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MIROIRS PLANS

Il résulte de cette démonstration géométrique que pour l'œil placé en 0 et regardant le miroir, tous les rayons réfléchis se conduisent comme s'ils venaient en ligne droite du point A', mais l'œil qui rapporte toujours les rayons qui font un angle à leur point de croisement fictif ou réel, croit voir en A' l'image du point A, en B' point symétrique du point B l'image de ce point. L'image A'B' est appelée virtuelle, parce qu'elle n'existe pas réellement.

Lorsqu'on se place devant un miroir plan, l'image qui apparaît derrière le miroir ne se trouve pas dans la même position que si l'on se transportait à* la même distance derrière le miroir, ce qui exigerait que l'on fasse un demi-tour; ainsi, dans l'image symétrique, le bras droit se trouve à gauche de l'image et le bras gauche à droite de celle-ci.

Miroirs employés. — Les miroirs plans qui sont employés le plus souvent se composent d'une glace polie plus ou moins épaisse, sur l'une des faces de laquelle est appliquée une feuille d'étain alliée au mercure. La surface métallique ou tain réfléchit une grande partie de la lumière qu'elle reçoit. Lorsqu'un objet touche une glace, la distance qui sépare l'image de l'objet est égale au double de l'épaisseur du verre.

Miroirs opposés. — Deux miroirs opposés dont les plans sont

Fig. 384.

Formation des images d'un objet placé entre deux miroirs opposés.

parallèles font voir une série indéfinie d'images des objets situés entre eux ; il se produit sur chaque surface des réflexious multiples dont l'explication ne présente pas de difficulté. Soient MN et DQ (fig. 384), deux miroirs opposés ; plaçonsentre eux un objet

blanc d'un côté en b, colora du coté opposé. Déterminons seulement les images de la partie 6. Le miroir HN donne de cette face une image symétrique b'; les rayons réfléchis viennent rencontrer le miroir DQ comme s'ils parlaient de b1 et se réfléchiront sur le second miroir comme s'ils venaient d'un point 6" symétrique de b> par rapport à DQ ; de cette surface, les rayons reviendront sur MN et s'y réfléchiront de nouveau en partant d'un point b'" situé à la même distance du miroir MN que le point 6" et ainsi de suite. Les rayons venant de la partie colorée se réfléchiront d'une manière analogue.

Porte-lumière. — Dans un grand nombre d'expériences d'optique, il est nécessaire d'envoyer dans la chambre obscure un faisceau de rayons solaires dans une direction déterminée; on y arrive à l'aide du porte-lumière : une plaque carrée de bois ou

de métal que l'on fixe avec des vis au volet de la chambre nuire soutient à l'extérieur un miroir plan M (flg. 385), et & l'intérieur un tube cylindrique. Le miroir plan qui a la forme d'un rectangle allongé est enchâssé dans un cadre métallique mobile au tour d'un axe transversal tenu par deux montants parallèles qui viennent se fixer à une roue dentée que l'on fait tourner à l'aide d'un bouton et d'un pignon b. De plus, l'axe fixé au cadre présente une petite roue dentée, qu'une langue tige, terminée d'un colé par une vis sans fin, et de l'autre dans l'intérieur de la chambre par un bouton f permet de faire mouvoir ; en tournant ce bouton, on change à volonté les angles de la ligne Xy qui esl l'axe

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du tube avec le plan du miroir. Par le boulon b on fait exécuter au plan de ce miroir une révolution complète autour de la même ligne. On peut donc, quelle que soit la position du soleil, faire arriver les rayons lumineux dans l'axe du tube cylindrique, auquel on adapte selon tes besoin» un diaphragme percé de trous plus ou moins grands ou présentant une fente que l'ou peut rétrécir plus ou moins.

