‹ Manuel de prédication populaireChapitre 15 sur 90 · XVIII. — L'Église. — Ses Caractères, (unité · texte numérisé non relu

XVIII. — L'Église. — Ses Caractères, (unité

Una est columhanea,perfecta mea, (Cant.,iv, 8.)

Une seule est ma colombe, ma parfaite,

L'Église a des caractères qui lui sont tellement propresVqu'il est impossible de ne la pas distinguer de toute secte ou société religieuse existante ou possible parmi les hommes. C'est en vain que, dans ces temps de révolution universelle des idées et des choses, où ies mots changent de signification selon les caprices ou le^ passions de ceux qui les emploient, les hérétiques et lés impies prétendent, sous le rapport de la religion, appartenir à la véritable Église, qui, selon etlx^ existe en dehors et au-dessus de l'Église romaine. Jésus-Christ a donné à son Église de telles marques et Ta tôvêtue de tels caractères, que partout et toujours il sera facile de la reconnaître à ceux qui la recherchent de bonne foi, et désirent lui appartenir pour arriver au salut éternel.

OueJs sont donc les propriétés el \^^ ç,M^^^fews

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\iih\mv,., vx tout co qui ne sera pas dans l'arche de

///?///// // l'/irhy^iii du déluge. » SainWifeivfeeA^^ïr

temps auparavant, avait déjà établi la même doctrine ; et suint Gyprien, traitant de l'unité de FËglise, avait dit : « Le Seigneuf s'adresse à Pierre en ces termes : «Pierteje te le dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je «bâtirai mon Église.» Ainsi il bfttit son Église sur un seul Et si, aprèss sa résurrection, il accorde un pouvoir égal à tous les apôtres, s'il leur dit i « Je vous envoie a comme mon Père m'a envoyé, recevez le Saint-Esf prit j>; cependant, pour rendre l'unité plus frappante, II veut, dans son autorité souveraine, que cette unité, dès son origine, ne découle que d'un seul. » Plus tard. Optât de Milëve s'exprime ainsi : « On ne peut point alléguer votre ignorance pour vous excuser : vous savez que dans la ville de Rome, la première chaire épiscopale fut élevée pour saint Pierre, qu'il l'occupa comme le chef de tous les apdtres, afin que l'unité de chaire ne fût maintenue par tous qu'en lui seul, et qu'aucun des autres apôtres n'élevât des prétentions pour sa chaire particulière. Et dès lors ne serait-il pas vraiment schismatique et prévaricateur, celui qui, contre cette chaire unique, en élèverait une autre? » C'est à son tour saint Basile qui nous a laissé ces paroles : « Pierre a été placé dans les fondements. Pour avoir dit à son Maître i « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant», il mérita de s'entendre dire à son tour : «Tu es Pierre.» A la vérité, il n'est pas pierre de la même manière que Jésus-Christ : car Jésus-Christ est la pierre vraiment immobile, mais le fils de Jona ne l'est que par cette pierre. Le Sauveur communique ses dignités aux iSîens : prêtre, il fait des prêtres; pierre, il fait Pierre, distribuant ainsi à ses serviteurs ce qui Ywi ^"«X^to^^^»

«Krifjn,si quelqu'un», dit saint Ambroise, «object^^ ^ J'Eglîse qu'elle peut se contenter de Jèsu*-Chrîst po^^' t'Aiftl' el jjoiir époux unique, et qu'il ne lui en faut p^^s H 'autre, la réponse est toute prête. Jésus-Christ e^* pour noug» non seulement l'auteur, mais encore le^a-i ministre intérieurde chaque sacremenLCest vraiment lui qui baptise et qui absout; et néanmoins il n*a pas laiHHé de cijoisir des hommes pour être les ministres extérifîurs de ses sacrements. Ainsi, tout en gouvernant Jui-méme l'Église par l'influence secrète de son i^Kprit, il a placé à sa tête un homme pour être Hon vicaire et le dépositaire extérieur de sa puissance. A une Église visible il fallait un chef visible. Voilà pourquoi notre Sauveur établit saint Pierre chef et pasteur du troupeau entier des fidèles, lorsqu'il lui f',onlla ses lirchis h paître, en termes si généraux et si éli'.nduH, qu'on voit clairement sa volonté de donnera «es Huccehsfturs le même pouvoir de diriger et de gouverner toute rÉglise. »

