ACCROISSEMENT PAR APPOSITION
eu iii(^me temps la cause Qili fait que les dents percent la gencive. Les racines la substance dentaire né soht d*abord que des galbes minces, a large ouver- * : peu h peu, les dépôts de matière dentaire leitr font aafuérir plus dï>paisr, en diminuant d*autai1t celle du germe, et la racine finit pai^ devenir poiniue % le bas, absolument comme dans les (opines, dont la racine, qui se forme en nier lieu, est également phis mince que la partie moyenne. Knfin, il ne reste s, dans les racines, que des ouvertures et des canaux par lesquels les vaisnx et les nerfs pénètrent jusqu'au reste du germe dentaire contenu dans la ironne.
f^ dents des rnmInanUi et des soli])èdes, ainsi que les incisives des rongeurs, I s*usent sans cesse par la Couronne, peuvent continuer de croître de bas en liant idant une longue période de la vie. Tant que la cx)uronne des dents des rumiibti*est point attaquée, ces dents n'ont pas encore de racines, et, quand celles-ci it formées, la couronne est usée (1). Les défenses dt»s éléphants et les incisives k rongeurs restent trtujotlrs creuses à leur base, et continuent de croître par Ifxjsition incessante de nouvelle substance dentaire à la paroi interne de la cavité
circonscrit le germe conique.
LJne circonstance semble, au premier abord , em|>écher d'admettre que Taciaseinent des dents se fait par apposition ; c'est qu'on a souvent trouvé dans les î^Dses d'éléphants des balles de fusil , qui étaient entourées de toutes parts de* tiMance osseuse : mais l'objection tombe quand on suppose que les balles avaient Mtré dans la portion de la dent qui était précisément en train de se former, ^merture que le coup de feu avait produite dans la partir* creuse qui occupe le ^ de la dent peut, cpiand cette partie est encore mince, être close par des pro- -tîons du germe et leur conversion en substance dentaire. La balle est entourée ^ ivoire irrégulief (î\
Quelque vraisemblable qu'il soit que li^ dents de la plupart des animaux crois- 1 par apposition, cependant il y a des exceptions chez quelques poissons car- ^eux. J'ai trouvé, par exemple, que les épaisses plaques dentaires des AIj/htiès cl Rhinoptera atteignent tout leur volume avant de s'ossifier, et sont Ipe-là composées uniquement de parties membraneuses. A l'état de mollesse, It contiennent une multitude de tubes larges, qui durcissent et se rétrécissent kMSure que leurs parois s'ossifient et acquièrent plus d'épaisseur. On aperçoit te structure dans les plaques dentaires postérieures, qtii sont toujours les der- «es à se développer (3).
Koraque les dents deviennent dmdoureuses , otl qu'elles sont agacées par un Ik, c'est leur germe seul qni est sensible. Quand on pose le doigt sur une dont icée, on s'aperçoit que sa surface n'est plus lisse, et qu'elle a été attaquée par IBide ; peut-être aussi le germe lui-même est-il affecté directement , lorsque tiét pénètre dans les tubes dentaires , au moyen des fissures ou des pores de taii.
:S) CcTKii, Anûî. t(Mp., t. IlL
!^ TûTf. QooDsiK, dans Trims. ôf Edhh., t XVt, p. 1.
'M) Ttft défi elté ce bit remarquable en 1838, dans la troisième étlllion de mon Manuel.
i^aoïice CD est donc antérieure à toutes les recherches qui ont été faites , dans ces derniers
kfs, sar rostiflication de la pulpe des dents chez 1rs animaux et chez Phomme.
320 ACCROISSEMENT PAU APPOSHIOX.
La carie des dents (1) doit être bion distinguée de celle des os organisée Ce n et qu*une simple décomposition, qiû résulte d*une composition ¥icîeuse, etqoictt Fiir U6 déterminée peu à peu par les liquidés de la bouche. Lésa-
' nalicules dentaires perdent, la plupart du temps, leur covr
^ ^ . ir , ]çur UaQchc jusqu'à une certaine profondeur au-deswQsà point carié. Lindercr m*a montré des dents qui avateotélè implantées avec une tige métallique, et qui étaiâitdeTeoiei carieuscs, absolument comme des dents virantes. Darok*, les dents donnent encore des signes de changement oigMique, alors même qu*e11cs ont acquis leur plein et entier tf- Ycloppement; ainsi, par exemple, Linderera tq les fiam de Témait se remplir d*une masse de formation secondaire ; quand oo pk^ek dent pendant quelque temps dans un acide étendu, on voit aiqiaraître une bagÊÊi proéminente, au lieu de la fissure (2).
Quant à la composition chimique des dents, la substance osseuse diffiieé. Témail en ce qu'elle contient beaucoup plus de matière animale, comme le jm vent les analyses de Berzelius :
Émail. Iroir&
Matière animale 28,0 ^
Phosphate calciquc, avec fluorure calcique. 88,5 M, S
Carbonate calcique 8,0 5,3
Phosphate magnésique 1,5 1,0
Soude, avec un peu de chlorure sodique. • 1,&
Alcali, eau, substance animale. ... 2
Le cément des dents de rtmiinants est composé, suivant Lassaigne, de &2,18i tière animale, 53, 8/!^ phosphate calcique, et 3,98 carbonate caldque.
