XVII. - L'ÉgUse
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L'Ëttlise dnDlcn viTknteititd lonae st la fandemnat dn !■ fiiMll
Entre toutes les sociétf^s qui existent sur la teTi4^ n'en est qu'une seule qui ait le clroii, dv dirL* fjd'è possède In vérité, et qui sereconnaisKt; le prlvilèi l'euseignET aveciofaillibilité.Gette société.c'eêtl'j catholique, apostolique et romaine, dont le fbni et le chef invisible est Jésus-Christ Fils de Dieu;' etli chef visible le Pape, successeur de Pierre prinîH ' ' apôtres. La véritable notion de l'Église est te^èi nécessaire aux clirétieoa, que, d'après saint Aâ^fij les prophètes en ont parié avec plus d'étendue'lJt^ clarté, ea quelque sorte, que de Jtisus-Christ lui-t parce qu'ils prévoyaient qu'un plus grand tui d'esprits se laisseraient tromper sur l'Église i^Uh 8 mystèredel'Incarnation.N'est-cepascequenoiw'V aujourd'hui? Les protestants reconnaissentJésfiïW comme Diea,iiifdB ils rejettent l'âglise et scâl^SÏt
Ues musulmans eux-mêmes regardent Jésus-Christ comme un grand prophète, mais ils n'ont que le plus ijrofond mépris pour l'Église et les chrétiens ses en- ^f&Bt& N'y a-t-il pas même des impies qui s'arrogent ,,le titre de catholiques, et font profession d'attaquer et de persécuter l'Église et son auguste chef, le souverain Pontife?
Il importe donc par-dessus tout de bien connaître Itglise, afln de ne point être exposé aux séductions de l'erreur, qui entraînent tant d'âmes à leur perte éternelle. Nous dirons : i"" la signification du mr^ ^Église et les mystères qu'il offre à nos méditations; •"l* les figures sous lesquelles les saintes Écritures la repré^ $mtmt ; 3** les membres dont elle se compose. -V- L Signification du nom d'Église. — Le mot d'Église [fli lui-même est emprunté des Grecs, et signifie convo-» ^mtian. Les écrivains s'en servirent pour désigner une .iffemblée ou une réunion quelconque de la multitude. Après la diffusion de l'Évangile, les auteurs sacrés put exclusivement réservé ce mot aux choses saintes, et' il est devenu le nom propre de l'assemblée des iidèles. répandus sur toute la terre et professant la docjtidaa de Jésus-Christ, sous l'autorité de notre Saint- JBè)re le Pape et des autres pasteurs légitimes succesiBurs des apôtres. Saint Augustin lui-même donne ^jefte belle et courte définition de l'Église : « C'est », dit*il, « le peuple fidèle dispersé dans tout l'univers. » . Ce nom d'Église n'a point été pris au hasard : il ^renferme pour nous de grands mystères. Dans le sens ^ convocation qu'il exprime, nous voyons éclater tout d'abord la bénignité et la splendeur de la grâce
divine, et nous ooroprenon» que TÉgli^e diffère essen-* tiellement de toutes les autres institutions publiques': celles-oi n'ont pour fondement que la raison et la prudence humaine; celle-«là est l'œuvre du conseil et de la sagesse de Dieu lui-môme. Car il nous a appelés intérieurement 9 par la secrète inspiration de TEsprlL Saint, qui ouvre les cœurs des hommes, et extérieurement, par la voix et le ministère des pasteurs et des prédicateurs. Par ce mot de convocation^ nous voyons encore quelle On nous est proposée, à savoir, la connaissance et la possession des biens éternels. Saint Augustin nous fait remarquer que chez les Juifs rassemblée s'appelait synagogue ou rassemblement^ parce que ce peuple', n'ayant en perspective que des biens terrestres et passagers, devait être ra6semt)lé comme un troupeau de bétail. Aussi le peuple chré* tien ne s'appelle point synagogue, mais Église, parce que, méprisant les choses terrestres et mortelles, il s'attache uniquement aux biens célestes et éternels. II. Figures sous lesquelles les saintes Écritures repré* sent^tVÉglise. — La sainte Écriture représente TÉglise sous différentes figures, qui nous en montrent mieux encore la nature et le caractère. Saint Paul l'appelle la maison et l'édifice de Dieu : « Afin », dit*il à Timothée, ce que vous sachiez comment vous devez vous comporter dans la maison de Dieu, qui estjrÉglise du Dieu vivant, la colonne et le fondement de la vérité. » Tim., m, 15.) L'Église est appelée maison^ parce , comme une famille, elle est gouvernée par un chef et un seul père, et qu'il y a en elle commui de biens spirituels. Elle s'appelle le troupeau