ll'ailJeurH, «c'est un seul et même Esprit, a écrit l'ApAtre aux Corintliions (I Ck)r., xii, 11), o qui distriiiui) la gi'An) h tous les fidèles », comme une seule Anut (listriliue la vit; <lans tous les membres du corps. Kt un Jour qu'il exhortait les Éphésiensà conserver l'unité (IV, 3-i) : « Travaillez », disait-il, « à maintenir l'unité <ln l'esprit par le lien de la paix ; vous ne fuites qu'un corps et un esprit. » De même, en effet, que le corps humain wî compose de plusieurs membres, et que tous ces nii^mbres sont nourris par une seule Ame, qui <'.omnuini(juc aux différents organes

Ts propriétés spéciales, aux 'jeux ceW^ d^ novc, è.

l'oreille celle d^entendre, etc. : ainsi le corps mystique (J3 Jésus-Christ, qui est l'Église, se forme de la multitjde des fidèles. îl n'y a non plus, comme l'atteste encore l'Apôtre au même endroit, qu' « une seule espérance», à laquelle nous sommes tous appelés. Car nous espérons tous la même chose : la vie étemelle et bienheureuse. Enfin, il n'y a qu' « une seule foi », que tous doivent garder et professer publiquement.» Qu'il n'existe point de schismes parmi vous...» (ICor., i, .10) Et avec une seule foi, il n'y a qu' « un seul baptême » , qui est le sacrement même de cette foi chrétienne. II. Unité de doctrine. — De l'unité de chef et de gouvernement, que nous venons d'établir d'après le témoignage des Pères, il est facile de voir sortir tous les autres caractères d'unité de l'Église : 1® Unité de foi et de croyance, renfermée dans le même symbole. A Home, à Paris, en Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique, en Océanie, partout les enfants de TÉglise ont la même profession de foi, les mêmes formules de prière, les mêmes cérémonies, les mêmes pratiques; partout l'Église parle la même langue, langue immuable, conservant aux termes consacrés pour Texpression de ses dogmes la même signification. 2** Unité de morale. Partout, sous tous les climats et dans tous les temps, TÉglise est régie par le même code : les dix commandements, les préceptes et les conseils de rÉvangile. 3** Unité de sacrements. Depuis son institution, rÉglise a toujours eu sept sacrements pour la sanctification de ses enfants, et partout ces sacrements bntlamême forme,lamême matière, el^'^teÂ\îv^Nx^\sN» par Je même sacerdoce.

Qu'elle eftt donc beU«» rïgliiu de J6«j»-Cfirbl ià soD iucomparabie uDÎtâ I et couoliiçn les chrét* duiTentétrflieconnaiuuitimDverii Uieu de les aWi fait oullre duu aoD seia I MaÏB &u£«l combien Us » à pluindre ceuxqui ne veulent inisrecuuuallrerfiglis ceux qui, lui ayant appartenu, J'abautloaoeDtetlap sécuteiit I Elle est la véritable arclie de Noé : do vaîtà que ce saint patriarcbe fut préscrvû du déluge avec K femme et tee eufaati en B'enferuiaQl dans l'arche S l'ordre de Dieu, de même ceux qui se réfugient dai le sein de: l'Ëglise écbapperoDt tt réteruelle damuaUo^ Atluctions-Dous donc à l'Églist [lar le fond de uqs (M trailles, aimouB-la comme notre mère, obéissons avjn fidélité à seH précepiei, écoutons aes eoâetgQemeDtl défendons-la avec courage contre les allaques de :

I aveugleseDDemis.Souvenona^ou£i|ue,siaoufi sommai

les enfants dévoués de l'ÉgliEË, nous serons récoa

' pensés éternellement par Jéaus-Ciiriât, son divin cbéC

à qui soiti'boaueur et la gloire dans l«s siècles i

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