‹ Manuel de physique, ou élémens abrégés de cette scienceChapitre 25 sur 120 · Il existe un grand nombre d’instrumens · texte numérisé non relu

Il existe un grand nombre d’instrumens

gi :

au moyen desquels on peut peser un corps, c’està-dire déterminer combien il faut de poids connus pour équilibrer celui de ce corps; mais, pour les opérations délicates de la physique et de la chimie, qui ont fréquemment besoin de ces instrumens, une précision extrême et indispensable; 1l est donc de toute nécessité qu'ils soient construits avec le plus grand soin, et qu'aucune partie n’y soit négligée. La balance de Fortin que nous donnons, fig. 5, paraît celle qui mérite le mieux la confiance des physiciens. Cependant la méthode des doubles pesées de Borda doit toujours être employée pour les opérations importantes ; elle ‘consiste à équilibrer le corps dont on veut connaître le poids, avec des matières diverses, ensuite à retirer ce corps du plateau de la balance , et à le remplacer par des grammes et fractions de grammes, jusqu’à ce que la verticalité de l’aiguille indique de nouveau un équilibre parfait. Il est évident que le corps et les poids connus étant pesés du même côté, l’erreur qui pourrait provenir des vices de la balance sera détruite. Il est inutile d’entrer dans de plus grands détails pour la description de cét instrument, dont la figure donne une idée suffisante; nous ferons seulement observer que dans toute balance il est bien important que Vaxe du fléau À À ne soit pas placé au-dessus du centre de gravité; car alors il changerait au moindre mouvement , et ne pourrait jamais être ramené à équilibre , la bilance serait folle, elle trébucherait à chaque instant. Il faut done que le centre de gravité G soit un peu au-dessous des points de suspension. La balance figurée est la plus complète de toutes ;on y a ajouté des fourchettes ou supports auxiliaires FF, que des vis font monter ou descendre ; leur destination est de soutenir le fléau dans l’état de repos, afin que le couteau d’acier, bien tranchant et bien poli qui soutient le fléau

BALANCES. TL dans l'opération, ne se déplace pas; deux petits plateaux secondaires 25 servent, au contraire, à maintenir une même position pendant qu’on se sert de la balance; une vis de rappel V sert à replacer l’instrument de niveau; laiguille D, au lieu d’être au-dessus du fléau, tombe jusqu’au pied du support ou elle oscile sur une portion de cercle gradué ; enfin, pour n’avoir à redouter lin fluence d’aucunes circonstances extérieures, on peut enfermer toute la machine dans une cage de verre qui s’ouvre par le bas.

Tous les tubes recourbés , où l’on met des liquides de densité différente, et les baromètres , sont aussi des espèces de balances qui servent à mesurer le poids des liquides et des gaz : nous en parlerons ailleurs.

SECTION IIï.

Page 1