Lorsqu'il faut maintenir constante pendant toute la durée des expériences la direction des rayons solaires, on emploie avec grand avantage un instrument plus parfait et plus compliqué appelé hélioslat, dans lequel un mouvement d'horlogerie fait tourner le miroir plan, de telle sorte que la direction des rayons solaires réfléchis reste toujours la même.

i«no*n»fopc, — L'idée d'examiner le larynx avec un miroir plan introduit dans la gorge appartient à Liston ; M. Czermak a vulgarisé l'emploi de ce moyen d'exploration.

Le laryngoscope est un miroir plan de petite dimension, de forme carrée (fig. 386), ayant de 1 à 3 centimètres de coté, fixé à l'extrémité d'une longue tige avec laquelle la surface du miroir fait un angle de 125 degrés environ ; la lige est tenue par un manche convenable. Pour examiner le larynx, it faut appliquer convenablement le miroir dans l'arriére -bouche , puis faire tomber sur sa surface un faisceau de rayons lumineux provenant du soleil ou d'uue lumière artifl- , .

cielle ; alors les parties qui sont éclairées peu- " ',

vent, à leur tour, envoyer des rayons qui, se bSmMwSdui réfléchissant sur le miroir plan, permettent à. l'œil d'un observateur d'apercevoir ces parties et de reconnaître si elles sont saines ou malades.

Application du miroir. — On fait chauffer légèrement le mi- ( roir au-dessus d'une lampe à alcool pour qu'il ne se recouvre pas de vapeur d'eau condensée. La bouche de la personne soumise à l'examen, étant largement ouverte, et la langue main- ■ tenue en avant, on porte directement le miroir dans le pharynx de manière à. relever le voile du palais ; on fait reposer le bord

inférieur contre la paroi postérieure du pharynx et le plan du miroir est maintenu incliné à A5° sur l'horizon ; il faut de plus que le plan, d'incidence et de réflexion des rayons lumineux sur le miroir coïncide avec le plan de symétrie du corps. Ces règles, qui permettent de réussir à coup sûr dans l'emploi du laryngoscope, ont été posées d'une manière très-précise par M. Moura.

Éclairage. — Le laryngoscope étant en position, il faut taire tomber sur sa surface un faisceau de rayons solaires que l'un ,

ir plu MniEi il'éeklng* iilmire

dirige convenablement, soit avec un porte-lumière placé au volet d'une chambre obscure, soit en recevant les rayons sur un miroir plan A mobile en tous sens (fig. 387} et qui les réfléchit dans la direction voulue.

La lumière solaire manque fréquemment; dans la pratique médicale il est souvent nécessaire d'avoir recours à une lumière artificielle, par exemple à celle d'une lampe ; mais il faut alors comme l'a fait d'abord M. Czermak, employer un miroir concave

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qui envoie les rayons lumineux sur le miroir laryngien et par suite sur les surfaces à éclairer. M. Moura se serl de préférence d'une lentille convergente C (flg. 387)fi\ée au pied d'une lampe par un support mobile ; il envoie de même sur le miroir laryngoscopique un faisceau de rayons qui, après une première réflexion éclairent la région qu'il s'agit d'examiner.

Image laryngoscopiqtte. — Tous les points qui reçoivent ainsi de la lumière sont capables à leur tour de la renvoyer, et doi-

vent être considérés comme des points lumineux. Les mêmes phénomènes que l'on observe, lorsque l'on tourne vers un miroir plan le visage éclaire, se présentent a l'observateur. L'ouverture du larynx étant dirigée a peu près horizontalement d'avant en arrière, le miroir plan incliné à li5", de manière que le plan d'incidence et de réflexion des rayons se confonde avec le plan médian du corps, fournit une image verticale (cela est

démontré par la figure 383, p. 520, dans laquelle nom avons placé devant un miroir plaa un objet AB incliné à Ù5* ; si l'on tourne cet objet de manière qu'il soit horizontal, on voit que son image es! verticale); la partie antérieure de la glotte se trouve en haut, la partie postérieure en bas, mais les parties qui sont situées à noire droite se présentent de même à notre droite dans l'image ; en un mot, l'image laryngoscopique est symétrique de l'objet ffig. 388). Elle offre de baut en bas la base de la langue couverte de ses follicules, le repli glosso-épjglolfique, la face antérieure, le bord supérieur et le bord postérieur de l'épiglollc relevée, l'ouverture de la glotte, formée par les cordes vocales, et la vue pénètre même jusque dans la trachée-artère.

