‹ Manuel de physique, ou élémens abrégés de cette scienceChapitre 52 sur 120 · DE L'ÉBULLITION · texte numérisé non relu

DE L'ÉBULLITION

. Les corps prennent l’état de liquidité lorsque la force de cohésion se trouve balancée par la force de répulsion du calorique, mais un tel équilibre ne peut être de longue durée; aussi

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122 PROPRIÉTÉS PAUTICULIÈRES,

avons-nous déjà annoncé qu’à peine devenu liquide, ce corps a une tendance à se réduire en vapeur, à passer à l’état aériforme. Nous avons vu également que tous les corps ne changent pas d’état au même degré de chaleur, et que tous ne conservent pas leur liquidité pendant les mêmes intervalles de température. Ainsi, l’eau qui est le liquide le plus important à étudier, se liquéfie à o°, se vaporise avec violence à r100° ; mais dans tout cet intervalle, elle a d’autant plus de tendance à passer à l’état de vapeur, et elle se vaporise en effet d’autant plus que la chaleur est plus élevée. Dans ces phénomènes, il semble que la moindre quantité de calorique qui vient pénétrer un corps liquide rompt l’équilibre entre la force de cohésion, et dès lors exerçant sa puissance sur les molécules qu’elle rencontre, elle les fait passer à un état où elles sont presque entièrement sous sa dépendance. Nous verrons, dans le chapitre suivant, en traitant des vapeurs, qu’en effet tout le calorique ajouté sert à en produire , et que cette formation est indépendante de la pression des corps ambians. Ainsi, à température égale, il se forme autant de vapeurs dans l’air que dans le vide ; mais dans ce dernier cas la production est violente, presque instantanée, tandis que dans l’air elle est d'autant plus lente qu’il est plus dense ; il paraît donc qu’il ne fait que gêner, embarrasser le dégagement des vapeurs. Ainsi, dans la marmite de Papin, l’eau soumise à une pression énorme ne peut se vaporiser, ne peut bouillir; mais si on lui livre une issue, elle s’élance avec une éruption terrible et avec une violence souvent effrayante.

. Mais, sous la pression ordinaire de l’atmosphère, 100° de chaleur suffisent pour donner à la vapeur une élasticité égale à celle de l’air; dès cet instant , l’eau ne peut plus augmenter de température, tout le calorique est employé à la for=

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