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PESANTEUR SPÉCIFIQUE DES LIQUIDES

Q4. La densité des liquides , de même que celle des solides , a pour terme de comparaison la densité de l'eau dans le vide et à son maximum de condensation , et leur pesanteur spécifique se mesure de la même manière, ainsi que nous l'avons vu dans le chapitre précédent. En effet, si nous pesons un flacon rempli d’abord d’eau distillée, et ensuite d’un autre liquide , nous aurons très facilement les rapports de densité entre ces deux liquides; de même, si nous détérminons les rapports de densité d’un corps solide avéc l’eau, ou si nous les connaissons à l’avance , en plongeant le même corps dans un autre liquide ; nous trouverons les rapports de pesanteur spécifique de ce second liquide avec Île solide, et par suite avec l’eau ; les mêmes corrections relatives à la pesanteur de l’eau et au changement dé dénsité par suite de la dilatation causée par la température;

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(x) Voyez le Traité complet de Physique, de Biot, 4 vol. in-8°; celui du Mouvement des eaux, de Mariotte ; la Mécanique hydraulique, de Prony, etc. etc.

sont à faire, comme dans la mesure de la densité des solides.

. Mais on peut aussi connaître la densité des liquides par rapport à l’eau, au moyen des aréomètres. Nous venons de voir qu’un corps flottant déplace un volume de liquide dont le poids est toujours précisément égal au sien, par conséquent qu'il s'enfonce d’autant moins que le corps est plus léger, moins dense. Nous venons de voir aussi qu’un corps ne peut flotter d’une manière stable que quand son centre de gravité est placé au-dessous de celui du liquide qu'il déplace : c’est sur ces principes qu'est basée la construction des aréomètres , fig. 33. Tous ont une boule A remplie de mercure dont la destination est de lester l’instrument, et de placer très bas son centre de gravité, de sorte qu'il flotte dans une position verticale.

Celui de Fareinheith , fig. 33, est composé d’un tube de verre cylindrique surmonté d’une petite cuvette B, et marqué d’un trait en C. Si, par des poids additionnels, on force l'instrument de plonger jusqu’à ce trait, ce qui s'appelle affleurer, 11 sera très propre à indiquer la pesanteur spécifique des liquides. En effet , le poids de linstrument, plus celui qu’on met dans la cuvette pour le faire affleurer dans l’eau distillée au maximum de condensation ,, sont égaux au poids du volume d’eau déplacé ; il en sera de même dans un autre liquide, et les volumes déplacés étant semblables , la différence des poids additionnels fera connaître les rapports de densité des deux liquides.

L’aréomètre de Beaumé, fig. 34, est le même instrument gradué de manière à indiquer, par ses divisions, des centièmes, des millièmes d'alcool, ou de tel ou tel sel, tel ou tel acide, mélangés avec l’eau ; ainsi il faut un instrument particulier pour chaque espèce de liquide : on les nomme des pèse-liqueurs. Pour les construire, on plonge l’in-

strument dans l’eau distillée, et on marque zéro au point d’affleurement ;‘on le plonge ensuite dans l’alcool le plus rectifié, dans la dissolution la plus concentrée, et on marque ce nouveau point d’affleurement 100 ou 1000 ; l’intervalle est ensuite divisé également, ou bien, pour plus d’exactitude, on trace séparément chacune de ces divisions en ajoutant dans l’eau, 1, 2, etc., centièmes de la liqueur ou du sel. On conçoit qu’en plongeant un tel instrument gradué dans une liqueur, le numéro de la division où il s'arrête indique le nombre de centièmes d’alcool ou de sel contenu dans ce liquide.

. L’aréomètre-balance, ou de Nicholson, sert à là mesure des pesanteurs spécifiques des solides. C’est celui de Fareinheith auquel on ajoute à volonté un petit seau S, fig. 35. Voici son usage : connaissant le poids nécessaire pour faire affleurer l’instrument dans l’eau distillée, on place dans la cuvette B le corps dont on veut avoir la densité ; il ne doit pas être assez considérable pour faire dépasser le point d’affleurement, car alors l’opération ne pourrait se faire; on ajoute à côté du corps des poids suffisans pour ramener l’instrument au point d’affleurement, alors on place le corps dans le seau, il perd de son poids celui du volume d’eau qu’il déplace, et les poids ajoutés pour ramener au point d’affleurement dognent les rapports de densité du corps et de l’eau.

SECTION I V

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