EXPÉRIENCE DE M. CRAMER
qui aurait pour base la largeur de la pupille et qui donnera un cône de rayons dont le sommet est sur la rétine.
En réalité, les phénomènes de réfraction dont le cristallin est le siège sont plus compliqués parce que cette lentille est formée de couches concentriques dont l'indice de réfraction est croissant de l'extérieur à l'intérieur. Toutefois la démonstration géométrique que nous avons faite, bien qu'approximative, donne une bonne idée de la marche dans Vœil des rayons qui viennent de points assez éloignés pour qu'on puisse les regarder comme parallèles.
Vue des objets rapprochés. Accommodation. •— Dans la Tue des objets rapprochés, nous pourrions construire de môme la marche des rayons à travers les milieux: de l'œil en supposant un point lumineux placé à la distance de 25 centimètres. Nous verrions alors que le point de concours des rayons réfractés a lieu à une certaine distance derrière la rétine. Le cône de rayons qui a ce point comme sommet rencontre les éléments nerveux suivant un cercle dont le diamètre dépend de la distance de la rétine au sommet du cône ; ce cercle reçoit le nom de cercle de diffusion. Si au lieu d'un point, un objet lumineux se trouve à la même distance, chacun de ses points produit sur la rétine un cercle de diffusion, et l'image rétinienne est confuse parce que les cercles se recouvrent plus ou moins. 11 faut donc que les milieux de l'œil soient modifiés quand, de la vue des objets éloignés, on passe à celle des objets rapprochés, pour que dans les deux cas les images soient nettes. Ainsi l'œil doit voir successivement les objets éloignés ou rapprochés, et cette faculté qu'il doit posséder a reçu le nom d'accommodation.
Existence de raccommodât ion.— Une expérience très-simple sert à démontrer que l'œil s'accommode pour la vue à diverses distances. Par une fenêtre ouverte, regardqns attentivement des objets éloignés, nous les voyons nettement, mais une épingle tenue à 20 centimètres environ de la pupille nous apparaît alors comme une ligne noire mal limitée ; si, au contraire, nous fixons l'épingle, les objets éloignés sont vus confusément.
Expériences de M. Cramer. — Lorsqu'on présente devant l'œil d'une personne et un peu de côté un corps lumineux, une bougie par exemple, on peut apercevoir dans l'œil observé trois images de la bougie, deux droites et une renversée. La première image droite est fournie par la réflexion d'une partie des rayons qui tombent sur la surface de la cornée, miroir sphérique convexe. La seconde image droite résulte de la réflexion partielle de la lumière sur la face antérieure du crisgréhànt. 34
Ullin qui offre aussi un miroir convexe. Eafln la troisième image qui est renversée est produite par la face postérieure du cristallin, miroir concave. Ces images qui ont été découvertes par Purkinje et qui sont connues des chirurgiens sous le nom
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ss par la Mlleiiou sur les surface! qui séparent le» diflï-remi Jliem i'
d'images de Sanson, offrent un précieux moyen de reconnaître si les milieux de l'œil ou le cristallin en particulier sont ou commencent à devenir opaques ; elles ont élé étudiées par H- Cramer àl'aide d'un appareil particulier. Sur un cercle horiiontal gradué (flg. M5) maintenu par un support vertical fixé au bord d'un* table, et qui peut élro élevé ou abaissé à volonté, se meuveoL trois alidades dirigées suivant des rayons. L'une c porte un tube horizontal t noirci, par lequel des rayons lumineux partis d'une