‹ Manuel de prédication populaireChapitre 27 sur 90 · LO · texte numérisé non relu

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Miants. Les conciles frappent d'anathème les esprits 'iMueraires qui mettent en doute cette croyance. Les naiens eux-m^mes. dans leurs poèmes, nousontlaissé 'u Inscription du Tartare, c'est-à-dire d'un lieu de -iupplices pour les malfaiteurs. Tantale cherche (si valu 1 approcher ses lèvres d'une onde qui fuit sans :esse. Les Danaldes sont condamnées à remplir des *oiHieaux sans fond, et Sisyphe à rouler au sommet i'uue montagne un rocher qui retombe toiyours. \;«r*s ces preuves nombreuses, et que je pourrais •nulîiiîlier encore, de l'existence de l'enfer, laissezr.oi vi^us dire que le chemin le plus direct poury ,\*!OiT. c'est de le nier.

• • ?••:•/(•>• U l'enfer. — Prouver l'existence de l'en-

• * * ::: i:re par là même en quoi il consiste. Hais la •.v..:cc' catholique précise sa nature, et elle nous

•\:^:î5s*z:e2î que les peines de l'enfer sont de

• \ <• '- --s. L une s'appelle la peine du dam : c'est .•-V • sc^TvirÂrlv^n de Dieu. L'autre, la peine du

>« - • '^: .*:r.>?.r.ble deî tourments, des supplices e^ .'•^ '.vvr'vhf-nsiMos douleurs qu'endurent les ré V v.'v.v ;•,:: pourrait comprendre et exprimer a : > ^ .-r ,:î'î2efpf rant pour une âme de se voir reje- ^ V >. < "c > ,-.r :& pn^^enoe de Dieu? Cette àme,ell<

• ' ' "^c; .ir Dieu: elle était faite pour le voir

• ' -c. .-. c p,-^s>;\ifr dan? réternité, et par sa faut ï > ^.^ A .\%;\;.sr.v."î;\'» à ne le^ voir jamais, à le halreti *• M.iNphiM^^rr u'iîiours, et à n'éprouver que lei '*Kuc'urN»î<^s,v.; .nf\;,rablojustioe!Ah! pour se repré *'*>Hri \c M.inrrnin m.ilheur de cette âme, il faudra!

• un >AU\\ François de Sales, et avoir comme lu

un cœur tout brûlant de Tâmour de Dieu. II est raconté que^dans sa jeunesse, pendant qu'il étudiait à Paris, il fut assailli par une affreuse tentation : le démon lui avait jeté dans Tesprit la pensée qu'il serait réprouvé. Les tourments qu'il endurait par la crainte d'être privé éternellement de la vue de Dieu , sont inexprimables. Quel doit donc être le désespoir de ceux qui entendront réellement cette foudroyante lentence : Discedite a me, maledicti, in ignem xtemum ? Imaginez les séparations les plus douloureuses qu'il puisse y avoir dans [ce monde entre un père et un fils, entre une fille et une mère, entre un époux et une épouse qui ne devront jamais plus se revoir : ce ne sera encore qu'une faible image de la séparation de rflme d'avec son Dieu. Voilà la peine du dam.

La peine du S|ens eât celle qui tourmentera le réprouvé dans toutes les facultés de son âme et tous les membres de son corps. Là, répétons-le encore, il y aura des pleurs et des grincements de dents : Ibi erit flehu etstridor dentium. Réunissez dans votre imagination les supplices les plus cruels qu'il soit possible d'inventer, les maladies les plus douloureuses que Ton puisse souffrir : saint Augustin nous dit que tous ces maux que Ton peut endurer sur la terre, ne sont rien en comparaison des tortures étemelles. Mais ce qui rend les supplices de l'enfer plus intolérables encore, c'est leur étemelle durée.

III. Éternité de F enfer. — Les tourments de l'enfer seront sans fin. La parole de Jésus-Cbrist est formelle : Ihunt hi in supplicium œtemum (Matth., JCXY, 46); ils iront dans un supplice éternel. Discedite..,^ maledicti^

gr&ce, maissans avoir pleinement satisfait à la justice

de Dieu, achèvent de se piirifler de leurs souillures, c'est une vérité de foi, confirmée par les témoignages les plus authentiques^ Nous allons parler y de r existence du purgatoire ; 2® des peines du purgatoire; 3° des moyens employés dans VÊglise pour délivrer les âmes du purgatoire.

