CALÉFACTION
Eipériesees ne calé me non. — Sur une plaque métallique, fortement chauffée versons quelques gouttes d'eau, le liquide prend la forme de petites sphères qui se meuvent rapidement sur la plaque et diminuent peu à peu de volume (Bg. 157). Si, pendant que ce phénomène s'accomplit, la plaque se refroidit suffisamment, une vive ébullition se produit, le liquide se disperse rapidement et avec bruit. Un petit thermomètre plongé dans l'eau qui présente le phénomène de caléfaction indique une température inférieure au point d'ébullition.
Le liquide ne touche pas le métal. — Colorons le liquide par l'addition d'une goutte d'encre, et faisons-le tomber sur une
limités par un couvercle cylindriqqa .
plaque bien plane ; regardons entre le liquide et la surface métallique , nous pourrons apercevoir par une ligne étroite une bougie placée derrière (fig. 158).
Faisons communiquer la plaque avec l'un des pôles d'une pile, l'autre pote étant plongé dans le liquide en caléfaction; le courant ne passe pas et ne peut faire dévier l'aiguille d'un galvanomètre disposé dans le circuit. On comprend alors que l'eau, recevant de la chaleur à distance, se vaporise lentement. M. Boutigny a fait un grand nombre de belles expériences de caléfaction. Dans un creuset rouge, versons de l'acide sulfureux liquide qui bout à — 8° ; une grosse, bulle, dont la température
est inférieure au point d'ébullition, se vaporise lentement; jetons de l'eau à sa surface, aussitôt elle se congèle; retournons le creuset rouge, et nous voyons sortir un morceau de glace.