Pharyngoscope. — Pour examiner sur soi la cavité buccale ou le pharynx, l'un des appareils les plus simples est celui que

iplnyée pour l'éeMng* MÎGcid.

M. Moura emploie pour l'éclairage artificiel et qu'il nomme pharyngoscope. La lentille biconvexe (fig. 389), enchâssée dans le miroir plan, fait converger les rayons lumineux d'une lampe dans la cavité buccale. Les points éclairés envoient des rayons qui, après la réflexion sur le miroir plan, viennent former leur image dans les yeux de l'observateur.

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ëq introduisant un laryngoscope dans l'arrière-bouche, il est possible même d'apercevoir dans le miroir plan l'image de son larynx,

MIROIRS SPHÉRÏQUES.

Quelques définitions» — Dans une sphère creuse de métal, quand on polit la surface intérieure, on obtient un miroir sphérique concave ; quand c'est la surface extérieure on forme un miroir sphérique convexe. La section d'une partie de la sphère faite par un plan détache le miroir dont le bord est une circonférence.

On appelle centre de figure d'un miroir un point de sa surface situé à la môme dislance de tout le bord circulaire, et axe principal la ligne qui joint le centre de la sphère au centre de figure.

Les miroirs sphériques que l'on emploie en optique doivent oujours avoir une petite ouverture, c'est-à-dire que l'angle formé par deux lignes menées du centre de la sphère au centre de figure et en un point du bord ne doit pas dépasser cinq ou six degrés.

Miroirs concaves*

Les rayons parallèles à l'axe principal vont après la réflexion concourir en un point situé an milieu du rayon et qu'on appelle foyer principal. — MN (fig.390) représente la coupe d'un miroir

Pic. 390.

Construction géométrique de la marche des rayon» parallèles à l'axe principal

d'un miroir sphérique concave.

sphériqile concave, 0 est le centre de la sphère, OC est l'axe principal; Considérons un rayon iM parallèle à l'axe principal, le rayon de courbure CM est perpendiculaire au plan tangent que nous pouvons supposer mené au point M et qui se confond avec la sur-

face du miroir en ce point, c'est la normale au point d'incidence. IHO est donc l'angle d'incidence. Construisons géométriquement un angle OMH égal à celui-ci, et nous obtenons le rayon réfléchi qui rencontre l'axe principal au point F. Pour un second rayon LP, pour un troisième, répétons la même construction géométrique et nous voyons que toujours le rayon réfléchi va passer par le même point F qui a reçu le nom de foyer principal. Avec une échelle divisée en millimètres, on mesure les longueurs CF et FO, et on les trouve égales ; donc, le foyer principal est situé sur l'axe principal au milieu du rayon de courbure du miroir.

On peut démoutrer par un raisonnement très-simple que le puinl F est bien nu milieu du rayon de courbure, quel que soit le rayon parallèle i l'aie que l'on considère. Soit 1M ce rayon, les angles 1M0 et FOM sonl égaux comme angles alternes internes ; mais l'angle F.MO, angle de réflexion, est égal à l'angle IMO, acigle d'incidence, donc l'angle FJHO est égal a l'angle FOM ; par suite, le triangle MFO est isocèle, et les côlés FM et FO sont égaux.

Mais si l'ouverture du miroir est petite, condition que nous supposons toujours remplie, la ligne FM est sensiblement égale à la ligne FC, par suilt FC = FO, et le point F est situé au milieu du rayon de courbure. U même raisonnement s'applique a tout autre rayon parallèle à l'aie.

Détermination expérimentale du foyer principal. — Dans 1" chambre obscure, on dirige sur un écran E (fig. 391), percé <te

trous, un large faisceau de lumière solaire. Les rayons qui Inversent les ouvertures continuent à se propager en ligne droite

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