I. Vexistence du purgatoire nous est prouvée l^par rÉcriture sainte. Judas Machabée, après une sanglante bataille, envoyadouze mille drachmes d'argent à Jérusalem, afin que l'on offrît des sacrifices pour le soulagement de ceux qui avaient été tués dans le combat: car ajoute l'historien sacré, sancta ergo et salubris est cogitatio pro defunctis exorare, ut apeccatis solvantur.

Les habitants de Jabès Galaad jeûnèrent sept jours pourSaûlet Jonathas après leur mort.(I HegMXXXi,1 3.)

Tobie recommande à son fils de mettre son pain et son vin sur la sépulture du juste (Tob., iv, 18), c'està-dire de faire l'aumône aux pauvres pour le soulagement et la délivrance de son âme.

Dans le Nouveau Testament, Notre-Seigneur dit qu'il y a des péchés qui ne seront remis ni en ce monde ni en l'autre. (Matth., xii, 32.)

Saint Paul dit que celui qui aura élevé sur le fondement de la foi en Jésus-Christ du bois, de la paille, du foin, — ce qui signifie les péchés véniels de malice, d'ignorance, de surprise, — ne sera sauvé que par le feu: quMsi per ignem, (I Cor,, m, 12-15.)

Le même apôtre loue ceux qui se purifiaient et faisaient des actes de mortification et de pénitence pour les morts.

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saas avoir expié la peine due à leurs péchés pardonnes !.». Us vont donc enpurgatpire... '^■''■^\

II. Peines du purgatoire. — Quelles peines endurent les Ames du purgatoire ? r C'est la peine du dam, ou legretardfiment de la \ision de Dieu. Saint Thomas afGrme que ce tourment est le plus terrible que puissent endurer ces pauvres âmes. Elles ont faim, elles ont soif de Dieu... elles ont besoin de le voir... elles sont destinées à le posséder.. . elles tendent vers lui avec la force et la rapidité d'un torrent... et la justice les arrête, de telle sorte qu'elles sont dans l'état le plus violent qui se puisse imaginer...

t"* Elles éprouvent une douleur intolérable d'avoir offensé Dieu. On a vu quelquefois des pénitents mourir de douleur et de regret. Quelle doit être l'amertume de ces âmes/ qui voient, qui comprennent, qui sentent combien Dieu est aimable ! Et maintenant nous avons une si faible contrition !...

3» Il y a en purgatoire le supplice du feu. Gravior est ille ignis^ dit saint Augustin, quant quidquid potest homo pati in hac vita. Et saint Grégoire : lllum transito- Hum ignem omni tribulatione prwsenti existimo intoUra" biliorem. Saint Thomas va jusqu'à dire que ce feu est plus violent que tous les tourments sensibles et corporels que Notre-Seigaeur a endurés dans le cours de sa passion... Comment ne pas préférer alors de faire en ce monde les plus longues et les plus rudes pénitences ?... imitant en cela la vénérable soeur Benoîte.... et tant d'autres martyrs volontaires

IIJ. — Moyens de secourir les âmes du puTgcAoxTe. — L'Église emploie quatre moyens pnnex^^vff. ^w '^^^^

lagement des âmes souffrantes en l'autre yie. i^'Le saint sacrifice de la messe. Il a été établi pour les vivants et pour les morts. Toute Tefficaclté de ce moyen est dans les mérites infinis de Notre-Seigneur... 2'' Un second moyen, c'est de céder à ces âmes les satisfactions de nos bonnes œuvres : jeûnes, aumônes, veilles, mortifications... 3<> La prière. Saint Augustin recommande bien de ne pas omettre ce moyen : Non 8unt prœtermittendx supplicationes pro spiritibvs mortU' crum. C'est de cette manière que les anges et les oienbeureuxviennent au secours de ces âmes...i* Les indulgences. C'est le trésor des mérites surabondants de Notre-Seigneur, de la très sainte Vierge et des maints, dans lequel TÉglise nous permet de puiser, en nous prescrivant certaines œuvres à accomplir. Quel besoin ces âmes n'ont-elles pas de notre charité 1 Entendons leurs cris: MisereminimH^miseremini met saltem vos amici met qtia manus Domini teiigU me, (Job, XIX, 21.) Elles souffrent, elles sont prisonnières, elles sont pauvres, elles sont isolées : secourons-les. C'est leur avantage, c'est la gloire de Dieu^ c'est aussi notre intérêt Amen.

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