‹ Manuel de physique, ou élémens abrégés de cette scienceChapitre 45 sur 120 · ÉQUILIBRE DES CORPS · texte numérisé non relu

ÉQUILIBRE DES CORPS

le cas où un tel corps est attaché à un point fixe, autour duquel il peut seulement tourner ; le corps sera en équilibre si les forces se dirigent vers le centre de ce point fixe; dans tous les autres cas, le corps prendra un mouvement de rotation dont la construction des parallélogrammes donnera également la direction et l'intensité, et qu’on pourra détruire par une force contraire.

Si nous supposons le corps solide libre, nous verrons que toutes les fois que les forces agiront dans un même plan, on pourra les réduire à une résultante commune, puisqu'on pourra les ramener à un même point d'application ; et il en sera toujours ainsi, puisqu'on peut supposer ce point uni aux autres à cause de la rigidité du système. On peut regarder la ligne d’application des forces comme une verge inflexible qui transmet l’impression à tout le système, et le soutient lorsqu'elle est soutenue. Les forces égales ou inégales en intensité, qu’elles agissent sur des corps réguliers ou irréguliers, s’équilibrent de même; celles parallèles comme la pesanteur se ramènent au centre de gravité; mais toutes les fois que les forces qui agissent sur un corps solide étendu ne le font pas dans un même plan, il est facile de concevoir qu’on ne peut les ramener à une résultante unique, et alors, pour obtenir l’équilibre d’un tel corps, il faut détruire directement chacune de ces forces. On voit l'explication de ces différens cas dans les 8.20, 21, 22.

. Toute la théorie des leviers, des poulies, des roues, des treuils, du plan incliné, des vis, qui ne sont autre chose qu’un plan incliné contourné en spirale, résulte du développement et de l'application des lois de l’équilibre et de l’action des forces; mais leur étude appartient à la mécapique.

SECTION Il.

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