‹ Manuel de physique médicaleChapitre 270 sur 342 · EXPLICATION DES RAIES OBSCURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES RAIES OBSCURES

Découverte de nouveaux métaux. — Après avoir étudié les spectres fournis par les métaux connus, MM. Kirchhoff et Bunsen soumirent certains minéraux à leur procédé d'analyse qualitative et reconnurent des raies qu'ils n'avaient point encore vues. C'est ainsi qu'ils trouvèrent deux nouveaux métaux : \e rubidium qui fournit de belles raies rouges ; le cœsium, qui offre des raies bleues caractéristiques. Peu de temps après, M. Oookes trouva un corps qui donne une raie verte brillante due à un nouveau métal, le thallium.

Changement de* raie* brillante* en raie* ©a*eure*. — Plaçons devant la fente du spectroscope, dans la flamme du brûleur à gaz, un fil de platine recouvert de chlorure de sodium : aussitôt la raie D apparaît. Plaçons entre la flamme et la fente une seconde source moins vive de lumière, contenant aussi du sodium en vapeurs, par exemple une lampe à alcool salé : la raie D perd de son éclat et devient obscure. Ce phénomène tient à ce que la flamme chargée d'une vapeur absorbe les rayons doués de même réfrangibilité que ceux qu'elle émet et laisse passer les autres rayons. Ainsi, la vapeur de sodium contenue dans la flamme de l'alcool salé retient les rayons colorés en jaune qu'envoie le sodium porté sur le fil de platine à une température plus élevée.

MM. Kirchhoff et Bunsen ont trouvé dans ce fait, découvert par M. Foucault, le principe qui leur a permis d'expliquer les raies obscures du spectre solaire.

Explication de* raies ofcacure* du apeetre aolalre. < — Il faut admettre que le noyau du soleil est porté à une température très-élevée, et qu'il existe tout autour de lui une atmosphère moins chaude et chargée de vapeurs. Le noyau, s'il existait seul, donnerait un spectre continu offrant du rouge au violet tous les degrés de réfrangibilité ; mais les vapeurs métalliques que renferme la photosphère absorbent certains rayons qui sont remplacés par des raies obscures rendant le spectre discontinu. Il fallait montrer que les positions des raies sont bien celles qu'occuperaient les raies brillantes de certaines vapeurs métalliques, c'est ce que Frannhofer a établi pour la raie D du sodium. La situation de cette raie, qui est double ou composée de deux traits noirs, est exactement la même que celle du sodium, qui est formée par deux traits brillants. La démonstration de ce fait est très-simple : on divise en deux la fente du spectroscope; la moitié inférieure libre reçoit de la lumière solaire, la moitié supérieure est recouverte d'un prisme à réflexion totale (flg. W2U) qui réfléchit dans l'axe de la lentille

des rayons parUs d'une flamme chargée de vapeurs de sodium

L ce» aperçoit dans le spectre solaire la raie obscure D e7acï

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En comparant de la même manière les raies obscures du

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MM. Kirchhoffet Bunsen ont reconnu tantôt coïncidence taoM désaccord dans les positions des deux espèces de rS ÏÏ? soixante mes brillantes du fer coïncident avec sokante 5 obscures du spectre. Les expérimentateurs ont découver UuTS sodium, le magnésium, le calcium, le chrome, le fer et e nickel existent dans l'atmosphère du soleil, et par suite dam e noyau; et que l'or, l'argent, l'aluminium l'éL, le plomT l'antimoine, etc., n'y existent pas. ' P 0mb>

Bande. d'atawr»*!*. produite* duu ,e .*»*„, -»» «„ •«tateac- eeiorée.. Tournons la fente du spectroscope ven 1 horizon ou vers un mur blanc éclairé par le soleil : la lumière

diffuse donne le spectre ordinaire avec la série des couleurs et des raies. Plaçons devant la fente un verre coloré, un verre rouge par exemple : cm ne verra dans le spectre qu'une seule raie rouge; tous les autres rayons constituant la lumière blanche ont été arrêtés par la matière colorante ; à droite et a gauche de la raie rouge s'étend une bande noire. Cette expérience montre de plus que le verre choisi ne laisse passer

certaine réfrangibilité, rayons ffl Ù^S^J^t^ sera reconnue sur l'échelle. spectre

Les diverses substances colorantes se conduisent d'une m» mère analogue, ma* spéciale pour chacune d'elles; en effet" elles absorbent certains rayons du spectre et laissent passer les autres. Pour examiner un liquide coloré, on le verse hEuellï ment dans une petite cuve de verre C (ûe &2>i\ «■». i>„Tjdevant la fente du spectroscope W' ' * * 1 °° dlspose

■««e. «aftMrpU*. de rfeéMMlM e« de l'hemati.. Parmi les matières colorantes, celle du sang ou l'heZ^r présente des caractères spéciaux qui inléfessU v£emtue

Pig. 425.

Petite cuve servant ù examiner les liquides colorés.

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