terre Krouinant. on ■pcipÉn
Uira des canaliciilej dentaires; b substance corlictle, rjui entoure !• radne JBfqa'à k ~ ""
rémail , TCrs li- Ituut ; c im»ll t d tes (uliiide l'os dentaire.