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DE LA CHUTE DES GRAVES

33. Les corps, en tombant librement, acquièrent un mouvement uniformément accéléré, et Newton a prouvé que c'était la même loi, décroissant en raison inverse du carré de la distance, qui maintenait la lune dans son orbite. Cette force de la pesanteur à Paris fait parcourir à un corps abandonné à Ilni-même d’un lieu élevé quinze pieds dans la première seconde ; cette vitesse croît ensuite successivement comme les carrés des temps, puisque la pesanteur continue d’agir toujours dans le même sens; ce qui explique pourquoi la chute d’une pierre d'un lieu élevé est si dangereuse,

ourquoi on risque de se fracasser en tombant de rnb La même loi retarde le mouvement des corps lancés en l'air, c’est-à-dire que l'espace qu’ils parcourent décroit dans la même proportion , et il doit en être ainsi, puisque le projec-

le est sans cesse sollicité par la pesanteur dans une direction contraire à celle qui lui a été imprimée.

L’accélération de la vitesse dans la chute des Corps n’est rigoureusement telle que nous venons de l’indiquer que dans un espace vide d’air ; car la résistance de l’air est aussi une force qui agit constamment, et qui par conséquent balance en partie la force également constante de la pesanteur... Mais les espaces que nous pouvons observer sont trop limités pour que l'influence de cette résistance soit appréciable ; le calcul donne d’ailleurs les moyens d'en tenir compte.

5%. L'observation de la chute des corps d’un lieu élevé avait déjà fait découvrir à Galilée la loi d’accélération que nous venons de mentionner 5.

mais il était difficile d'étudier les détails de cette loi, et de la rendre manifeste à tous les yeux. La machine d’Atwood, en ralentissant l’action de la pesanteur sans changer sa nature, a facilité cet examen. C’est une colonne, fig. 6, haute d’environ six pieds, qui supporte une poulie sur la gorge de laquelle est passé un fil de soie assez fin pour que Sa pesanteur puisse être considérée comme nulle ; et aux extrémités duquel sont deux poids parfaitement égaux D D; ïl est évident que dans cet état, en quelque position qu'on les place, les deux poids se feront équilibre. À côté de la colonne est fixée une grande règle E, divisée en parties égales, et qui doit servir à mesurer les espaces parcourus. Si dans cet état nous placons sur le poids D un petit poids supplémentaire ; l'équilibre sera rompu, les poids se mettront en mouvement, et celui surchargé, au bout d’une seconde, se trouvera au point r de la division, au bout de la deuxième seconde il se trouvera au point 4, au bout de la troisième au point 9, puis au point 46, etc,, en-

fin en suivant la loi des carrés des temps. Dans

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