ACCROISSEMENT PAR APPOSITION
tloi's formé de petites aiguilles pointues aux deux extrémités. Ces aiguilles, d elles ont acquis tout leur développement , sont prismatiques et perpenaires à la surface de la couronne ; eues forment plusieurs couches super- ».
. substance corticale des racines (cément), observée par Ptu-kinjc et Retzius, Il à fait la structure des os, et contient des corpuscules osseux, avec des licules rayonnants. On la trouve à la face externe et à la face interne de la le, et elle doit probablement naissance à l'ossification de parties qui ont été isécs. Le cément des dents de niminauts a la même structure. (^ dents sont des produits qui naissent sur le système cutané interne ou sur iiembranes muqueuses. Chez les squales et les raies, elles demeurent fixées à kcmbrane muqueuse, et ne pénètrent pas dans la mâchoire; mais, chez la plu-
des animaux, un moment arrive où elles s'unissent par des racines avec le elette intérieur des mâchoires, parfois aussi avec le squelette viscéral, comme rrive à celles qui garnissent les arcs branchiaux des poissons. Cliez les animaux érieurs et l'homme, les matrices des dents, les follicules dentaires, apparment également à la membrane muqueuse de la bouche. Les follicules sont lés dans le sillon alvéolaire des mâchoires du fœtus; à la vérité, la gencive les ouvre plus tard, mais, dans l'origine, ils conmiuniquent avec la cavité orale
des ouvertures. Ces ouvertures, observées d'abord par Hérissant, révoquées nite en doute, ont été re\ues dans ces derniers temps par Arnold, Linderer et idsir. Les follicules doivent donc être considérés comme des enfoncements de nembranc muqueuse. Suivant Goodsir (1), les germes des dents sont d'abord faitement libres, et affectent la forme des papilles, dont une gaîne entoure la * : c'est là le follicule, qui se clôt au-dessus du germe, es follicules dentaires apparaissent en partie dès le troisième mois de la vie rj'onnaire. Ceux des dents de remplacement se forment les uns avant et les es après la naissance. Chaque follicule se compose de deux membranes richet pourvues de vaisseaux. De son fond s'élève le germe mou , dans leqnel des leaux et des nerfs pénètrent par le bas, et dont la surface prend la forme de ture couronne. Il est couvert, d'après Purkinjeet Raschkow (2), d'une pelli- , qui a roç!i le nom de membrane préfonnative. C'est entre cette peUicule et ibstancc du germe que se forme la substance tubuleuse de la dent, tandis que ail se dépose sur la face externe de la membrane préformative. La formation 'émail est accomplie par un organe composé de fibres perpendiculaires , qui tre à la face interne du follicule, la pulpe interne de Hunter, ou Yorganan nantinœ de Purkinje. Le cément des dents de l'éléphant et des ruminants, qui plit les enfoncements entre les plis de la couronne , résulte probablement de iûcation du follicule. La formation, couche par couche, de la substance den- % commence, vers le milieu de la vie embryonnaire, à la surface de la coule molle du germe, sous la forme de petites écailles déposées sur les élévations a couronne. Les écailles sont d'abord isolées les unes des autres, mais peu à .elles se réunissent, et la couronne molle se trouve entourée de substance den-
I) Edmh. wud. and, iwrg. JourtL^ t XXXI.
Q Mtletemattt cirem mamnudium dentium evolutianeM, Breslaa, 4089*
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taire en liant et sur les côtés. Cette esp(>cc d'enveloppe devient ]a coticbe b phis extérieure de la substance osseuse delà cotlh)nne, aUx ditnonsidhs de hqoA les siennes conviennent parfaitement. Tnc fois qu'elle est formée, elle erott. pv rapîH)siiion de nouvelles couches, et la masse du germe diminue en pmportionk la substance osseuse qui se dépose de dedans en dehors sur les paroik de b csTÎir dentaire.
En nourrissant d(*s animaux avec de la garance, Ilunter (1) a trouvé que h nb^ stance dentaire déjà fournie ne rougissait pas, mais que la couch« la pins intem, c'esl-à-<lire la dernière produite, prenait une teinte ronge. Lorwjue altemltinment on ajoute et Ton n'ajoute pas de garance à la nourriture dos aninuat, 1» |^ forme des couches rouges et blanches qui alternent ensemble.
Comme la substance dentaire a une structure déteimiiiéc, et qu*il uV entre elle et le germe d*organe intermédiaire duquel eOc puisse deroir ma par utie sorte de transformation , on ne saurait la considérer comme une sî^j sécrétion du germe, et il parait que ce dernier lui-même la produit parsoo cation progressive. Schwann a fait voir que cette hypothèse était tH*s vra» Owen (2) cl Nasmyth ont allégué depuis divers arguments en sa faveur. A h^èU^'^' on parvient aisément h détacher la substance dentaire de la pulpe; mais ii|)iij (pie ce n>st pas sans qu'il y ait déchirement de parties molles.
Suivant Schwann, la pulpe dentaire se com[K)se, à la surface, decclhles driipics, munies dc'noyaux et de nucléoles, et son intérieur est formé de arrondies à noyau. La stdistancc solide comprise erttre les petits tubes naît del qui se fbrmeut probablement de cellules cylindriques, et s'ossifient eli s'i gnant de sels calcaires, tandis que les vaisseaux sanguins se retirent de lenri rieur. Ilenle regarde comme probable que les petits tubes de la substanoe taire doivent naissance aux noyaux des cellules : il a vu , dans la sobstana germe, de longues cellules munies de noyaux également allongés: allongée s'unissent en fibres de noyaux, d'oA partent aussi des branches trai sales (3). Cette opinion a des probabilités en sa faveur ; car, d'après observateurs, les corpuscules osseux des os doivent naissance à des noyail cellules, et les tubes de la substance dentaire dégénèrent en corpuscides rayonnes, au-dessous de l'émail.
]1 est probable que les fibres d'émail sont le résultat de rossification coochl couche des fibres de l'organe de l'émail.
A l'époque de l'éruption des dents, celles-ci grossissent davantage vers le ce qui , naturellement , est accompagné d'un grossissement correspondant germe dans le même sens. I^ partie inférieure du germe prend la fomr futures racines de la dent; il continue de haut en Ikis à produire de plusefl de la substance dentaire h sa surface, de sorte ([ue les racines de l'ivoire celles du germe comme autant de gauiesqui, d'abord fort courtes, s*allongfSl| à |)eu vers le bas, pour suivre en ce sens les racines du germe. I^ crue des
(I) Œuvrti complètes f Irad. par Riclidot. Pari.% 18Aii t. II.
(2] Odontography, or a treatise on liie comparative anatomy of ihe îcetkÂéOniMii^ )ii 8, ri(c*
(3) La formation de fibres aux dépens de no>aax a lien aussi, d'a|N^ Henlê, daukil décrites pur lai , qui enveloppent les faiscptiux des mmelcs et ceov dn ti«m cdlnhilre.