XXIX. — L'Enfer
Ihunt hi in tuppUcwm œtismum, (Malth., XXV, 46.)
Ils iront au supplice éternel.
t Jésus-Christ, l'éternelle vérité, qui nous faft dre cette parole dans le chapitre xxvde TÉvangile saint Matthieu, où ce Dieu Sauveur annonce son ir avènement, et décrit la dernière et éternelle ition qu'il fera des bons d'avec les méchants, ndle Fils de l'homme », dit-il,» viendra dans sa té, et tous les anges avec lui, il s'asseoira sur le de sa gloire. Et toutes les nations seront assem-
Liées à*r aot lui; et il séparers tes m» âTiPPBPÎei oomme ie bercer sépare If»? hrAils â'Ever fes e: il aura soin de placer le? brebis a se ft'iSîB, et'! biacs a sa t'auche. Alor? le Roî âîra a «rax'( feront k sa droite : Venez, b^nis de mon W dez Je royaume qui tous a été préparé dès Ti ment du monde... Mais en même temi^ildînh qui seront à sa gauche : Retirez -tous de ism^maidîiy allez dans le feu étemel, qui a été prepart pov tt| diable et pour ses anges. Et c«ux-cî iront an éternel : Ibunthiin suppliâtim spUmwm.» (MaUh..lxfi 31 -3&, 41,46.)
Devant cette immuable vérité, les plus grands sunbl ont tremblé de frayeur, et n'ont pu se rassurer q[iM pé de rigoureuses pénitences, accompagnées d*iuie entière confiante en la miséricorde de DieuL Les rncrn- (iains croient trouver un chemin plus court pour échapper à la crainte : c'est de ne pas croire à Tenfer, surtout à un enfer éternel. Quant aux chrétiens, ils en sont venus, pour la plupart, à savoir mauvais gré aux prédicateurs de leur rappeler cette terrible vérité, sous prétexte qu'elle désanchante la vie.
.Pour moi, n'écoutant que le devoir de mon ministère, je ne puis taire renseignement de rÉvangile, et je viens vous parler de l'enfer, pour vous préserver du malheur d'v tomber.
1" Vérité d'un enfer; 2*» peines de V enfer; 3* éternité de Venfer : trois réflexions que je propose à vos sérieuses (ît chrétiennes méditations.
I. Vérité d'un enfer. — Qu'il y ait un enfer, c'est-àdire un lieu de supplices et de tourments pour les
içsdoiit on n'a pas obtenu le pardon à l'heure de Qort, c*fest une vérité dont il n'est pas permis de ter après les témoignages formels et multipliés de re-Seigneur Jésus-Christ. « Si votre œil vous scanise,» dit-il, «arrachez-le etjetez-le loin de votis; si i votre bras droit, coupez-le et jetez-le loin de 8:il vaut mieux pour vous perdre un membre que ^bit votre corps entier exposé â la géhenne du feu. » lih.. Y, 29-30 ; xvni, 9. Marc, Ix, 42, U, 46.) ràignez », dit-il ailleurs, <( celui qui peut t)erdré 'e corps et votre âme dans la géhenne. (Matth., x, Luc, XII, 5.) Là il y aura des pleurs et dès grinlents de dents : Ibi erit fletiis et stridar dentium, tth., Vtll, 12; XIÎI, 42,50; XXIÎ, 13 ; XXIV, 51 ;
\ 30. Luc, XIII, 28); un ver rongeur qui ne iilTa point, vehnis eorum non môritur (Marc, ix, 45, 47) ; un feU qui ne s'éteindra pas, et ignis non nguitur. (Ibid. Isa!., LXVI, 24.) Allez, maudits, is le feU éternel : Discedite a me, matedictiy in ignem mum (Matth., xxv, 41) : c'est la sentence cîue proicera Jésus-Christ contre les réprouvés. A des es si clairs, si précis, que serait-il besoin de i ajouter pour établir cette véhté? L'enfer a ours été un dogme de la croyance des Juifs , me le démontrent les livres de l'Ancien Testait : Ignis succensus est in furore meo^ et ardebit usque îferni novissima, (Deut. , xxxii, 22.) « Ma fureur s'est tnée comme un feu ; elle brûlera jusqu'au fond Bufers.» —L'Église enseigne comme dogme de fo j irité de l'enfer. Je crois, dit le catholique, qu'il y [ paradis pour les bons et un enfer pour lesmé-