XXIII. — Communion des| saints
ut et vo» societatem habeatis nO" hiscxtmf et sodetas nostrasitcum Pa»
tre et cum Filio eju^ Jesu Christo, . . (I Joaa., j, 3.)
Afin que vous soyez en société avec nous, et que notre société soit avec le Père et avec son FilsUéso»- Christ.
ifa/nt Jean rÉvâDgélisle , ea écrWaiil a\rL ^ôîâvfe'è
pour leur exposer la raison qui Toblige à les instruire, leur dit que c'est « afin qu'ils soient en union avec les saints, et qae leur société soit avec le Pèreet son Fils Jésus-Christ. i>Or cette société est la communion des saints : mérité qui est une conséquence de rexistencCf de la constitution de TÉglise, et qu'il nous importe de bien connaître, pour comprendre tous les avantages que nous avons d'être chrétiens. Car, si nous nous appliquons à connaître ces mystères, à en sentir la vérité, ce doit être uniquement pour nous rendre dignes d'être admis dans cette grande et heureuse société des saints, et pour y persévérer ensuite constamment, « rendant grâces avec joie à Dieu le Père, de nous avoir rendus dignes, par la lumière de la foi, du sort et de l'héritage des saints. ))(Colos., 1, 12.)
Nous allons dire i** qtU sont les saints ; 2® en quoi consiste la communion qu'il y a entre eux^ et de quels biens elle se compose ; 3° quelle condition est requise pour avoir part à cette communion.
I. Qui sont les saints. — Dans le langage catholique, les saints sont tous les enfants de l'Église qui ont lu vie de la grâce. L'Église, essentiellement une, se compose de trois parties. La première est r%lise triomphante : elle comprend les élus, qui, après les épreuves de cette vie, ont reçu réternelle récompense, et jouissent de la vision béatiflque et de la céleste béatitude. L'autre est l'Église souffrante : ce sont les fidèles qui, sortis des épreuves de la vie présente avec la grâce de Dieu, achèvent de se purifier de leurs souill ure5da/î5ies flammes exp\a.\.nce«>âLVi^\w^^\.ràe» La trois ièmej qu'on appelle ÉgVisem\V\\.au\^>^ïX\'^tL-
de tous leB catholiques qui sont sur la terre, , comme des soldats, sont aux prises avec les is de leur salut : tous ne sont pas saints^ e l'Âpôtre les appelle ainsi ; mais tous devraient raient l'être, cartons ont été marqués du sceau inteté dans le baptême.
n quoi consiste la communion des saints. — La lUion des saints consiste donc, premièrement, s rapports et les relations qu'ont entre eux ces dres de membres dans l'Église. Les saints qui I; dans la gloire, sont en communion avec nous X intercession pour nous auprès de Dieu, et grâces qu'ils nous obtiennent ; en sûreté pour >pre salut, ils se préoccupent maintenant du Â. notre tour, nous sommes en communion s: par les prières que nous leur adressons, et neurs que nous leur rendons comme aux Dieu et nos avocats auprès de lui.
)res de l'Église militante, nous sommes en Qion avec nos frères de TÉglise souffrante dans les flammes du purgatoire : les prières^ lôneS) les jeûnes, les sacrifices, les commu* 10 nous faisons pour eux, leur profitent et sousurs peines ; les indulgences que nous leur »DS, abrègent leurs souffrances, et même peur en délivrer entièrement, quand nous avons ur de gagner pour eux des indulgences plé-
lement, la communion des saints s'entend la commuuicàtion de biens sçirilueV^ ^\ ^^ tous les fidèles de J'Église mililaiiXe* C-oittCùfc
c'est UQ même Esprit qui gouverne l'Église, tout ciP qu'elle a reçu devient commun à- tous ses enfkirtSJ Les sacrements, et surtout le baptême, qui est comodr la porte par laquelle les Gdëles entrent dans rËglisc!^ sont comme des liens sacrés qui les unissent tousiir les attachent à Jésus-Christ. Or, que la commnmdiP des Saints soit la même chose que la communion itS saci*ements, il est aisé de le conclure d'après ces piy^ rôles du Symbole de Nicée : « Je confesse un seul bap^ tême tt : car tous les autres sacrements, et TEucharisâi^ en particulier, sont inséparables du sacrement de baptême. Tous nous unissent à Dieu et nous rendetif participants de la nature divine, par la grâce qa*H8 nous communiquent. Mais le nom de commumôiD(; convient mieux à l'Eucharistie qu'à tout autre, parèèf^ que c'est rEucharistie principalement qui opère cettf union commune. ^
Il y a encore dans l'Église une communion dont Ir charité est le principe. Gomme la charité ne cherche point ses intérêts propres : non qtuerit qux suasunt(l Cor. ,; xiii, 5), elle fait que toutes les œuvres saintes et pieu-ses de l'un appartiennent à tous les autres. Ainsi reû" seigne saint Ambroise, en expliquant ces mots dti- Psalmiste : « Je suis lié avec tousceux qui vous craignent. ))(Ps. cxviii, 63.) « Comme un membre, » dit-il;'' «participe àtous les biens du corps, ainsi celui qui€sl uni avec ceux qui craignent Dieu. » C'est pourquoi! Jésus-Christ, dans la prière qu'il nous a enseignée, veut que nous disions : notre pain^ et non pas mon paini-
'•ce que nous devons prier et demander pour tous." >ur nous faire comprendre celle comcaunication
i^ bieDS dans l*Église, l'Écriture sainte se sert sou-
ff|nt d'une comparaison très juste, qu'elle prend dans
Isa membres du corps humain. Il y en a plusieurs,
et cependant ils ne font qu' un seul corps ; ils sont
éjbroitement unis, et les fonctions de chaque membre
eâ particulier servent et profitent à tous les autres,
i^me il est facile de s'en rendre compte. Mais il faut
ébserver que, pour qu' un membre puisse servir et
bénéficier du service des autres, il est nécessaire qu'il
.aiÛA vie. Ce qui nous fait comprendre quelle condi-
'^n est requise pour avoir part à la communion des
saints.
JII. Quelle est cette condition?^ CeimAhi^BTXicipeniet'^ ftcacement à tous les biens que l'Église reçoit du Saintfeprit, qui vivent chrétiennement et dans la charité, pratiquent la justice et se rendent agréables à
Dieu. Quant aux membres morts, c'est-à-dire les hommes souillés par le crime et privés de la grâce de Dieu, ils ne perdent pas, à la vérité, l'avantage d'être encore membres du corps de l'Église ; mais, comme ilg sont morts, ils ne reçoivent point les fruits spirituels auxquels participent ceux qui sont vraiment jttrtes et pieux.
L'jlptérêt que nous avons à bénéûcier de toutes les bonoes œuvres qui se font dans l'Église, doit être pour MUS un puissant motif de nous conserver dans la 0rft€e de Dieu. Si nous sommes pauvres de notre ptp|>re fonds, nous trouvons dans la communion des liants un excellent moyen de suppléer à notre indigence et de mériter une part à la gloire éternelle.