Les dents cornées de romithorhynque reposent par une large surboe gencive, et sont composées de fibres cornées creuses (3). Celles de IV sont un assemblage de petits* tubes perpendiculaires et agglutinés ensemble, quels des vaisseaux sanguins vont se rendre, d'après Cuvier. Ces dents neioi cornées; mais celles de romithorhynque contiennent, d'après Lassa^ne, M« matière cornée et 0,3 de terre des os.
Les dents de romithorhynque f(mt évidemment le passage aux fanons. q0»< la baleine, remplacent les dents. Heusingcr et Rosenthal ont fait des
(i) La figure A6 est destinée à donner une idée de la carie des dents. La partie en sente, tant dans rémail a que dans l^os dentaire 6, un c6ne dont la base est dirigée et le sommet en dedans, vers la cavité dentaire c,
(2) Cons, , sur la structure des dents chez les divers animaux , G. Cuvict) Ahoî, — Rousseau , AnaU comp, du système dentaire chez Vhamme et cket /et prmciptmx Paris, 1839. — OwBN, Odontography ^ or a treatise on the comparative anatom^ oftk^ Londres, 18Â0. — OuotT, De C accroissement continu des incisiveê chet U$ ram^ewnttét reproduction, etc. Paris, 1850.
(8) HiusiiiQER, toc, rir., p. 197.
ACLROISSBHENT PAR APPOSITION. ' 3^1
les fanons (I). Suivant Rosonthal. ils se composent d'un grand nombre de tes cornées courbes, les unes plus grandes, les autres plus petites, qui ont leur ï concave tournée en avant, leur face convexe en arrière, et leurs bords trannts on dehors et en dfedans, de manitrc qu'elles sont transversalement paral- 9, et séparées les unes des autres jtar une distance d'un demi-pouce. A leur te, par laquelle les fanons reposent sur la michoirc supérieure, ils sont réunis ' un ligament corné, large de deux ponces, qui les entoure tous en manière do ironne. Chaque lame est formée de deux substauces , l'une interne, l'autre eme ; h substance médullaire représente des tubes jiarallëles , qui dégénèrent fibres semblables a des soies, au bord inférieur de la lame. A la partie la plus érieure de chaque lame, les lamelles de i'écorce s'écarient les unes des autres, Se U résulte une cavité dans laquelle s'étend la membrane germinativc des fanons. laque fanon re]iose sur une membrane épaisse de plus d'un pouce, et qui reçoit oodamment des vaisseaux, (^etic membrane envoie , au-dessous de chacun sux , une portion saillante, qui pénètre dans l'espace creux situé i la base des nés, et dégénère en prolongements filiformes, avec lesquels elle s'insinue dans substance tubuleuse jusqu'aux soies des fanons. Suivant Rosenthal, les vaisseaux la membrane germinativc des fanons ]>énétrenl Jusque dans les tubes de ces nùers. Entre les prolongements de cette membrane qui s'insinuent dans la cavité [îérieure de chaque fanon , se troiiie une masse cornée blanche qiti se continue ex la substance corticale des fanons (2).
3" Tissu du erUlallin. Le cristallin est formé dt (ig. hl
■illets concentriques placés l'un sur l'autre , et qui iillill|||||[|l|j|||i
K-mêmesle sont de fibres. II faut scfigurei'trois lignes i',|||'P,| lfl||||||l| ill '
5es du centre antérieur de la face antérieure de la '
:tifle vers son bord, de manitre à partager cette sur « eu trois champs. Les fibres, qui sont parallèles les
tt aux autres, se portent obliquement, dans chaque ^^ ^ -^^
adie, du bord du cristallin vers ces trois lignes ce ''^^^^^^^^^^P^ Kfiit que chaqne couche se compose de trois champs '^^^^^^^
Bmi. Brewgter a montré que les fibres du cristallm '^'^
■prenaient les unes dans les autres par leurs bords dentelés Les denldures ■ïiiules sont plus prononcées chez les poissons que chci aucun antre animaL %Jk matrice du cristallin est sa capsule, dont les vaisseaux sangums ont déji été ïrits précédemment.
Valentin a vu (3) , chez l'embryon , les fibres du cristalUn naître de globules iw rangeaient à la suite les uns des autres et se confondaient ensemble. Suivant bwann, elles sont produites par des cellules dont chacune s'allonge en des utri- ^ creux, qui r^résentent les fibres. Les obsenations d'E.-H. Vebcrsont ■nbles ï l'hypothèse d'une fusion de plusieurs cellules. Au reste, les jeunes laies se rencontrent, même chez l'adulte, è l'état de liberté, sous la capsule do ibilin, où elles nagent dans la liqueur de Morgagni. Les couches de la lentille
«) AfAmUmae' •kr Akad. la Berlin , 1819. 3] l'oy. In belln ptanchn de ttos^nlliul , loe, i