(i^ br^ (}u Cbrigt, dont il est lui-même la porte et lè pasteur ; ou bieu encore VÊpouse de Jésus-Christ : (K Je TOUS ai fiancés » , dit l'Apôtre aux Corinthiens, K à Tunique époux, le Christ, pour vous présenter à lui comme une vierge pure. » (II Cor., xi,2.) — CI Hommes, »dît-il ailleurs, <r aimez vo^ épouses comme le Christ son Église. » (Eph., v, 2iS.) L'Église, enfin, est le corps mystique de Jésus-Christ : il est la tête (Eph., y, 23. CoL, I, 18), et tous les fidèles sont les mmbres. (I Cor., iv, 15; xil, 27. Eph., v, 30.) Quoi de plus propre à nous faire comprendre quel soin et quel zèle nous devons mettre à nous rendre dignes de la clémence et de la bonté infinies de Dieu, qui nous a choisis pour être de son peuple? Comme chrétiens, nous sommes donc enfants de la famille spirituelle dont Dieu même est le père; nous appartenons au troupeau dont Jésus- Christ est le pasteur; nos Ames sont les épouses de TEsprit-Saint; chacun de npus enfin est membre de ce corps spirituel dont Jésus-Christ est le chef. Si ce sont là pour nous des avantages incomparables, et qui nous élèvent bien au-dessus de tout ce qu'il y a de plus grand parmi les hommes, reconnaissons aussi l'étendue des devoirs que nous avons envers TÉglise : honorons-la par notre conduite et la pureté de notre vie ; défendons-la avec zèle et dévouement contre les attaques de ses ennemis; respectons ses ministres, chargés de nous instruire .et de nous gouverner; soutenons ses institutions et ses œuvres : en un mot, soyons les enfants dévoués de l'Église ; appartenons-lui d'esprit, de cœur et de corps ; et, loin de cacher par une fausse prudence le
drapeau catholique^ arborons-le avec une légitime et sainte fierté. Notre-Seigneur Jésus- Christ l'a dit : « Celui qui ne rougira point de moi devant les hommes,
je ne rougirai point de lui devant mon Përe^ » (Matth., X, 32.)
IIL Membres dont se compose VÉglise. — U nous reste à dire quels sont les membres dont se compose TÉgiise. Instituée par Dieu, l'Église s'étend au monde présent et au monde futur. L'universalité de ses membre se divise en deux parties : l'une est TÉglise triomphante, qui se compose de la glorieuse et bienheureuse assemblée des esprits célestes et de tous ceux qui sont sortis de ce monde vainqueurs du péché, de la chair et du démon; l'autre est l'Église militante, composée de la multitude des fidèles qui combattent encore sur la terre. Les bons et les méchants font partie de cette Église^ mais avec cette différence,que les justes appar* tiennent à l'âme de l'Église et participent à sa vie spirituelle, tandis que les pécheurs n'appartiennent qu'au corps de l'Église et sont comme des membres morts. L'Évangile nous révèle cette vérité dans plusieurs comparaisons dont s'est servi Notre-Seigneur, comme, par exemple, le filet jeté à la mer et qui se remplit de toutes sortes de poissons, les uns bons et les autres mauvais (Matth.,xiii9 47-48); ou bien encore Je champ où l'ivraie croît parmi le bon grain (Id>;; ibid., 2/1-30, 37-43) ; comme aussi les dix vierges, ies unes folles et les autres prudentes. (Id,,xxv, 1*-1%)
Trois sortes d'hommes seulement n'appartiennent point à l'Église : les infidèles ou païens, qui n'en ont jamais fait partie ; les hérétiques et les schismastiques?. ^
^iui sTèn sont éloignés ; les excommuniés, quis*en sont ^»if retrancher et ne sont plus dans sa communion, j usqu'à ce qu'ils reviennent à résipiscence et se rendent «lignes d'absolution.
Membres de relise militante, demeurons-lui cbns- ' teminent fidèles; combattons avec elle, comme elle et pour elle. Il n'y aura de couronné que celui qui aura légitimement combattu. Un jour, du camp des combattants, nous passerons dans celui des triomphateurs.