‹ Manuel de physique médicaleChapitre 221 sur 342 · QUANTITE D'ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

QUANTITE D'ÉLECTRICITÉ

que les dents fflg. 338). Deux ressorts métalliques appuient, l'un r sur le métal continu, l'autre r' tantôt sur les dents, tantôt sur leurs intervalles. On fait passer le courant d'une pile constante par les ressorts et par une boussole des sinus. Le courant est maintenu constamment fermé, la roue étant immobile, on trouve une certaine intensité. Fait-on tourner la roue, on trouve que l'intensité est moitié ; mats la roue mise en mouvement n'a laissé passer l'électricité que pendant la moitié du temps, ou une quantitémoitiéd'élec- -^J>~ tricité. r=î;

On peut donc représenter par l'intensité du courant donné par une même boussole des sinus la quantité Fis. 338.

de l'électricité fournie par

un élément ou par une pile; °"e ln ™Ll™et~ '/ V™ cette quantité est évidemment proportionnelle au temps pendant lequel I est fermé. M. Pouillet a pu comparer les quantités d'électricité données par un courant en faisant le produit de l'intensité par le temps pendant lequel le courant passe. En décomposant l'eau rendue inégalement conductrice par l'acide sulfurique ajouté dans plusieurs expériences en quantités différentes, H. Pouillet a reconnu qu'il faut toujours la même quantité d'électricité donnée par ce produit, pour décomposer un gramme d'eau.

C^mpamlaun entre In plie vol talqua et la mnenlDi; électrique. — D'après H. Faraday, la quantité d'électricité qu'une machine électrique doit fournir pour opérer la décomposition d'un gramme d'eau cet égale à celle qui serait condensée par une bouteille de Leyde chargée par trente tours de roue d'une forte machine et dont chaque armure aurait 22000000 mètres carrés de surface, ce qui est à peu près la surface d'un carré dont le coté est a700 mètres.

La pile qui décompose l'eau rapidement fournit donc une bien plus grande quantité d'électricité qu'une machine électrique, mais cette électricité possède dans la pile une tension beaucoup plus faible que sur la machine électrique.

courant

La tension électrique aux pôles est proportionnelle au nombre des éléments, et cependant M. Gassiot a dû employer ZiOOO couples de Grove rangés en série pour obtenir entre les deux pôles, avant le contact, une étincelle ayant un millimètre de longueur.

Courants dérivés. — Plongeons dans deux godets de mercure aelb (Gg. 339) les deux pôles d'une pile à courant constant; soit en a le pôle positif, en 6 le pôle négatif. Si nous réunissons a

Fie. 339.

Fipure qui sert h l'explicatioij des courants dérivés.

et 6 par un fil de métal acb dont la résistance évaluée en longueur de fil de rhéostat est r, appelons I l'intensité du courant déterminée par une boussole des sinus B placée dans le circuit, et R la résistance intérieure de la pile, des fils de la boussole et

des autres fils jusqu'en a et b, résistance évaluée en fil du rhéo-

slaf, on aura : I = — . Plongeons en a et en 6 les extrémi-

tés d'un autre fil adb de métal, dont la résistance en fil du rhéostat est r' : l'électricité en a suit deux chemins, acb et adb. Aus-

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