MIROIRS SPHÉRIQUES CONCAVES
et viennent rencontrer un miroir sphérique concave MN, dont Taxe principal est disposé parallèlement à leur direction. Les poussières qui flottent dans l'air indiquent le trajet des rayons, et Ton voit qu'après la réflexion ils se rencontrent tous au point F, foyer principal, dont la distance au miroir, mesurée avec une règle divisée, se montre égale à la moitié du rayon. Enlève-t-on l'écran, le faisceau de rayons tout entier tombe sur le miroir. Les corps combustibles placés au foyer des rayons s'enflamment rapidement; il se produit donc un foyer de chaleur et de lumière.
Ton* les rayons partis d'un point lumineux vont après la réflexion passer par an même point. — Soit p le point lumineux (fig.392), considérons trois rayons pM, pL et pN et cherchons quelle marche ils suivent après la réflexion. Menons les normales
Fio. 392.
Construction géométrique du foyer conjugué p' d'un point lumineux p.
OM, OL et ON aux points d'incidence, construisons avec ces lignes des angles de réflexion égaux aux angles d'incidence, et nous obtenons les rayons réfléchis. La construction géométrique qui a été faite et que reproduit la figure 392 montre que ces rayons vont se couper en un même point p' qu'on appelle foyer conjugué du point lumineux (cette expression rappelle que si le point lumineux est placé en p', les rayons lumineux iront se couper au point p). Ce que nous trouvons pour trois rayons quelconques est vrai pour tous les autres, et c'est une propriété fondamentale du miroir sphérique concave de réunir en un seul point, après la réflexion, tous les rayons qu'un point lumineux envoie a la surface polie. Il suffira donc dans ce qui suit, pour déterminer le point p, de mener au miroir deux rayons, de chercher le point d'intersection des rayons réfléchis qui donnera le point de concours de tous les autres rayons.
Aœes secondaires. — Tout rayon lumineux qui passe par le centre de courbure d'un miroir sphérique tombe perpendicucaiHAirr. 30
lairemont sur l'élément de surface qu'il rencontre et se réfléchit sur lui-même ; on dit qu'il suit un axe secondaire.
Image» d'un objet luramem (tannées par an miroir sphc-
rique concave. — Considérons un objet lumineux Alt placé sur l'axe principal d'un miroir spbérique concave, une bougie par exemple [tig. 393). Menons du point Aau miroir le rayon AI, parallèle à l'axe principal qui, après la réflexion, va passer par le point F et suit une ligne IF que nous traçons; menons l'axe secondaire du poiat A ou le rayon qui passe parle centreO; le point de rencontre a de celui-ci avec la ligne IF prolongée, est le point de
concours de tous les autres rayons que le point A envoie au miroir ; en a se forme l'image du point lumineux A. Tous les autre) points de l'objet envoient de même des rayons, et l'on obtient en 06 une image renversée delà bougie, plus petite qu'elle.
Si nous portions l'objet fort loin du miroir, en le laissant toujours sur l'axe, le rayon AI, parallèle à l'axe, resterait toujours le même, mais l'axe secondaire se rapprocherait beaucoup de l'axe principal et viendrait rencontrer le rayon IF tout près du foyer principal et un peu au-dessous de l'axe.
Rapprochons du miroir l'objet lumineux et plaçons-le, p»! exemple, au point 0, centre de courbure. Le rayon parallèle à l'axe et le rayon réfléchi IF restent toujours les mêmes. L'axe secondaire est perpendiculaire à l'axe principal; ne le menons